Du lard d’être françois…

A l’heure où le président-pinocchio communiquait hier devant plus de journalistes que d’auditeurs, votre serviteur s’interrogeait en privé sur sa tête de lard d’être françois…

Il n’est pas inutile de signaler d’emblée aux autres écervelé.e.s l’existence d’un compte-rendu matinal de nature à égayer. C’est une spécificité de la Macronie : quand son boss parle pendant deux heures et demie, on n’y pige que couic. D’où la tâche double-emploi confiée à Sibeth N’Diaye, plus rompue et popu dans le lard du mensonge, et par conséquent missionnée à l’aube sur la radio désormais la plus écoutée de France.

C’est une parenthèse, revenons à mes interrogations écrites. Figurez-vous que la tête de lard de la fin de chapô s’est comporté de manière honteusement autocratique ! Et le moment est venu de faire cette autocritique tellement dans l’air du temps… je m’énerve pas Madeleine, j’esplique aux gens.

Car oui, sur Mediapart il y a des gens (pas que? c’est pas faux, certains sont limite androïde). Et une Charte -tu l’aimes ou tu l’acquittes. Et fort judicieusement, des règles tacites… c’est peut-être bien là que ce billet voulait en venir.

Alors, publication, dépublication, republication (vivement la VIème!) de commentaires par l’auteur.e ou la Rédac’, tout cela est bel et bon. Mais les billets, hein? C’est une autre paire de manchettes, les billets…

Durant quelques heures avant-hier, il en est resté un en ligne intitulé "A toi, Mus!". Il évoquait affectueusement cette haine viscérale qui nous saisit, lorsque des amis inconnus nous quittent sur un coup de tête de lard. Or, en plus d’être une tête de lard arabe, Mustapha Aït Larbi est à son insu mon médecin traitant. Concernant d'autres trucs, je n'ai pas les éléments alchimiques pour juger wink...

Coup de Jarnac donc. Et volonté délibérée de faire payer sa traîtrise à l’intéressé, à grands coups de brosse sociopathiques. Puis, après relecture en montant l’escalier, pas glop ! beaucoup de je et de jeu, pour un résultat franchement impersonnel. Réflexion, flexion, traction… et hop suppression !

Problème : ledit médiocre billet avait généré un échange de haute volée entre deux des plus grands penseurs de ce siècle encore jeune. Denys L et Jean-Max S, méat coule pas ! (le mien, en l'affaire)

A partir de là, tout s’enchaîne (passionnant récit, n'est-ce pas?). Messages personnels, nouvelles déclarations de bonnes intentions sociopathiques de ma part, mais aussi et surtout, conseils avisés de leur part –on n’est pas pour rien philosophe caractériel en ce monde trop lisse.

Republier ? Encore faudrait-il se souvenir de ce qu’on a écrit. Procrastiner ? hé bien voilà ! comme toujours en ce monde trop fébrile, c’était la bonne solution. Parce qu’entre temps, Mustapha est réapparu, s'étant vu octroyer une faveur commerciale qui va, n’en doutons pas, l’inciter à rester avec nous…

Et pour le cas où il persisterait à faire sa tête de lard, le susdit Jean-Max suggère que nous exigions le renouvellement ad libitum de la semaine gratuite d’un contributeur très apprécié. Qui veut pondre le texte de la pétition à usage interne que cela implique?

Meanwhile, le président se questionne longuement sur le vrai sens de ses propos graves. En effet, ne nous cachons plus la vérité, Emmanuel Macron est grave…

"le susdit Jean-Max suggère que nous exigions"... si la pétition ne devait pas rencontrer le succès espéré, peut-être ce tronçon quelque peu abrupt pourrait-il figurer dans un ouvrage d'exercices de diction. A voir : il n'est point de beurre négligeable sur les épinards du retraité à 1000 (peaux de) balles arrondies.

 

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