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Billet de blog 7 janv. 2022

TOGO : Contre les inégalités, pour la liberté, la démocratie, l’exemple de la Tunisie

L’impasse politique en Tunisie menace les avancées démocratiques de la Révolution de 2011. La société civile s’est organisée pour rassembler ses forces et organiser un futur commun au cours du Congrès des Mouvements sociaux et citoyens de décembre 2021 à Tunis. Des points de concordance avec des propositions de la diaspora togolaise peuvent permettre la relance d’une dynamique de combat au Togo.

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Tribune du Congres des Mouvements sociaux et citoyens du 10 au 12 décembre 2021 a Tunis

LE CONTEXTE TUNISIEN     

Le 25 juillet 2021, le président tunisien Kaïs Saïed invoquant l’article 80 de la constitution[i] qui autorise le président à prendre toutes « les mesures requises » en « cas de péril imminent menaçant la nation ou la sécurité et l’indépendance du pays » annonçait le limogeage du Premier ministre Hichem Mechichi, la suspension du Parlement et la levée de l’immunité parlementaire « jusqu’à ce que les raisons d’invoquer l’article 80 aient pris fin » Il indiquait assurer désormais la supervision du ministère public et mettait en œuvre des mesures extraordinaires, nécessaires selon lui face à la crise politique que le pays endure depuis des mois. Saïed reprochait, entre autres, la mauvaise gestion du gouvernement Mechichi contre pandémie de Covid-19. Le lendemain 26 juillet, la police perquisitionnait le siège de la chaîne télévisée Al Jazeera à Tunis, expulsait le personnel et fermait ses bureaux.

Le rétrécissement du champ démocratique engendré par le coup de force unilatéral de Kaïs Saïed, n’a pas échappé aux observateurs et défenseurs des droits humains. L’ONG Human Rights Watch le qualifiait de « geste dangereux profitant de la frustration populaire ». Le Directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG évaluant ainsi la situation : « Quelques soient les résultats du gouvernement contre la crise du Covid-19, la concentration de pouvoirs susceptible d’être utilisée pour limiter les droits fondamentaux devrait toujours alerter. » « Qu’un président invoque la constitution pour s’arroger d’énormes pouvoirs et que juste après la police s’en prenne aux journalistes est très inquiétant pour les droits humains »[ii]

L’impasse politique qui durait depuis des mois entre le président, le Premier ministre et l’Assemblée des représentants du peuple, où le parti islamiste Ennahda et ses alliés sont majoritaires a ainsi permis à Kaïs Saïed de décider de faire cavalier seul. Aussitôt après le discours du président sa décision a permis à ses partisans d’organiser dans plusieurs villes des rassemblements en soutien à sa décision.

Néanmoins, depuis plusieurs mois de nombreuses organisations de la société civile s’organisaient de leur côté depuis plusieurs mois pour mettre fin à l’impasse politique qui mettait en péril la Révolution de 2011 et l’expérience démocratique que celle-ci a permise.

Au moment du coup de force Kaïs Saïed, le Forum Tunisien pour les Droits économique et sociaux (FTDES), s’apprêtait à publier le 27 juillet, à l’initiative de 158 personnalités et acteurs des mouvements sociaux et de 43 premières organisations et associations de la société civile un « Appel pour un congrès national des mouvements sociaux et citoyens »[iii] qui en raison des événements du 25 juillet sera finalement publié le 10 août 2021.

ENSEIGNEMENTS DU CONGRES DES MOUVEMENTS SOCIAUX ET CITOYENS

L’appel ne permet aucune équivoque sur le motif principal de l’initiative quant à la volonté des personnalités et organisations signataires de défendre les acquis de la Révolution de 2011, empêcher tout retour en arrière ou recul démocratique. Rappelant que « Dix ans après la chute de la dictature, le dynamisme des mouvements sociaux et citoyens ne s’est pas démenti », l’appel dépeint la gravité de la situation tunisienne : « La Tunisie traverse une période très difficile qui met en péril la Révolution de 2011 et l’expérience démocratique que celle-ci a permise. Le désenchantement mine l’immense espoir suscité voilà dix ans. Alors que la situation économique, financière et sociale n’a jamais été aussi grave, dans un contexte régional et international exerçant une forte pression économique et sécuritaire, la crainte d’un retour en arrière se renforce de jour en jour. Encore récemment, alors que le pays « célébrait » le dixième anniversaire de la Révolution, les manifestations de jeunes sont venues rappeler le fossé qui sépare les élites gouvernantes de la société, et en particulier de la jeunesse et des catégories précaires et paupérisées. » […] « L’heure est plus que jamais à l’organisation de débats, de concertations et de rapprochements entre les diverses composantes du mouvement social et citoyen dans le respect des différents positionnements afin de donner aux mots d’ordre de la révolution de 2011 un contenu concret axé sur la lutte contre les inégalités économiques et sociales et respectueux des principes démocratiques qui nous animent. »

L’initiative de la société civile tunisienne a conduit à la tenue d’un « Congrès des Mouvements sociaux et citoyens » du 10 au 12 décembre 2021 à Tunis, dont nous publions ci-après la déclaration finale.   

CHAQUE LUTTE EST SOURCE D’INSPIRATION

S’il convient de se garder de remettre au goût du jour une quelconque théorie du « modèle », il est permis de relever que cette initiative, tant par sa forme que par sa démarche, ses objectifs et par la nature des acteurs impliqués, interpelle bien au-delà du périmètre tunisien.

En effet la « résistance civique et pacifique » qui prévaut en Tunisie est également active et parfois victorieuse dans de nombreux pays, en Afrique comme en Amérique latine, si l’on s’en tient à la récente victoire du peuple du Chili, dans sa démarche constituante pour tourner définitivement la page de la dictature de Pinochet. Bien que très fragile encore le processus constituant aboutira si la société civile chilienne continue à tenir le rôle prépondérant qu’elle a joué jusqu’à présent. Le rôle des jeunes profondément déçus par le système politique traditionnel et la démocratie représentative électorale, y est prépondérant. Ils militent aujourd’hui au sein des mouvements sociaux qui échappent au militantisme partisan. A la différence d’autres périodes de son histoire « la révolution vient du peuple. Et le peuple chilien ne parle pas de révolution, il veut un changement de Constitution! Cest ironique. »[iv]

En Tunisie, cette résistance met en mouvement des mouvements sociaux et protestataires issus des couches populaires, impliquant des chômeurs, travailleurs précaires, petits paysans, pêcheurs, petits producteurs…, qui questionnent le respect des droits économiques, sociaux, la fonction redistributive de l’Etat, la résolution des problèmes environnementaux, et surtout combattent la rente et la corruption, sources principales des inégalités. Elle implique également, en Tunisie comme dans beaucoup de pays, d’autres acteurs de la société civile : syndicalistes, féministes, mouvements de jeunes, qui luttent soit pour défendre soit pour obtenir, des droits politiques, des libertés publiques et individuelles, l’égalité et des droits culturels.

Très souvent, « l’aspiration à la liberté et à la dignité, le refus de la politique de violence systématique, de l’impunité témoignent de la vitalité des idéaux de démocratie, d’émancipation et de justice », constituent le fil conducteur des luttes menées avec plus ou moins d’intensité par la société civile.

Le congrès de Tunis a rassemblé « tous les mouvements sociaux et civiques, toutes les associations et toutes les personnalités porteuses de valeurs communes pour un débat ouvert autour des voies et des moyens de sauvegarder le processus révolutionnaire » […]

Le congrès posant avec force la question du rapport de force à construire - « L’enjeu est de construire un rapport de force plus favorable dans le combat que nous menons toutes et tous pour les droits des classes populaires et des catégories sociales pressurées par des politiques dont la faillite est avérée mais auxquelles s’accrochent les élites dominantes. » - plusieurs mouvements togolais de la société civile, pourraient à quelques nuances près liées à la particularité du Togo, adopter le même corps de résolution, s’ils ont l’envie chevillée au corps de construire une véritable démocratie et de réduire des inégalités dont pâtit l’immense majorité du peuple du Togo.

Les congressistes arrivant au Palais des Congrès de Tunis pour participer au Congres des Mouvements sociaux et citoyens le 10 décembre 2021

CONVERGENCES ET CONCORDANCES

Tout en réitérant les plus grandes réserves à l’égard d’un quelconque modèle, l’observation du processus d’organisation du Congrès des Mouvements sociaux et citoyens de Tunisie permet néanmoins de relever des points de convergence et concordance.

La préparation du congrès a révélé la mise en œuvre d’un processus inclusif concrétisé par l’élaboration de visions nouvelles et la mise en place de mécanismes de mobilisation efficients. Elle a permis d’ouvrir un espace démocratique participatif où l’espoir porté par les démocrates, les forces de la jeunesse et les acteurs des mouvements sociaux a pu se diffuser et aboutir à la tenue du congrès.

Cela permet de rappeler que certains mouvements de la société civile au Togo, notamment le Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo Diaspora (CVU-Togo-Diaspora) ont déjà proposé depuis trois ans au peuple togolais et à tous les démocrates qui luttent pour libérer le Togo, l’organisation d’un processus d’élaboration démocratique inclusif, via l’organisation de « conférences inclusives » pour construire de manière pluraliste et collective, un Programme pour l’Avenir du Togo[v]. Cette démarche anticipait en tous points celle qui a prévalu positivement en Tunisie.

La déclaration finale du congrès de Tunis revendique « la construction d’un commun démocratique et social porté par les différentes composantes de notre famille sociale et démocratique au sens le plus large » et affirme la volonté de graver dans le marbre de l’engagement citoyen la fédération des « efforts pour l’émergence d’une troisième voie permettant de forcer la double impasse et d’ouvrir des perspectives permettant aux mouvements sociaux et citoyens, aux expressions et initiatives de la jeunesse, à l’UGTT, aux forces politiques démocratiques, de jouer un rôle marquant. Avec, en point de mire, la sauvegarde des libertés, la fin de l’état d’exception, le retour à la légitimité démocratique et la mise en place en urgence d’un plan de salut économique et social. »

La question d’une troisième voie rappelle également une proposition formulée en 2020 par RCDTI et CVU-Togo-Diaspora. Celle-ci indiquait « La lutte pour l’alternance au Togo doit passer par une troisième voie, celle-ci doit démarrer avec l’affirmation de la vérité face à la justice. Le Togo Etat-voyou doit être sanctionné pour le non-respect des droits du Peuple togolais victime. »[vi] Elle définissait succinctement une vision des axes directeurs constituant l’ossature de cette troisième voie : « Aussi, il ne reste que la troisième voie qui suppose au moins cinq (5) étapes interdépendantes soient appropriées par les populations et les actions soient mises en œuvre en conséquence : la condamnation de l’Etat togolais pour responsabilité et fautes envers toutes ses victimes du Togo, l’appel à un interventionnisme humanitaire pour une coopération-libération du Peuple victime, les conférences inclusives permettant de retrouver la culture de résistance avec des citoyens togolais engagés et déterminés, la proposition d’un projet de société commun permettant l’inclusivité et la décentralisation, la mise en œuvre d’une période de transition politique devant refonder le Togo sur la base de la vérité des urnes. »

Le succès du Congrès des Mouvements sociaux et citoyens de Tunisie, le caractère novateur des propositions qui s’en dégagent, les convergences de vue et les concordances avec des propositions déjà existantes de la part de mouvements de la société civile togolaise, sont porteurs d’espoir en ce début d’année 2022, pour susciter un regain de la lutte pour la conquête des libertés et la construction de la démocratie au Togo, hors du champ de la vieille politique, considérée au sens large du terme, qui cumule avec des pratiques surannées un discrédit aujourd’hui abyssal. L’heure est venue pour la société civile dans ses diverses composantes de jouer sa partition. FF

© François FABREGAT

6 janvier 2021

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Congrès des Mouvements sociaux et citoyens – Tunis, décembre 2021

Session de Malek Seghiri

Déclaration finale

Nous clôturons aujourd’hui, dimanche 12 décembre 2021 notre Congrès des mouvements sociaux et citoyens. Et ce, après la fin des travaux des ateliers et des espaces croisés, de solidarités et de convergences, et à la suite de la rencontre-débat sur les mouvements sociaux, la société civile et l’avenir de la démocratie après le tournant du 25 juillet.

La session 2021, celle du grand disparu Malek Seghiri, s’est tenu dans une conjoncture politique et sociale tendue, grosse de défis et d’enjeux brûlants. Nous avons pu mesurer l’ampleur des aspirations qui travaillent les mouvements sociaux et civils, et prendre acte des avancées réalisées par les composantes de la société civile dans l’affirmation de leur vocation à défendre les droits économiques et sociaux, ainsi que les libertés publiques et individuelles en vue de préserver et d’enraciner notre démocratie.

Ce sont autant de signes qui témoignent de la vitalité de la société et de sa capacité de se défendre par elle-même par les moyens pacifiques et civils ; mais force est de constater que le bilan des dix ans passés est largement en deçà de nos espoirs. Les débuts de la décennie étaient certes prometteurs et des progrès politique réels ont été réalisés, mais les promesses de changement sociaux et économiques sont restées lettres mortes. Les politiques hérités de l’avant 2011 sont demeurées intactes et les revendications en matière d’emploi, de développement équitable et de lutte contre les disparités régionales et sociales sont toujours aussi pressantes. L’égalité demeure plus que jamais au cœur du mouvement social et les vagues de mobilisation au nom de ce droit ne se sont jamais démenties et ne sont pas près de s’arrêter.

Il y a pire : l’ampleur sans précédent de la corruption, la fréquence des abus sécuritaire, l’instrumentation de la Justice, la stigmatisation des militants du mouvement social et civique, les violations répétés des droits de l’homme, l’impunité des responsables comme au bon vieux temps de l’ancien régime. A croire que nous sommes condamnés à l’éternel retour du même, ou presque. Dix ans après, les forces de la Révolution, du changement social et démocratique attendent toujours le fruit des années de sacrifices et de luttes. Tout se passe comme si les sacrifices ont été vains, comme si l’incapacité des forces en question à peser sur le cours des choses est avérée. Mais le fin mot de l’histoire n’est pas dit.

Le constat premier qu’il importe de dresser est que séquence qui vient de s’écouler, ses bruits et ses fureurs politiques et sociales a été marqué par un rapport de force en faveur de nos adversaires, de ceux qui œuvrent à escamoter les acquis de la révolution, à entraver le processus révolutionnaire et à saboter tout changement radical en faveur des couches populaires.

En clôturant les travaux de cette session, les congressistes, pleinement conscients du rôle qu’ils se sont arrogé, tiennent à affirmer leur volonté de préserver le nouvel espace inauguré par leurs travaux, à veiller sur la diversité de ses composantes, à entretenir l’élan premier qui a présidé à son ouverture, à œuvrer pour son ancrage social et territorial.

Cela suppose un esprit résistant, collectif et solidaire à même de nous rendre plus fort et de faire en sorte que notre voix porte et que notre image s’impose auprès de l’opinion publique nationale.

Nous sommes aujourd’hui convaincus que la date du 25 juillet 2021 constitue un tournant politique décisif pour notre pays. Il tient à nous, dans cette foulée, de consacrer la rupture avec le passé, immédiat et plus lointain, et de renouveler l’espoir d’une Tunisie démocratique, stable et plus juste. Ces aspirations ne peuvent en aucune manière se concrétiser par le pouvoir d’un seul, par le mépris du rôle des institutions, des organisations nationales, des associations, des partis et des forces de la jeunesse… Ni par le refus de tout dialogue démocratique, pluraliste.

Les congressistes mettent en garde le gouvernement contre le reniement des engagements pris auprès des chômeurs et des citoyens astreints au travail précaire, à commencer par l’application de la loi 38, le règlement urgent des dossiers des travailleurs des chantiers, des titulaires de doctorats et chercheurs, sans compter la situation si douloureuse des mères et familles des disparus de l’émigration non « régulière ».

Ils tiennent à souligner la nécessité de mettre un terme à la dégradation continue de l’environnement dans plusieurs régions et à trouver d’urgences des solutions rationnelles pour la gestion des déchets, en un mot à respecter le droit des Tunisien.n.es à vivre dans un environnement sain.

La tâche la plus urgente aujourd’hui, pour sortir de la double impasse de l’avant et de l’après 25 juillet, et de mettre un terme à cette crise à répétition, c’est la construction d’un commun démocratique et social porté par les différentes composantes de notre famille sociale et démocratique au sens le plus large. Les congressistes chargent le comité du suivi des recommandations finales de publier le rapport de synthèse dans les semaines qui viennent et de faire en sorte qu’il sera une contribution à la mise en place d’une plateforme pour nos résistances solidaires, et d’ouvrir les horizons pour nos luttes communes dans l’étape qui vient.

La construction du commun suppose l’impulsion d’un processus d’échanges et de coordination afin de fédérer les efforts pour l’émergence d’une troisième voie permettant de forcer la double impasse et d’ouvrir des perspectives permettant aux mouvements sociaux et citoyens, aux expressions et initiatives de la jeunesse, à l’UGTT, aux forces politiques démocratiques, de jouer un rôle marquant. Avec, en point de mire, la sauvegarde des libertés, la fin de l’état d’exception, le retour à la légitimité démocratique et la mise en place en urgence d’un plan de salut économique et social.

Les congressistes recommandent au Comité de préparation du congrès de veiller à la poursuite des efforts pour la mise en réseau des partenariats et lui confie la tâche de suivi de l’étape qui vient, d’organisation des consultations et des discussions, aux échelles locales et nationale, avec tous les partenaires existants et de s’ouvrir sur de nouveaux acteurs.

Tunis, Palais des congrès

Dimanche 12 décembre 2021


NOTES

[i] Digithèque de matériaux juridiques et politiques, « Tunisie, Constitution du 27 janvier 2014 », mjp.univ-perp.fr, consulté le 5 janvier 2022, voir : https://mjp.univ-perp.fr/constit/tn2014.htm   

[ii] HRW, « Tunisie : La confiscation des pouvoirs par le président menace les droits », hrw.org, 27 juillet 2021, consulté le 5 janvier 2022, voir : https://www.hrw.org/fr/news/2021/07/27/tunisie-la-confiscation-des-pouvoirs-par-le-president-menace-les-droits

[iii] FTDES, « Appel pour un congrès national des mouvements sociaux et citoyens », ftdes.net,10 août 2021, consulté le 4 janvier 2022, voir : https://ftdes.net/appel-pour-un-congres-national-des-mouvements-sociaux-et-citoyens/

[iv] Mathieu DEJEAN, « Gabriel Salazar : « Une autre explosion sociale est probable au Chili » », Mediapart, 3 janvier 2022, consulté le 5 janvier 2022, voir : https://www.mediapart.fr/journal/international/030122/gabriel-salazar-une-autre-explosion-sociale-est-probable-au-chili?utm_source=20220103&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20220103&M_BT=49214041066  

[v] RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA, « Pour le peuple togolais : proposition de « Charte de Refondation du Togo », cvu-togo-diaspora.org, 09 octobre 2020, consulté le 6 janvier 2022, voir : https://cvu-togo-diaspora.org/2020/10/09/pour-le-peuple-togolais-proposition-de-charte-de-refondation-du-togo/17999

[vi] RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA, « La troisième voie, l’alternative du peuple victime : Faire constater les violations de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ? », », cvu-togo-diaspora.org, 16 mars 2020, consulté le 6 janvier 2022, voir : https://cvu-togo-diaspora.org/2020/03/16/la-troisieme-voie-lalternative-du-peuple-victime-faire-constater-les-violations-de-la-charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples/17489

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