Les non vaccinés… bientôt des fichés « S » ?

Imposer, aujourd’hui en l’état actuel des connaissances, les nouveaux vaccins anti-Covid 19 à qui que ce soit a de quoi rendre furax tant cela paraît inconscient. En plus d’être liberticide.

Avec les lignes qui suivent, il ne s’agit pas d’être contre ou pour les nouveaux vaccins anti Covid-19 mais de repositionner le principe de précaution à la place qu’il n’aurait jamais du quitter. Soit le cœur de la problématique. Il sera en effet particulièrement difficile de résister à la vaccination contre la Covid-19. Tant les pressions, dans ce sens, sont exacerbées. Dans l’hexagone, le tapage médiatique atteint son paroxysme.
À craindre que les non vaccinés deviennent des « fiches S». Le trait est à peine exagéré. Pour rappel, en France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l’abréviation de «sûreté de l’État. »

Toutes les stratégies semblent bonnes à prendre. De la culpabilisation à l’adjonction en passant par les incitations les plus diverses telles que le label pour les restaurants dont le personnel est entièrement vacciné jusqu’à la prime pour étudiant.
En Suisse, fort heureusement, nous n’en sommes pas encore arrivés à ce stade. Mais il faut être vigilant.  On est en droit de s’interroger. Même si nos médias ne semblent pas vouloir nous laisser le temps pour la réflexion. Eux qui nous imposent une news à l’heure. Alors que le temps de la science et de la médecine est beaucoup plus long. Et que dire des politiques qui participent à cette fuite en avant ?
Ces mêmes médias helvétiques qui ont su faire leurs petites affaires lors de l’élaboration de la nouvelle loi Covid-19 adoptée récemment par les helvètes pour une période de dix ans. L’article 14 leur est dédié. Avec son lot d’avantages pécuniaires dont aucune autre industrie ne bénéficiera. Une astucieuse manière de les avoir à la bonne, comme on dit chez nous. Pour autant, il n’est pas question d’être anti vaccin. Seulement, de prendre le temps de réfléchir. Parce que les voix de médecins, de professeurs et autres académiques qui appellent à la prudence sont de plus en plus nombreuses. Nul ne peut augurer, à l’heure actuelle, des effets indésirables à long terme des nouveaux vaccins. On ne réglera pas tout avec la vaccination dixit le professeur Didier Raoult de l’IHU Méditerranée-Infection, à Marseille. Lui qui observe que la moitié des nouveaux patients qu’il traite contre le variant Delta ont été vaccinés avec les deux doses. Et qu’ils présentent le même pourcentage d’hospitalisations. Soit 10% et pour le même nombre de décès soit 8 sur 512 que les non vaccinés !
Pour sa part, la doctoresse Carole Cassagne, lors d’un exposé le 29 juin dernier, ne remet pas en cause l’efficacité relative des vaccins mais elle partage ses interrogations sur la solidité de la balance Bénéfice / Risque :

« Nous devons accepter 4 décès dus aux effets secondaires et 16 effets secondaires graves afin de sauver 2 à 11 personnes pour 100’000 vaccinations. »

Que cela déplaise ou non aux « spécialistes » pro-vaccins des plateaux de « BFM TV » ou de « C dans l’air», on décède aussi après l’inoculation d’un vaccin contre la Covid-19. Tout en étant bien portant. Ce n’est pas une vue de l’esprit. Ce sont les faits. 

Pour sa part, le très sérieux Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP) a confirmé vendredi 9 juillet dernier (source : Bluewin) le décès de 50 personnes vaccinées ou partiellement vaccinées. L’OFSP considère ce nombre faible en comparaison avec les plus de 4,4 millions de personnes qui ont reçu au moins une dose en Suisse. Nombre faible ? Peut-être mais c’est tout de même ennuyeux quand cela tombe sur nous. 

Depuis janvier 2021, au pays du chocolat, 223 personnes complètement vaccinées depuis au moins 14 jours ont été contaminées par le Covid-19. Parmi elles, 71 ont dû être hospitalisées. Chez les personnes ayant reçu une seule  dose, 206 ont été infectées et 81 d'entre elles ont été hospitalisées.

Les scientifiques appelant à la prudence sont nombreux. Le but n’est pas de tous les énumérer ici. Seulement, d’inviter à les écouter eux aussi. Beaucoup ont été exclus des plateaux de télévision. Quand ils n’ont pas du retourner leur veste. Et c’est dans le meilleur des cas. D’autres ont vu leur réputation ternie sur les réseaux sociaux où les blogs de «destruction de réputations» à l’encontre de celles et de ceux qui ne partagent pas la pensée dominante ont foisonné.
Il y a peu, pour décrédibiliser dans le débat public, il suffisait de désigner l’autre comme étant fasciste. Aujourd’hui, les qualificatifs peu ragoûtants de «complotiste » ou encore de « négationniste » se relaient. Celui qui n’adopte pas la pensée unique dérange. C’est le grain de sable. Du reste, la majorité des médias conventionnels l’ont très bien compris et s’auto-censurent. Pour rester politiquement corrects et fréquentables dans les sphères du pouvoir. 
Rappelons que le fascisme qui n’a pas pour géniteur l’Italie de Benito Mussolini, à contrario, une nouvelle fois, de la pensée dominante, est très bien défini dans la Grèce antique : c’est l’application totalitaire d’un dogme. Hors, nous subissons le dogme vaccinal. Ayons le courage de confronter le principe de précaution; le bénéfice du doute; le temps de la science; les nombreuses autres thérapies contre la Covid-19. Avant de vacciner au pas de charge et à tout va. Jusque dans les crèches contre quelque chose qu’on ne connaît que trop peu avec quelque chose qu’on ne maîtrise qu’à peine.
Alors que le leader suisse du media en ligne Heidi.news nous apprend que Pfizer et BioNtech s’apprêtent à demander l’autorisation pour une troisième dose de leur vaccin anti Covid-19, qui serait administrée 6 à 12 mois après la vaccination initiale, on apprécierait que les faiseurs d’opinion en relation avec cette thématique vaccinale déclarent d’emblée leurs potentiels conflits d’intérêts avec le monde des laboratoires.
Didier Raoult, le généticien Christian Vélot et d’autres le font bien. 

Quant à Pfizer et BioNtech, leur postulat est (conférence de presse du 8 juillet ) : qu’une dose de rappel à six mois permettrait d’obtenir « de hauts niveaux d’anticorps neutralisants » contre le virus - y compris Beta (sud-africain), le plus susceptible d’échappement immunitaire. Ils évoquent aussi de bons résultats en laboratoire contre le Delta (indien).

Avant de parcourir tout l’alphabet, on l’aura compris que personne n’en sait rien en matière de durée de protection des nouveaux vaccins. Le chemin est ainsi balisé pour l’industrie pharmaceutique et de futurs juteux profits. Sur le dos des malades et des contribuables. On ajoute de l’inconnu à l’inconnu. Pour Christian Vélot, maître de conférence en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud, interviewé il y a une semaine (*), il est étonnant que toutes les autres thérapies permettant de contrer la Covid-19 aient été balayées d’un revers de main. Au profit du diktat vaccinal. Ce haut scientifique appelle de ses vœux que le « remède» ne soit pas pire que le mal. Vélot rappelle également que si l’étude phase clinique III qui précède l’homologation du nouveau vaccin permet de se faire une idée sur les effets indésirables aigus, ce ne sont que le temps et l’expérience qui permettront de connaître les effets indésirables chroniques à moyen et long termes. Pour l’heure, nous n’avons pas ce recul. Autant dire que le monde est devenu un vaste laboratoire avec plus de huit milliards de cobayes. Vu ce qui précède, imposer, aujourd’hui en l’état actuel des connaissances, les nouveaux vaccins à qui que ce soit a de quoi rendre furax tant cela paraît inconscient. En plus d’être liberticide. 

(*) https://youtu.be/nLyP03Iq4-4

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