Quand le MRAP exigeait la dissolution de la LDJ

Rappel : la LDJ (Ligue de défense juive) est un groupement de fait, sans personnalité juridique, lié aux secteurs les plus radicaux de l'extrême-droite israélienne (et française). Elle se réclame du mouvement fondé par le rabbin Kahana, la branche américaine de ce mouvement est classée comme terroriste aux États-Unis, la branche israélienne (Kach) est officiellement interdite.

Rappel : la LDJ (Ligue de défense juive) est un groupement de fait, sans personnalité juridique, lié aux secteurs les plus radicaux de l'extrême-droite israélienne (et française). Elle se réclame du mouvement fondé par le rabbin Kahana, la branche américaine de ce mouvement est classée comme terroriste aux États-Unis, la branche israélienne (Kach) est officiellement interdite.

Curieusement, aucune action sérieuse n'a jamais été tentée par les autorités françaises contre cette organisation et ses membres.

Le MRAP a plusieurs fois demandé l'interdiction de la LDJ :

Le 13 janvier 2009, après une agression à la sortie du lycée Janson de Sailly à Paris

Le 6 juillet 2009, après diverses exactions

Le 9 juillet 2009, après une agression contre la librairie "Résistances"

Le 17 juin 2011, à la suite de menaces contre des militants de la cause palestinienne.

Le 10 juillet 2012, après diverses exactions (non mentionnées)

Le MRAP réitère sa demande faite au gouvernement français le 8 avril 2002 de dissoudre la dite “Ligue de Défense Juive”, à la suite de quatre agressions du siège national du MRAP, de ceux de la Fondation Danielle Mitterrand, de la CIMADE et du CICP, de violences à Orly contre des militants pacifistes et de menaces de mort contre le président de l’Union juive française pour la paix.

Le 26 octobre 2012, après une agression contre Houria Bouteldja, militante du Parti des Indigènes de la République.

Depuis, plus de communiqués, bien que la LDJ ait continué à agir impunément. Le 13 juillet 2014, elle a monté avec une provocation contre une manifestation à Paris pour la défense des droits des Palestiniens.

Elle a participé à une bataille de rue, qui a conduit le gouvernement Valls à interdire des manifestations de solidarité avec la Palestine.

Cette provocation, l'impunité de la LDJ, l'interdiction de manifestations de solidarité ont été condamnées par de nombreuses organisations, comme la LDH.

 

 

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