UNE CITATION POUR LE SCANDALE SANITAIRE EN COURS

"Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur : vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre." Churchill, 1938.

Buzyn, bien informée sur ce coup par ses connections en Chine, avait alerté Macron et Philippe dès janvier mais personne n'a voulu l'écouter, ce que Philippe a piteusement confirmé. C'est un véritable scandale qui méritera une commission d'enquête digne de ce nom une fois l'épidémie passée, et qui n'est pas sans rappeler l'affaire du sang contaminé.

On n'a pas voulu l'écouter car on ne voulait pas paniquer la sacro-sainte économie : "c'est une grippette" entend-on pendant des mois au gouvernement - élément de langage et mensonge d'Etat - et sur les plateaux télés dans la bouche des fameux experts autoproclamés de talk shows du genre de l'omniprésent Cymes.

On n'a pas voulu écouter non plus le professeur Raoult car il y a une guéguerre de mandarins entre lui, Buzyn et son mari à l'INSERM qui ne peuvent pas le saquer. On ne l'écoute toujours pas au sein du comité scientifique car il n'est pas du sérail macronien. On a crié à la fake news en France sur ses découvertes, alors que l'Iran, la Corée du Sud, la Chine et l'Arabie Saoudite utilisent désormais la chloroquine dans leur protocole thérapeutique.

Aucune préparation à l'épidémie : aucun test produit, aucun masques commandés alors que pendant ce temps la Corée teste massivement et évite le confinement total. Seuls ceux testés positifs sont confinés et au final très peu de morts. On aurait pu prendre exemple, mais non. On envoie des masques à la Chine, on dit que ça ne sert à rien de toutes façons, et on se fout de la gueule de l'Italie. Jusqu'au bout les discours et les actions du gouvernement incitent les Français à continuer à vivre normalement, ce qu'on finira par leur reprocher.

Finalement on passe en mode panique - les néomanagers qui nous gouvernent doivent nous montrer qu'ils agissent, peu importe comment - car les hôpitaux vont saturer - déni jusqu'au bout du délabrement de l'hôpital public en grève depuis un an - : ha c'est pas une grippette finalement, il faut revoir la com. On en vient au confinement total, méthode complètement dépassée digne du "Hussard sur le toit" comme l'explique Raoult, et la rhétorique de la culpabilisation de la population pour essayer de noyer le scandale de l'inaction pendant des mois. C'est une véritable catastrophe économique qui va coûter pour le coup un "pognon de dingue".

Notre hôpital public est délabré mais nous avons dans le domaine à Marseille un centre de recherche d'excellence, celui du professeur Raoult. La France aurait pu être en pointe dans le traitement de ce virus mais nous avons opté pour la ligne Maginot du confinement total. C'est donc ça le "nouveau monde" ?

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