Le régime du satrape Biya m'empêche d'être aux obsèques de ma mère au Cameroun

Officiellement et officieusement menacé de mort par le régime du satrape Biya, je suis empêché de participer physiquement aux obsèques de ma mère bien-aimée demain 14 septembre 2019 au Cameroun. Mon engagement pour l'Etat de droit et la démocratie au Cameroun me coûte cette terrible frustration. Mais ma détermination pour le changement dans mon pays natal s'en démultiplie.

Douleurs et sacrifices de lutte: pourquoi ne suis-je pas à Douala ce soir?

a-alberta-nyamsi

Officiellement et officieusement menacé de mort par le régime du satrape Biya, je suis empêché de participer physiquement aux obsèques de ma mère bien-aimée demain 14 septembre 2019 au Cameroun. Mon engagement pour l'Etat de droit et la démocratie au Cameroun me coûte cette terrible frustration. Mais ma détermination pour le changement dans mon pays natal s'en démultiplie.

En ce jour souvenir de la disparition du Mpodol Ruben Um Nyobè, assassiné le 13 septembre 1958 par le même régime, je mesure le poids tragique de l'engagement à servir la libération d'un Peuple historique.

Oui, j'aime mon pays natal, le Cameroun. Et je ne l'abandonnerai point.

Merci infini à tous mes amis de toujours qui se joindront demain à ma famille à Douala, pour accompagner ma pauvre maman d'amour à sa dernière demeure.

Bientôt, dans un Cameroun libre, je sais que j'irai me recueillir sur les tombes voisines de mes deux parents chéris. Ainsi soit-il ! Nèm kiki ngôk! Kènèg a mama yèm ! Que la joie, l'espérance et la justice inspirées par l'Amour triomphent sur la mort!

Franklin Nyamsi Wa Kamerun
Rouen, le 13 septembre 2019

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