ENLÈVEMENT DE KADER DOUMBIA PAR LES ESCADRONS DE LA MORT D'ALASSANE OUATTARA

Dans la nuit du jeudi 17 janvier 2019, DES AGENTS des services secrets lourdement armés de la Présidence Ivoirienne, ont enlevé dans le quartier d'Angré, le militant Kader Doumbia, réputé proche du Chef du Parlement, Guillaume Soro. LA VIE de ce citoyen est en grave danger! Nous tirons la sonnette d'alarme sur le retour de la haute criminalité politique en cours en Côte d'Ivoire.

 

 

Confronté à une vaste contestation démocratique, le régime  Ouattara a décidé depuis peu de procéder par la manière forte. Depuis plusieurs mois, des agents des services secrets présidentiels procédaient à la filature de nombreuses personnalités ivoiriennes, dont notamment l'actuel Président de l'Assemblée Nationale et l'ancien Président Henri Konan Bédié, qui se sont ouvertement opposés à la confiscation et la concentration des pouvoirs de l'Etat par le Clan Ouattara.

Intimidations,  menaces à mots ouverts ou voilés, limogeages en série, exclusions de toutes sortes, harcèlements médiatiques et diplomatiques, faux complots, arrestations arbitraires sous le couvert d'une justice braquée, assassinats barbares de militants et de citoyens ordinaires, toute la panoplie de la dictature classique  a été mise en oeuvre ces dernières années en oeuvre par Alassane Ouattara pour déstabiliser ses alliés d'hier, devenus progressivement ses adversaires désignés et aujourd'hui ses ennemis.

En ce qui concerne tout particulièrement Guillaume Soro, le clan présidentiel s'est attaché depuis de nombreuses années à réduire sa garde rapprochée au strict minimum. Et depuis peu, Alassane Ouattara s'active pour retirer à Guillaume Soro le minimum de sécurité requis pour une personnalité de son rang.

Hier jeudi 17 janvier 2019, les services secrets lourdement armés ont procédé à l'enlèvement, dans la nuit, du militant très connu Kader Doumbia, Président du mouvement EG 72, réputé proche de Guillaume Soro. L'homme a été kidnappé et conduit dans un véhicule 4x4 noir vers une destination inconnue. Sa vie est clairement en danger. C'est le retour de la politique des Escadrons de la mort qui dans les années 2000 à 2004, mais aussi lors de la crise postélectorale de 2010-2011, a fait rage en Côte d'Ivoire. Le régime Ouattara, par ces frappes ciblées, veut en réalité paralyser toute la mobilisation citoyenne que l'évocation du seul nom du Leader Guillaume Soro déclenche dans la population ivoirienne. IL veut tuer dans l'oeuf la relève démocratique ivoirienne et capturer pour un Clan vorace, l'Etat de Côte d'Ivoire.

La sonnette d'alarme a été tirée: par les Présidents Bédié et Soro; par l'opposition traditionnelle du Front Populaire Ivoirien; par deux puissants syndicats de magistrats ivoiriens qui ont appelé le Président Ouattara a cessé d'intimider les juges du pays; par la Cour Africaine des Droits de l'Homme qui a condamné la violation de la législation électorale par Alassane Ouattara; par l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) qui vient de demander solennellement au nouveau despote d'Abidjan de respecter les immunités parlementaires prévues par la constitution.

 

IL importe de toute urgence à l'ensemble de la communauté internationale, aux institutions africaines et onusiennes de prendre à bras le corps le péril en cours en Côte d'Ivoire. IL faut stopper les nouveaux Escadrons de la Mort avant que la Côte d'Ivoire ne s'embrase à nouveau. IL faut arrêter la nouvelle spirale criminelle déclenchée par la velléité d'Alassane Ouattara de se cramponner au pouvoir au-delà du deadline constitutionnel de 2020!

Le citoyen Kader Doumbia, enlevé le jeudi 17 janvier 2019 au soir à Abidjan, posait ici dans une photo ancienne avec le Président Guillaume Soro. Le citoyen Kader Doumbia, enlevé le jeudi 17 janvier 2019 au soir à Abidjan, posait ici dans une photo ancienne avec le Président Guillaume Soro.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.