Soro instaure le développement endocentré et écologique en Côte d'Ivoire (I)

En tournée depuis près d'un mois dans le nord de la Côte d'Ivoire, le Président du Comité Politique Guillaume Kigbafori Soro vient de jeter les bases d'une conception originale du développement socioéconomique dans son pays. Nous analysons d'abord ici les mécompréhensions politiciennes qui ont tenté de ternir cette initiative exemplaire.

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Guillaume Soro instaure la doctrine du développement endocentré et écologique : leçons d’un mois de tournée dans le Nord Ivoirien
« 1ère partie
Les mécompréhensions de la tournée »

L’Editorial du Professeur Franklin Nyamsi Wa Kamerun

 

Un soleil nouveau, radieux d’énergies et de brillances exceptionnelles, s’esquisse résolument à l’horizon de la terre d’espérance inaugurée par l’immense Président Félix Houphouët-Boigny. La Côte d’Ivoire s’apprête à retrouver sa véritable grandeur spirituelle et matérielle. Ne devons-nous pas résolument dessiner les contours de cette aurore venue des entrailles profondes du peuple angoissé et frustré de Côte d’Ivoire ? Penser, ce n’est pas seulement se souvenir. C’est aussi voir et pré-voir. Levons donc bien le regard. Que voyons-nous à travers la chaleur humaine, la ferveur populaire, la sincérité et la gravité des rencontres successives entre Guillaume Kigbafori Soro et le Peuple de Côte d’Ivoire ? C’est la montée inexorable en puissance d’une nouvelle génération politique qui se poursuit dans ce pays, comme l’inéluctable parturition d’un nouveau-né vigoureux et prometteur pour une grande famille en attente de renouvellement. En effet, les jours se sont suivis sans se ressembler depuis la démission forcée du Leader Guillaume Soro de la tête de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, le 8 février 2019, sous la pression dirigiste du nouvel autocrate des lagunes, Alassane Dramane Ouattara. Pour sauver la fragile paix ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro s’en est donc allé, vers le Peuple souverain, seul détenteur du fauteuil symbolique des fonctions politiques suprêmes. Et depuis lors, chaque jour se lève avec sa part d’émotions sacrées, fulgurantes, originales. Au côté des Ivoiriens les plus modestes dont il partage le quotidien depuis de longs jours, Guillaume Soro, tel un poisson dans l’eau, s’imbibe en profondeur du pouls des paysans, ouvriers, pauvres, vieillards, femmes, jeunes, créateurs d’entreprises, cadres et paysages de Côte d’Ivoire. Ce faisant, Guillaume Soro s’enracine dans le Grand Devoir qui l’appelle.


A la tête du Comité Politique créé le 15 février 2019, le député de Ferkéssédougou-Commune s’est lancé dans la réorganisation du champ de l’opposition politique face au régime RHDP d’Alassane Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire. En quelques manœuvres de maître architecte du politique, Guillaume Soro a rebattu les cartes du système local. Alors que les plus pressés en matière de conclusions avaient vite annoncé la fin politique de l’enfant terrible de Ferké, l’écume des jours a révélé les qualités intactes du révolutionnaire citoyen Guillaume Kigbafori Soro. Au point que même le très controversé mensuel Jeune Afrique, dans sa dernière édition, lui reconnaisse désormais la capacité de rebondir en 2020. Au triple plan de la pensée, de l’action et notamment de la création, le voici marquant la scène politique de son pays par une manière toute autre d’agir en commun. Alors qu’au RHDP, domine la pensée unique du leader singulier Alassane Ouattara, réputé posséder la science infuse en toutes matières, au point d’être le meilleur conseiller de tous ses conseillers, lesquels s’avèrent dès lors inutiles, le Président du Comité Politique s’est signalé dès le 15 février 2019 aux Ivoiriens par sa volonté de ne faire aucun pas vers l’avant sans le Peuple. Loin de s’ériger en solution incarnée, en Manitou de l’économie, du social, du politique et même de l’avenir, Guillaume Soro a tout simplement revêtu ses habits légendaires de fils enraciné de la Côte d’Ivoire, d’homme politique à l’écoute de tous les siens, pèlerin infatigable du pardon et de la réconciliation de tous les Ivoiriens, et acteur majeur d’une manière originale de faire le bonheur des Ivoiriens : en vivant et pensant avec eux, Guillaume Soro s’imbibe des problèmes de son pays, avant d’œuvrer, en philharmoniste du politique, à la mise en œuvre des solutions pensées et appliquées avec son peuple. C’est ce que je nomme dans la présente série éditoriale, « la doctrine du développement endocentré et écologique de Guillaume Soro ».
Pour comprendre les enseignements du mois de tournées que Guillaume Soro vient de passer dans le nord ivoirien, il me semble dès lors nécessaire de procéder en trois étapes : d’abord, nous analyserons les mécompréhensions entretenues par les ennemis et adversaires du Leader Générationnel à propos de ce mois de tournées ; ensuite, nous examinerons la conception du développement qui domine la politique du pouvoir RHDP d’Alassane Dramane Ouattara, notamment la théorie économique du ruissellement qui en constitue la toile de fond ; enfin, nous nous appesantirons sur les acquis théoriques et pratiques irréfragables de l’expérience de développement endocentré et écologique réalisée à titre de modèle du futur par Guillaume Soro en ces mois de mars et avril 2019 dans le Nord de la Côte d’Ivoire.


Des mécompréhensions de la tournée de Guillaume Soro dans le Nord et de leurs limites intrinsèques


Bien sûr, les mauvaises langues de service n’ont pas manqué de s’emparer de l’occasion de cette tournée politique pour réchauffer leurs vieilles haines et rengaines entretenues en messes basses continuelles contre Guillaume Soro et l’espérance nouvelle qu’il représente. De telle sorte qu’on ne saurait comprendre la tournée de ces mois de mars et avril 2019 sans l’avoir auparavant débarrassée des toiles d’araignées mensongères des cadres stipendiés du régime RHDP d’Alassane Dramane Ouattara, très tôt commis au sabotage de l’œuvre du nouveau leader de l’opposition ivoirienne, tous bords confondus. Nous nous intéresserons ici, à titre d’illustrations, à quatre mousquetaires mal famés du régime Ouattara, plus que jamais aux abois devant le succès de la tournée, puis aux limites des menus arguments servis par la curée anti-Soro.


Un débiteur de logorrhées et de postillons nommé Doumbia Major…


On nous a servis les litanies d’un certain et fort suspect docteur Doumbia Major, dont le retour en Côte d’Ivoire, après de longues années d’exil dues à sa nature volatile et versatile, semble résolument se placer sous le signe d’un règlement de comptes qu’il croit pouvoir accomplir contre la personne du Président Guillaume Kigbafori Soro. Incapable de vivre de ses diplômes artificiellement obtenus à l’étranger, pratiquant un verbe cousu de fautes et de lourdeurs tant stylistiques que grammaticales, l’individu infatué de Doumbia Major a enfin trouvé une occupation dans une salle de TD de l’Université Houphouët-Boigny et croit pouvoir récompenser le régime Ouattara par des flots d’insanités déversés tous les jours contre le leader Guillaume Soro. Contre quoi, il est aisé de rappeler que :


a)-Doumbia Major n’a jamais été de la direction de la FESCI aux côtés de Guillaume Soro. Ce fut un obscur militant de base de la FESCI parmi tant d’autres. Tous les souvenirs dont il se prévaut donc sont le fruit exclusif de sa mythomanie chronique. IL n’a jamais, dans le passé, été un rival de Guillaume Soro. Et il ne le sera probablement jamais en raison de sa nature profondément étriquée. Est-ce donc étonnant que le sieur Doumbia Major n’aille pas à travers le Nord, le Centre, le Sud, l’Ouest et l’Est de la Côte d’Ivoire déverser sa bile abidjanaise sur les traces de Guillaume Soro ? Manifestement, l’homme en se cantonnant à Abidjan, a une conscience aiguë des limites de sa folie. Défenseur alternatif d’un IB dont le Chef Suprême des armées de Côte d’Ivoire ordonna l’élimination après sa tentative de coup d’Etat en 2011, Doumbia Major ne sait définitivement pas dans quoi il met ses pieds en quinconce. Autrement, qu’il aille donc flétrir Guillaume Soro sur le terrain et compte bien les deux tondus ou trois pelés qui l’écouteront avant de le chasser !


b)- Doumbia Major est un individu profondément inconstant, volatile et versatile. IL ne se bat pas pour des principes, mais uniquement pour sauver sa pitance et se faire une petite place au soleil des circonstances. Alors que le Leader Guillaume Soro et sa Compagnie sont en rupture avec le régime Ouattara en raison des abus de pouvoir de ce dernier (notamment depuis le début de son 2ème mandat), le sieur Doumbia Major rejoint Ouattara après s’être illustré, durant tout son exil par la dénonciation véhémente de l’imposture d’Alassane Dramane Ouattara : voleur, dictateur, imposteur, détourneur, corrupteur politique, tels sont, depuis une dizaines d’années, les descriptions de Ouattara dans la bouche de Doumbia Major. Comment prendre au sérieux quelqu’un qui a constamment présenté Alassane Ouattara comme l’anti-modèle politique absolu, lorsqu’il se met au service de cet anti-modèle pour sauver sa pitance quotidienne ? On devrait donc demander à Doumbia Major de dire en quoi l’Alassane Ouattara qu’il dénonça a changé en bien aujourd’hui, pour que son retournement de veste se justifie ? Et le pauvre braillard serait bien en peine de le faire. IL ne faut donc guère s’attarder davantage sur les postillons de cet histrion.

Bruno Koné et son flair grossier, sur les traces de Guillaume Soro dans le Nord…

Paniquant devant l’œuvre de vérité et de solidarité laissée sur le sillage de Guillaume Soro à travers la Bagoué, le ministre Bruno Koné, cet expert-comptable inachevé qui a vite oublié qu’il ne devint lui-même autrefois ministre que grâce au même Guillaume Soro, s’est précipité à la suite du Président du Comité Politique dans la région de Dabakala. Un seul objectif : dédire Guillaume Soro, déconsidérer ses œuvres et pousser les populations locales à le désavouer.
« Que personne ne vienne berner les populations », a donc affirmé Bruno Koné, visant Guillaume Soro. Mais comment démentir une pompe hydraulique qui vient d’être installée et offre de l’eau potable et fraîche aux populations d’un village ? Comment dire à des populations qui voient surgir de terre une école, un collège, une mosquée ou une église construits par Guillaume Soro, que Guillaume Soro les berne ? L’ancien porte-parole du gouvernement ivoirien s’est vite retrouvé contredit par les faits. L’œuvre accomplie par Guillaume Soro lors de cette tournée parle d’elle-même. Les populations du nord, longtemps droguées par les soi-disant ado-solutions, savent elles-mêmes distinguer les grands parleurs des véritables faiseurs.

Nassénéba Touré, un épouvantail de tresseuse du RHDP rapatriée des USA...


La maire actuelle d’Odienné fait partie de ces profiteurs tous-terrains que la politique du marigot ivoirien attire malheureusement depuis des années, en raison de la persistance du clientélisme et du clanisme en son sein. Arrivée au cœur des administrations politiques ivoiriennes grâce aux merveilles de son entregent multidimensionnelle, la tresseuse à domicile venue des USA n’avait aucun background avéré pour servir la nation. Sauf à devoir lui reconnaître une extraordinaire expérience de consommation de la chirurgie esthétique. Ce qui est loin d’être utile en politique où les arts de tresser des cheveux ou de se michael-jacksoniser servent trop peu. Nous l’avons utilement établi ailleurs. Ni militante des années de braise 90 ou 2000, ni intellectuelle productrice d’idées, encore moins porteuse d’innovations sociales ou économiques quelconques, l’envoyée d’Odienné du RHDP est le modèle parfait de la parvenue en nos tropiques. Nassénéba Touré qui prétend que Guillaume Soro s’isole et se suicide politiquement n’existe publiquement aujourd’hui que parce que le même Guillaume Soro a daigné prêter attention aux doléances de l’époux de ladite Dame, le sieur Mamadi Diané. Autrefois, ils bénéficièrent, comme de nombreux cadres de la nébuleuse RDR, de la générosité de Guillaume Soro. En faisant par pitié de cette dame, une conseillère de circonstances à l’Assemblée Nationale, le Président Guillaume Soro savait-il qu’il la mettait en obligation d’être ingrate conformément à sa nature d’opportuniste fieffée ? N’existant dans ce pays que sur recommandation mâle, voici une bien menue portion politique qui veut faire la leçon de politique stratégique au Président Guillaume Soro. On aurait pu prendre les sorties de cette dame au sérieux si elle avait eu le courage de dénoncer le faux complot monté en mai 2017 par le Clan Ouattara contre Guillaume Soro via les accusations mensongères fomentées envers Soul to Soul. On aurait pu prendre Nassénéba Touré au sérieux si elle avait pu dénoncer les limogeages en série des cadres du Nord proches de Guillaume Soro, du gouvernement, des administrations, des armées et police, des ambassades, etc. Mais hélas, le parcours tortueux et sinueux de dame Nassénaba Touré dans le marigot politique ivoirienne plaidera plutôt en faveur de la nullité de ses imprécations sur le sort politique d’un Guillaume Soro infiniment plus populaire en Côte d’Ivoire que l’ensemble du leadership du RHDP unifié actuel, selon tous les sondages consultés. Dame Nassénaba parle-t-elle de ce qu’elle sait ou plutôt de ce qu’elle croit savoir quand elle minore la popularité du Président du Comité Politique ?
Le 2 juillet 2018, le site koaci rapportait en effet ce qui suit:


« Et en mai 2018, un sondage réalisé par un cabinet français, sous la coordination du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, a rendu ses résultats, après avoir interrogé à Abidjan un échantillon d’environ mille électeurs ivoiriens.
L’une des questions posées aux sondés était la suivante : « parmi les personnalités suivantes, pour qui voteriez-vous comme président de la République en 2020 » ?
Le résultat de ce sondage, qui a circulé dans un cercle restreint, est le suivant :
• Guillaume Soro : 26,4%
• Alassane Ouattara : 22,87%
• Amadou Gon Coulibaly : 18,91%
• Henri Konan Bédié : 11,13%
• Laurent Gbagbo : 9%
• Autres : 11,6%
Ce sondage a irrité Alassane Ouattara pour au moins trois saisons :
- D’abord, il montre que Guillaume Soro est plus populaire que lui ;
- Ensuite, les sondés se sont montrés très critiques envers l’action du Gouvernement. Ils ont notamment dénoncé la corruption et estimé que le Président et ses proches s’enrichissent au détriment du peuple ;
- Enfin, le Président Ouattara soupçonne Amadou Gon Coulibaly d’avoir influencé les résultats du sondage pour rehausser sa propre cote de popularité. ADO est convaincu que son Premier ministre ne peut battre en notoriété une personnalité comme Henri Konan Bédié. »

Venance Konan ou la vénalité d’un ivoiritaire à peine repenti : le fologologue de Frat-Mat


On a aussi voulu mobiliser pour contrer la tournée de Guillaume Soro dans le Nord, la plume controversée et opportuniste de Venance Konan , le directeur de Fraternité Matin. Dans une attaque délibérée contre la tournée de Guillaume Soro dans le nord, Venance Konan s’est alors laissé aller à dire ce qui suit :


« Depuis qu’il n’est plus président de l’Assemblée nationale, M. Guillaume Soro qui a beaucoup de temps maintenant devant lui, est parti à la découverte du nord de notre pays. Et il découvre, avec étonnement, qu’il y a, au nord, des endroits où il n’y a pas d’école, donc des enfants qui ne vont pas à l’école, des endroits où il n’y a pas d’eau potable, de centre de santé, où il y a des tailleurs, des vieux, des vieilles...
Rappelons que M. Soro fut pendant huit ans le chef tout puissant et incontesté de cette région qui fut bien pillée par les rebelles qu’il dirigeait, ce qui explique en partie l’état dans lequel elle se trouve, qu’il fut le Premier ministre de MM. Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qu’il est depuis longtemps le député d’une circonscription du nord de la Côte d’Ivoire, et ancien numéro deux du pays en tant que président de l’Assemblée nationale. Et c’est maintenant qu’il découvre les réalités de cette partie du pays? Le Seigneur est merveilleux. » 

Adepte des réflexions éparses, Venance Konan ne brille pas par la cohérence de sa réflexion politique depuis des décennies en Côte d’Ivoire. IL ne peut en effet que réfléchir de façon éparse, dans l’éparpillement de ses rares idées et le sacrifice continu du devoir de cohérence logique et idéologique qui devrait guider l’engagement politique au sens noble du terme. Souffrant de fologologite, cette maladie mentale inspirée par l’art de retourner systématiquement sa veste en faveur des tenants de l’heure du pouvoir, Venance Konan est au pays baoulé ce que Laurent Fologo est au nord ivoirien : en emblème monumental d’opportunisme et de carriérisme politique éhontés. Cette engeance de retourneurs de vestes professionnels brille dans l’art de sécher ses vêtements du côté qu’éclaire provisoirement le soleil.


Faut-il rappeler que Venance Konan fait partie de ceux qui s’attachèrent à marteler pendant de longues décennies que monsieur Alassane Ouattara n’est pas ivoirien et n’avait à aspirer à aucune fonction politique en Côte d’Ivoire ? Idéologue de l’ivoirité des premières heures, faut-il redire ici ce que Venance Konan pensait et écrivait d’Alassane Ouattara pour comprendre qu’il ne peut ni de près, ni de loin se hasarder aujourd’hui à passer pour un défenseur du Ouattarisme qu’au prix de l’ignorance historique crasse de ceux qui le croiraient ? N’est-ce pas dans un confessionnal de monastère que le sieur Konan Venance, auteur de l’empoisonnement spirituel de son pays par la haine de l’Autre Humain devrait normalement se calfeutrer pour le restant de ses jours ?


Lisons ce morceau datant du 27 août 1999 :
« Monsieur Alassane Ouattara est donc candidat à l’élection présidentielle de l’an 2000. Parce qu’il est ivoirien et éligible. Contrairement à 1995 où il avait reconnu ne pas être éligible. Qu’est-ce qui s’est donc passé ? Pour ce que nous savons, rien n’a changé au niveau des conditions d’éligibilité.
C’est donc au niveau de Monsieur Ouattara que quelque chose a changé. Lors du congrès de son parti, il a affirmé haut et fort qu’il est ivoirien. Et Balla Keïta l’a confirmé. Il a déclaré dans « le jour » que Monsieur Ouattara est bien ivoirien, originaire de Kong. D’ailleurs, au moment où Monsieur Ouattara devait être nommé Premier Ministre, le Président Félix Houphouët-Boigny l’avait envoyé, lui Balla Kéïta, annoncer aux habitants de Kong que Monsieur Ouattara était originaire de chez eux. Un bien drôle d’ivoirien que cet Ouattara, que Balla Keïta est obligé d’aller présenter aux gens de son village pour qu’ils sachent qu’il est effectivement de chez eux.
Et seulement au moment où, il va être nommé Premier Ministre. Il n’avait donc jamais mis les pieds dans son village auparavant ? Monsieur James Cenach, le grand journaliste que nous connaissons, est devenu grand enquêteur ès Ouattara. Il a annoncé sur RFI le 04 Août dernier qu’Alassane Ouattara était bien ivoirien puisque Kong était le foyer des Ouattara. Et il a précisé que les limites des royaumes traditionnels ne coïncident pas forcément avec les frontières, héritées de la colonisation. Mais Monsieur James Cenach, oublie sans doute que ce dont il est question actuellement n’est pas l’élection du roi ou de l’empereur ou du chef traditionnel de Kong, mais du Président de la République de Côte d’Ivoire. Et la Côte d’Ivoire ne va pas au-delà de Ouangolodougou. »


Comment l’un des artisans spirituels de la guerre fratricide ivoiro-ivoirienne des années 2000 peut-il aujourd’hui contester à Guillaume Soro le droit de prendre ses distances critiques envers l’échec des politiques sociales du régime d’Alassane Ouattara ? La moindre des choses que le journaliste Venance Konan doive reconnaître à Guillaume Soro en sa qualité d’opposant politique au RHDP, n’est-ce pas de critiquer la politique gouvernementale et de proposer une alternative aux Ivoiriens ? Et s’il faut à tout prix faire le bilan des années Forces Nouvelles, combien de rébellions africaines peuvent avoir à leur actif le quadruple succès de celle dirigée de 2001 à 2007 par Guillaume Soro ? Citons pêle-mêle : Le contrôle militaire et stratégique de 60% du territoire national ; la gestion pendant 8 ans des zones CNO sans famine, sans épidémie, sans déplacement de majorité des populations, sans rupture du calendrier scolaire, en assurant les infrastructures de base ; L’entrée au gouvernement, dans les ministères régaliens et finalement la direction du gouvernement comme 1er ministre ; La confection des cartes d’identité, des cartes d’électeur, et l’organisation conséquente des premières élections présidentielles réellement inclusives en Côte d’Ivoire ; la reconstruction entamée d’une armée républicaine réunifiée ?


Et n’est-ce pas en conscience de tout ce qui précède que le même Venance Konan disait ce qui suit à propos de Guillaume Soro, alors Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire ? Citons-le en 2014, reconnaissant à l’époque le sens de l’émancipation ivoirienne chez Guillaume Soro (Voir Image)?

 

On peut donc conclure la première partie de notre investigation, en rappelant à l’attention de tous, le sens réel de la tournée entreprise de mars à avril 2019 par Guillaume Soro et ses compagnons du Comité Politique dans le Nord Ivoirien :
-La tournée de Guillaume Soro, loin de consacrer les velléités de division du Nord ivoirien instillées par le discours moutonnier du RHDP d’Alassane Dramane Ouattara, a plutôt replacé le Nord au cœur de la question politique centrale : celle du Bien Commun, de l’intérêt général, qui passe par l’accès de tous à un bien-être matériel, une santé, une éducation, en emploi, une sécurité et des libertés fondamentales irréductible à un quelconque régionalisme.
- La tournée de Guillaume Soro dans le Nord, en sa qualité de Président du Comité Politique est une manière pour lui d’assumer pleinement sa fonction de leader de terrain de l’Opposition ivoirienne. Or s’opposer en politique, c’est critiquer le pouvoir et proposer une alternative au pouvoir.
-La tournée de Guillaume Soro dans le Nord ne signe pas sa découverte de la pauvreté persistante de la majorité des populations ivoiriennes, mais sa décision d’apporter une solution nouvelle, au regard de l’échec des mystifiantes adosolutions d’Alassane Ouattara dans l’amélioration réelle de la condition sociale des Ivoiriens. Comme Premier Ministre, faut-il le rappeler, Guillaume Soro eut de 2007 à 2012, une feuille de route en 5 points, sous l’égide des Présidents Gbagbo et Ouattara : l’identification des Ivoiriens ; l’organisation des audiences foraines en vue des élections démocratiques ; l’organisation des élections inclusives et transparentes de 2010 ; la réunification des deux ex-armées belligérantes en une armée républicaine ; le rétablissement de 2010 à 2012 de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national en sa qualité de Premier Ministre et Ministre de la défense. Qui peut aujourd’hui prétendre que Guillaume Soro n’ait pas accompli ces 5 missions ? Personne de sensé et d’informé.
- La tournée de Guillaume Soro dans le Nord, loin d’obéir à un repli identitaire ou même à un repli sécuritaire, n’est que l’avant-première d’un périple qui conduira le Leader Générationnel et ses compagnons du Comité Politique dans tous les plis et terroirs de la Côte d’Ivoire, avec une ambition majeure : vivre avec les Ivoiriens, écouter les Ivoiriens, Comprendre les problèmes des Ivoiriens, penser les solutions des problèmes des Ivoiriens avec les Ivoiriens, et mettre en œuvre les solutions des problèmes des Ivoiriens avec les Ivoiriens eux-mêmes. C’est l’ouverture de l’ère du développement endocentré et écologique de la Côte d’Ivoire qui a ainsi été accomplie par le Leader Guillaume Soro et ses compagnons.
A ceux qui en douteraient encore, la seconde et dernière partie du Présent éditorial apportera des éclairages décisifs en comparant la théorie du développement ivoirien selon Alassane Ouattara avec la théorie du développement endocentré et écologique que Guillaume Soro vient de tester avec succès dans le Hambol. On comprendra que la Côte d’Ivoire doive résolument sortir des illusions néolibérales de la théorie du ruissellement des richesses vers les réalités d’une économie sociale de marché consciente de l’impact des pratiques de démocratie participative sur le changement socioéconomique bénéfique et le progrès écologique. Nous nous y appesantirons utilement.


Affaire à suivre donc, chers lectrices et lecteurs, dans les 48 heures.

 

 

 

 

 

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