FrankMedrano

Vaste question

Paris - Devinez

Sa biographie
Ecrit des études pays au sein d’une organisation, distribuées dans les divers étages de ladite institution. Apprend plein de choses. S’interroge néanmoins sur l’utilité de son job, sachant que ce qu’il écrit est de toute façon périmé au bout de trois mois. A envoyé des romans par la Poste à des éditeurs pendant quelques années. A été publié au 4eme essai. Depuis, 8 manuscrits, 5 publiés, dont 3 repris en Poche. Succès relatif du premier, depuis ne dépasse plus les 1 000 ex. En a souffert, n’en souffre plus. Ecrit de temps en temps une bonne phrase. Cherche alors à exprimer mieux sa quintessence. Y arrive parfois. Cherche encore, ce qui se cache derrière cette nouvelle phrase, sa dimension universelle. Ne la trouve pas. Se dit qu’il ne sera jamais ni Steinbeck ni Simenon, ni un de ces géants. Se remet à écrire quand même. Aime, dans le désordre : Steinbeck, DF Wallace, Orwell, Camus, Romain Gary, Hubert Selby. Considère que le but de la Littérature est de déranger. Que les livres non dérangeants sont du registre de la lecture, une offre de divertissement, comme sont des produits de divertissement les séries de C+ ou Netflix, les films formatés, les jeux vidéo… Ne produit pas ici un jugement de valeur : Libre à chacun de considérer le livre comme un support de distraction, mais préfèrera toujours se faire bousculer par un Faulkner ou un Céline que s’endormir paisiblement avec « La Liste de mes Envies ». A pu voter pour la première fois du temps de Mitterrand. Grand moment. A constaté alors que la Gauche a investi avec une insolente facilité ces palais monarchiques que sont les lieux de Pouvoir, s’est très bien accommodée de la livrée de ses domestiques, et a procédé, comme les autres, à la répartition des charges et rentes entre commenseaux. Se rappelle de l'odeur de putréfaction de la fin du dernier septennant de Mitterrand, un parfum d'années 30, d'affaire Stavisky... Ne vote plus, ou très occasionnellement et pas pour le PS : Estime que les discours « populaires » de la social-démocratie ne sont que poudre aux yeux électorale. Que les Blair Schroeder, Gonzalez, Valls, Hollande, Hamon pour nos hexagonaux sont tout aussi acquis à l’économie de marché que les représentants des partis libéraux ou conservateurs. Ces derniers, au moins, l’assument. Enfin : Origines modestes, fils d’immigré de type européen, d’un pays adversaire de la France en 39/45. N’a jamais subi de propos xénophobes durant son enfance, ou n’y a pas fait attention. Ses parents lui ont donné un prénom français, ceci probablement pour aider à son intégration. C’était un truc que faisaient les réfugiés, exilés, immigrés du Portugal, de Russie, d’Espagne, Grèce, Italie… La moitié de ses camarades de classe venaient de ce genre de pays, fuyaient quelque chose à des titres divers. N’a jamais entendu non plus de discours « communautaristes ». A grandi dans un crédo très commun à l’époque, qui imprégnait ses parents, celui que : Le travail paie toujours, l’effort est toujours récompensé, la pire lâcheté est de dire « Je n’y arrive pas » (Ca s’était un truc qui mettait mon père hors de lui). Que l’école de la république offrait à tous les mêmes chances de réussite, et que si on échouait, il ne fallait s’en prendre qu’à soi-même. Si le fils d’avocat ou de médecin avait plus de facilité, il fallait travailler deux fois plus sans se plaindre. (Sans mon père, je n’aurai jamais empilé les lettres de refus, parfois humiliantes, que m’envoyaient en retour les éditeurs du marigot Germanopratin. J’aurais laissé tomber.) Origine toujours : N’en sait pas grand-chose. Cette génération, celle de ses géniteurs, a été jetée sur les routes, a vu les bombardements « d’en dessous » (Mes grands parents de si près que je ne les ai jamais connus), les tickets de rationnement, des choses pas jolies du tout. A constaté en en parlant avec des gens de son âge et issus du même contexte, que leurs parents n’évoquaient jamais cette période, qui fut celle de leur jeunesse à eux. En conçoit un manque, mais n’en veut pas à ses parents et aux adultes de l’époque, suppose qu’ils cherchaient à nous protéger, priaient pour qu’à notre tour, comme eux, comme leurs propres parents, une nouvelle guerre mondiale ne nous tombe pas dessus. N'a ni compte FB, ni Twitter, cette machine à décerveler.
  • 0 billet
  • 0 édition
  • 0 article d'éditions
  • 0 portfolio
  • 0 lien
  • 0 événement
  • 0 favori
  • 7 contacts
FrankMedrano n'a pas rédigé de billets