10 JOURS SANS MAMAN de Ludovic Bernard

Trois minutes et trente-sept secondes, avec une marge d'erreur de dix pour cent. C'est la durée pendant laquelle le film de Ludovic Bernard m'a arraché l'esquisse d'un sourire.

 Trois minutes et trente-sept secondes, avec une marge d'erreur de dix pour cent. C'est la durée pendant laquelle le film de Ludovic Bernard m'a arraché, à plusieurs mais en très brèves reprises, l'esquisse d'un sourire. Cela représente moins de quatre pour cent de la durée du film qui pourraient éventuellement, je dis bien éventuellement et par inattention, justifier son classement dans la catégorie comédie. Et encore, en n'étant pas trop regardant.

Franck Dubosc qui est un garçon charmant, non dénué d'humour, a fait mieux, beaucoup mieux mais le film dans lequel il se commet cette fois est plus que laborieux et pour tout dire profondément ennuyeux. Frank Dubosc est plutôt sympathique en général, même s'il a une fâcheuse tendance à donner dans la facilité et le cabotinage en vivant sur ses réserves qui ne sont cependant pas inépuisables. Il devrait être plus prudent. Le sujet que Ludovic Bernard a voulu traité avec humour méritait mieux. Il méritait même un scénario et un travail d'écriture car l'écriture automatique en matière de cinéma exige réellement du talent. Il est fortement déconseillé de regarder le film le soir, vous risquez de vous endormir dès le début, sauf si les criailleries des enfants vous empêchent de dormir.

Je cherchais depuis quelques temps la définition de ce que pouvait être un navet. Je ne cherche plus : j'ai trouvé car je viens d'en voir un.

 

 



 

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