NOUVELLES DU JOUR

Ab irato !

Le gouvernement décide de mesures pour contenir la pandémie qui menace  encore. Jauge de rassemblement limitée, bars et restaurants fermés, ouvertures et fermetures d'établissements encadrées. Etat d'urgence sanitaire localisé et zone d'alerte renforcée.

C'est gênant, cela nous limite et nous contraint, et peut-être même plus. Mais c'est le prix à payer pour tenter de tordre le cou à ce satané coronavirus qui est une calamité et certainement pas une invitation à aller déguster une dernière bière Corona au premier bar encore ouvert.

Avant-hier, les masques manquaient et nous n'avions qu'un seul rêve, c'est de le porter. Aujourd'hui, alors que nous n'avons plus envie de porter ce camouflage de notre amabilité, on nous les impose et ils verbalisent si nous n'obtempérons pas.

Hier, ils nous ont confinés de Dunkerque à Menton, de Lauterbourg à Saint-Jean-de-Luz et même à Brest et à Chamonix, comme un seul français. Aujourd'hui, on nous discrimine et selon que vous soyez marseillais ou auvergnat, aixois ou de Bousbecque, vous n'êtes plus citoyen de la même manière.

Les démagogues ont la colère et l'indignation faciles et surtout très sélectives et opportunistes. Si le gouvernement tarde à réagir, c'est dans un étranglement de voix et au bord de l'apoplexie qu'ils vitupèrent ; si le gouvernement anticipe, ce sont avec de longs roucoulements en roulant des yeux qu'ils dénoncent tout azimut, en prenant à témoin de préférence ceux qui par ignorance ou paresse confient à d'autres le soin de penser pour eux. Les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône concentrent quelques spécimens de ces personnages, il faudra bientôt les mettre sous cloche pour pouvoir les exposer, toutes tendance politiques confondues.

 

 

Les recours déposés par Sarkozy et ses conseils pour contester la validité de l'enquête dans les soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle par la Libye de Kadhafi ont été rejetés par la Cour d'Appel de Paris ce jeudi 24 septembre. Ils peuvent encore se pourvoir en Cassation pour retarder le mauvais moment que Sarkozy et ses comparses craignent de passer.

Pour clarifier. Ce sont les magistrats de la cour d'appel qui étaient appelés à valider ou à invalider l'enquête que " le camp Sarkozy " et ses soutiens protéiformes contestaient et cherchaient à faire exploser en plein vol. Des magistrats, les codes de justice à la main et qui, en pleine conscience, prennent des décisions de droit dans un Etat du même nom. Pour certains le monde tourne à l'envers : il ne suffit pas d'insinuer, de dénoncer ou de menacer pour obtenir gain de cause.

 

 

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