CHARLIE CHAPLIN, LE GENIE DE LA LIBERTE

A VOIR ET À REVOIR.

 

Chaque fois que je prends froid ou que je présente un vague syndrome grippal, je m'installe dans un fauteuil, sous une couverture bien chaude. Puis je mets un film de Charlie Chaplin sur mon lecteur et mon chat sur mes genoux. Les lumières de ville, Le Kid, La ruée vers l'or, Les temps modernes sans parler des courts-métrages qui me permettent de piquer du nez un court instant afin d'être d'attaque pour le suivant.

Le lendemain je remets cela en alternant avec de courts films de la suite Alfred Hitchcock raconte...Aucun vague à l'âme, aucun mauvais rhume, aucune bouffée de température ne résistent à ce remède de cheval. J'ignore si le virus de la pandémie en cours résisterait à Charlie Chaplin mais je me suis laissé dire que pour prévenir tous risques, lavage de mains, masques bien ajustés et bonne distanciation, le tout généreusement saupoudré de Chaplin et arrosé de quelques belles rasades de Hitchcock et surtout accompagné d'un bon bouillon de pot-au-feu avec une pointe de raifort, n'auraient pas leurs pareils pour tenir ce connard de virus à distance.

La journée peut s'achever avec une belle tranche de Kugelhopf avec des raisins de Corinthe réhydratés au rhum de Martinique et avec un bol de thé vert fumant dont les feuilles sont de préférence achetées en vrac.

En compagnie de Charlie Chaplin et d'Alfred Hitchcock, auto-confinement et couvre-feu sont bien plus agréables.

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