Mathy Ngandu Kenya, la franco-congolaise qui parle à l'oreille de Valérie Pécresse!

Mathy Ngandu Kenya est de droite et réside à Grigny, commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Courageuse, Mathy Ngandu Kenya est Grignoise, sa place est aux côtés des Grignois et Grinoises. Elle est conseillère régionale auprès de Valérie Pécresse.

France: Mathy Ngandu Kenya, la franco-congolaise qui parle à l'oreille de Valérie Pécresse!

Par Freddy Mulongo, lundi 1 octobre 2018   Radio Réveil FM International 

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Mathy Ngandu Kenya, Conseillère régionale de l’île-de-France

Originaire de la République démocratique du Congo, fille d'un grand homme politique qui a travaillé avec Kalonji Mulopwe dans le Kasaï, Mathy Ngandu Kenya est Conseillère régionale, de la région île-de-France présidée par Valérie Pécresse depuis le 13 décembre 2015. Cette victoire a été historique, car cela faisait dix sept ans que la Gauche dirigeait cette région la plus importante de la France. Elle a été élue depuis 2017, pour le Groupe les Républicains et Indépendants. Elle intègre à ce titre les commissions de la santé, du logement et de la rénovation urbaine ainsi que celle de la réforme territoriale...

Mathy Ngandu Kenya est de droite et réside à Grigny, commune française située à vingt-trois kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Grigny fait partie du canton de Viry-Châtillon. Courageuse, Mathy Ngandu Kenya est Grignoise, sa place est aux côtés des Grignois et Grinoises. Elle ne se défile pas. Elle ne cache pas non plus son attachement à cette ville de l'Essonne. Elle a refusé de déménager, Mathy Ngandu Kenya aime Grigny: "Il faut se battre pour que les conditions des Grignois et Grignoises s'améliorent. La solution n'est pas dans la fuite et l'abandon de Grigny" !

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Mathy Ngandu Kenya aux côtés de Valérie Pécresse, présidente de la région île-de-France

Depuis 1981, Mathy Ngandu Kenya est avec Grignoise, dans cette commune du sud de Paris, emblématique du mal des cités, la moitié des jeunes sortent du système scolaire sans diplôme. Elle claque des bises aux jeunes qui le reconnaissent et l'appellent "Tata Mathy" ! Cela fait trente-sept ans, que Mathy Ngandu KenyaNous nous sommes baladés à la Grande Borne de Grigny dans Essonne, une des cités les plus sensibles de France. A Grigny, le soir c’est parfois infernal ! s’exclame une dame, qui vit ici depuis quarante-huit ans. Les jeunes font la loi. Ils traînent à rien faire, ils font du bruit, ils tournent avec des motos. La Grande Borne est devenue célèbre pour sa violence. N’est-ce pas là qu’a grandi Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher en 2015 ? Et de là que sont venus les jeunes qui, en 2016, ont mis le feu à une voiture de policiers à Viry-Châtillon ? Valérie Pécresse a annoncé dans Grand Jury RTL hier dimanche 30 septembre qu'elle était favorable au "doublement des peines pour les crimes commis dans les quartiers les plus criminogènes". Valérie Pécresse veut doubler les peines pour les crimes commis dans certains quartiers. La présidente de l'Île-de-France ne voit aucun risque de stigmatisation. Même si la présidente de la région Île-de-France a admis que son idée n'était "pas constitutionnelle" en l'état, elle a assuré que "c'est ce qu'ils font au Danemark, (...) ça permet de contenir la montée de l'extrême droite".

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Grigny est une ville dirigée, depuis des lustres, par des Communistes débordés par les problèmes sociaux de cette ville. Battante pour les Franciliens, Valérie Pécresse qui est présidente de la région île de France à temps plein, une élue sans cumul ni privilège, une républicaine rassembleuse, courageuse et son équipe tentent de rééquilibrer les choses. La réhabilitation des logements sociaux est en marche. Mais beaucoup reste à faire.

Grigny n'est pas victime de la crise économique actuelle mais subit, sur le long terme, la dégradation du niveau de vie des habitants et les insuffisances de la politique de la ville. Un "effet de ciseaux" terrible, propre aux villes pauvres de banlieue : comme la population est très jeune (40 % de moins de 20 ans) et ne cesse de se paupériser (49 % de logements sociaux, 21 % de bénéficiaires de minima sociaux, etc.), les dépenses de la commune augmentent en permanence. Mais les ressources financières ne suivent pas : à nouveau comme la population est pauvre (revenu par habitant inférieur de 40 % à la moyenne), la ville dispose de recettes fiscales très limitées. C'est tout le problème des banlieues françaises qui est résumé dans l'exemple de Grigny.

La ville subit aussi les conséquences de l'évolution de sa population. Les classes moyennes, qui payaient des impôts, sont progressivement parties, remplacées par des populations pauvres, non imposables, notamment des immigrés nouvellement arrivés, pour lesquels Grigny constitue une des portes d'entrée en France. Conséquence de l'immigration, la population de la commune a augmenté. Avec beaucoup de sans-papiers. Et un nombre important d'habitants qui vivent, illégalement, dans des appartements sur-occupés.

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Mathy Ngandu Kenya aux Nations Unies à New-York

Une ville emblématique du mal des banlieues

Aujourd’hui Grigny, avec ses 30 000 habitants de 89 nationalités différentes, dont les deux tiers sont partagés entre les logements sociaux de la Grande Borne et la copropriété ultra-dégradée de Grigny II, est devenue une ville emblématique du mal des banlieues. En 2016, un rapport interministériel utilisait le terme terrible d’« apartheid social et territorial ».

Or, malgré les millions d’euros investis dans la rénovation urbaine, malgré les renforts en effectifs enseignants et policiers consentis en 2016, le territoire, qui ne compte pas de commissariat et deux fois moins de médecins que partout ailleurs, est toujours en décrochage. En octobre 2017, 150 élus de banlieue y ont lancé « l’appel de Grigny » pour demander à l’État de réagir. La ville fait donc logiquement partie des tout premiers territoires où sont expérimentés les emplois francs.

À Grigny, 44 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. La préfecture gère 80 % des attributions de logements sociaux et elle nous envoie tous les pauvres de l’Essonne.

Parmi les actifs, plus de 23 % sont au chômage. Chez les 15-24 ans, le taux grimpe à 40 % à la Grande Borne. Or plus de la moitié des Grignois ont moins de 30 ans. Pourtant, même si la ville a vu fermer en 2016 son seul hypermarché, le bassin d’emploi, qui comporte la zone logistique de Sénart ou le futur entrepôt ultramoderne d’Amazon à Brétigny-sur-Orge, est dynamique.

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La Francophonie, une chance pour les jeunes banlieusards

Pour Mathy Ngandu Kenya, qui vient de Léopoldville, la RDC étant le plus grand pays francophone dans le monde, la Francophonie est une chance pour nos jeunes des cités. Il faut qu'ils saisissent cet atout de parler français comme une chance pour eux. Elle qui croit en la diversité et a milité pour sur la rue Boetie siège de l'UMP, Mathy Ngandu Kenya préconise d'organiser un grand forum sur la Francophonie avec des jeunes de banlieues de l'île-de-France.

Qui se ferait soit à l'Unesco ou le Sénat, où des jeunes, tout en respectant la parité filles et garçons, pourraient parler de la langue de Molière et en finir avec des stéréotypes: Lorsqu'on vit en banlieue, on est grillé d'avance ! Il faut redonner de l'espoir aux jeunes, les encourager à ne pas baisser les bras même si beaucoup vivent dans des familles où les parents sont eux-mêmes au chômage. C'est l'école qui intègre pas autre chose. Savoir lire et écrire sont des atouts. La Francophonie représente aujourd'hui près de 40% des membres de l'ONU. il convient de donner un nouveau souffle à ce moteur essentiel d'influence et de solidarité.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008, la Francophonie est inscrite dans la Constitution française mais tous les effets de cette disposition n'ont pas encore été pris en compte. La demande de français dans le monde n'a jamais été aussi importante et l'offre ne suit pas. 900 000 enseignants de français et 819 Alliances françaises sur les 5 continents ne peuvent répondre à la demande.

La langue française est aujourd'hui la 2ème langue apprise dans le monde après l'anglais, la langue française est à la mode, la langue française est populaire. La réalité est la suivante : 135 millions de francophones en 1990, 274 millions en 2014... qui pourraient atteindre 767 millions en 2060.

Les langues comme les Hommes sont mortelles. Le monde fut latin, il fut français, il est anglo-américain, il pourrait être demain mandarin. Il nous appartient collectivement de le rendre riche de sa pluralité, c'est le combat de la diversité culturelle et linguistique que porte la Francophonie et son Organisation internationale.

Comment prétendre à l'universalité de notre langue si les enfants de France abandonnent la langue française ? Avec la circulation inégalée de l'information, tout se sait et chaque continent connait l'actualité des autres à la vitesse de l'éclair. Pourquoi apprendre le Français sur les cinq continents si même la France portant le flambeau des valeurs universelles, abdiquait ! Au lieu de cela, la France s'honorerait en proposant des signaux forts. Aujourd'hui, la langue française est la 3ème langue des affaires après l'anglais et le chinois. Elle représente 16% du PIB mondial même si dans le secteur du numérique, le retard est plus important. Si la jeunesse mondiale ne voit pas l'intérêt économique de la langue française, elle s'en détournera.

Les révolutions arabes n'ont-elles pas porté le mot français "dégage"? La planète entière, solidaire de la France attaquée en janvier, n'a-t-elle pas clamé partout en français : "je suis Charlie"? En matière culinaire, les mots de la langue française ne sont-ils pas exportés dans toutes les langues du monde ?Bref, demain, 350 millions de jeunes africains devraient parler français. L'Afrique sera essentielle à l'économie mondiale avec de forts taux de croissance. Le cœur de la Francophonie sera en Afrique. Les jeunes de cités doivent s’imprégner des idéaux de la Francophonie.

Dans ce monde en constante mutation, la Francophonie devrait être, plus que jamais, une absolue nécessité, non seulement urgente mais désormais devenue vitale.

Elle nait d'une triple exigence : celle d'affirmer davantage la diversité culturelle; celle de garantir un monde plus solidaire; celle visant à assurer la nécessité de combattre des menaces globales, devenues de plus en plus volatiles.

La France ne peut rater aucun de ces défis ! Les jeunes de banlieues ne doivent pas louper le train de la Francophonie.

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