COP24: Ouverture à Katowice en Pologne !

Les représentants de près de deux cents pays se sont retrouvés dimanche à Katowice en Pologne pour deux semaines de discussions dans le cadre de la COP24 destinée à surmonter les divergences politiques afin de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant le recours aux énergies fossiles.

COP24: Ouverture à Katowice en Pologne !

Par Freddy Mulongo, dimanche 2 décembre 2018  Radio Réveil FM International 

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Quatre anciens présidents de la COP ont lancé un appel aux armes à l'ouverture de la COP24, aujourd’hui à Katowice, en Pologne. Selon Frank Bainimarama (Fidji - COP23), Salaheddine Mezouar (Maroc - COP22), Laurent Fabius (France - COP21) et Manuel Pulgar Vidal (Pérou - COP20), "le monde est à la croisée des chemins et une action décisive dans les deux prochaines années sera cruciale pour affronter les menaces imminentes liées au changement climatique".

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« Ce que les ministres et autres dirigeants diront et feront à Katowice lors de la COP24 aidera à déterminer les efforts à déployer dans les années à venir », écrivent -ils, soulignant le risque qu'ils se contentent de "repousser l'action à plus tard". "Tout retard ne fera que rendre plus difficile et plus coûteuse la réponse au changement climatique", avertissent-ils.

Les représentants de près de deux cents pays se sont retrouvés dimanche à Katowice en Pologne pour deux semaines de discussions dans le cadre de la COP24 destinée à surmonter les divergences politiques afin de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant le recours aux énergies fossiles.

Ce rendez-vous annuel, organisé dans une ville située au coeur du bassin minier polonais, ne devrait pas être marqué par des avancées significatives malgré la publication récente de plusieurs rapports alarmistes sur les émissions de gaz à effet de serre.

Depuis la COP21 et l'Accord de Paris sur le climat, l'ambiance politique a fortement changé et la fragile unité qui avait prévalu en décembre 2015 ne semble plus être de mise trois ans plus tard.

Le Premier ministre fidjien, Frank Bainimarama, a déclaré ouverte cette conférence sous l'égide de l'ONU et a transmis la présidence des discussions à Michal Kurtyka, vice-ministre polonais de l'Environnement.

Signe des divergences de vue entre les pays participants, le Brésil du président d'extrême droite Jair Bolsonaro a déjà annoncé qu'il renonçait à accueillir comme prévu la COP25 l'an prochain.

Les Etats-Unis ont réaffirmé lors du G20 en Argentine leur décision de se retirer de l'accord de 2015 et ont répété leur détermination à utiliser toutes les sources d'énergie disponibles.

Les autres pays industrialisés, dont la Chine, ont renouvelé leur engagement pris lors de la COP21 tout en faisant valoir leurs particularités nationales et leurs capacités à s'adapter.

Cette 24e conférence des parties signataires de la Convention-cadre de l'Onu sur le changement climatique (CCNUCC), doit permettre de définir des règles précises d'application de l'Accord de Paris.

Aux dires mêmes du pays hôte, il faudrait un miracle pour que cette réunion soit couronnée de succès, alors que le temps presse, l'Accord de Paris devant succéder au Protocole de Kyoto en 2020.

L'objectif affiché par l'Accord de Paris est de réduire le recours aux énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre pour contenir la hausse des températures "nettement en dessous de 2°C" par rapport aux niveaux préindustriels et de s'efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C.

A l'approche de la conférence, de multiples signaux d'alerte ont été émis par la communauté scientifique. Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a prévenu en octobre que les températures moyennes à la surface du globe progresseront probablement de 1,5°C entre 2030 et 2052 sans mesures rapides et sans précédent pour l'enrayer.

 

Dans une première ébauche - publiée jeudi - de sa Déclaration sur l'état du climat mondial en 2018, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), estime qu'en l'état, la température risque d'augmenter de 3 à 5°C d'ici à la fin du siècle.

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