Le Cardinal Laurent Monsengwo le "Wojtyla congolais" dénonce les barbares...!

A Réveil FM International, nous très admiratif à l'égard du Cardinal Laurent Monsengwo. Un homme de Dieu courageux, qui connait la mission prophétique de son église. Il est l'homme qu'il faut pour la République démocratique du Congo. Comme un roseau il plie mais ne rompt jamais. Laurent Monsengwo n'a pas courbé l'échine devant Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Tyran-Hitlérien !

Le Cardinal Laurent Monsengwo le "Wojtyla congolais" dénonce les barbares, incapacitaires et médiocres qui doivent dégager !

Par Freddy Mulongo, mercredi 3 janvier 2018   Radio Réveil FM International 

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Le Cardinal Laurent Monsengwo Pansiya, archevêque de Kinshasa

A Réveil FM International, nous très admiratif à l'égard du Cardinal Laurent Monsengwo. Un homme de Dieu courageux, qui connait la mission prophétique de son église. Il est l'homme qu'il faut pour la République démocratique du Congo. Comme un roseau il plie mais ne rompt jamais. Laurent Monsengwo n'a pas courbé l'échine devant Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Tyran-Hitlérien, qui croit que la RDC est son objet, son Royaume ou un Empire. Arrivée au Congo en 1997, sans un clou, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, devenu multi-millionnaire en pillant le Congo, Alias Joseph Kabila, un Kadogo qui fait sa loi, croit qu'il peut impressionner tout le monde. Le Cardinal Laurent Monsengwo a sa tête, haute et debout. Sa parole publique est rare mais pointue. Dernièrement, il a réuni des artistes pour leur rappeler leur rôle dans la société dépravée. Les musiciens collabos qui ne peuvent plus jouer dans des salles mythiques de Paris, Londres, Belgique ont pleurniché devant le Cardinal Laurent Monsengwo pour qu'il intervienne auprès des patriotes-résistants-combattants pour lever la fatwa qui règne sur eux, pour avoir chanté pour l'imposteur de Kingakati.

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Surnommé le « Wojtyla congolais », proche du pape François, qui l’a désigné en 2013 pour faire partie des neuf cardinaux chargés de le conseiller pour réformer la curie, le cardinal Monsengwo porte la voix de nombreux évêques africains. En République démocratique du Congo, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, à 78 ans, lui qui connait mieux les acteurs politiques congolais, est incontournable et jouit d’une autorité morale incontestée dans notre pays. Créé cardinal par Benoît XVI au consistoire de novembre 2010, il jouit sur le continent noir et au-delà d’une autorité morale incontestée. En 2012, il a même été chargé par le pape allemand de prêcher les exercices de Carême, un signe de grande confiance. Politisé et très politique, le Cardinal Laurent Monsengwo œuvre depuis longtemps pour le dialogue intecongolais et le respect des droits de l’homme en République démocratique du Congo. Voici la déclaration du Cardinal Laurent Mosengwo, après la barbarie des policiers-miliciens dans des paroisses, le dimanche 31 décembre 2017. L'internet étant coupé dans toute la République , le Cardinal Monsengwo a du attendre son rétablissement pour sa déclaration devant la presse.

POINT DE PRESSE DU CARDINAL ( le 2 Janvier 2018) © Archikin Archevêché

Chers frères et sœurs,

Ce n’est plus un secret pour personne que le climat du pays en général et de la capitale en particulier est caractérisé par un regain de peur et d’énervement, d’incertitude sinon de panique.

Nous sommes témoins d’incidents malheureux survenus le dimanche 31 décembre 2017 lors de la marche pacifique et non violente organisée par le comité laïc de coordination, dans le but de réclamer l’application réelle de l’Accord politique global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa (Accord de la Saint-Sylvestre), accord violé volontairement. Ceci crée un malaise socio-politique que traverse notre cher et beau pays, la RD Congo (cf. Message de l’Assemblée plénière extraordinaire des Évêques de la Cenco, 24 novembre 2017).

Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie. Nous en voulons pour preuves : le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogène pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, etc.

Nous demandons aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse et de retenue. Que des mystifications présentées comme informations véridiques et fiables. Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo.

Comment ferons-nous confiance à des dirigeants incapables des protéger la population, de garantir la paix, la justice, l’amour du peuple ? Comment ferons-nous confiance à des dirigeants qui bafouent la liberté religieuse du peuple, liberté religieuse qui est le fondement de toutes les libertés (cf. Benoît XVI, Liberté religieuse, chemin vers la paix) ?

Le sait-on, la liberté religieuse est un élément essentiel de l’Etat de droit, on ne peut la nier sans porter atteinte à tous les droits et aux libertés fondamentales. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes comme par exemple l’accaparement des ressources, des richesses, le maintien au pouvoir par des méthodes anti-constitutionnelles, peut provoquer et provoque des dommages énormes aux sociétés, en l’occurrence la nôtre. Nous voulons un Congo des valeurs et non d’anti-valeurs.

Puisse le Seigneur accorder à notre pays une paix durable dans la justice et la vérité, et à nos morts pour la liberté, le salut éternel.

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Mgr. Laurent Monsengwo et Etienne Tshisekedi à la Conférence Nationale Souveraine (CNS)

Reveil FM - Tshisekedi à la CNS © Kongo Telema

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, joue, depuis plus de vingt ans, un rôle de premier plan. Né en 1939, ordonné prêtre en 1963, il est le premier Africain à devenir docteur en sciences bibliques, diplômé en 1970 du prestigieux Institut biblique pontifical, à Rome. Il devient évêque de Kisangani à 41 ans, un record, et ne quittera son diocèse qu’en 2007 après sa nomination comme archevêque de Kinshasa.

Homme fort de l’épiscopat de la République démocratique du Congo, d’abord comme président de la Conférence épiscopale du Zaïre-ancien nom du Congo-entre 1982 et 1994, puis à la tête de la Conférence épiscopale nationale du Congo de 2004 à 2008, Laurent Monsengwo Pasinya a assuré un rôle politique majeur dans la transition politique qu’a connue son pays à la suite du règne du maréchal Mobutu, destitué en 1997.

Au cours de cette période, il fut l’une des rares figures à s’élever contre les violations des droits de l’homme, luttant en faveur de la démocratisation du Congo.

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