RDC: L'Eglise Catholique seule à sauver le Congo !

La CENCO dit connaitre le nom du candidat élu de l'élection chaotique du 30 décembre 2018 et demande à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de publier les résultats en rapport avec la justice et la vérité !

RDC: L'Eglise Catholique seule à sauver le Congo !

Par Freddy Mulongo, vendredi 4 janvier 2019   Radio Réveil FM International 

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Incroyable, seul Pol Pot et ses khmers rouges l’avaient fait avant lui. Alias Joseph Kabila a fait profaner des lieux sacrés de culte catholique, tuant des fidèles en pleine messe, lançant des gaz lacrymogènes dans des églises et une maternité tenue par des sœurs catholiques, intoxiquant des nourrissons prématurés, à Binza-Delvaux . Mieux le barbu de Kingakati, Alias Kabila a enfariné le pape François, après sa réception dans la bibliothèque du Vatican, le 26 septembre 2016 dernier. Il avait donné sa ferme parole au Saint-Père qu'il quitterait le pouvoir à la fin de son second mandat usurpé, le 19 décembre 2016 ! L'imposteur et usurpateur a floué l'Eglise catholique de la RDC, qui avait sauvé sa tête avec l'Accord de la Saint-Sylvestre. Cela fait deux ans de plus, qu'il est toujours là. Sous pression, il ne s'est pas représenté mais avec son régime terroriste, il a sorti de sa poche un dauphin: Emmanuel Ramazani Shadary. Un criminel sanctionné par l'Union européenne. Le Zigouilleur-Boucher du Kasaï, Emmanuel Ramazani Shadary, est cité dans l'assassinat de l'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan, deux experts de l'ONU en mars 2017 au Kasaï-Central et il a contribué à éliminer de manière forte au mouvement insurrectionnel des adeptes du chef Kamuina Nsapu.

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Aucune autre forme de régime politique ou de gouvernement, passée ou présente, n’est comparable à celui qui a pour centre la ville de Rome et le «Vatican», ce nom quasi-mythique impressionne à l’extérieur presque plus qu’à l’intérieur du monde catholique. Le Vatican est la résidence du pape, le centre du gouvernement de leur Église. Il est surtout le lieu qui rappelle les origines de la foi catholique, la sépulture du premier apôtre de Jésus, Saint-Pierre, dont le pape se veut le successeur. Même dans ce lieu saint, Alias Kabila a menti au Saint-Père.

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Abbé Donatien Shole, Secrétaire général de la CENCO

La CENCO dit connaitre le nom du candidat élu de l'élection chaotique du 30 décembre 2018 et demande à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de publier les résultats en rapport avec la justice et la vérité !

L'Église catholique en République démocratique du Congo comporte environ 35 millions de fidèles, soit approximativement la moitié de la population. Elle est divisée en six archidiocèses et 41 diocèses, le plus grand étant l'archidiocèse de Kinshasa, la capitale du pays. Près de 60 % des écoles primaires du pays sont gérées par des institutions catholiques, ainsi que des hôpitaux. Les évêques congolais sont engagés depuis longtemps dans la vie politique de leur pays.

Comme tout dictateur-tyran Alias Kabila est plus qu'un ingrat ! Et pourtant Arraché de haute lutte, et salué à l'époque comme une victoire pour les évêques, l'accord de la Saint-Sylvestre, signé par le pouvoir comme l'opposition, avait permis de faire baisser la tension alors que le mandat du président Kabila touchait à sa fin, mais cet accord prévoyait, entre autre, une présidentielle avant fin 2017, ce qui ne sera pas le cas. A l'époque le porte-parole de la CENCO, l'abbé Donatien Nshole, avait déclaré que le peuple congolais était "désemparé" : " On a mis en place un art d’embrouiller les gens. Même ceux qui torpillent l’Accord le font au nom de l’Accord. C’est tout un comportement qui a fait que la population a perdu confiance dans les institutions du pays." L'Eglise Catholique de la RDC a été flouée par le régime d'imposture, d'occupation et d'imposture

La marche des fidèles catholiques du dimanche 25 février 2018 pour dénoncer le maintien au pouvoir d'Alias Joseph Kabila avait été durement réprimée dans le sang. Les organisateurs prévoyaient au cours de cette manifestation, de demander à Alias Kabila de déclarer publiquement qu'il va ''bien quitter le pouvoir''. Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers : les autorités congolaises avaient sorti l’artillerie lourde pour étouffer les “marches pacifiques” des catholiques contre le fameux chef de l’État, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester. Mais comme lors de leurs précédentes marches, la police ne leur avait pas déroulé le tapis rouge. Dès leur sortie de messe, les fidèles avaient été dispersés par les forces de l'ordre dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs autres grandes villes du pays. Des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles avaient fait plusieurs morts et blessés.

Déjà, l’Église catholique avait prouvé le 31 décembre 2017 qu’elle restait une autorité morale qui compte en République démocratique du Congo. Elle n’avait pas formellement appelé à soutenir la marche, mais les prêtres avaient joué un rôle clef dans la mobilisation. Certains d'entre eux avaient même pris la tête des cortèges. De fait, les lacunes dans l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre parrainé par la Conférence des Évêques de RDC (CENCO) avaient entaché son crédit.

On ne badine pas avec un pays. Alias Joseph Kabila, le barbu de Kingakati et Néron de Hewa Bora a déjà engagé un bras de fer avec l'Eglise catholique de la RDC qui pourtant a sauvé sa tête lors de l'accord de Saint-Sylvestre. Alias Kabila a été catapulté par la mafia internationale sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources et richesses. Arrivée en 1997, comme Kadogo avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, le barbu de Kingakati a cru se jouer de tous les Congolais. Le tyran qui n'avait même pas un clou est multi-milliardaire. Le dictateur sanguinaire menace, intimide, gronde...Voila 17 ans qu'il trône avec ses apparatchiks Mammouths Joséphistes. Avec lui, la RDC a déjà connu deux hold-up électoraux. Le premier, après le gouvernement 1+4=0 de l'après dialogue Intercongolais de Sun-City, lors de l'élection Louis Michel 2006, Malu Malu abbé tricheur proclama Alias Kabila alors que c'est Jean-Pierre Bemba qui avait gagné. Le second hold-up électoral, c'est avec Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur fraudeur en novembre 2011 contre Etienne Tshisekedi. Alias Joseph Kabila voudrait commettre son troisième hold-up électoral en imposant aux congolais Emmanuel Shadary son dauphin, alors que c'est Martin Fayulu Madidi le nouveau Président de la République !

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Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite de Mueka et frère cadet de feu Etienne Tshisekedi sermonne son neveu Félix Tshilombo et lui demande de respecter la vérité des urnes. Il paraît que Felix Tshilombo écoute beaucoup son oncle ! Le parjure de la signature de Genève n'est pas passé dans la compréhension de Mgr Gérard Mulumba. Si Tshilombo accepte la vérité des urnes: c'est Martin Fayulu, le Président de la République !

La Cenco, qui représente le corps épiscopal, a une probité morale avérée. Dans l’imaginaire du peuple congolais, les évêques sont les seuls à représenter une institution chrétienne crédible, dont les leaders ne sont ni achetés ni achetables. Depuis des années, l’Église s’est toujours impliquée pour la conscientisation de la population et la préparation des échéances électorales.

En 2006 et 2011, les évêques ont toujours joué un rôle de médiation entre le pouvoir et l’opposition, et cela a laissé dans l’histoire un souvenir de neutralité et d’impartialité. L’opposition et le pouvoir ont, de fait, recours aux offices de l’Église catholique, de même que la communauté internationale, qui est démunie face à l’entêtement d'Alias Kabila, barbu de Kingakati.

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