Nord-Kivu et Ituri: Les Soudards, Bidasses et Tontons Macoutes s'en vont en guerre!

Soudards, Bidasses et Tontons Macoutes de Tshilombo s'en vont en guerre dans un non-état au Nord Kivu et Ituri. Lorsque le Général Mbuza Mabe s'est illustré avec la prise de Bukavu en 2004, boutant dehors les envahisseurs de Laurent Nkundabatwaré, y avait-il état de siège ? Lorsque le Général Lucien Bahuma et le colonel Mamadou Ndala ont écrasé les M23, y avait-il état de siège?

Nord-Kivu et Ituri: Les Soudards, Bidasses et Tontons Macoutes s'en vont en guerre!

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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Il est dommage que Tshilombo fasse remplacer la toge noire en celle en treillis pour le Nord-Kivu et l'Ituri.

Les FARDC sont une armée des Bric, Brac et Broc ! Soudards, Bidasses et Tontons Macoutes écument cette armée composée des soldats brassés et mixés. Réputées  pour leur indiscipline, leur mauvaise organisation, leur capacité à fuir les combats et à maltraiter les civils, les Forces armées de la RDC (FARDC)  ne peuvent jamais gagner la guerre, sans une expulsion des officiers Ougando-Burundo-Rwandais qui œuvrent en son sein.

Il faut que la RDC se regarde en face. L'état de siège, est un état de non-état. Gouverneurs et députés provinciaux suspendus dans le Nord-Kivu et l'Ituri, les deux provinces seront dirigées par des militaires durant 30 jours.

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Lorsque le Général Mbuza Mabe s'illustré lors de la prise de Bukavu en 2004, boutant dehors les envahisseurs de Laurent Nkundabatwaré, y avait-il état de siège ? Il avait chassé hors de la ville  de Bukavu, les criminels Rwandais de Nkundabatware et Jules Mutebusi.  Il a été  stoppé net par la Monuc  qui a demandé une politique de mixage des miliciens de Nkundabatware avec pour conséquence le manque de cohérence dans l'armée mixée. Ce haut fait militaire était salué à sa juste valeur aussi bien par les populations de la partie Est du pays, qui commençaient à le vénérer comme un demi Dieu, que par l’ensemble des Congolais, qui étaient désormais convaincus que bien encadrés, équipés et motivés, les militaires congolais pouvaient remplir sans faille leur devoir patriotique de défense du territoire national. Un vent d’optimisme avait gagné tout le front militaire de l’Est du pays, où militaires comme civils congolais s’étaient mis à croire au retour d’une paix durable et à la consolidation du sentiment d’appartenir à une même nation. Mbuza Mabe avait réussi à réveiller chez tous le sentiment de fierté nationale et à battre en brèche l’argumentaire selon laquelle les Forces Armées de la République démocratique du Congo étaient incapables de vaincre le spectre des revers à répétition.

Pour le récompensé de son exploit militaire, le Général  Félix Mbuza Mabe Nkumu Embanze est muté à la base militaire de Kitona dans le Kongo-Central  juste après sa victoire à Bukavu. Il meurt en Afrique du Sud, suite à un empoisonnement, dans l'indifférence totale. Sa famille est abandonnée à elle-même.

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Le Général Lucien Bahuma, chef d’état-major de la région troublée du Nord-Kivu, qui a joué un rôle clef dans les récents succès des forces loyalistes dans cette province de l’est du pays,  sillonnait la province pour venir soutenir ses hommes et constater lui-même les progrès sur le terrain. Le Général Lucien Bahuma  était arrivé à la tête de l’état-major militaire du Nord-Kivu en 2012, après une succession de défaites des forces loyalistes face à la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23). Rapidement, il avait réorganisé le commandement et les troupes afin de s’assurer de la loyauté des soldats envoyés au front. Empoisonné, il a été victime à 57 ans "d’un accident vasculaire alors qu’il assistait à une réunion mixte" d’état-major en Ouganda consacrée à la lutte contre les rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF) présents au Nord-Kivu.

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Commandant d’une unité commando qui a défait la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23), le colonel Mamadou Ndala était un baroudeur du front militaire.  Il s’était tissé une légende de héros. La diaspora congolaise, la population de l’est du pays et celle du pays en général, s'étaient  très attachées à son soldat. Les Kivutiens voulaient qu'il soit enterré à Goma, pas à Kinshasa loin de 2000km. D'autres souhaitaient la rebaptisation de l'aéroport de Goma, en "Aéroport Mamadou Ndala Mustapha" ! Des milliers de messages sur les réseaux sociaux étaient pour l'érection d'un monument en sa mémoire.

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La mémoire collective l’avait spontanément élevé au rang d’« Héros National ». Tué le 2 février 2014, l’état congolais n’a pas reconnu son courage exceptionnel et patriotisme exemplaire. Mamadou Ndala Mustapha a été assassiné avant le début de massacres, qui sont devenus légion, de la région de Beni.

Une attaque à la roquette avait touchée  la jeep de Mamadou Ndala, qui se dirigeait vers Eringeti, à 54 km de Beni. "Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint sa jeep, surmontée d’une arme lourde. 

Sans les états généraux des FARDC et de la police de criminels en uniformes, la paix ne reviendra pas à l'Est.  Les vers sont dans le fruit au sein des FARDC.

Imposer l'état de siège, sans l'aval du parlement congolais, même godillot, c'est quand grave. Saul que pour Tshilombo Léopoldien éradiquer les islamistes-terroristes est un leitmotiv pour quelqu'un qui n'a jamais touché un pistolet. La tentation est grande pour Merti Merta Merti de jouer au Rambo à l'Est, sans témoins avec des criminels qui ont enfilé les uniformes de FARDC.  

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