André Bokundoa installé, l'Eglise du Christ au Congo débute son arggiornamento !

Élu en août et installé officiellement le samedi 25 novembre dernier, le pasteur André Bokundoa et son équipe doivent travailler dur pour redonner aux protestants congolais la fierté d'appartenir à la grande famille des Réformes. Il faudra renforcer l'identité protestante, vivre l'unité dans la diversité et lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés de base. Oui au changement !

André Bokundoa installé, l'Eglise du Christ au Congo débute son arggiornamento !

Par Freddy Mulongo, mercredi 6 décembre 2017  Radio Réveil FM International 

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André Bokundoa,président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Élu en août et installé officiellement le samedi 25 novembre dernier, le pasteur André Bokundoa et son équipe doivent travailler dur pour redonner aux protestants congolais la fierté d'appartenir à la grande famille des Réformes. Il faudra renforcer l'identité protestante, vivre l'unité dans la diversité et lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés de base. Pour y arriver le changement, c'est maintenant. L'arggiornamento s'impose pour la deuxième grande institution religieuse de la République démocratique du Congo. Finie la période du sel sans saveur et de la lumière que l'on cache sous le lit ou sous le boisseau ! Le "Mokristo Azali Mwinda" doit redevenir une réalité. Le protestantisme congolais a beaucoup perdu, il doit revenir à l’Évangile qui libère ! L'ECC n'a pas à copier le monde mais à le transformer. Les accointances des autorités ecclésiastiques aux politicailleurs congolais ont desservi l'Eglise. Même l’Évêque Jean Bokeleale, le premier président de l'Eglise du christ au Congo, la plus grande fédération protestante au monde, n'était pas allé si loin dans la soumission des protestants à l'égard d'un régime dictatorial. Marini Bodho, son successeur est le pire président de l'ECC que les protestants congolais aient connu. Avec lui, l'ECC est devenu un paillasson où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur qui règne par défi, s'est toujours essuyé les pieds ensanglantés en toute impunité. Mieux, Marini Bodho, président de l'ECC a présidé le Sénat godillot, caisse de résonance d'une dictature avec des sénateurs applaudisseurs et corrompus. Pourquoi ne l'a-t-on pas démissionné de l'ECC ? Marini Bodho aura contribué à l'abaissement des protestants, à la honte de ces derniers de se reconnaître protestants, à cause des dérives et bévues. Même les églises évangéliques qui n'ont pas une tradition d'épiscopalisme ont maintenant des évêques et archevêques...le déviationnisme d'un protestantisme frelaté. Le nouveau président national de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), André Bokundoa Bolikabe a le soutien de la majorité des protestants congolais, ainsi que ceux de la diaspora pour réformer l'ECC, le remettre sur les vrais rails de l’Évangile. Il a 6 ans du pain sur la planche.

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Zénith de Strasbourg. Protestants en fête, le professeur Honoré Muenyi Kamuinga, le président de l'ECC André Bokundoa et le pasteur Philippe Kabongo

Allocution du président national de l'ECC à l'occasion de son installation officielle

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Représentant du Chef de l’Etat

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice,

Messieurs les Procureurs Généraux de la République,

Honorables Sénateurs et Députes nationaux,

Messieurs les Ministres et membres du Gouvernement,

Messieurs et Mesdames, les Chefs des Confessions Religieuses,

Monseigneur l’Archevêque, Président Honoraire de l’ECC,

Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques,

Messeigneurs et Révérends, Représentants les Communautés de l’ECC,

Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala,

Bien Aimés dans le Seigneur,

A vos titres et qualités respectifs, que la grâce et la paix vous soient accordés de la part de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur de l’humanité !

Au nom de notre organisation, l’Eglise du Christ au Congo et au mien propre, nous avons l’immense joie et l’honneur de vous accueillir dans cette cathédrale du premier centenaire protestant, nous légué par l’évêque Jean BOKELEALE, notre premier Président National, pour cette cérémonie sacerdotale de notre prise des fonctions en tant que Président National et Représentant Légal de l’Eglise du Christ au Congo.

Vous vous souviendrez qu’il s’est tenu à Kinshasa, du 14 au 19 Août de l’année en cours, un Synode national électif de l’Eglise du Christ au Congo, au cours duquel, l’ensemble des communautés protestantes membres et organismes associés ont porté leur choix sur ma modeste personne, en me choisissant comme Président National et Représentant Légal, pour conduire, avec le soutien de Dieu Tout Puissant, la destinée de cette Eglise pour un mandat de 6 ans.

Avant toute chose, c’est ici l’occasion pour moi de rendre grâce à Dieu pour cette consécration et remercier très sincèrement toutes les communautés membres à travers elles, tous les protestants de la République Démocratique du Congo, pour le soutien combien indispensable à l’accomplissement de ce ministère sacerdotale.

Comme vous le savez bien, nous prenons ces responsabilités à une période très particulière de l’histoire de notre Eglise et de notre Pays, la République démocratique Congo. Une période qui nécessite plus que jamais la mutualisation des efforts pour faire face aux défis multiples qui menacent notre existence entant qu’Eglise et nation.

Créée depuis 1970, l’Eglise du Christ au Congo est aujourd’hui confrontée à plusieurs défis dont les plus importants sont la gouvernance de ses ressources humaines, matérielles et financières ainsi que la perspective d’une vision novatrice axée sur le développement et la lutte contre la pauvreté grandissante de nos populations.

Notre pays traverse, quant à lui, une période d’incertitude liée à la non-organisation, dans les délais constitutionnels des élections générales qui devraient aboutir à une alternance à la tête du pays et une occupation régulière de l’arène politique par des élus à tous les niveaux de l’Etat ; laquelle situation occasionne une série des contestations qui ne favorisent guère un climat de paix et de développement.

C’est devant cette double réalité que notre mandat en tant que Président national de l’ECC débute.

Aussi, considérant notre rôle de pasteur, berger du troupeau de notre seigneur Jésus-Christ, nous nous engagerons à :

1. Renforcer l’identité protestante de l’Eglise.

Dans l’unité de l’ECC, le contexte actuel voudrait que notre Eglise s’affirme et confirme son identité en tant qu’Eglise protestante dans le concert des Eglises chrétiennes de la RDC. Une Eglise du Seigneur Jésus-Christ au service de la population pour son bien être holistique dans le respect de l’éthique et valeurs protestantes. Affirmer par la lumière de toute chose et la présentation des bonnes œuvres (Mathieu 5, 16). Ceci nous exige donc de repenser la vision évangélique de l’ECC par la mise en place des programmes et projets ayant pour objectif le renforcement des capacités des cadres à tous les niveaux.

2. Lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés membres.

Les conflits de leadership sont devenus un ‘’cancer’’ dans la plupart des communautés membres de l’ECC. Comme nous le savons tous, les conflits ne favorisent pas le développement du ministère pastoral et la proclamation de l’évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Cette situation depuis bientôt deux décennies a affaiblit beaucoup de nos communautés membres créant ainsi un exode massif de nos fidèles vers d’autres Eglises. Dans le respect des textes réglementaires qui nous régissent, l’ECC en tant que garant de l’identité protestante doit s’impliquer dans la résolution pacifique des conflits qui gangrènent notre Eglise. Nous devons avoir comme Objectif zéro conflit au sein de notre Eglise à l’horizon 2023, en créant l’unité dans le chef de chaque couche de notre Eglise. Le ‘’nous’’ et non le nous majesté mais le ‘’nous commun’’ (Génése 1, 26).

3. Renforcer le partenariat au niveau local avec les institutions étatiques et privées

Notre pays dispose des potentialités énormes. Il est anormal que nos communautés croupissent dans la misère et la pauvreté. Notre propre expérience avec la communauté (CBFC) nous a montré que nous pouvons localement produire des richesses pour soutenir l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Nous devons mobiliser nos propres efforts et ensuite créer des alliances avec les autres, pour l’intérêt de l’Eglise. Pour y parvenir, il est indispensable que nous puissions nous mobiliser localement en vue de promouvoir les potentialités de notre église et ensuite renforcer divers partenariats avec les institutions étatiques et privées au niveau national et international pour le développement de notre Eglise en particulier et la population congolaise en général.

4. Améliorer l’image de l’Eglise auprès des partenaires financiers extérieurs

Aujourd’hui, l’image de notre Eglise est un peu ternis auprès de la plupart des partenaires extérieurs suite à la mauvaise gouvernance des ressources nous allouées. Nous devons tous travailler pour améliorer l’image de l’Eglise à travers les mécanismes d’une gouvernance basée sur la redevabilité et le contrôle citoyen, seuls capables de redorer l’image et la fierté dont jouissaient les Eglises protestantes à l’époque de nos pères fondateurs. L’image de l’Eglise primitive à nos jours sera facile si et seulement si ces leaders approfondissent l’esprit de Jean 21,15-17.

5. Renforcer la présence et la participation aux réflexions et analyses nationales sur les questions socio-économiques touchant à la vie de la population

Depuis plusieurs décennies, la RDC connait une situation désastreuse sur le plan socio-économique. L’Eglise qui accompagne l’Etat dans la recherche du bien-être de la population, ne peut pas rester indifférente face à cette situation. Pour ce faire, l’Eglise doit être présente dans les espaces de réflexions et d’analyses sur les questions sociales, économiques et de développement durable. Elle doit également disposer des outils qui serviront à la fois de collecter les informations, le monitoring, la sensibilisation, le plaidoyer et la recherche sur la problématique de la gouvernance des ressources naturelles, source des conflits dans notre pays.

Voilà quelques idées forces sur lesquelles nous fondons notre projet pour l’avenir de l’ECC que nous pensons réalisable avec le soutien de notre Seigneur Jésus-Christ, en mettant en pratique le principe du travail qui est d’assujettir la terre. (Genèse 1, 27).

S’agissant de la situation du pays, il nous faut savoir que notre cher et beau pays est actuellement en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, j’en appelle donc à toute la classe politique à privilégier une voie de sortie de cette crise, je cite, le dialogue et la compréhension mutuelle. Les deux acceptions, constituent à notre sens, des moyens efficaces dans les résolutions de nos différends. Arrêtons de nous déchirer, enterrons-nous intérêts égoïstes pour promouvoir les aspirations de la population. Cette population qui souffre, dont les cris traverses la toge pastorale pour atteindre Dieu, et Dieu nous interpelle en tant que bergers. Il est nécessaire et impérieux dans notre rôle de gardien du temple, de pouvoir au cours de notre mandat, promouvoir la mission première de l’Eglise, celle d’être la sentinelle au milieu de la nation et lumière du monde ; contribuer à la démocratie, aux respects des droits de l’homme, des libertés individuelles et des personnes marginalisées.

Pour notre part, nous nous engagerons à contribuer pour que les élections crédibles et apaisées se tiennent dans notre pays dans les délais raisonnables en évitant à ce que le sang des innocents ne continus à couler utilement.

Bien Aimés dans le Seigneur, le plus long chemin de la vie commence par un pas, nous venons de commencer ce pas aujourd’hui grâce à notre Seigneur Jésus-Christ ; en espérant que chacun de nous remplira la part de sa mission. Nous avons dit. Que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse le peuple congolais.

Que Dieu bénisse l’Eglise du Christ au Congo.

Prof. Rév. BOKUNDOA-bo-LIKABE André

Président National et Représentant Légal de l'ECC

 

DÉCLARATION DU COMITÉ EXÉCUTIF NATIONAL RESTREINT (CENR) DE L’EGLISE DU CHRIST AU CONGO (ECC) TENU A KINSHASA DU 21 AU 23 NOVEMBRE 2017, FACE A LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE ACTUELLE EN RDCONGO.

Peuple de Dieu,

La situation socio politique qui prévaut actuellement dans notre pays, la République démocratique du Congo appelle indubitablement l’Eglise du Christ au Congo à jouer son rôle prophétique ;

Conscients de la mission nous confiée par le Seigneur Jésus Christ, notre Sauveur ;

Devant l’histoire et la nation ;

Nous, Membres du Comité Exécutif National Restreint de l’Eglise du Christ au Congo ;

réunis en Comité Exécutif Restreint du mardi 21 à jeudi 23 novembre 2017, au Centre d’accueil Mgr Dr Shaumba à KINSHASA/GOMBE, pour examiner la situation socio-politique de notre pays, la RD Congo, avons relevé quatre éléments qui constituent les préoccupations majeures pour l’amélioration de cette situation socio politique :

1. De la publication du calendrier électoral:

De notre entendement entant qu’Eglise, nous n’allons pas verser dans les contradictions et divisions propres aux regroupements politiques. Nous leur demandons seulement face à la publication de calendrier électoral de pouvoir considérer les aspirations du peuple congolais, rien que ces aspirations qui doivent être au centre de nos préoccupations ; pour éviter l’expérience malheureuse du rejet en bloc dudit calendrier comme en 2015.

2. De la loi sur les Associations sans but Lucratif :

Relativement au projet de la loi portant modification de la loi 004/2001 du 20 juillet 2001 disposition générale applicable aux Associations Sans But Lucratif et les établissements d’utilité publique, le Comité Exécutif National Restreint constate que le projet présenté au parlement par le Gouvernement renferme plusieurs dispositions en conflit avec la constitution de la République Démocratique du Congo en ce qui concerne la liberté des associations, leur fonctionnement et la gestion des ressources. Bref, ce projet de loi constitue une atteinte dangereuse à la démocratie et demande d’être revisité.

3. De la sécurité de la population :

Considérant la recrudescence de l’insécurité, l’Eglise du Christ au Congo est consternée devant la montée des violences causées par des groupes armés qui sèment la terreur, la mort et la désolation à la population. Ces actes ignobles, souvent accompagnés des viols des femmes et de petites filles, ont endeuillé les populations congolaises sur l’étendue du territoire national et particulièrement à l’Est du Pays : Au Nord-Kivu, des tueries des personnes créées à l’image de Dieu comme des animaux, dans le Territoire de Beni, occupation des terres dans les Territoires de Lubero, et de Masisi ; Au Sud-Kivu, le groupe armé Yakutumba qui semble être soutenu de l’extérieur et menace de prendre les Territoires de Fizi et d’Uvira ; la présence des groupes armés étrangers dans ces deux Territoires ; la présence des réfugiés burundais dans les Territoires de Fizi et de Walungu à Kamanyola ; au Maniema, le phénomène Malaika et Mulele Mayi dans les Territoires de Kabambare, Kasongo, Lubutu et Kibombo ; au Haut-Uélé, présence incontrôlée des réfugiés Soudanais ; au Bas-Uélé les Mbororo qui s’installent de force et illégalement dans notre Pays ; à l’Espace Kasaï, la crise sociale généralisée étant les conséquences du phénomène Kamwena N’sapu ; au Kongo Central et à Kinshasa, le phénomène Bundu dia kongo qui risque de revenir si l’on y prend pas garde. Dans la plupart des milieux cités ci-dessus, on constate des familles qui sont en perpétuel déplacement, en fuite des affrontements entre groupes armés eux-mêmes et entre groupes armés et FARDC, etc. L’ECC demande au Gouvernement de mettre tout en œuvre pour l’éradication de ces phénomènes ainsi que la sécurisation de la population.

4. La situation sociale de la population :

Considérant la résurgence des épidémies d’origines hydriques (cholera et Ebola) sur l’étendue du territoire national ; Constatant que jusqu’à ce jour, les populations congolaises sont dans une souffrance liée à la baisse de son pouvoir d’achat face à la dévaluation de la monnaie nationale, nombreuses sont les familles qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins primaires par manque de moyens financiers. Les agents de l’Etat, ne sont pas régulièrement payés et leurs salaires ne leur permettent pas de couvrir les besoins de leurs dépendants, le marché d’emploi étant trop réduit, le chômage est très élevé et les jeunes gens sont abandonnés à leur triste sort à la fin des études, à la recherche de survie, ils demeurent à la merci des forces négatives et au banditisme, prédisposés ainsi à la culture du gain facile et de la loi du moindre effort. L’agriculture est de plus en plus abandonnée à cause de l’insécurité et du non écoulement de la production, les villes deviennent surpeuplées à cause de l’exode rural.

Au-delà de la situation nationale, on ne peut fermer les yeux sur la situation du trafic des noirs africains au Maghreb (LYBIE) qui, à la longue, n’épargnera pas la RD Congo, notre pays. Et nous condamnons cette pratique ignoble et anti biblique. Ainsi , dans le souci d’accomplir notre devoir d’éclairer le peuple de Dieu, les femmes et les hommes épris de paix et de bonne volonté et de les encourager d’aller de l’avant pour rebâtir un Congo nouveau et meilleur, nous adressons-nous, une fois de nouveau, aux différentes instances ci-dessous reprises à savoir:

1. La Présidence de la République

2. Les deux Chambres du Parlement

3. Le Gouvernement de la République

4. Le pouvoir judiciaire

5. Les Services de sécurité

6. La Commission Électorale Nationale Indépendante

7. Les Acteurs politiques

8. La Communauté internationale

9. Les Chefs des Confessions religieuses

10. Les médias, et

11. Le peuple congolais

1. A LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE.

- L’ECC encourage le Président de la République, Chef de l’Etat, Garant de la nation et de toutes les Institutions, de tout mettre en œuvre pour veiller au respect de la Constitution tout en tenant compte de l’accord du 31 décembre 2016 ;

- En tant que Commandant suprême, de garantir l’unité nationale et la sécurité du pays et de veiller à ce que l’armée, la Police et les autres services de sécurités soient réellement au service de la population ;

- En sa qualité de symbole de l’unité nationale, de veiller au bon fonctionnement de toutes les Institutions de la République conformément à la Constitution et aux lois du pays;

- En tant que Père de la Nation, de veiller à la liberté et à la sécurité de chaque congolais ;

- De prêter une oreille attentive aux différentes revendications des uns et des autres et de trouver des solutions durables aux conflits opposant les différentes parties prenantes du processus démocratique en RDC.

2. AUX DEUX CHAMBRES DU PARLEMENT.

L’ECC recommande de :

- voter dans un plus bref délai, toutes les lois nécessaires pour l’organisation des élections libres, démocratiques, équitables, transparentes et paisibles sans contrainte juridique ;

- Juger inopportun le projet de loi n° 004/2001 du 21juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux Associations Sans But Lucratif et aux établissements d’utilité publique ;

- Renvoyer ledit projet de loi au gouvernement pour la relecture et l’harmonisation avec les acteurs de la société civile avant une éventuelle proposition de modification.

3. AU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE.

L’ECC demande de:

- Respecter ses engagements en dotant la CENI des moyens financiers répondant aux contraintes exprimées pour l’organisation des élections dans le meilleur délai ;

- Continuer la libération des prisonniers politiques et la résolution effective des cas emblématiques pour la décrispation du climat politique de notre Pays ;

- juguler les phénomènes groupes armés en RDC afin de garantir une sécurité maximale aux populations ;

- améliorer le social des agents de l’Etat en particulier et de toute la population en général, en augmentant leur pouvoir d’achat ;

- mettre en place un environnement favorable (juridique, politique, économique et sécuritaire) permettant aux congolais et plus particulièrement aux jeunes et aux femmes de créer des PME, facteurs essentiels du décollage économique du pays ;

- juguler la crise liée à la dépréciation monétaire;

- s’investir dans la réhabilitation et la construction des routes des dessertes agricoles et des voiries urbaines pour l’évacuation des produits agricoles et forestiers et pour rendre la circulation fluide ;

- promouvoir entrepreneuriat privé et améliorer la politique d’investissement ;

- créer des opportunités d’emploi pour réduire le taux de chômage en RDC ; - S’impliquer dans la lutte contre la pratique humiliante et inhumaine de trafic de noirs ;

- Encourager les programmes d’éducation pour la paix au sein de la population congolaise ;

- Renforcer le système sanitaire pour la lutte contre les épidémies.

4. AU POUVOIR JUDICIAIRE.

L’ECC demande que :

- la justice soit rendue de manière à décourager tous les semeurs des troubles dans le pays, l’impunité étant souvent à la base du dérapage observé dans différents coins de notre Pays ;

- les Magistrats, étant des Ministres de Dieu, doivent rendre la justice dans l’impartialité et l’équité en évitant la corruption car la justice élève une nation.

5. AUX SERVICES DE SÉCURITÉ

L’ECC demande :

- à la PNC de sécuriser les personnes et leurs biens sans discrimination et en mettant fin à la criminalité à l’intérieur du pays comme dans la Capitale;

- aux FARDC de défendre l’intégrité du territoire national;

- aux services civils de sécurité de jouer efficacement leurs rôles dans le respect des principes des droits humains.

6. A LA COMMISSION ÉLECTORALE NATIONALE INDÉPENDANTE.

L’ECC :

- Reconnaît le travail de titan abattu par la CENI à savoir l’enrôlement de plus de 44 millions d’électeurs et la publication du calendrier électoral;

- Encourage la CENI à parachever l’enrôlement des électeurs dans le Grand Kasaï ;

- Encourage la CENI à rendre crédible le fichier électoral et les élections ;

- Encourage la CENI à privilégier le dialogue entre partenaire pour un aboutissement heureux du processus électoral ;

- Insiste sur le principe de la neutralité et de l’indépendance au sein la CENI.

7. AUX ACTEURS POLITIQUES

L’ECC exhorte les Acteurs politiques de :

- privilégier l’intérêt supérieur de la nation au détriment des intérêts individuels ;

- éviter de discours haineux, divisionnistes et incendiaires ;

- s’investir dans l’éducation civique de la population ;

- s’impliquer pour l’aboutissement pacifique du processus électoral.

8. A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE.

L’ECC exhorte:

- aux autres organisations internationales et régionales comme les Nations-Unies, l’Union européenne, l’Union africaine, la SADC, la CEEAC, la CIRGL etc., d’accompagner le processus électoral en respectant leurs engagements dans l’organisation desdites élections ;

- à la Communauté internationale d’appuyer le Gouvernement dans sa mission de sécuriser la population congolaise ;

- à la Communauté internationale de s’impliquer pour mettre fin au trafic des noirs et de faire arrêter et juger les auteurs de ces crimes ignobles et contre l’humanité par la CPI.

9. AUX CHEFS DES CONFESSIONS RELIGIEUSES.

L’ECC recommande aux Chefs des confessions religieuses de :

- travailler dans l’unité pour le bien du peuple de Dieu ;

- organiser des prières pour la paix dans notre pays et pour l’aboutissement du processus électoral ;

- être neutre, s’abstenir de prendre position pour l’un ou l’autre parti ou regroupement politique et demeurer « l’Eglise au milieu du village » pour bien jouer leur rôle prophétique.

10. AUX MÉDIAS.

L’ECC demande de :

- éviter des messages populistes, partisans, incendiaires et haineux qui peuvent conduire à des violences difficiles à contenir ;

- travailler pour l’éducation civique des masses ;

- informer objectivement le peuple en évitant d’être des médias de la haine ;

- former leurs journalistes au journalisme sensible aux conflits ;

- permettre à la CSAC de faire convenablement son travail sur tous les médias aussi bien officiels que privés.

11. AU PEUPLE CONGOLAIS.

L’ECC demande de :

- se préparer pour les élections apaisées et responsables afin de se choisir le moment venu des nouveaux dirigeants;

- ne pas céder à la manipulation de qui que ce soit ;

- utiliser des moyens non violents pour toute revendication ;

- dénoncer les actes des violations subis par les populations et toute initiative à tendance déstabilisatrice de la paix sociale ;

- travailler chacun dans son domaine afin de prendre une part active au développement du pays ;

- continuer à prier pour notre pays conformément aux écrits de la Bible dans Jérémie 29,7.

Que l’Eternel Dieu bénisse la RDC,

Que l’Eternel Dieu bénisse le peuple Congolais,

Que l’Eternel Dieu bénisse l’ECC !

Fait à Kinshasa, le 23 novembre 2017.

Pour le Comité Exécutif National Restreint de l’ECC

Mgr Evêque Gabriel UNDA YEMBA, Modérateur du Synode National Président National

Rév. Dr. André BOKUNDOA-bo-LIKABE , Représentant Légal

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