Conseil des droits de l'homme: Débat sur les situations aux droits de l'homme

Le Conseil des droits de l’homme a tenu son débat général sur les situations relatives aux droits de l'homme qui requièrent son attention. Il a donné la parole à plus d’une trentaine d’États* et près d’une centaine d’organisations non gouvernementales** (ONG). En fin de séance, dix-huit pays ont en outre exercé leur droit de réponse.

Conseil des droits de l'homme: Débat sur les situations aux droits de l'homme

Par Freddy Mulongo, mercredi 27 juin 2018  Radio Réveil FM International 

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Le Conseil des droits de l’homme a tenu cet après-midi son débat général sur les situations relatives aux droits de l'homme qui requièrent son attention. Il a donné la parole à plus d’une trentaine d’États* et près d’une centaine d’organisations non gouvernementales** (ONG). En fin de séance, dix-huit pays ont en outre exercé leur droit de réponse.

Durant ce débat, les intervenants ont évoqué les situations des droits de l'homme qui les préoccupent, appelant le Conseil à l’action, notamment face à la restriction de l’espace démocratique et plus particulièrement face aux restrictions à la liberté d’expression et à la liberté de la presse dans différentes régions le monde. Un certain nombre de délégations se sont inquiétées des persécutions à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des avocats.

De nombreuses délégations ont aussi dénoncé les discriminations à l’encontre de minorités, particulièrement en Asie. Plusieurs intervenants ont en outre dénoncé le recours à la peine de mort dans différents États.

Certains pays ont pour leur part dénoncé la politisation et la sélectivité dont sont selon eux empreints les travaux du Conseil au titre de ce point de l’ordre du jour, s’opposant ainsi à la pratique qui consiste à jeter l’opprobre sur certains pays pour les déstabiliser en sapant ainsi leur souveraineté.

Avant de clore ce débat général, le Conseil a entendu les délégations des pays suivants exercer leur droit de réponse: Grèce, Cambodge, Venezuela, Inde, Égypte, Iran, Chine, Turquie, Soudan, Brésil, Philippines, République de Corée, République démocratique populaire lao, Japon, Cuba, Iraq, Pakistan, République populaire démocratique de Corée.

Le Conseil poursuivait ses travaux en fin de journée en entendant la présentation du rapport du Forum sur les entreprises et les droits de l’homme et en entamant son débat général sur les organismes et mécanismes de protection des droits de l’homme.

Situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil

Débat général

Le Pakistan, au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a porté à l’attention du Conseil des situations graves, notamment l’intolérance contre les minorités musulmanes qui se traduit par l’assassinats de représentants religieux ou les agressions contre des femmes voilées. Chaque pays a le droit souverain d’édicter ses lois, mais l’on observe une « mosaïque de la haine », ce qui ne peut être qu’intolérable, a déclaré le Pakistan. Il a prié le Conseil d’inscrire cette question dans ses débats thématiques et dans les travaux du Haut-Commissaire. Les violations à l’encontre des Rohingya, des Cachemiris et ou des Azerbaïdjanais déplacés internes ne sont que la partie émergée de l’iceberg, a souligné la délégation pakistanaise.

La République bolivarienne du Venezuela, au nom du Mouvement des pays non alignés, a condamné sans équivoque la sélectivité qui prévaut dans l’examen des questions relatives aux droits de l’homme, ce qui sape l’esprit de coopération et de dialogue constructif.

La Bulgarie, au nom de l’Union européenne, a renvoyé à ses déclarations lors des débats sur la situation des droits de l’homme au Bélarus, au Myanmar, en Érythrée, en Syrie et au Burundi. Elle a ensuite appelé la République populaire démocratique de Corée à mettre immédiatement fin aux violations de droits de l'homme et a espéré que la dynamique actuelle dans la péninsule de Corée favorisera les conditions d’un progrès dans le domaine des droits de l’homme. Elle a par ailleurs exhorté la Chine à remettre en liberté Gui Minhai et tous les défenseurs des droits de l’homme détenus, ainsi qu’à diligenter des enquêtes sur les cas allégués de mauvais traitements et de torture en détention. Elle s’est aussi inquiétée de l’expansion des camps de rééducation dans le Xinjiang. L’Union européenne a aussi attiré l’attention sur la situation des droits de l’homme aux Philippines, notamment la destitution du Procureur Sereno. Au Cambodge, elle a appelé à la libération du chef de l’opposition Kem Sokha. Elle a en outre réitéré sa profonde inquiétude face à l’usage excessif de la force au cours des manifestations à Gaza. Elle a aussi évoqué les situations en Égypte, en Fédération de Russie, en Turquie, au Venezuela et au Pakistan.

Le Venezuela, au nom d’un groupe de pays, a condamné les violations des droits de l’homme de la part de tous les États. Il a aussi fait part de sa préoccupation face au recours à des résolutions visant des pays en particulier au sein du Conseil. Le Venezuela a dénoncé la politisation et la sélectivité des travaux du Conseil, notamment la pratique consistant à jeter l’opprobre sur certains pays, souvent en vue de saper leur souveraineté. L’examen périodique universel (EPU) est l’outil adéquat pour examiner la situation des droits de l’homme dans tous les pays, sur la base de la coopération et du dialogue, a insisté le Venezuela.

La Belgique a déploré les exécutions extrajudiciaires de suspects, dont des mineurs, dans le cadre de la lutte contre la drogue aux Philippines. Elle a également condamné la répression brutale, avec de nombreux morts, blessés et disparus, au Nicaragua. La Belgique s’est aussi dite inquiète au sujet de la situation des droits de l’homme dans le contexte préélectoral au Cambodge et aux Maldives. La Belgique est en outre préoccupée par l’érosion de la démocratie et de l’état de droit au Venezuela. Elle a par ailleurs dit partager les inquiétudes du Haut-Commissaire concernant la situation dans les territoires palestiniens occupés.

Le Pakistan a dénoncé la montée du nationalisme chauvin en Europe, qui entraîne des attaques ciblées contre les musulmans et d’autres migrants. L’Union européenne et ses États membres devraient remédier à ce problème et adopter une approche équilibrée des droits de l’homme au niveau mondial. Le Pakistan s’est aussi dit inquiet du glissement de l’Inde vers l’extrémisme et le communautarisme, ajoutant que la répression dans le Jammu-et-Cachemire occupé était la manifestation la plus répréhensible de violence de la part d’un État (l’Inde) toujours plus communautariste.

L’Allemagne est profondément préoccupée par le grand nombre d’exécutions dans le monde - notamment en Arabie saoudite, au Pakistan, en Irak, en Iran, en Égypte et en Chine - qui font souvent suite à des procès inéquitables, sans compter des allégations de tortures. L’Allemagne reste en outre préoccupée par la détention de journalistes, de défenseurs des droits de l’homme et de membres de l’opposition en Turquie. L’Allemagne est aussi préoccupée par l’augmentation de la répression en Égypte, avec notamment des détentions arbitraires, des interdictions de voyager ou encore des actes d’intimidation. L’Allemagne a ensuite dénoncé les pressions importantes exercée sur la société civile au sein de la Fédération de Russie. L’Allemagne reste par ailleurs préoccupée par la détérioration des droits de l’homme en Chine. L’Allemagne regrette enfin la tendance à l’autoritarisme au Venezuela.

L’Égypte a rappelé avoir une position claire s’agissant des discussions au titre du point 4 de l’ordre du jour du Conseil (consacré à l’examen des situations de droits de l'homme qui requièrent l’attention du Conseil): elle regrette dans ce contexte la politisation du Conseil sans aucun rapport avec les droits de l’homme. Ce point de l’ordre du jour a in fine pour finalité de créer des mécanismes sans l’accord des pays concernés. Les phénomènes de racisme, d’islamophobie et les mauvais traitements infligés aux migrants ont un impact sur les droits de l’homme de nombreuses personnes et le Conseil doit traiter cette question en priorité, a déclaré la délégation égyptienne.

Le Royaume-Uni reste préoccupé par la décision du Gouvernent russe de considérer les Témoins de Jehova comme des terroristes. La Fédération de Russie doit libérer tous les prisonniers politique d’Ukraine, a en outre déclaré la délégation britannique. La Chine doit, quant à elle, libérer toutes les personnes emprisonnées pour avoir exercé leurs droits constitutionnels et respecter les droits des minorités. Le Royaume-Uni reste en outre préoccupé par la situation des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée. La situation des droits de l’homme au Soudan du Sud reste déplorable, a d’autre part dénoncé le Royaume Uni. Le Royaume-Uni s’est également dit préoccupé par la situation en Iran, s’agissant notamment des nombreuses exécutions dans ce pays. Le Royaume-Uni s’inquiète de la restriction de l’espace accordé à la société civile en Égypte et estime que la situation des droits de l’homme au Soudan reste préoccupante.

La Suisse s’est dite préoccupée par les discriminations à l’encontre des peuples autochtones et des personnes d’ascendance africaine au Guatemala, en particulier pour ce qui concerne les femmes et les filles autochtones. Elle a appelé le Gouvernement guatémaltèque à protéger ces groupes, ainsi que les défenseurs des droits de l’homme, contre toute forme de discrimination. En Fédération de Russie et en Crimée annexée par la Fédération de Russie depuis 2014, la Suisse est inquiète des discriminations exercées contre les minorités religieuses, ethniques et linguistiques, et rappelle aux autorités russes la nécessité de respecter pleinement le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. La Suisse a appelé par ailleurs la Chine à garantir une procédure équitable aux personnes internées dans les camps dans la province du Xinjiang où se trouvent en détention extrajudiciaire des membres de la communauté ouïghoure.

Le Japon a jugé très significatif que la question des enlèvements ait été soulevée lors du sommet entre les États-Unis et la République populaire démocratique de Corée. Le Japon a fait part de sa préoccupation du fait que dans la région Asie-Pacifique, on continue d’observer une répression des libertés fondamentales, en particulier à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et des minorités. Le Japon a encouragé la communauté internationale à poursuivre ses efforts inlassables en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme. Il a espéré qu’en dépit du retrait des États-Unis du Conseil, ce pays continuerait de se faire le chantre des droits de l’homme, comme il l’a affirmé.

L’Espagne s’est inquiétée de la situation sécuritaire au Soudan du Sud, qui entrave l’accès humanitaire à 7 millions de personnes. Notant par ailleurs que la situation s’était détériorée au Yémen à mesure de l’intensification des opérations militaires de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite à Hodeidah, l’Espagne a exhorté à la cessation immédiate des hostilités et à la garantie, par toutes les parties au conflit, du respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire. L’Espagne a appuyé les efforts de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, M. Martin Griffith, et a estimé que la communauté internationale devrait faciliter une transition politique pacifique et un processus de paix inclusif avec la participation des femmes, des jeunes et de l’ensemble de la société civile. L’Espagne a d’autre part appelé à mettre fin au recours à la détention administrative dans les territoires palestiniens occupés et à la politique d’expansion des colonies de peuplement, de confiscation et de démolition dans la zone C. L’Espagne a en outre encouragé à une solution démocratique, pacifique et négociée entre les Vénézuéliens dans le cadre de l’état de droit. Enfin, l’Espagne a exhorté à la cessation totale des hostilités au Nicaragua et à la recherche d’une sortie de crise par le dialogue, se disant disposée à collaborer à cette fin.

La République de Corée a espéré que l’intensification des échanges et de la coopération avec la République populaire démocratique de Corée, sur la base des progrès réalisés dans la relation intercoréenne, aurait des effets positifs sur une amélioration substantielle des droits du peuple de la République populaire démocratique de Corée. La République de Corée a encouragé la République populaire démocratique de Corée à intensifier ses efforts pour améliorer la situation des droits de l’homme de son peuple et à collaborer davantage avec les Nations Unies. La République de Corée s’est félicitée de l’accord obtenu, la semaine dernière, en vue de la reprise, par les deux Corées, des mesures de réunion des familles séparées. La République de Corée s’est par ailleurs dite préoccupée par les violations des droits de l’homme au Soudan du Sud et a appelé le Burundi à restaurer l’espace d’exercice des droits civils et politiques.

La Slovénie a dit soutenir le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Bélarus. Elle a en outre souligné être fermement opposée à la peine de mort et a demandé au Gouvernement bélarussien d’imposer un moratoire sur l’application de la peine capitale en vue de son abolition définitive, saluant à cet égard les mesures prises par le Bélarus pour initier un débat public sur cette question. La Slovénie a aussi fait part de sa préoccupation face aux violations des droits de l’homme au Burundi et en République démocratique du Congo, en particulier les violences intercommunautaires dans plusieurs régions de ce pays. Elle s’est enfin dite inquiète de la crise économique et politique que traverse actuellement le Venezuela, qui a des effets immédiats sur les droits de l’homme.

Le Venezuela a condamné la campagne de désinformation lancée par certaines puissances et leurs alliés en vue de diaboliser le Gouvernement légitime du Président Maduro et de justifier une intervention militaire étrangère sous l’impulsion de « l’Empire nord-américain ». Grâce à la révolution bolivarienne, a ajouté la délégation vénézuélienne, le Venezuela est une société dans laquelle les droits humains et les libertés fondamentales de toutes et de tous sont garantis. La meilleure preuve en est la tenue d’élections libres et démocratiques au Venezuela, avec la participation de millions d’électeurs exerçant leur droit au suffrage universel direct et secret, a ajouté la délégation. Le Président Maduro continuera d’encourager le dialogue entre tous les secteurs démocratiques vénézuéliens, a-t-elle conclu.

Cuba a rejeté toute manipulation et toute approche de « deux poids, deux mesures » dans le domaine des droits de l’homme, soulignant qu’un tel rejet doit être une priorité pour tous. Cuba a fait observer que des pays puissants critiquent les pays du Sud en faisant fi de leurs propres violations des droits de l’homme liées notamment à la montée de la xénophobie. Ces pays refusent en outre de reconnaître le droit au développement, a ajouté Cuba. Rejetant toute invocation des droits de l’homme pour prendre des mesures punitives visant à promouvoir des changements de régime, Cuba a déclaré qu’il faut arrêter toute ingérence dans les affaires du Venezuela.

La Géorgie a fermement condamné les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées contre la population syrienne et a demandé au Gouvernement syrien de mettre immédiatement en œuvre la résolution 2401 du Conseil de sécurité. La Géorgie reste par ailleurs préoccupée par la situation récente des droits de l’homme au Burundi. Elle est en outre alarmée par la situation à l’est de l’Ukraine et dans la Crimée occupée temporairement. Les organisations internationales de droits de l’homme doivent pouvoir se rendre dans l’ensemble du territoire ukrainien, a souligné la Géorgie. Enfin, la Géorgie a condamné les violations des droits de l’homme dans les régions de Géorgie occupées d’Abkhazie et Tskhinvali, évoquant notamment dans ce contexte des enlèvements et des actes de torture, ainsi que les restrictions à la liberté de mouvement et des discriminations sur une base ethnique; la Géorgie a dénoncé la détention arbitraire des citoyens dans les régions occupées par le régime d’occupation russe. La Fédération de Russie doit prendre toutes les mesures pour mettre fin aux graves violations des droits de l’homme dans les régions occupées sur lesquelles elle exerce un contrôle effectif, a insisté la délégation géorgienne.

L’Ukraine a déclaré que depuis le début de la « guerre non déclarée » dans le pays, les forces russes et les groupes armés illégaux dirigés par la Fédération de Russie ont tué plus de dix mille personnes et ont forcé près de deux millions de personnes à se déplacer à l’intérieur du pays, perpétrant des actes horribles de terrorisme contre les civils et les privant de leurs droits fondamentaux, y compris du droit à la vie. Dans la Crimée occupée illégalement, la Fédération de Russie maintient une politique de discrimination raciale et vise à éradiquer la culture des communautés ethniques qui s’opposent à l’occupation illégale de la péninsule, a ajouté la délégation ukrainienne.

L’Australie a fait part de sa profonde inquiétude au sujet des violations et abus de droits de l'homme, de l’utilisation d’armes chimiques et du refus d’accorder l’accès humanitaires dans les zones qui ont besoin d’assistance en Syrie. Soulignant par ailleurs la gravité de la situation en République populaire démocratique de Corée, elle a exhorté le Gouvernement de ce pays à accorder la priorité au bien-être de sa population en appliquant les recommandations de la Commission d’enquête formulées en 2014. L’escalade de la crise au Venezuela et l’effondrement des institutions démocratiques dans ce pays sont tout aussi préoccupants et l’Australie ne reconnaît pas les résultats des « élections illégales » du mois de mai au Venezuela, a indiqué la délégation australienne. Elle a en outre demandé au Gouvernement de la République démocratique du Congo de respecter les droits civils et politiques de sa population. Elle a par ailleurs regretté le ciblage des civils et les horribles abus sexuels commis par les groupes armés et les forces gouvernementales au Soudan du Sud. Enfin, l’Australie a encouragé à trouver une solution politique au conflit au Yémen.

La République populaire de Chine s’est dite favorable à un examen des droits de l’homme dans le cadre du respect mutuel et d’un dialogue équilibré. Elle a jugé « incroyable » que plusieurs pays, en particulier de l’Union européenne, aient pris la liberté de faire des commentaires et d’émettre des jugements sur la situation dans d’autres pays, notamment la Chine. La délégation chinoise a ajouté que certains responsables politiques européens appellent au racisme et à la xénophobie, tandis que les militaires et les agents de sécurité pratiquent la torture. En Suisse, la population rom vit dans une situation choquante, a ajouté la délégation chinoise.

Les Maldives ont déclaré qu’au vu des souffrances des civils dans le monde, en particulier des migrants, des femmes et des enfants, les membres du Conseil devraient avoir honte. La délégation maldivienne a invité à des actions plus robustes, surtout en ce qui concerne des pays en proie à un conflit horrible, comme la Syrie et le Yémen.

La France a estimé que seule une solution politique en Syrie, fondée sur une transition crédible et telle que prévue par la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies, peut ramener une paix durable dans ce pays. Il faut aussi lutter contre l’impunité, notamment face à l’emploi d’armes chimiques, a ajouté la France. La France appelle par ailleurs toutes les parties au Yémen à respecter l’impératif de protection des civils et à assurer un accès complet de l’aide humanitaire à l’ensemble des populations dans le besoin. La France a aussi appelé la République populaire démocratique de Corée et l’Érythrée à préserver la dignité de la personne humaine. Elle a également appelé les autorités de la Chine à faire toute la lumière sur les camps du Xinjiang. La France a en outre souligné que « nous devons tous respecter nos engagements en faveur de la liberté d’expression, d’association et de manifestation pacifique ».

La République tchèque a demandé à la Fédération de Russie de libérer tous les prisonniers politiques, y compris ceux détenus après l’annexion illégale de la Crimée, comme Oleg Sentsov, Olesandr Kolchenko et d’autres. La République tchèque s’est ensuite dite alarmée par la flambée de violence au Nicaragua et par les informations faisant état de cent morts durant les manifestations contre le Gouvernement de ce pays. La République tchèque a également fait part de sa préoccupation face aux violences commises au Burundi avant le référendum constitutionnel. La République tchèque a évoqué d’autres situations préoccupantes pour elle aux Philippines, en République populaire démocratique de Corée, au Yémen et en Libye.

Le Canada a fait observer que la Fédération de Russie appliquait de nombreuses lois restreignant l’espace de liberté sur Internet, bloquant ainsi l’accès aux ressources en ligne des organisations non gouvernementales jugées indésirables. Le Canada a aussi évoqué le blocage de la messagerie Telegram, au titre de la loi contre l’extrémisme. Le Canada a ensuite observé que pendant les manifestations en Iran, en décembre et janvier derniers, les autorités iraniennes avaient bloqué l’accès à Internet sur les réseaux de téléphonie, voire l’accès total à Internet dans certaines régions.

L’Islande s’est dite préoccupée par les assassinats injustifiés au Venezuela. Le Venezuela doit respecter l’appel du Haut-Commissaire et accepter la visite des titulaires de mandats, a poursuivi la délégation islandaise. Elle a par ailleurs souligné que beaucoup de mesures doivent être prises en Arabie saoudite pour accroître les droits des femmes et arriver ainsi à l’égalité entre les sexes. L’Arabie saoudite doit en outre user de toute son influence pour faire cesser la guerre au Yémen. Quant à la Syrie, elle doit mettre fin aux violations des droits de l'homme, a ajouté l’Islande.

La Finlande a fait part de ses préoccupations face aux situations des droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée, en Chine, au Cambodge, aux Philippines, dans les territoires palestiniens occupés, en Égypte, en Fédération de Russie, en Crimée annexée illégalement, en Turquie, au Venezuela et au Pakistan. Cette année marque le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et le 20e anniversaire de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, a rappelé la Finlande; beaucoup a été fait pour promouvoir les droits de l’homme, mais il faut aller plus loin, a-t-elle souligné. Les défenseurs des droits de l’homme continuent d’être victimes de répression dans beaucoup de pays du monde, a rappelé la Finlande, ajoutant qu’elle allait continuer à souligner l’importance qu’il y a à garantir les droits des représentants de la société civile.

La Norvège a souligné que les membres du Conseil doivent s’assurer que les droits sont garantis pour tous. Tous les membres du Conseil doivent être des exemples en la matière, a-t-elle estimé. Or, pendant les mandats du Venezuela et du Burundi en tant que membres du Conseil, il y a eu malheureusement une détérioration des droits de l’homme dans ces deux pays, a-t-elle fait observer. En Arabie saoudite et en Égypte, la situation des droits de l’homme est également préoccupante, a poursuivi la Norvège. Ces pays doivent créer des environnements sûrs pour les défenseurs des droits de l’homme et les médias, a-t-elle souligné.

Le Danemark s’est dit préoccupé par le rétrécissement de l’espace de la société civile en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. La délégation danoise a en outre dénoncé le régime syrien qui continue à cibler les civils, ce qui pourrait constituer des crimes de guerre. Elle a en outre dénoncé la torture à Bahreïn et les violations des droits de l'homme en Iran, avant d’appeler l’Égypte à respecter les droits fondamentaux et la République populaire démocratique de Corée à mettre fin aux graves violations des droits de l'homme. L’impunité doit cesser au Myanmar, tout comme doit cesser la catastrophe humanitaire au Soudan du Sud, a par ailleurs déclaré le Danemark, avant de se dire préoccupé par la situation en Ukraine orientale et dans la Crimée annexée illégalement.

La République islamique d’Iran s’est dite convaincue que le multilatéralisme est menacé par certains pays, alors qu’il est nécessaire au Conseil des droits de l'homme. La délégation iranienne a réitéré la nécessité de traiter les droits de l'homme de façon équitable. Elle a fait part de sa préoccupation face à la pratique visant à nommer et culpabiliser certains pays, estimant qu’il s’agit là d’une politisation des questions intéressant les droits de l'homme.

La République populaire démocratique de Corée a dénoncé la séparation des enfants migrants de leurs parents aux États-Unis et la crise sans fin des réfugiés en Europe. Concernant la situation sur la péninsule coréenne, la délégation de la République populaire démocratique de Corée a rappelé le cas des femmes enlevées et a appelé à la réunification des familles. Elle a en outre rejeté les allégations portées à son encontre par certains pays, notamment par le Royaume-Uni et l’Allemagne.

La Fédération de Russie a regretté le déséquilibre géographique persistant au sein du Conseil, les mêmes États faisant toujours l’objet de résolutions par d’autres États qui sont, eux-mêmes, loin d’être exemplaires. En effet, des violations des droits de l’homme graves sont ignorées dans beaucoup de ces États. La Fédération de Russie a regretté notamment que l’enquête sur le réseau pédophile de Rotherham, au Royaume-Uni, n’ait donné aucun résultat, et que les politiciens britanniques responsables de l’expulsion de migrants jamaïcains bénéficient de l’impunité. La Fédération de Russie a, de même, dénoncé des lois qui donnent des pouvoirs exorbitants aux forces de l’ordre en France, et le manque de progrès dans l’enquête sur l’exploitation sexuelle d’enfants par les soldats français de la mission Sangaris. La Fédération de Russie a enfin déploré que l’Union européenne ferme les yeux sur les politiques discriminatoires appliquées par les États baltes, la Pologne et l’Ukraine.

L’Irlande a fait part de sa préoccupation devant les restrictions imposées aux activités de la société civile et les représailles contre les défenseurs des droits de l’homme au Cambodge et dans la Fédération de Russie. L’Irlande a dit soutenir le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, et être très préoccupée par la pression croissante qui s’exerce sur les sociétés civiles palestinienne et israélienne. L’Irlande, aussi très préoccupée par la situation des droits de l’homme au Yémen, attend avec intérêt la présentation prochaine du rapport du Groupe d'éminents experts sur le Yémen, à la session de septembre du Conseil, pour connaître les faits nécessaires à établir les responsabilités de toutes les violations commises.

La Bolivie a recommandé que l’examen des situations relatives aux droits de l’homme soit basé sur la coopération et le respect de l’universalité des droits de l’homme. Elle a jugé indispensable que le Conseil prenne des décisions à même de renforcer le système des droits de l’homme. La Bolivie, État pacifiste, promeut la paix et au développement équitable, dans le respect de la souveraineté des États.

L’Arménie a déclaré lutter contre la corruption et pour l’égalité des droits et avoir pris des mesures efficaces dans le domaine de la promotion des droits de l’homme. L’Arménie rencontre toujours des difficultés dans la région du Haut-Karabagh. Seul un règlement sous les auspices de la communauté internationale peut mettre fin au conflit au Haut-Karabagh. L’Arménie est disposée à s’engager plus avant avec les Nations Unies pour transformer la région en une région prospère et pacifiste.

Les Pays-Bas sont préoccupés par la situation des droits de l’homme au Burundi, un pays membre du ce Conseil. Les Pays-Bas sont épouvantés par les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises au Soudan du Sud. Enfin, les Pays-Bas se sont dits préoccupés par la situation des droits de l’homme au Cameroun.

La Commission des droits de l'homme du Nicaragua a condamné l’escalade de la violence, les troubles sociaux et les crimes de haine dont souffre le peuple nicaraguayen depuis neuf semaines. En effet, depuis le 18 avril, la Commission a répertorié 194 morts et a constaté que des groupes armés délinquants ont profité de la situation pour semer la terreur dans la population, renforcée par des informations fallacieuses.

La Commission a recommandé le dialogue, la recherche du consensus et une enquête exhaustive sur les délits commis, comme seuls moyens de trouver une solution à cette crise. La Commission a donc salué la décision du Gouvernement nicaraguayen de maintenir le dialogue; de créer des mécanismes d’enquête; et d’autoriser l’instauration du groupe interdisciplinaire d’experts indépendants, qui aidera à faire toute la lumière sur ces violences, à en identifier les responsables et à rétablir l’ordre. Le Gouvernement a aussi accepté d’inviter le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, la Commission interaméricaine des droits de l'homme et l’Union européenne, a relevé la Commission.

La Communauté internationale bahá'íe a évoqué la situation des Bahaï en Iran et au Yémen. En Iran, les ordres de discrimination viennent du plus haut niveau du gouvernement, comme le démontre la récente fatwa de l’ayatollah Ali Khamenei demandant d’éviter tout contact avec cette « secte perverse ». De même, au Yémen, le chef des Houthistes a dénoncé de façon véhémente la foi bahaïe. La communauté internationale doit exhorter les autorités de ces pays à respecter les droits de l'homme de leurs citoyens, a demandé l’ONG.

International Lesbian and Gay Association s’est inquiétée de la discrimination et de la violence contre les personnes transsexuelles en Indonésie, dont les autorités envisagent de criminaliser les relations homosexuelles de même que la sexualité hors mariage.

East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project a prié les membres du Conseil de demander au Gouvernement de la Tanzanie d’amender les lois sur les médias et sur la criminalité sur Internet, pour les rendre conformes aux normes internationales et au droit tanzanien lui-même. L’organisation a salué l’invitation des autorités tanzaniennes au Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et d'association, lancée hier, et leur a demandé de fixer rapidement la date de cette visite. L’ONG a regretté d’autre part que la situation au Soudan soit examinée seulement au titre du point de l’ordre du jour du Conseil consacré à l’assistance technique.

La Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) a recommandé la création d’une commission d’enquête au sujet des exécutions extrajudiciaires commises aux Philippines dans le cadre de la lutte contre la drogue. La FIDH a aussi déploré que les prochaines élections au Cambodge ne s’annoncent ni libres, ni équitables, vu la répression de toutes les libertés exercée par les autorités de ce pays.

L’Association lesbienne et gay internationale - Europe a déclaré que, dans quatorze pays d’Europe, les personnes transsexuelles qui veulent bénéficier d’une reconnaissance juridique de leur genre sont obligées de se faire stériliser. L’ONG a regretté que l’Irlande du Nord interdise toujours le mariage entre personnes du même sexe, à l’instar de plusieurs autres États membres de l’Union européenne.

Le Conseil international pour le soutien à des procès équitables et aux droits de l’homme est profondément préoccupé par les crises humanitaires au Yémen, en Arabie saoudite, à Bahreïn et au Koweït. Les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les avocats sont arrêtés dans ces pays pour la seule raison d’avoir exprimé leurs idées pacifistes. Les violations des droits de l’homme continuent au Yémen notamment à l’encontre des bidounes (personnes sans papiers ou apatrides).

African Development Association a dit prendre la parole au nom des victimes passées du Front Polisario. L’organisation s’oppose à la présence d’un ancien leader du Polisario au sein du Conseil, où il jouit d’une impunité totale. L’organisation s’est dite attristée que cette personne ait été écoutée dans cette enceinte.

Ensemble contre la peine de mort a attiré l’attention du Conseil sur les douze États dont la législation fait des relations sexuelles entre personnes de même sexe un crime passible de la peine de mort. La situation des LGBTI est particulièrement préoccupante en Iran, a dit l’ONG, où des exécutions au motif d’homosexualité ont lieu, camouflées sous d’autres chefs d’inculpation.

Human Rights Now est très préoccupé par les attaques du Gouvernement du Cambodge contre les médias et les journalistes, les défenseurs des droits de l'homme et les opposants politiques. Les prochaines élections ne pourront pas être justes et équitables dans ces conditions, a fait observer l’ONG.

Iraqi Development Organization a attiré l’attention sur la souffrance des citoyens de Bahreïn soumis à des violations des droits de l'homme. L’Organisation a cité des cas de disparition et de torture, ainsi que des procès inéquitables. Bahreïn continue à se dissimuler derrière lois antiterroristes pour violer les droits de ses citoyens, a assuré l’ONG.

Americans for Democracy and Human Rights in Bahrain Inc a constaté une détérioration de la situation des droits de l'homme en Arabie saoudite, notamment les exécutions, la torture et les arrestations arbitraires. Le Gouvernement saoudien ignore les appels répétés des Rapporteurs spéciaux et des instances onusiennes, alors que le pays est membre du Conseil, a déploré l’ONG. L’espace de la société civile et des médias se rétrécit, ce qui donne une vision tronquée de la situation réelle en Arabie saoudite.

La Fondation Alsalam a dénoncé les conditions de détention dans la prison de Jau, à Bahreïn, et les mauvais traitements infligés à des prisonniers politiques dans ce pays. En particulier, la prison de Jau vise explicitement les prisonniers connus ou politiques en leur refusant les soins de santé. Plusieurs chefs politiques se sont ainsi vu refuser des soins pendant qu’ils étaient détenus dans cette prison. La Fondation a demandé au Conseil de se saisir de ces violations des droits de l’homme et de demander à Bahreïn de respecter les droits des détenus.

Presse Embleme Campagne a demandé au Conseil de créer un mécanisme international qui permettrait d’aider les autorités judiciaires des pays en conflit ou connaissant des violences internes à identifier et poursuivre les responsables de crimes contre les travailleurs des médias.

Conectas Direitos Humanos a dénoncé la militarisation des forces de police au Brésil, un phénomène qui a occasionné, la semaine dernière, la mort de sept jeunes dans la favela de Maré (140 000 habitants), à Rio de Janeiro. Des forces de police et militaires, munies de blindés et d’hélicoptères, ont exécuté à cette occasion six de ces enfants, défenestrant trois corps.

L’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme a expliqué qu’après « une mascarade d’élections présidentielles », l’Égypte avait connu une vague d’arrestations arbitraires de défenseurs des droits de l’homme, de journalistes et d’avocats. L’organisation a cité plusieurs exemples de personnes emprisonnées: journalistes, étudiants et défenseurs des droits de l’homme. Elle a demandé au Conseil de se saisir de cette question.

La représentante de World Evangelical Alliance a expliqué que les autorités iraniennes avaient fait intrusion dans sa maison en 2014 pour arrêter son père, condamné depuis à 10 ans de prison, de même que son frère et sa mère, eux aussi détenus, tous accusés d’organiser des réunions illégales contre les intérêts de l’Iran – sa famille étant chrétienne. Beaucoup de chrétiens sont emprisonnés en Iran pour des motifs fallacieux liés au terrorisme, a déploré la représentante.

Christian Solidarity Worldwide s’est dit préoccupé par le fait que l’Office des affaires religieuses de Cuba restreigne la liberté religieuse, notamment en saisissant les biens de l’église. Cuba devrait libérer les personnes emprisonnées pour des motifs religieux et respecter la liberté de croyance. L’organisation s’est aussi montrée préoccupée par les violations du droit à la liberté religieuse au Soudan, où vingt-cinq églises ont été détruites.

Le Service international pour les droits de l'homme a dénoncé des violations des droits de l'homme à Bahreïn – pays candidat au Conseil –, en Chine, en Arabie saoudite, en Égypte et au Venezuela, des pays membres. Les défenseurs des droits de l'homme y sont particulièrement visés par le biais d’arrestations arbitraires, de harcèlement judiciaire, de disparitions forcées, de torture, d’interdiction de voyage et de restrictions à la liberté d’expression, de rassemblement et d’association. L’inaction du Conseil a encouragé ces pays à poursuivre leurs violations et il est nécessaire de leur envoyer un signal fort, a dit l’ONG: il en va de la crédibilité et de la légitimité du Conseil, a-t-elle ajouté.

Human Rights Law Centre a dénoncé la détention illimitée de 134 enfants sur l’île de Nauru par les autorités australiennes. Douze personnes sont décédées dans ces camps. Si le Gouvernement australien poursuit ces actes de cruauté, le Conseil doit demander des comptes.

La Commission internationale de juristes a dénoncé la situation au Cambodge, dont le gouvernement réprime la société civile, les médias indépendants, l’opposition politique et les citoyens ordinaires. Le Conseil doit répondre de façon plus efficace à cette crise, à quelques semaines des élections.

Amnesty International a demandé au Conseil de créer une commission pour enquêter sur les exécutions extrajudiciaires et autres violations des droits de l’homme commises aux Philippines dans le cadre de la lutte contre la drogue, afin de prévenir de nouveaux meurtres, de rendre justice aux victimes et de leur octroyer des réparations. L’ONG a aussi prié le Conseil de prendre des mesures face à la crise des droits de l’homme au Venezuela, telle que décrite dans le rapport du Haut-Commissariat. Amnesty a fait observer, d’autre part, que les femmes saoudiennes qui ont milité depuis des décennies pour que les femmes aient le droit de prendre le volant sont actuellement en prison, encourant des peines allant jusqu’à vingt ans.

Le Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement a fait part de sa préoccupation face à l’impunité qui entoure l’assassinat de plusieurs milliers de personnes aux Philippines, dans le cadre de la « guerre contre les drogues ». Le Forum est aussi préoccupé par les attaques contre les institutions démocratiques des Philippines, et a appelé le Conseil à créer une commission d’enquête internationale indépendante.

VIVAT International au nom également de Franciscain international a dénoncé des violations graves des droits de l’homme commises par la police indonésienne, notamment l’affaire « Bloody Wasior », ayant fait quatre victimes parmi des autochtones qui défendaient leurs droits face à une société d’exploitation forestière. Le Gouvernement de l’Indonésie a été prié de réhabiliter ces victimes.

International-Lawyers.org a souligné que des fraudes avaient été constatées lors des dernières élections parlementaires en Iraq, des suffrages ayant été annulés, notamment. Les autorités iraquiennes doivent garantir que le processus électoral sera dorénavant juste et équitable. Il faut aussi assurer le retour sûr des personnes déplacées à l’intérieur de l’Iraq.

Human Rights Watch regrette la décision contre-productive des États-Unis de quitter le Conseil, « tournant le dos » aux situations préoccupantes des droits de l’homme dans certains pays. En Égypte, les autorités utilisent des arrestations arbitraires pour faire taire l’opposition politique. D’autres États membres du Conseil commettent des violations des droits de l’homme contre leur population, a dénoncé l’organisation.

Center for Inquiry est préoccupé par les droits des personnes athées. Un éditeur athée au Bangladesh a été assassiné par des extrémistes religieux. L’État mauritanien cible délibérément les personnes athées, la loi prévoyant même la peine de mort pour des faits de blasphème. Les individus doivent avoir droit de refuser la religion au nom de la science et de la liberté de croyance, a dit l’ONG.

Le Centre d’action pour le développement rural a dit lutter pour dénoncer le mutisme sur les atrocités dans les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf en Algérie. Les familles de victimes et de disparus cherchent encore les nouvelles de leurs enfants dans l’indifférence totale de la « junte du Polisario ». La plupart des tortionnaires occupent aujourd’hui de hautes fonctions dans l’administration du Front Polisario, a regretté l’ONG.

China Society for Human Rights Studies (CSHRS) a insisté sur l’importance de protéger la coexistence pacifique entre les religions, le lien entre les religions et le lien entre les croyants et l’État. La Chine, qui protège les libertés religieuses depuis de nombreuses années, peut proposer des « bonnes pratiques » dans ce domaine aux autres pays, a dit l’organisation.

Pasumai Thaayagam Foundation a dénoncé la situation des réfugiés Rohingya du Myanmar au Bangladesh. L’ONG a exhorté les États membres à faire en sorte que ces atrocités cessent et que les responsables soient jugés, y compris devant la Cour pénale internationale.

L’Agence des cités unies pour la coopération Nord-Sud a évoqué la vie quotidienne des réfugiés syriens en Jordanie, notant que plus de 5 millions d’enfants ont besoin d’assistance humanitaires. Une génération d’innocents risque de ne pas bénéficier d’éducation, a mis en garde l’ONG.

Nouveaux droits de l’homme (NDH) a dit sa préoccupation face à la détérioration de la situation au Baloutchistan (au Pakistan), estimant que l’action des services de sécurité et de l’armée était au cœur du problème. Ainsi, depuis 1948, les forces de sécurité de l’État ont-elles tué plus de 45 000 personnes qui défendaient leur terre. Plus de 5000 d’entre elles ont été tuées en détention, et l’on compte 18 000 enfants orphelins.

Le Centre Europe - Tiers monde a dénoncé les violations quotidiennes des droits des travailleurs par la multinationale d’exploitation de matières premières Glencore, qui a accru le nombre de ses travailleurs dotés de contrats de sous-traitants. La plupart du temps, ce système est utilisé dans le monde entier avec une impunité totale. Le Centre a appelé à la réglementation des activités de la société Glencore.

L’Association d’entraide médicale Guinée a dénoncé le sort réservé, durant le conflit à Sri Lanka, à de nombreux enfants embrigadés par les Tigres de libération de l’Élam tamil. Ces enfants ont été détenus au secret pour les préparer à servir de boucliers humains. Un grand nombre de ces enfants ont été tués. L’organisation estime que les corps des enfants tués ont été cachés pour que la communauté internationale ne puisse pas avoir de preuve de l’enrôlement d’enfants soldats. Les auteurs de ces crimes doivent être poursuivis, a demandé l’ONG.

Helsinki Foundation for Human Rights a souligné le problème de l’accès au Tibet et d’autres régions placées sous l’autorité de la Chine. L’organisation s’est félicitée de l’appel lancé par le Haut-Commissaire pour que la Chine coopère avec les mécanismes des droits de l’homme. Ces mécanismes doivent pouvoir accéder sans entrave au Tibet, a insisté la Fondation.

Article 19 - Centre international contre la censure au nom également du Committee to Protect Journalists, Inc.; Freedom House et Fédération internationale des Pen clubs est préoccupé par les politiques de la Fédération de Russie visant à restreindre les libertés fondamentales de la population, notamment la liberté d’expression. Plusieurs organisations des droits de l’homme ont déjà condamné les interventions de la Fédération de Russie sur Internet, et notamment le blocage d’adresses IP et de la messagerie Telegram, a relevé Article 19.

International Educational Development et l’Association des juristes humanitaires sont très préoccupés par la persécution du peuple Hmong en République démocratique populaire lao. Les actes des autorités laotiennes contre cette communauté constituent un crime d’extermination, de l’avis des deux organisations non gouvernementales.

Organization for Defending Victims of Violence a dénoncé la persécution contre les défenseurs des droits de l'homme, qui est devenue une politique officielle à Bahreïn, et contre la minorité chiite. L’Organisation a appelé le Conseil à créer une commission d’enquête indépendante sur ce problème.

Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture a fait part de sa préoccupation s’agissant d’une loi israélienne interdisant désormais de photographier un militaire, même par un journaliste, ce qui va à l’encontre de nombre d’instruments internationaux et empêchera de documenter les violations des droits de l’homme.

Africa Culture Internationale a constaté qu’une catastrophe se déroulait depuis plusieurs années au Burundi, un pays dont les forces vives sont obligées de fuir. L’organisation a exhorté le Gouvernement burundais à réserver un meilleur traitement à sa population.

La Fondation Maarij pour la paix et le développement a noté que, d’après un rapport publié par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), quelque 535 millions d’enfants, soit le quart de la population infantile mondiale, vivent dans des pays affectés par des conflits ou des catastrophes. Environ 50 millions d’enfants ont dû fuir leur foyer en raison des conflits, ce qui les rend encore plus vulnérables. Ils sont pour la plupart sous-alimentés, souffrent de maladies évitables et courent le péril d’enrôlement forcé. La Fondation a exhorté la communauté internationale à améliorer les conditions de vie des enfants les plus vulnérables et de leurs communautés dans les situations de conflit.

CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens s’est alarmé de la situation en Égypte. Tout en se félicitant de la libération de certains blogueurs et défenseurs des droits de l’homme à l’occasion de l’Eid el Fitr, CIVICUS a appelé à la remise en liberté de tous les autres prisonniers. Il a aussi dénoncé le traitement des défenseurs des droits de l’homme au Viet Nam.

International Muslim Women’s Union a dénoncé les violations des droits de l’homme par les forces indiennes au Cachemire, qui posent de nombreuses questions sur l’administration de la justice dans ce territoire. Certaines armes anti-émeute utilisées dans ce cadre ont fait la une des journaux du Royaume-Uni, notamment de par les victimes qu’elles ont entraîné parmi les enfants, a relevé l’ONG.

Verein Südwind Entwicklungspolitik a attiré l’attention du Conseil sur la limitation du droit de réunion, du droit à la liberté d’expression et du droit à l’indépendance des juges et avocats en Iran. L’ONG a souligné que l’Iran ne respectait pas les Règles Nelson Mandela (Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus), les détenus étant torturés.

L’Association internationale Ius Primi Viri a condamné le nettoyage ethnique et les pratiques de déplacement forcé du Gouvernement du Myanmar contre les musulmans rohingya. L’organisation a également attiré l'attention sur l'impunité, les arrestations arbitraires, la violence sexiste et le manque d'accès à la justice au Cachemire, notant qu'une enquête internationale devrait enquêter sur ces allégations.

Le Conseil indien d'Amérique du Sud a condamné les États qui tentent de récrire la Charte des Nations Unies pour donner un autre sens au droit à l’autodétermination. Ces États essaient de voler aux peuples autochtones leurs terres et leurs ressources. Le CISA a cité en particulier le déni des droits des peuples autochtones de l’Alaska. Tous les peuples ont droit à l’autodétermination, a souligné l’ONG.

France Libertés: Fondation Danielle Mitterrand a dit que l’« Instance équité et réconciliation » du Royaume du Maroc n’avait aucune valeur juridique dans le Territoire non autonome du Sahara occidental, car il n’appartient pas à la puissance occupante de mener un processus de justice transitionnelle. France Libertés a demandé au Conseil de créer le mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans le Territoire occupé du Sahara occidental.

World Barua Organization (WBO) a déclaré que les peuples autochtones de l'Inde étaient victimes de politiques malavisées. Les exécutions extrajudiciaires constituent un risque très présent pour les populations autochtones, dont l’existence est aussi menacée par l'afflux d'immigrants illégaux. Le Conseil a été prié de demander à l'Inde d'assurer la protection des peuples autochtones en Inde.

Si le combat contre le terrorisme revêt actuellement une haute importance, a dit l’Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, l’ONG a encouragé à ne pas se servir de ce prétexte pour empiéter sur les droits de l’homme. En Iraq, les autorités justifient les violations graves et systématiques contre les droits des civils dans le cadre des activités antiterroristes.

L’Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs a dit venir devant le Conseil pour demander au Pakistan de cesser ses abus de pouvoir et de s’abstenir de forcer des changements démographiques, d’assassiner et d’arrêter des manifestants en les taxant de terroristes dans les territoires du Cachemire et du Gigli-Baltistan qu’il administre.

Alliance Creative Community Project a indiqué qu’après l’Iraq, Sri Lanka comptait le nombre le plus élevé de disparitions forcées. La découverte récente de 87 squelettes humains dans une zone de haute sécurité montre l’urgence qu’il y a à faire la lumière sur des faits survenus dans les années 1990.

Le Congrès du monde islamique s’est dit préoccupé par la situation des droits de l’homme au Cachemire et a demandé à « la démocratie la plus peuplée du monde » (l’Inde) d’accueillir une commission d’enquête. Les défenseurs des droits de l’homme qui communiquent avec le Haut-Commissaire sont menacés et les auteurs des violations des droits de l’homme jouissent de l’impunité en Inde, a déploré le Congrès.

La Commission africaine des promoteurs de la santé et des droits de l’homme a expliqué que l’Inde avait renforcé ses opérations militaires au Cachemire. En réponse à la suggestion de la création d’une commission d’enquête, l’accès à la région a été interdit. Si l’Inde n’a rien à cacher, pourquoi empêche-t-elle la communauté internationale de se rendre sur place, s’est demandé l’organisation.

Le représentant de l’Association culturelle des Tamouls de France a déclaré qu’il avait été emprisonné pour avoir essayé de commémorer le génocide des Tamouls avec une bougie, à Sri Lanka. La loi contre le terrorisme est utilisée pour réduire au silence la société civile et beaucoup d’innocents ont été emprisonnés en vertu de cette loi, a déploré le représentant.

L’Association américaine de juristes a condamné l’inhumaine politique des États-Unis concernant l’immigration, qui a séparé les enfants migrants de leurs parents, en violation flagrante de leurs droits humains. Ces migrants viennent en majorité du Honduras, d’El Salvador et du Guatemala, quelques-uns du Mexique et du Brésil, a souligné l’ONG, rappelant les interventions qu’ont pratiquées les États-Unis, par le biais de coups d’état, de guerres et de déstabilisation, dans nombre de pays latino-américains. Malgré la vague de protestation qui a poussé le Président Trump à revenir sur la décision de séparer les enfants migrants de leurs parents, la criminalisation des familles migrantes demeure, a ajouté l’ONG.

Human Security Initiative Organization a salué les efforts déployés pour instaurer la paix au Soudan du Sud. Plusieurs pays d’Afrique ont accueilli des réfugiés et des migrants et les citoyens des pays concernés ont été touchés par ces flux, la situation dans ces pays s’étant alors détériorée en raison du manque de ressources, a fait observer l’ONG.

La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme a regretté que l’examen de la question du genre dans les politiques migratoires soit absent alors que les femmes en recherche d’asile sont particulièrement vulnérables à la violence. L’ONG a déploré la réponse inadéquate de l’Europe face aux migrations africaines et a dénoncé l’essor de la haine propagée par les autorités italiennes. L’ONG a en outre appelé le Pakistan à lancer une campagne contre les mariages forcés et contre l’exploitation des mineurs.

Villages unis a attiré l’attention du Conseil sur la situation au Jammu-et-Cachemire, qui a fait l’objet d’un rapport du Haut-Commissaire. En tant que garant des droits de l’homme, le Conseil se doit de veiller à la mise en œuvre de ses résolutions et de celles du Conseil de sécurité qui le concernent.

La représentante de l’ONG Association of World Citizens a donné lecture d’une lettre d’Amjad Hosseinpanahi, dont le frère, Ramin, prisonnier politique, a été condamné à mort (en Iran) alors qu’il aurait besoin de soins médicaux d’urgence suite aux actes de torture qu’il a subis. En raison de l’engagement politique de Ramin, sa famille a fait l’objet de toutes sortes de pression, d’arrestations arbitraires, d’exil et d’autres formes de pressions physiques et psychologiques. Trois Rapporteurs spéciaux ont publié une déclaration appelant à la levée de cette sentence de mort.

United Nations Watch a rejeté le recours aux Nations Unies pour corrompre la cause des droits de l’homme et toute tentative d’influencer le Conseil par un truquage des réalités sur le terrain.

International Human Rights Association of American Minorities (IHRAAM) a expliqué que les autorités de l’Inde ont utilisé des armes de dispersion contre la population, alors que ces armes causent aux personnes ciblées des lésions graves voire la mort pour nombre d’entre elles.

Le Mouvement international de la réconciliation a déclaré que la Maroc met à sac les ressources naturelles du Sahara occidental. Les pêches intensives ont épuisé les ressources en poisson dans cette région, a précisé l’ONG. L’exploitation illégale des ressources a poussé la Sahraouis à manifester pour reprendre le contrôle des exploitations; ils ont alors fait face à une violente répression de la part des autorités marocaines, a-t-elle déclaré.

Victorious Youths Movement a expliqué que le Front Polisario prétend défendre les principes humanitaires mais défend, dans les faits, une forme d’obscurantisme dans le camp de Tindouf pour des raisons politiques détournées. Des rapports font apparaître de véritables violations des droits de l’homme qui ont lieu dans le camp de Tindouf, a insisté l’ONG.

Le Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies a rappelé que le droit à l’autodétermination est fondamental et s’est dit préoccupé par la situation au Sahara occidental. Pour appuyer les pourparlers entre le Maroc et le Front Polisario, un référendum est nécessaire, a affirmé l’ONG.

Le Centre européen pour la justice et les droits de l'homme a dit que les meurtres massifs et les abus sexuels systématiques commis par Daech ont forcé des milliers de chrétiens à fuir l’Iraq, ce qui a entraîné une épuration religieuse sur les territoires contrôlés par le groupe terroriste. L’ONU doit défendre les droits de toutes les minorités religieuses et déclarer ces atrocités comme étant des actes de génocide, tout en facilitant le retour des exilés.

L’Association pour l’intégration et le développement durable au Burundi s’est inquiétée de la disparition de terres agricoles en raison de l’érosion et de l’accaparement des terres de peuples autochtones par des immigrants illégaux dans certaines régions de l’Inde.

Association for the Protection of Women and Children’s Rights (APWCR) s’est dit préoccupé suite au rapport soumis au Conseil concernant le Cachemire et a dénoncé le parti fanatique au pouvoir en Inde qui régit la politique sur ce territoire; l’heure est venue pour le Conseil de mettre en place une commission d’enquête sur les crimes qui y sont commis, a affirmé l’ONG.

Solidarité Suisse-Guinée a souligné que dans la province orientale de Sri Lanka, des crimes horribles ont été commis, dont on découvre les charniers.

Jssor Youth Organization a attiré l’attention sur la résolution 2250 du Conseil de sécurité qui insiste sur la nécessité d’une démarche participative avec les jeunes. L’ONG a en outre proposé un partenariat avec les dirigeants religieux à travers des conférences et des rencontres officielles.

Le Conseil mondial de l'environnement et des ressources a dénoncé les violations des droits de l’homme perpétrées contre la population sindhi par les forces pakistanaises, ce qui pousse encore davantage les Sindhis vers la pauvreté. Le Pakistan opère des grands projets sans tenir compte de la population sindhi concernée par ces projets et ce peuple est par ailleurs victime de disparitions forcées.

L’Association des étudiants tamouls de France a expliqué que cette année, treize civils ont été tués par des forces de l’ordre en Inde alors qu’ils manifestaient contre la pollution d’une usine. L’entreprise a été accusée de ne pas avoir respecté les normes environnementales, ce qui a causé de nombreux cancers au sein de la population locale; cette entreprise n’a pas rendu de comptes et a été rouverte depuis, a déploré l’ONG.

L’Institut international pour les droits et le développement a attiré l’attention du Conseil sur la situation dans la bande de Gaza où sévit une pénurie de nourriture et de médicaments. Il s’agit d’une punition collective, a rappelé l’ONG. Rappelant en outre que des manifestations de protestation avaient eu lieu à la frontière avec Israël et que les forces israéliennes avaient tiré contre ces manifestants en causant de nombreux morts parmi eux, l’ONG a appelé la communauté internationale à enquêter sur ces événements.

L’Association Bharathi Centre culturel franco-tamoul a dénoncé l’occupation militaire des régions tamoules à Sri Lanka et a insisté sur la nécessité d’appeler le Gouvernement sri-lankais à libérer les territoires occupés et à permettre aux populations de déterminer librement leur statut politique.

Le Pont a dénoncé des projets de développement dans les districts du Tamil Nadu, soulignant que ces projets impliquent la destruction de forêts et de montagnes et le déplacement de populations.

L’Observatoire mauritanien des droits de l'homme et de la démocratie a affirmé que Sri Lanka poursuit le génocide et la violation des droits de l'homme des Tamouls.

Society for Development and Community Empowerment a déploré que déclaré que Sri Lanka n’ait pas mis en oeuvre la résolution concernant ce pays, une résolution que Sri Lanka a pourtant appuyée. Une loi sur les personnes disparues a été adoptée par le Parlement sri-lankais sans consultation avec les familles des victimes, a fait observer l’ONG, avant d’ajouter que les tortures et mauvais traitements sont monnaie courante à Sri Lanka. Des menaces contre les militants des droits de l’homme sont également signalées, a insisté l’ONG, exhortant le Conseil à envisager une saisine de la Cour pénale internationale (CPI).

Le Gouvernement australien héberge un grand nombre de réfugiés tamouls, alors que 9300 sont arrivés par bateau, a fait savoir ABC Tamil Oli, avant de dénoncer le fait que dans ce contexte, plus de 1100 demandeurs d’asile aient été renvoyés et d’autres placés en détention. Depuis 2012, environ 200 Tamouls se trouvent dans les camps australiens installés en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a ajouté l’ONG.

Tamil Uzhagam a dénoncé les violations des droits des Tamouls par le « Gouvernement raciste » depuis les années 1950. Des centaines de milliers de personnes ayant trouvé refuge dans certaines zones ont été débusquées et tuées lors des massacres de 2009, comme le prouvent plusieurs films choquants diffusés le 2 décembre 2010 par des chaînes de télévision, a ajouté l’ONG, avant d’exhorter les membres du Conseil à adopter une résolution en vue d’une enquête judiciaire internationale indépendante sur les abominables violations commises par le Gouvernement de Sri Lanka.

L’Association Thendral a exigé des réponses concernant les personnes disparues à Sri Lanka. Après la fin de la guerre en 2009, tous ceux qui s’étaient rendus à l’armée avaient cru aux promesses de Sri Lanka; mais les prisonniers n’ont pas été libérés et les autorités n’ont pas respecté leur parole, a déploré l’ONG.

Agir ensemble pour les droits de l’homme a dénoncé les arrestations massives et le recours à la force à l’occasion des manifestations qui ont eu lieu au Viet Nam il y a quelques jours. Depuis le 9 juin, des manifestations ont lieu dans le pays pour s’opposer à l’abusive loi sur la cybersécurité; des centaines de manifestants ont alors été arrêtés et certains ont été victimes de violences. Le Viet Nam doit libérer tous les manifestants arrêtés et poursuivre les policiers responsables des violences, a insisté l’ONG.

"Coup de Pousse" Chaîne de l’Espoir Nord-Sud ( C.D.P-C.E.N.S) a expliqué que la communauté internationale devait s’intéresser à la situation des droits de l’homme en Azad Cachemire et au Gilgit-Baltistan, dénonçant les graves violations des droits de l'homme commises en toute impunité par les forces de l’ordre pakistanaises. Le Pakistan est un voisin qui finance le terrorisme au Jammu-et-Cachemire, a insisté l’ONG.

L’Association Dunenyo a attiré l’attention sur la situation alarmante dans les camps de Tindouf et l’impuissance du Haut-Commissariat pour les réfugiés à obtenir l’autorisation de l’Algérie de mener une opération concrète de recensement des populations sahraouies de ces camps. Cet enregistrement permettrait pourtant d’arrêter le détournement des aides humanitaires et offrirait aux populations concernées la possibilité d’obtenir une carte de réfugié et de bénéficier ainsi d’un certain nombre de droits et de la protection internationale, a souligné l’ONG.

Libération a attiré l’attention sur la situation en Inde, s’agissant plus particulièrement de la violence de caste, des discours de haine religieuse, ou encore des cas de lynchage pour des motifs religieux qui se multiplient. Les défenseurs des droits de l'homme en Inde sont considérés comme des terroristes ou des antinationaux, a ajouté l’ONG, affirmant que la démocratie est menacée en Inde et priant le Conseil d’intervenir pour empêcher le pays de devenir un État fondamentaliste.

Mbororo Social and Cultural Devlopment Association a attiré l’attention sur la situation en Inde, qui empire chaque jour, comme en témoigne par exemple la nouvelle loi sur les étrangers. L’ONG a prié le Conseil de prendre langue avec l’Inde pour protéger les droits des peuples autochtones.

Indigenous People of Africa Coordinating Committee a mis en garde contre les conditions d'octroi discriminatoires et illégales de la citoyenneté indienne dans la province de l'Assam et dans d'autres provinces. Les habitants de l'Assam risquent de se retrouver minoritaires et leurs droits en tant que peuple autochtone sont en jeu. L'organisation a exhorté le Conseil à envoyer une mission d'enquête en AssaM.

Center for Organisation Research and Education a expliqué que l'Assam était confronté à des vagues d'immigration clandestine, principalement en provenance des pays voisins, ce qui a provoqué des changements démographiques qui remettent en question l'existence même de l'identité et de la langue assamiennes.

Centre for Human Rights and Peace Advocacy a attiré l'attention du Conseil sur des violations des droits de l'homme au Pakistan, notamment le recours à la force brutale de l'État contre des civils; les élections générales, annoncées mais qui ne sont pas libres; la liberté des médias inexistante; enfin le fait que des milliers de personnes ont été victimes d’exécutions extrajudiciaires.

International Career Support Association a demandé la mise en place d’une commission d’enquête sur les enlèvements commis par la République populaire démocratique de Corée. De nombreux proches attendent encore des nouvelles des personnes disparues, a expliqué l’organisation.

Le Conseil de jeunesse pluriculturelle (COJEP) a expliqué que certains étudiants, en France, ont décidé d’ouvrir des squats illégaux pour accueillir des migrants. Ces étudiants se font expulser de manière très violente par la police. Ces jeunes sont pourtant des « soldats de la paix »: ils risquent leur avenir pour s’assurer que d’autres aient droit à leur dignité.

B’nai B’rith International a dénoncé les propos antisémites du chef de l’Autorité palestinienne, il y a quelques jours. Alors que ces propos ont été condamnés par un certain nombre de dirigeants dans le monde, le silence de l’ONU, notamment celui du Haut-Commissaire, est assourdissant, a déclaré l’organisation.

Le Réseau international des droits de l’homme (RIDH), au nom de la Commission des droits de l'homme du Nicaragua et du réseau international des droits de l'homme, a demandé que cesse immédiatement la répression au Nicaragua; et que les autorités de ce pays reçoivent une assistance technique pour faire respecter les droits des victimes.

Global Institute for Water, Environment and Health a attiré l’attention sur la situation catastrophique des réfugiés palestiniens victimes de l’attaque destructrice du camp de Yarmouk par les forces armées syriennes, en avril dernier. Des milliers de civils palestiniens ont perdu la vie ou ont été blessés pendant les hostilités entre le Gouvernement syrien et Daech, a dit l’ONG.

Le Congrès juif mondial s’est dit de plus en plus préoccupé par la situation imposée par l’Iran, qui est un havre pour les groupes terroristes. L’Iran menace l’existence d’Israël, qui le signale à chaque session du Conseil. L’ONG a demandé une fois de plus que le Conseil concentre son attention où il devrait.

Dans une déclaration conjointe au nom de dix organisations, l’Union internationale humaniste et laïque au nom également d’Ensemble contre la Peine de Mort et Freedom Now. a relevé que le Parlement mauritanien avait amendé le Code pénal pour rendre la peine de mort obligatoire à toute personne reconnue coupable de paroles blasphématoires et d'actes sacrilèges. La nouvelle loi prévoit également une amende pour atteinte à la décence publique et aux valeurs islamiques. La Mauritanie a été appelée à mettre fin à la détention arbitraire de l'écrivain et journaliste Mohamed Cheikh Ould, qui avait été condamné à mort pour apostasie avant de voir sa peine commuée.

Minority Rights Group International a indiqué que des milliers de personnes déplacées à l’intérieur de l’Iraq ne peuvent plus voter librement. Certes, l’Iraq se remet d’un conflit: mais le pays n’en doit pas moins respecter les droits de l’homme, a dit l’ONG. Elle a aussi fait part de sa préoccupation devant la situation actuelle dans Sinaï, en Égypte.

Droit de réponse

La Grèce a regretté que le Président du Conseil ait laissé une ONG s’exprimer alors que sa déclaration n’avait rien avoir avec le point de l’ordre du jour à l’examen cet après-midi. Cette déclaration était non fondée, a affirmé la délégation grecque, avant de faire valoir que la Grèce garantit la protection des droits de l’homme. La déclaration de cette ONG n’a aucun lien avec les violations des droits de l’homme dans le monde et intervient alors qu’un accord historique est sur le point d’être signé entre l’ex-République de Yougoslave de Macédoine et la Grèce et l’objectif de la déclaration de cette ONG est de créer des impressions négatives s’agissant de cette question, a ajouté la Grèce.

Le Cambodge a déclaré que les déclarations de l’Union européenne et d’autres pays ignorent les règles du Conseil. Ces déclarations relèvent de la politisation et de l’ingérence dans les affaires du Cambodge et dans l’organisation des prochaines élections; elles sont motivées par des intentions cachées visant à marginaliser le parti en place. La dissolution du CNRP est une décision judiciaire sur laquelle le Gouvernement n’a pas à s’exprimer et n’a rien à voir avec les élections à venir, a déclaré le Cambodge.

Le Venezuela s’est insurgé contre certains pays qui se sont assignés la tâche de saper les fondements démocratiques du Venezuela par des déclarations mensongères. Le pays a dénoncé la violence terroriste, les coups d’état et la déstabilisation par des forces externes au Venezuela appuyées par « l’empire des États-Unis » avec la complicité d’autres États. Le Venezuela affiche pourtant un record mondial de consultations populaires et possède l’un des systèmes les plus transparents au monde, a assuré la délégation vénézuélienne. Le Venezuela peut se vanter d’un bilan brillant et d’une liberté souveraine et démocratique que personne ne peut contester, a-t-elle insisté.

L’Inde a rejeté le rapport du Haut-Commissariat concernant le Cachemire, ajoutant que les déclarations du Pakistan à ce sujet n’ont pour seul but que de promouvoir la désinformation et relèvent d’une volonté de détourner l’attention de la situation catastrophique des droits de l'homme au Pakistan, alors que le Conseil ne peut ignorer qu’il s’agit d’une tentative de légitimer le terrorisme. Les minorités musulmanes au Pakistan et dans le territoire occupé du Cachemire sont victimes de privations du fait de politiques autoritaires des autorités pakistanaises, a insisté l’Inde, avant d’ajouter que le Cachemire fait partie intégrante de l’Inde, contrairement à ce que prétend l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui n’a par ailleurs pas autorité pour s’exprimer sur les affaires intérieures de l’Inde.

L’Égypte a réagi aux déclarations de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la Norvège, de l’Union européenne et du Danemark, en soulignant qu’il ne faut pas saisir l’occasion du débat général pour stigmatiser certains pays, dont l’Égypte en ignorant totalement les difficultés qu’elle traverse. Au sujet de la société civile, l’Égypte a fait valoir l’existence de milliers d’organisations et d’associations enregistrées et actives dans le pays. L’Égypte a en outre réaffirmé sa volonté de coopérer avec le Comité des disparitions forcées pour faire toute la lumière sur les allégations la concernant. Quant à la peine capitale, elle n’est appliquée que dans le cas des crimes les plus graves, a ajouté la délégation égyptienne, avant de démentir par ailleurs les allégations d’exactions à l’encontre de journalistes et autres personnels des médias.

La République islamique d’Iran a également rejeté les allégations proférées à son encontre par le Canada et le Royaume-Uni, qui sont selon elle caractérisées par une démarche biaisée dans l’examen des problèmes afférents aux droits de l’homme. Les différentes formes de violence et de harcèlement contre les femmes et les filles constituent des problèmes très répandus au Royaume-Uni, a ajouté l’Iran, constatant par ailleurs que la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique n’avait pas encore été ratifiée par le Royaume-Uni.

La Chine a affirmé que certaines déclarations prononcées cet après-midi avaient pour but de s’ingérer dans ses affaires internes, alors même que le pays a atteint un très haut niveau de protection des droits de l’homme de sa population. Ainsi, par exemple, les droits des suspects sont-ils dûment protégés et la Chine encourage les ONG à travailler en faveur des droits de l’homme. Il relève de la souveraineté pleine et entière de la Chine de traiter certaines affaires pénales sans interférences étrangères, a poursuivi la délégation chinoise. Certaines régions chinoises, peuplées par des minorités ethniques, connaissent des progrès exceptionnels en termes de développement et de droits de l’homme; mais les séparatistes violents sont, eux, réprimés afin de garantir le droit à la vie des gens et leur sécurité. Il faut revenir rapidement (au sein du Conseil) à un dialogue constructif avec toutes les parties, a plaidé la Chine.

La Turquie a indiqué avoir réussi à faire face à un coup d’état terroriste contre sa démocratie, grâce à son engagement envers l’état de droit. Les mesures prises dans ce contexte le sont en toute transparence et le principe de proportionnalité est respecté, a ajouté la délégation turque. Elle a en outre démenti les allégations de restriction à la liberté d’expression, rappelant que la liberté de la presse est protégée par la Constitution turque et affirmant que certaines personnes exploitent la profession de journaliste à des fins indues.

Le Soudan a répondu à la déclaration faite cet après-midi par le Royaume-Uni, en regrettant que le Conseil soit instrumentalisé par certains pays pour poursuivre leurs propres intérêts. Il a demandé au Royaume-Uni de se préoccuper de ses problèmes intérieurs avant de s’ingérer dans les affaires des autres. La délégation soudanaise a réaffirmé le droit à la liberté d’expression et les droits des femmes, assurant qu’ils sont tout à fait respectés au Soudan.

Le Brésil s’est dit attristé par la mort par arme à feu d’un jeune de 14 ans alors qu’il se rendait à l’école, la semaine dernière, dans un quartier de Rio. La lutte contre la criminalité est une priorité pour le Gouvernement brésilien et l’intervention fédérale à Rio dans le domaine de la sécurité est une exception, a indiqué la délégation brésilienne. Elle a réaffirmé que les causes sous-jacentes de la violence et de la criminalité doivent être traitées de manière globale.

Les Philippines ont rejeté les déclarations de la Bulgarie, au nom de l’Union européenne, de la Belgique, de la République tchèque et de la Finlande, et ont regretté que ces délégations n’aient pas une compréhension suffisante du système judiciaire philippin et continuent de se fonder sur des sources d’information qui sont biaisées voire ont des motivations politiques pour appréhender la réalité de la situation des droits de l’homme aux Philippines. La délégation philippine a ajouté avoir d’ores et déjà répondu à de telles allégations lors du débat sur le point 2 de l’ordre du jour. Aux Philippines, la campagne contre les drogues illégales est menée dans le plein respect des droits de l’homme et de l’état de droit, a-t-elle assuré. Tous les décès résultant des opérations des forces de maintien de l’ordre fait l’objet d’enquêtes et les responsables sont sanctionnés, a insisté la délégation.

La République de Corée a indiqué que les douze travailleurs Nord-Coréens entrés sur son territoire y sont entrés de leur plein gré pour trouver un emploi et jouir de la liberté au même titre que les Sud-Coréens. La République de Corée a regretté la situation spéciale qui prévaut dans la péninsule de Corée s’agissant du droit à la liberté de mouvement. Elle a assuré qu’elle ne ménagerait aucun effort pour s’attaquer au problème humanitaire engendré par la division Nord-Sud (de la péninsule) par une mise en œuvre de la Déclaration de Panmunjom.

La République démocratique populaire lao a expliqué qu’une ONG avait tenté d’influencer le Conseil avec de fausses informations. Il n’y a pas de génocide dans le pays, a assuré la délégation lao. La République démocratique populaire lao continue de progresser dans le domaine des droits de l’homme, en s’appuyant sur ses dizaines de communautés et tous les groupes ethniques ont les mêmes droits devant la loi, a affirmé la délégation. Le Gouvernement lao prend toutes les mesures qui s’imposent pour réduire la pauvreté au sein de tous les groupes ethniques, lesquels bénéficient tous des mêmes droits, a-t-elle insisté. Il existe un grand nombre de hauts fonctionnaires d’origine Hmong, a-t-elle notamment indiqué, rappelant que la Présidente de l’Assemblée nationale est précisément issue de cette communauté.

Le Japon a répondu à la déclaration de la République populaire démocratique de Corée en soulignant qu’il accepte avec humilité les faits de l’histoire. Sur ces 70 dernières années, le Japon a toujours milité en faveur des droits de l’homme et l’allégation de discrimination à l’encontre des personnes originaires de République populaire démocratique de Corée portée à son encontre est fausse, a ajouté la délégation japonaise.

Cuba a jugé sans fondement les accusations portées par une ONG laissant entendre que certains responsables religieux sont poursuivis sur l’île. Le Gouvernement cubain a toujours respecté la liberté religieuse, a assuré la délégation cubaine, avant d’ajouter que Cuba refuse toute tentative sélective de discriminer son pays pour des raisons politiques.

L’Iraq a rejeté les accusations de l’Allemagne concernant la peine de mort en Iraq. L’Iraq a assuré ne pas appliquer la peine capitale à des mineurs de moins de 18 ans et a ajouté que l’Allemagne devrait être consciente des atrocités auxquelles le peuple iraquien a été soumis et du fait que tous les moyens sont mis à la disposition des victimes. L’Iraq a demandé à l’Allemagne de ne pas s’ingérer dans les affaires internes d’autres pays, notamment lorsqu’il s’agit de terrorisme. Pour répondre à une ONG au sujet des élections, la délégation iraquienne a indiqué que les plaintes proviennent de ceux qui souhaitent détourner le processus électoral.

Le Pakistan a déploré que l’Inde tente d’induire le Conseil en erreur en prétendant que le Cachemire est un territoire de l’Inde. L’Inde ne saurait ignorer la préoccupation de la communauté internationale à ce sujet et doit reconnaître qu’elle a converti ce territoire en ghetto, a ajouté le Pakistan. L’Inde exporte le terrorisme dans les pays voisins et son refus d’établissement d’une commission d’enquête prouve bien qu’elle a des choses à se reprocher.

La République populaire démocratique de Corée a souligné que les crimes du passé non résolus continuent de hanter l’avenir. Le Japon ferait donc mieux de réexaminer son passé, plutôt que de critiquer les efforts de la République populaire démocratique de Corée. La République de Corée, quant à elle, insiste sur la question des enlèvements, alors qu’on attend encore d’elle qu’elle restitue les 12 femmes enlevées, a ajouté la République populaire démocratique de Corée.

L’Inde a accusé le Pakistan de terrorisme transfrontière et de détournement de millions de dollars pour alimenter des groupes terroristes sur le territoire indien. Le Pakistan ferait mieux de cesser de cibler des hommes et femmes politiques au Baloutchistan, et de cesser de commanditer des viols et d’inciter à la violence, a insisté l’Inde.

Le Japon a répondu à la République démocratique populaire de Corée que la revendication dont elle fait état se fonde sur des faits erronés. La délégation japonaise a appelé les parties prenantes à rechercher une solution ensemble.

Le Pakistan a déploré que la délégation de l’Inde ait suivi un modèle attendu de réponse. Le rapport du Haut-Commissariat (concernant le Cachemire) nécessite un suivi, indépendamment des déclarations de l’Inde, a souligné la délégation pakistanaise. Elle a accusé l’Inde, lorsque ce pays affirme que le Conseil de sécurité a appelé à la démilitarisation du Cachemire sous juridiction pakistanaise, d’amnésie sélective dont l’objectif est d’induire le Conseil en erreur.

La République démocratique populaire de Corée a rejeté l’affirmation erronée du Japon. Le Japon a bien commis des crimes contre l’humanité; c’est un fait historique, a insisté le pays, avant d’ajouter que la communauté coréenne au Japon a déploré la réticence du Japon à traiter cette grave question.

*Délégations de pays ayant participé au débat: Pakistan (au nom de l'Organisation de la coopération islamique); Venezuela (au nom du Mouvement des pays non alignés); Bulgarie (au nom de l'Union européenne); Venezuela (au nom d'un groupe de pays); Belgique; Pakistan; Allemagne ; Égypte; Royaume-Uni; Suisse; Japon; Espagne; République de Corée; Slovénie; Venezuela; Cuba; Géorgie; Ukraine; Australie; Chine; Maldives; France; Tchéquie; Canada; Islande; Finlande; Norvège; Danemark; Iran; République populaire démocratique de Corée; Russie; Irlande; Bolivie; Arménie et Pays-Bas.

**Organisations non gouvernementales ayant participé au débat: Communauté internationale bahá'íe; International Lesbian and Gay Association; East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project; Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH); Association lesbienne et gay internationale - Europe; Conseil International pour le soutien à des procès équitables et aux Droits de l'Homme; African Development Association; Ensemble contre la Peine de Mort; Human Rights Now; Iraqi Development Organization; Americans for Democracy & Human Rights in Bahrain Inc; Fondation Alsalam; Press Emblem Campaign; Conectas Direitos Humanos; Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme; World Evangelical Alliance; Christian Solidarity Worldwide; Service international pour les droits de l'homme; Human Rights Law Centre; Commission internationale de juristes; Amnesty International; Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement; VIVAT International (au nom également de Franciscain international); International-Lawyers.Org; Human Rights Watch; Center for Inquiry; Centre d'action pour le développement rural; China Society for Human Rights Studies (CSHRS); Pasumai Thaayagam Foundation; Agence des cités unies pour la coopération Nord-Sud; Nouveaux droits de l'homme (NDH); Centre Europe - Tiers Monde; Association d'Entraide Médicale Guinée; Helsinki Foundation for Human Rights; Article 19 - Centre international contre la censure au nom également du Committee to Protect Journalists, Inc.; Freedom House et Fédération internationale des Pen clubs.; International Educational Development; Organization for Defending Victims of Violence; Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture; Africa Culture Internationale; Fondation Maarij pour la paix et le développement ; CIVICUS; Alliance mondiale pour la participation des citoyens; International Muslim Women's Union; Verein Südwind Entwicklungspolitik; Association internationale Ius Primi Viri; Conseil indien d'Amérique du Sud; France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand; World Barua Organization; Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale; Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs; Alliance Creative Community Project; Congrès du monde islamique; Commission africaine des promoteurs de la santé et des droits de l'homme; Association culturelle des Tamouls en France; Association américaine de juristes; Human Security Initiative Organization ; Rencontre Africaine pour la defense des droits de l'homme; Villages Unis (United Villages); Association of World Citizens; United Nations Watch; International Human Rights Association of American Minorities (IHRAAM); Mouvement international de la réconciliation; Victorious Youths Movement; Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies; Centre Europeen pour le droit, les Justice et les droits de l'homme; Association pour l'Intégration et le Développement Durable au Burundi; Association for the Protection of Women and Children’s Rights (APWCR); Solidarité Suisse-Guinée; Jssor Youth Organization; Conseil mondial de l'environnement et des ressources; Association des étudiants tamouls de France; Institut International pour les Droits et le Développement; Association Bharathi Centre Culturel Franco-Tamoul; Le Pont; L'Observatoire Mauritanien des Droits de l'Homme et de la Démocratie; Society for Development and Community Empowerment; ABC Tamil Oli; Tamil Uzhagam; Association Thendral; Agir ensemble pour les droits de l'homme; "Coup de Pousse" Chaîne de l’Espoir Nord-Sud ( C.D.P-C.E.N.S); Association Dunenyo ; Libération; Asociación de Desarrollo Sociocultural – MBORORO; Indigenous People of Africa Coordinating Committee; Center for Organisation Research and Education; Centre for Human Rights and Peace Advocacy; International Career Support Association; Conseil de jeunesse pluriculturelle (COJEP); B'nai B'rith International; Réseau International des Droits Humains (RIDH); Global Institute for Water, Environment and Health; Congrès juif mondial; Union internationale humaniste et laïque (au nom également de Ensemble contre la Peine de Mort et Freedom Now) et Minority Rights Group International.

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