Reportage. Refus des visas aux journalistes français, une affaire d'Etat à Alger !

Samedi 9 avril-L'avion présidentiel A330- "Air Hollande Force One"- transportant Manuel Valls, le Premier ministre et neuf ministres Marisol Touraine étant déjà sur place s'est posé vers 18h50 sur le tarmac de l'aéroport international Houari Boumediene d'Alger. Manuel Valls a été accueilli par son homologue algérien Abdelmalek Sellal et des membres du gouvernement.

Reportage. Refus des visas aux journalistes français, une affaire d'Etat à Alger !

   Par Freddy Mulongo  Radio Réveil FM International 

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Samedi 9 avril-L'avion présidentiel A330- "Air Hollande Force One"- transportant Manuel Valls, le Premier ministre et neuf ministres Marisol Touraine étant déjà sur place s'est posé vers 18h50 sur le tarmac de l'aéroport international Houari Boumediene d'Alger. Manuel Valls a été accueilli par son homologue algérien Abdelmalek Sellal et des membres du gouvernement. Pourtant dans le bus de presse qui ramènent les journalistes arrivés à Alger avant Manuel Valls à El Aurassi Hôtel, qui ont eu la chance d'avoir le visa, en parcourant les journaux de nos confrères algériens, ceux-ci n'ont pas hésité de commenter le malaise qui caractérise la relation franco-algérienne. Le Premier ministre Manuel Valls dans un realpolitik a énormément dédramatisé la dernière la dernière brouille entre l'Algérie et la France et qui avait précédé sa visite de deux jours à Alger. "Nous sommes ici parce que l'amitié entre l'Algérie et la France dépasse les petits problèmes" !

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Dans El Moudjahid du Lundi 11 avril, notre confrère Cherif Jalil dans un commentaire au vitriol intitulé: "Un peu de dignité" écrit: "Décidément, certains ont la servitude dans les gènes, au point de reprocher aux pouvoirs publics d'avoir réfusé un visa à un quotidien français qui a mené une campagne d'une rare violence contre notre pays et ses institutions. Que quelques journaux français se solidarisent avec ce titre, cela les regarde, mais que des journaux nationaux se permettent de critiquer la position algérienne avec une arrogance affichée sous le prétexte fallacieux de s'être attaquée au "principe sacro-saint de la liberté d'expression", cela relève d'un délirium.

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On comprend parfaitement que des étrangers défendent leur pays en insultant les autres, mais des siens reprochent à leur pays de s'être défendu, cela conforte notre thèse d'une presse supplétive qui sert de support aux discours étrangers. Oui, cela se vérifie tous les jours que le bon Dieu fait. Et c'est dommage ! Car le style utilisé, un mélange d'aigreur et des mépris vis-à-vis des personnalités politiques, sans argumentaire autre que des banalités, témoigne d'un mimétisme outrancier. C'est encore dommage ! Car on aurait voulu qu'à la manière des quelques titres qui se sont solidarisés avec Le Monde, ces titres qui se disent " algériens" et "indépendants" évitent le marécage du règlement de comptes et se solidarisent avec la position position juste de leurs pays, au lieu de sombrer dans l'autoflagellation et nous servir la sauce de la "liberté de la presse"! Oui, c'est dommage, car la majorité de la presse française qui n'a jamais dit du bien de nous, qui n'a pas montré le moindre signe de solidarité ou de compassion quand nous affrontions les terroristes face à face, a aussi brandi "la liberté de la presse" pour donner la parole aux bourreaux! Oui il faut avoir la mémoire courte pour oublier vite de telles vilenies !Que cette presse sache que notre pays est dénigré quelle que soit notre attitude, alors soyons sérieux et disons-leur la vérité qu'ils n'aiment pas peut-être entendre, mais elle est là: l'Algérie n'a pas à être insultée et dénigrée sans dire un mot. Elle a des principes nobles qu'elle respecte et qu'elle met en pratique.

Elle connait plus que quiconque la valeur de la liberté pour en avoir payé mille fois le prix, durant la guerre de la Libération et durant la décennie noire ! Alors, confrère, reprends-toi et ais un minimum de dignité, car sans cela, ta valeur est nulle et la Liberté aussi.

Ce que le confrère Chérif Jalil ne précise pas les journalistes français ne sont pas allés individuellement à l'Ambassade d'Algérie pour demander le visa. C'est Matignon qui s'en est occupé. Mieux Manuel Valls, le Premier ministre n'allait pas passer ses vacances privés en Algérie. Sa visite en Algérie a été une visite officielle. Donner des visas aux journalistes qui l'accompagnaient ne devrait à priori ne pas poser des problèmes. Ne pas vouloir comprendre cela est une preuve de mauvaise foi.

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