Sommet Biden-Poutine, ce que le grand public n'a pas vu à l'aéroport de Genève !

Le sommet Biden-Poutine s'est tenu à Genève, le mercredi 16 juin 2021. La Suisse est un pays repu dans des négociations internationales. Le grand public n'a pas vu le ballet diplomatique à l'aéroport international de Genève, avant, pendant et après de deux présidents américain et russe. La vidéo est plus parlante sur les mesures de sécurité drastique pour la réussite du mini-sommet.

Sommet  Biden-Poutine, ce que le grand public n'a pas vu à l'aéroport de Genève !

Freddy Mulongo Mukena, Réveil FM International

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Vladimir Poutine, Guy Parmelin et Joe Biden lors du sommet Russie-Etats Unis, le 16 juin à Genève.

Le président de la Confédération Guy Parmelin, l’homme, le mythe, la légende Suisse  aux côtés de Biden et Poutine...trois silhouettes sur le perron de la Villa La Grange. A 13h25, à la minute près tel qu’annoncé par le programme officiel, le président de la Confédération Guy Parmelin apparaît avec ses deux hôtes. A sa droite, Vladimir Poutine, fraîchement arrivé à Genève. A sa gauche, Joe Biden qu’il a déjà rencontré mardi. 

Guy Parmelin leur souhaite la bienvenue à Genève, «ville de paix», au nom d’une Suisse fidèle à sa tradition de bons offices. «Je vous souhaite de fructueux dialogues dans l’intérêt de vos deux pays et du monde», énonce le président suisse avant de prendre congé de ses invités en français, anglais et russe. Les deux adversaires se serrent la main et esquissent un léger sourire.

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Guy Parmelin a salué la décision russo-américaine de remettre en place leurs ambassadeurs à Washington et Moscou. La Suisse souhaite que le sommet de Genève soit "le point de départ" de nouvelles négociations sur le désarmement.

La décision des présidents américain Joe Biden et russe Vladimir Poutine constitue "un premier signal positif", a affirmé à la presse Guy Parmelin. Il souhaite que la réunion ait des "répercussions positives pour les deux pays concernés et pour le monde entier".

D'ailleurs cette rencontre à Genève rappelle celle qui avait eu lieu entre Reagan et Gorbatchev dans la même en 1985, en pleine guerre froide.

Joe Biden a déclaré qu'il voulait dire à Vladimir Poutine quelles sont les lignes rouges à ne pas franchir. Vladimir Poutine, lui, explique qu'il entend juste mettre au défi l'hégémonie américaine.

Une source diplomatique a indiqué que la seule avancée diplomatique dont pourrait accoucher le sommet de Genève serait un retour à leur poste des deux ambassadeurs russe et américain.

Les avions emmenant les présidents russe Vladimir Poutine et américain Joe Biden ont quitté Genève mercredi soir, après un sommet historique de plus de trois heures. Les deux hommes ont qualifié leurs échanges de "positifs et constructifs", mais des divergences demeurent, notamment sur la question des droits de l'homme et les cyberattaques. Seul signe un peu concret d'un certain dégel, les ambassadeurs américain en Russie et russe aux Etats-Unis vont revenir à Moscou et Washington. Les deux présidents ont remercié la Suisse pour l'"excellente plateforme" offerte à Genève pour ce sommet. De son côté, le président de la Confédération Guy Parmelin a souhaité que le sommet de Genève soit "le point de départ" de nouvelles négociations sur le désarmement.

Les discussions devraient durer entre quatre et cinq heures mais les deux hommes n’ont pas prévu de manger ensemble. Tout au plus auront-ils des rafraîchissements, du café et du thé livrés par le restaurant voisin. Au programme : une rencontre en format réduit (les présidents américain et russe ainsi que les chefs de la diplomatie américaine et russe, Antony Blinken et Sergueï Lavrov), avant une séance de travail élargie. Signe d’une certaine tension, tous les détails pratiques ont été minutieusement négociés – le mobilier, les pauses-café, les écouteurs — et ce jusqu’à la dernière minute, a confié une responsable du protocole de la ville de Genève.

Biden - Poutine : ce que vous n'avez PAS vu à TV

Depuis une dizaine de jours, le tarmac genevois a vécu 58 mouvements d’avions russes et américains, dont le Boeing 747 «Air Force One» du président Biden et l’lliouchine II-96-300 du président Poutine. À cette activité s’ajoutent plusieurs vols pour la Confédération et les vols de onze hélicoptères militaires en opérations. À l’exception d’une interruption de trafic de 15 minutes avant l’arrivée et le départ des avions des deux présidents, du secrétaire d’Etat et du ministre des Affaires étrangères où des mesures de sécurité supplémentaires étaient en vigueur, le trafic commercial s’est déroulé normalement, sans désagréments pour les passagers. En première ligne pour accueillir les très grandes délégations américaines et russes et les équipes préparatoires, le service du Protocole a, par son expertise et son engagement, confirmé la qualité d’accueil de Genève Aéroport dans de telles circonstances.

À l’exception d’une interruption de trafic de 15 minutes avant l’arrivée et le départ des avions des deux présidents, du secrétaire d’Etat et du ministre des Affaires étrangères où des mesures de sécurité supplémentaires étaient en vigueur, le trafic commercial s’est déroulé normalement, sans désagréments pour les passagers à l'aéroport de Genève.

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