RDC: Vers une transition exceptionnelle et incontournable !

Artisan et partisan de l'impunité qui refuse de fouiner dans le passé, Tshilombo par son alliance odieuse avec Alias Kabila a réussi à diviser le peuple. Par coterie tribale, tous les tribaux du Kasaï, soutiennent Tshilombo comme leur gourou. Son putsch électoral est cautionné. Face à eux, toute la République qui réfute son vol. Armand Mavinga Tsafunenga parle de transition exceptionnelle.

RDC: Vers une transition exceptionnelle et incontournable pour Armand Mavinga Tsafunenga du CMD!

Par Freddy Mulongo, lundi 18 novembre 2019   Freddy Mulongo-Réveil FM International 

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Réveil FM International a lu avec beaucoup d’intérêt le message que vient de publier le 15 novembre 2019 le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) qui demande à toutes les forces congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo. Ce message est signé par son Président, le visionnaire Armand Mavinga Tshafunenga qui est une personnalité qu’on ne présente plus. Réveil FM International qui connaît sa vision pour une transition exceptionnelle depuis 2006 dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), l'avait déjà interviewé sur sa vision de la Transition sans "Mr. Joseph Kabila" en 2009. En 2017, Armand Mavinga Tsafunenga, en sa qualité de Président de la Coalition pour le Changement pour la République Démocratique du Congo (3C-RDC), a publié un important ouvrage intitulé : « Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo » (Paris, 3C-RDC, 2017, 222p.). Dans cet ouvrage, il fixe le cadre nécessaire pour jeter les bases du Grand Congo du 21ème siècle. C’est ainsi qu’en septembre 2018, l’intéressé a répondu à cinq questions de Réveil FM International pour réaffirmer sa vision d’une transition sans Kabila. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo.

Depuis 2006, le Président Armand MAVINGA TSAFUNENGA est demeuré constant dans ses positions. Considérant que les élections qui se préparaient en 2006 n’allaient pas nous permettre de sortir de notre longue crise, ce dernier, dans le cadre du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), avait publié en mai 2006 un Programme triennal d’urgence pour la République Démocratique du Congo qui reste d’actualité jusqu’aujourd’hui. Il rappelle sans cesse que notre pays a pris un mauvais départ depuis les élections injustes, criminelles et tristes de 2006 et qu’il faut une transition exceptionnelle qui ne sera pas une simple transition à vocation électorale, car la grave crise congolaise n’est pas une crise électorale. Pour lui, comme pour le MPDC et la 3C-RDC, les crises électorales ne sont que des conséquences de la longue crise multiforme congolaise. Cette crise est avant tout une crise d’essence géostratégique, économique et culturelle, pour ne pas dire spirituelle. Dans sa vision d’une Transition sans Kabila, il a toujours pris soin de souligner qu’il s’agit d’une transition pour une vraie refondation de la République Démocratique du Congo appelée à devenir le Grand Congo du 21ème siècle. C’est donc une transition qui doit servir de pont et surtout de charnière entre l’ancien Congo représentant l’ancien système avilissant, qui doit se terminer avec Joseph Kabila (mais un système qui n’a pas commencé avec lui), et le nouveau Congo appelé à être le Grand Congo du 21ème siècle. Dans ce contexte, le deal obscur FCC-CACH fait partie de l’ancien Congo et Kabila y est partie prenante. Une autre constance est qu’il a toujours rappelé que toutes les transitions à simple vocation électorale ont échoué depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1991-1992, car la grave crise congolaise n’est pas électorale. Les crises électorales servent à entretenir cette crise qui est la plus grave après la Deuxième Guerre Mondiale avec plus de 10.000.000 de morts. Ces millions de Congolais ne sont pas morts pour et par des élections.

Le visionnaire Armand Mavinga Tsafunenga, écrivain engagé, fait partie de l’intelligentsia de la diaspora congolaise. C’est connu que c’est un grand homme de culture et un érudit. Homme de foi, de conviction et d'action, il est le précurseur de la vision d’une transition exceptionnelle depuis 2006. Il a aussi une grande vision du rôle de la diaspora congolaise pour l’émergence du Grand Congo du 21ème siècle, en se fondant sur le message prophétique de Mfumu KIMBANGU. Message prophétique de « Bana ya bilaka » ou « les enfants de la promesse » de notre ancêtre KIMBANGU : « Les enfants qui sont partis, quand ils prendront conscience, reviendront pour la vraie libération et la construction de l’Afrique et notamment du Congo. » INGETA, qui signifie en langue Kikongo amen, qu’il en soit ainsi, un oui profond, nous renvoie directement à cette promesse. INGETA qui revient maintenant dans toutes les manifestations de la diaspora congolaise. Pour Armand Mavinga Tsafunenga, la diaspora congolaise doit être considérée comme une province spéciale de notre pays, compte tenu de son extraterritorialité.

Compte tenu de l’importance du message qu’a publié le Président Armand Mavinga Tsafunenga avec le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Réveil FM International a posé sept questions à ce dernier pour avoir certaines précisions, car demander aux forces vives congolaises de se mettre ensemble appelle l’organisation d’un dialogue ou d’une table ronde. Tout le monde connaît les revers des dialogues sans issue dans notre pays. Notre pays est devenu le pays des concertations et des dialogues improductifs. Le dialogue est devenu un moyen de se partager le gâteau « Congo » en laissant le peuple dans la terrible misère. Le message en question du CMDC est publié ci-dessous après les réponses de l’intéressé à nos questions.

Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, ancien expert des organisations internationales dont l’UNESCO, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions, conscience engagée pour la justice et la paix au niveau mondial, écrivain poète, Pasteur, chercheur, enseignant, lexicologue, Président du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), auteur d’une vingtaine d’ouvrages et de plusieurs rapports techniques.

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1. Réveil FM International: Depuis la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en passant par le dialogue intercongolais à aujourd’hui, le dialogue est une sorte de mangeoire où des mangeristes patentés et mangecrates professionnels viennent à table pour se partager le gâteau. Cela est ancré dans la politicaillerie congolaise. Comment aller à un dialogue pour la refondation du Congo sans se faire noyauter par ceux-là qui ont fait du « dialogue » un boulot permanent ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Il faut savoir lire les signes des temps et anticiper, Monsieur Freddy MULONGO. Les temps sont en train de changer et il n’y a que des cœurs aveuglés et endurcis qui ne peuvent pas le comprendre. La pression populaire a empêché Mr Kabila d’être candidat en 2018. En dépit d’un processus électoral cynique et inique, le Peuple Congolais s’est mobilisé de manière décisive pour aller voter le 30 décembre 2018. C’est un message très fort pour l’avenir. Les vrais résultats sont connus. Il ne faut pas mépriser ou sous-estimer ce peuple qui est parti en masse voter et dont le vote n’a pas été considéré. En lieu et place, on leur a présenté le deal FCC-CACH, c'est-à-dire le deal entre le Front Commun pour le Congo et le Cap pour le Changement. Le message du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est un message réaliste qui tient compte des réalités du terrain et des grands enjeux qui risquent de faire disparaître le Congo. Les propositions du CMDC sont équilibrées et bien réfléchies. Nous ne prônons pas l’exclusion, mais nous prônons l’excellence. Il ne s’agira pas du tout d’organiser le genre de dialogues que nous avons connus. Il s’impose à tous d’organiser une transition exceptionnelle de la nouvelle intelligence congolaise ou une transition du génie congolais. C’est une nouvelle intelligence congolaise de la lecture du monde, de la bonne gouvernance, de la paix, de la liberté, de la solidarité, du bien vivre ensemble, de la sécurité et de la prospérité collectives.

Il nous faut une grande vision qui va tous nous élever au-dessus de la configuration politique actuelle des partis et plateformes politiques pour inventer un nouveau Congo, appelé à devenir le Grand Congo du 21ème siècle. Vous avez raison Monsieur Freddy MULONGO quand vous stigmatiser la configuration politique actuelle dans notre pays. Cette configuration politique a été mise en place par un système de tennis politique injuste et inadapté, de prédation, de corruption, de clientélisme, voire de clanisme et de tribalisme, et d’inertie pour la destruction de notre pays. Nous sommes condamnés de redonner au dialogue sa valeur millénaire de la civilisation africaine. Le dialogue fait partie de notre identité profonde de la force de notre démocratie de l’excellence et de la sagesse du consensus. Nous avons transformé, en notre propre destruction, le dialogue en une circonstance ou en un lieu du mensonge, de la corruption, de la trahison, des crimes de tous genres et des intérêts personnels diaboliques. La crise congolaise est une crise éminemment culturelle, c’est la crise de l’être humain qui a perdu ses repères. Il s’agit ici d’une vision large et globale de la culture qui englobe le spirituel. La transition prônée par le CMDC est exceptionnelle, car elle doit jeter les bases d’une vraie révolution culturelle construite par la nouvelle intelligence congolaise.

C’est vrai qu’une nouvelle rencontre, dans n’importe quelle forme, fait peur et n’inspire pas confiance. Les propositions du CMDC tiennent compte de l’histoire de nos échecs. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Nous devons prévenir un suicide collectif de notre peuple et de notre pays. Nous sommes en pleine reconfiguration rapide du monde. Si nous n’agissons pas maintenant, nous allons disparaître comme peuple et le Congo ne va plus exister bientôt dans sa forme actuelle. C’est pour dire que les politiciens qui ont fait de la politique un banal métier pour s’enrichir et prévenir leurs intérêts seront les premiers à être frappés de plein fouet, s’ils tentent de bloquer cette approche salutaire pour nous tous. S’ils s’opposent à la refondation du Congo grâce à une transition exceptionnelle, ce sera pour eux un acte authentique de suicide politique.

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2. Réveil FM International: Quelles sont les grandes lignes en similitudes et différences entre vos propositions et celles de Martin Fayulu pour la sortie de crise ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Avant toute chose, je félicite le compatriote Martin FAYULU, dans la situation très compliquée qui est la sienne, de proposer une transition pour l’organisation des nouvelles élections dans 18 mois. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) se réjouit qu’il l’ait rejoint dans le besoin d’une transition pour notre pays. Les membres du CMDC étaient convaincus que les conditions n’étaient pas du tout réunies pour aller aux élections de décembre 2018. Ils n’avaient pas tort, car nous avons assisté à l’un des processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Quand on se dit « Président élu » et on vous demande de faire une proposition de sortie de crise où vous ne serez pas établi Président, c’est un piège très difficile en âme et conscience. Les quatre propositions du compatriote Martin FAYULU constituent des éléments partiels de notre grande vision de la transition. Nous insistons tous sur les réformes profondes et urgentes. Mais la touche particulière de ce dernier est sa proposition de créer toute une institution qui s’occupe des réformes, à savoir le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). C’est une originalité qui met en lumière la nécessité de la mise en place d’un vrai laboratoire national des réformes importantes et urgentes pour que nous tournions la page d’un mauvais passé.

La différence est que la vision du compatriote Martin FAYULU est une vision partielle de notre vision globale. C’est une vision de 18 mois pour aboutir à des élections. Le CMDC propose une vision globale de 36 mois pour jeter les bases du nouveau Congo. Le CMDC insiste sur la mise en place d’abord d’une grande tradition des élections irréprochables et incontestables en se fondant sur notre identité profonde, avant l’organisation des élections. Le HCNRI devrait contribuer à ce que le CMDC appelle la nouvelle intelligence congolaise ou le génie congolais qui devra être introduit dans notre Constitution. Cette dernière est un livre sacré d’un peuple qui doit refléter son génie propre. La transition exceptionnelle prônée par le CMDC devra introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans notre Constitution. Ce sont là deux lacunes de notre Constitution qui font que celle-ci peut devenir un simple règlement d’ordre intérieur du pouvoir. Notre compatriote considère plus la crise congolaise comme une crise électorale, quand le CMDC la considère comme une crise de nature géostratégique, économique et culturelle dont les crises électorales sont des conséquences. Notre compatriote est tombé dans le piège de proposer une gouvernance à deux têtes du pays, à savoir le Gouvernement dirigé par la Coalition FCC-CACH, le HCNRI dirigé par LAMUKA. La Coalition FCC-CACH n’acceptera pas cette proposition et va le renvoyer au Parlement. Pour nous, les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition exceptionnelle. Notre compatriote restreint la transition à trois composantes : FCC, CACH et LAMUKA. C’est une vision partielle qu’il faut dépasser, eu égard aux grands enjeux de la refondation du Congo. Notre transition est une transition de la nouvelle intelligence congolaise qui englobe toutes les forces vives congolaises en incluant la société civile, la diaspora congolaise, la jeunesse et la femme. Les urgences d’une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo sont très bien exposées dans le message du CMDC.

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3. Réveil FM International: Peut-on dire que nous avons tous échoué depuis la chute du régime Mobutu en 1997 ? Que dites-vous de la résurgence du drapeau du MPR-Parti Etat dans nos manifestations au sein de la diaspora ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Nous avons souligné cet aspect dans notre message. Nous avons tous été incapables d’inventer un nouveau Congo depuis la chute de Mobutu en 1997. Les acteurs clés de cet échec sont connus, mais nous sommes tous responsables de manière collective. D’où l’importance d’une nouvelle intelligence congolaise pour inventer un nouveau Congo. Le tennis politique injuste, inadapté et humiliant mis en place en 1990 continue jusqu’aujourd’hui. Le deal FCC-CACH en est un grand symbole. La crise congolaise tire ses origines de la situation critique dans laquelle le régime Mobutu nous a laissés. Le Président Mobutu et les mobutistes ne vont pas devenir des anges. La résurgence du drapeau du MPR – Parti Etat doit nous interpeller sur la grave crise congolaise. Il y a donc un besoin urgent de rupture ratée avec les élections de décembre 2018 et de début 2019. Ce symbole revient parce que la situation du pays est de loin plus grave qu’à l’époque de Mobutu. Ce drapeau rappelle les soucis de l’unité nationale, de l’autorité de l’Etat, de la fierté et de la sécurité nationales de Mobutu. Le retour de symboles du MPR doit nous servir d’électrochoc pour nous engager à bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo, différente de ce qu’elle a été jusqu’à présent. Notre peuple a grandement besoin d’une grande et vraie rupture urgente.

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4. Réveil FM International: La Constitution de Liège, écrit par des professeurs Belges en Belgique, qui régit la RDC, renferme en son sein des germes conflictuels. Que faut-il faire ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Le CMDC a proposé dans sa vision d’une transition exceptionnelle la mise en place d’une Constituante chargée de la relecture de fond en comble de notre Constitution. La Constitution est le fruit du génie d’un peuple qui veut être un grand peuple dans le concert des nations. La Constitution actuelle ne peut pas nous permettre d’être une grande nation avec des germes conflictuels et des dispositions taillées sur mesure ; elle consacre la création d’un pays sans identité, donc fragile. La Constitution doit correspondre à la réécriture de notre histoire comme un grand peuple et une grande nation, ayant une mission prophétique en Afrique et dans le monde. Il faut impérativement introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans notre Constitution. C’est le sens même de cette transition exceptionnelle de la nouvelle intelligence congolaise.

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5. Réveil FM International: Vous êtes l’un des premiers congolais de la diaspora à avoir défendu la double nationalité. Avez-vous évolué depuis ? Y a-t-il des garde-fous à mettre ? Doit-on accorder la nationalité congolaise à tous ceux qui la réclament, y compris par les armes ? Peut-on être déchu de la nationalité congolaise ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Je me souviens vous en avoir parlé en 2005. Je n’aime pas l’expression de double nationalité qui suscite des inquiétudes avec les problèmes que nous avons avec certains pays voisins. Depuis 2003, j’ai toujours évoqué la nécessité d’inclure dans la Loi le principe d’irrévocabilité ou d’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine. Ce n’est pas l’Etat Congolais qui confère la nationalité congolaise d’origine, mais il la reconnaît et établit la personne concernée dans son droit. Peu importe la nationalité étrangère acquise par un Congolais d’origine, il doit être un Congolais sur le sol de ses ancêtres. Pour tout dire, la nationalité congolaise doit être au-dessus de toute nationalité étrangère acquise par un Congolais, parce que nous sommes un pays et un peuple prophétiques. « Bana bilaka » ou les enfants de la promesse ne rentreront pas comme des étrangers pour travailler dans leur propre pays. Notre vision doit correspondre à la vision de nos ancêtres. Toutes les dispositions utiles devront être inclues dans la loi. Il nous faut une loi moderne sur l’immigration. Il nous faut un nouveau cadre intelligent d’identification de la population congolaise et de tous les étrangers vivant sur notre territoire. C’est aussi une des exigences de la transition exceptionnelle préconisée par le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Il faudra promulguer une loi qui contient tous les critères objectifs et justes pour les personnes qui veulent acquérir la nationalité congolaise. Cette loi doit comprendre de manière détaillée les critères pour obtenir la nationalité congolaise et les conditions de sa déchéance. Il faut condamner toute tentative de prendre des armes pour réclamer la nationalité congolaise. Toutes ces exigences entrent en ligne de compte des réformes importantes à opérer au niveau national.

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6. Réveil FM International: FCC-CACH, ils sont partenaires et dans une alliance frauduleuse ensemble. Donner 100 délégués à FCC et 100 autres à CACH, n’est-ce pas faire boutiquer le dialogue par des politicailleurs ventriotes, profito-situationnistes ? 200 délégués d’un même camp sur 300 ne risquent-ils pas de bloquer la machine ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Les propositions du CMDC tiennent compte de manière réfléchie des jeux des acteurs sur le terrain et dans la diaspora. Des critères justes seront appliqués. La Coalition FCC-CACH ne tiendra pas longtemps, d’où il faut anticiper. Le CMDC a prévu sur les 500 membres du futur Parlement de Transition 100 jeunes et 150 femmes avec les critères de renouvellement politique, de compétence et d’intégrité. Ce qui va changer la configuration, car la transition exceptionnelle devra être aussi la transition de la jeunesse et de la femme congolaises. C’est sûr et certain que les enjeux actuels vont nous conduire à une nouvelle configuration politique. La crise sociale grave, le chômage terrible des jeunes, la conscience politique des jeunes et des femmes, la mainmise économique et financière humiliante vont faire exploser les cloisons des partis politiques et des plateformes politiques qui prennent scandaleusement en otage le destin de tout notre peuple et de notre pays. Bientôt, les grands partis et plateformes politiques risquent d’être dynamités de l’intérieur par les jeunes et les éternels déçus du système. Les jeunes ne pourront pas continuer à écouter éternellement des discours démagogiques ou trompeurs de leurs dirigeants qui ne tiennent pas leurs promesses au pouvoir. Si les leaders de grands partis et plateformes politiques s’entêtent à prendre en otage le peuple congolais et le pays, ce sont bientôt des jeunes militants ou combattants de leur base qui vont les chasser au niveau de partis, et même demain du pouvoir. Il faut donc anticiper. La transition exceptionnelle nous permettra de construire une nouvelle intelligence congolaise avec les jeunes et les femmes. Faute de ne pas le faire, le Congo va se briser brusquement avec une brutalité inouïe.

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7. Réveil FM International: La société civile congolaise est tribalisée et tribaliste. On a vu avec le deal de Tshilombo avec Alias Kabila des leaders de cette société civile s’appuyer sur la coterie tribale pour cautionner le hold-up électoral du fameux fils d'Etienne Tshisekedi. De quelle société civile comptez-vous faire appel, celle d’en haut qui est politisée et tribaliste ou celle d’en bas, en proximité avec les préoccupations de notre peuple ?

Armand Mavinga Tsafunenga: Les propositions du CMDC tiennent compte de notre histoire. Il y a une bonne société civile, comme une fausse société civile instrumentalisée par les politiques. C’est la stratégie montée depuis 1990 dans le cadre du tennis politique injuste, inadapté et totalement déséquilibré pour noyauter les jeux des acteurs politiques dans notre pays. C’est la raison pour laquelle l’identification est une des exigences de la transition exceptionnelle. Qui est qui ? Qui fait quoi ? Cela pour que nous puissions écrire la nouvelle histoire du Congo dont parlait le Héros National Patrice Emery LUMUMBA. Le choix de 100 membres de la société civile pour le Parlement de Transition devra être fait sur la base de critères rigoureux de justice, d’efficacité, de compétence et d’intégrité. La vraie société civile est une, elle est ni en haut ni en bas, mais elle est proche du peuple. Les vrais et solides acteurs de la société civile sont connus, il n’y a pas de secret pour cela. Je me réjouis de la montée en flèche de plusieurs associations dynamiques des jeunes et des femmes au niveau national. La société civile congolaise regorge de nombreux acteurs qui peuvent apporter une contribution majeure à la nouvelle intelligence congolaise que va mettre en place la transition exceptionnelle préconisée par le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Merci beaucoup Monsieur Freddy MULONGO pour toutes vos questions.

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La République Démocratique du Congo va tout droit au mur du chaos. La longue crise congolaise ne fait que s’empirer et le chaos est imminent. Il est dangereux de réduire abusivement la crise congolaise en une crise électorale qui n’en est qu’une conséquence logique. La crise congolaise est profonde. Un mauvais diagnostic conduit à des solutions inefficaces et inadaptées. Le processus électoral inique et scandaleux de décembre 2018 et de début 2019 ne peut pas nous permettre de sortir de cette crise. Comme nous l’avons souligné, il est important que tous les Congolais sachent que personne n’a gagné et personne n’a perdu, mais bientôt nous allons tous perdre notre peuple et notre pays. Toutes les vraies forces vives congolaises doivent se retrouver d’urgence autour d’une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.

Les événements qui viennent de se passer le lundi 11 novembre 2019 à Paris en France, en marge de la participation du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO au Forum de Paris sur la Paix, mettent en lumière une division flagrante en deux parties du Peuple Congolais. Un groupe le reconnait comme le Président de la République Démocratique du Congo, et un autre groupe ne le reconnait pas du tout comme Président de la République. Le drapeau du MPR – Parti Etat est choisi comme un symbole de rupture totale avec le pouvoir en place par des résistants. Cela ne signifie pas que le Président Mobutu et les mobutistes soient devenus des anges. Certains résistants l’ont choisi comme symbole de l’unité nationale chère à ce dernier, de l’autorité de l’Etat et de la dignité nationale. L’humilité impose au pouvoir en place et à ceux qui ont signé le pacte FCC-CACH de ne pas mépriser ce peuple qui est sorti en masse pour voter le 30 décembre 2018. Si le Président actuel est légalement Président de tous les Congolais, mais dans le fait, eu égard aux enjeux sur le terrain, il n’est pas le Président de tous les Congolais. Une transition exceptionnelle s’impose donc à nous tous de manière anticipée et concertée ou de manière brusque. Le triomphalisme de la Coalition du Front Commun pour le Congo (FCC) avec le Cap pour le Changement (CACH) va conduire le pays dans le chaos. Les propos des acteurs de deux camps illustrent clairement aujourd’hui que le pays est dirigé sur la base d’un deal secret et non sur la base des résultats de l’élection présidentielle. La Coalition FCC-CACH est donc une maison construite sur une mauvaise fondation. La cacophonie qui s’observe dans les deux camps est éloquente et promet une crise à la dimension du deal qui a été conclu en janvier 2019.

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) a pris acte de la proposition de sortie de crise formulée le 04 novembre 2019 par le compatriote Martin FAYULU MADIDI. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Le CMDC, comme certaines forces vives congolaises, a proposé une transition exceptionnelle bien avant l’organisation des élections qui ne pouvaient qu’être chaotiques. La sagesse veut que nous ne puissions pas sous-estimer une bonne partie de la population qui considère Mr Martin FAYULU MADIDI comme le « Président élu ». La proposition de ce dernier s’articule autour de quatre points dont le premier vise la création d’un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Ses propositions devraient être examinées dans le contexte de la vision globale d’une transition exceptionnelle du CMDC. Il convient de souligner que toutes les transitions à vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Le pays a pris un mauvais départ avec les élections injustes, criminelles et clientélistes de 2006. Les élections de 2018-2019 n’ont pas fait démentir ce triste constat.

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1. Toutes les propositions de sortie de la grave crise de notre pays appellent une transition exceptionnelle qui ne doit pas être comme les transitions antérieures.

Toutes les propositions de sortie de crise appellent la mise en place d’une transition exceptionnelle. Suite à l’échec successif de toutes les transitions dans notre pays, se soldant par des crimes et le partage ridicule des postes et du butin « Congo », le mot « transition » a acquis un sens péjoratif. C’est toujours mal perçu de parler d’une transition, surtout quand on vient de sortir d’un processus électoral. Mais qu’il soit clair pour nous tous qu’il est impossible de bâtir une grande nation stable, démocratique et prospère avec le processus électoral de décembre 2018 et de début de 2019. Ce processus est parmi les processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Le deal de FCC avec le CACH entrera dans les annales de l’histoire politique congolaise en Afrique et dans le monde.

Le bilan désastreux de notre crise ne cesse de s’aggraver et interpelle notre conscience. Il y a déjà plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais (une population supérieure à celle du Congo-Brazzaville) déplacés de force et vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes et enfants violées et traumatisées, des millions de Congolais poussés à l’immigration sauvage. Et le Peuple Congolais est parmi les deux peuples les plus pauvres de l’humanité. Le massacre institutionnalisé et accéléré de la population congolaise à l’est de la République Démocratique du Congo est un signal terrible et inquiétant. Toutes les institutions souffrent d’illégitimité.

Il nous faut une transition exceptionnelle pour éviter une nouvelle guerre internationale du Congo. Une rupture brusque du deal FCC-CACH va conduire le pays dans cette guerre, car d’autres armées étrangères vont s’ajouter sur notre territoire. Et ce sera la balkanisation tant rêvée par les ennemis du peuple congolais et du Grand Congo. Outre les armées de pays voisins, des groupes terroristes, des mercenaires de quatre coins du monde et des groupes militaires d’intérêts internationaux vont envahir notre pays, notamment à l’est et au nord. Nous risquons tous de vivre bientôt la fin du Grand Congo, si nous ne nous humilions pas pour nous mettre ensemble autour d’une table. Mais pas pour un dialogue de trahison et de compromission.

A l’allure où vont les choses avec le deal compliqué FCC-CACH, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, mais il n’y aura que des vaincus d’un deal impossible où les partenaires tiennent à se neutraliser mutuellement. Une crise inattendue peut faire voler en éclats ce deal et plonger notre pays dans les jours les plus sombres de notre histoire. Il faut donc éviter un suicide collectif. La communauté internationale ne pourra pas l’empêcher, mais viendra seulement le constater. Faisons donc très attention aux sentiments d’orgueil et de triomphalisme, car le chaos est bien devant nous. Une nouvelle forme terrible de terrorisme risque de balayer les intérêts de tout le monde, y compris de ceux des puissances traditionnelles et émergentes et des multinationales. Ce deal n’ira donc pas au bout en dépit de l’appui extérieur. Il faut donc anticiper, car diriger c’est savoir lire les signes des temps et anticiper.

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) comprend la difficulté de Mr Martin FAYULU MADIDI dans sa proposition de sortie de crise, en sa qualité de « Président dit élu ». Ce n’est pas étonnant qu’il tombe dans le piège de proposer une sorte de direction du pays à deux têtes, à savoir d’un côté la Coalition CACH-FCC qui dirige le Gouvernement, et de l’autre LAMUKA qui dirige le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Cette proposition est un piège, car la Coalition CACH-FCC, qui empêche la vérité des urnes, n’acceptera pas la mise en place de cette institution et va renvoyer le dossier des réformes institutionnelles à son Parlement. Tous les leaders de LAMUKA se trouveront donc dans le piège de légitimer le pouvoir de CACH avec le FCC qu’ils ont considéré comme un pouvoir volé et donc illégitime. Souvenons-nous de tout ce qui s’est passé après la Conférence Nationale Souveraine. La Coalition CACH-FCC ne permettra pas la mise en place du Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). La crise congolaise ne peut pas se résoudre dans une vision partielle CACH-FCC - LAMUKA. La crise est très grave et profonde. Le compatriote FAYULU propose 18 mois pour la transition. Le CMDC estime qu’il faut une durée réaliste de 36 mois. Il faut une vision globale, correspondant à la dimension multiforme de la crise, qui intègre toutes les composantes importantes de la société, à savoir : une nouvelle configuration politique, la société civile, la jeunesse, la femme, la résistance, la diaspora congolaise. Les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition sur la base d’un Programme triennal d’urgence politique, sociale, sécuritaire, économique, culturelle et environnementale. La crise congolaise actuelle va se solder par la dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il faudra mettre en place un Parlement de Transition avant l’organisation des élections crédibles qui commenceront cette fois-ci par des élections locales. Une bonne démocratie commence par la base et non par le sommet.

Il s’agit d’une transition exceptionnelle pour un nouveau et bon départ de notre pays, la République Démocratique du Congo. Toutes les réformes importantes et urgentes à mener devront conduire à l’adoption d’un Nouveau Pacte National politique, sécuritaire, économique, social, culturel et environnemental. Mais il faudra au préalable faire un audit rigoureux et neutre de toutes les institutions du pays, y compris des institutions de la décentralisation. Ce ne sera plus une transition clientéliste de partage des postes. Ce sera une transition où la société civile, la jeunesse, la femme, la diaspora congolaise devront jouer un grand rôle.

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2. Un cadre approprié d’une Transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo est déjà préparé

Il est impossible de présenter toutes les options de la transition dans le présent document. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est engagé pour la sortie de notre pays de la crise en tenant compte des intérêts en présence et des jeux des acteurs nationaux et internationaux.

2.1.Les urgences d’une transition exceptionnelle

- Se mettre ensemble pour inventer un nouveau Congo, un Grand Congo digne de nos ancêtres, martyrs et héros. Depuis le départ de Mobutu en 1997, nous avons été tous incapables d’inventer un nouveau Congo.

- Mettre véritablement et de manière originale la République Démocratique du Congo sur les rails des Etats de droit modernes en jetant les bases de la refondation de la nation congolaise. Il faut mener toutes les réformes urgentes et importantes de l’Etat.

- Réaliser un audit complet de l’Etat et de toutes les institutions, y compris l’audit de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) et de la Cour Constitutionnelle. Audit réalisé par des cabinets indépendants outillés.

- Réinstaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, anéantir tous les groupes armés et milices, reformer en profondeur l’armée, la police et les services des renseignements pour défendre l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et des biens.

- Arrêter le développement d’une nouvelle forme de terrorisme qui a pris racine et qui va faire exploser bientôt notre pays et toute la région.

- Établir un pont ou une solide charnière entre l’ancien Congo, entendu l’ancien système qui a détruit notre pays et qui doit se terminer maintenant, et le nouveau Congo, un Congo solide, stable, uni, prospère, libre et solidaire, fondé sur la Justice qui élève une nation et affermit le pouvoir.

- Organiser l’identification de la population par l’organisation d’un recensement national scientifique. Identification précise de tous les étrangers vivant au Congo dans le cadre de la formulation d’une nouvelle loi sur l’immigration.

- Restructurer en profondeur la Commission Électorale Nationale Indépendante et de la Cour Constitutionnelle. Désigner de nouveaux juges de la Cour Constitutionnelle restructurée. Mettre en place une nouvelle formule de la CENI avec de nouveaux responsables. Promulguer une nouvelle loi électorale.

- Introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans la Constitution de la République Démocratique du Congo. Cette Constitution contient des dispositions qui consacrent des conflits d’intérêts, une certaine impunité, le clientélisme et une vision inadaptée du Congo conçu comme un Etat curieusement sans identité. Deux lacunes graves se remarquent dans cette Constitution, à savoir l’absence du génie congolais et de la sacralité congolaise. La Constitution est le fruit du génie d’un peuple par rapport à son identité profonde et incontournable, à ses réalités et aux grands enjeux mondiaux de paix, de justice, de liberté, de solidarité, de prospérité et de sécurité. Ce qui illustre l’importance de l’exception culturelle dans la vision de la Nation et de l’Etat Congolais.

- Sortir définitivement la République Démocratique du Congo de la tragi-comédie des élections iniques, cyniques et criminelles, des élections de nomination des candidats par le pouvoir au détriment de la volonté du peuple. La transition exceptionnelle devra se terminer par l’organisation historique des élections incontestées et incontestables, en commençant par les élections locales. On ne commence jamais la construction de la maison par la toiture. Il ne s’agit pas simplement d’organiser des élections crédibles, libres, transparentes et justes, mais avant tout et surtout de mettre en place une tradition des élections transparentes, libres, justes, adaptées, incontestées et incontestables puisant dans notre identité profonde.

- Jeter enfin les bases qui permettent de résoudre définitivement le paradoxe d’un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres de l’humanité. Toutes les conditions de décollage économique devront être réunies par la formulation d’une nouvelle politique économique et financière. Il faut arrêter une nouvelle politique ambitieuse de création des richesses. Il faudra mettre sur pied six pôles (régions) d’excellence économique au niveau national pour éviter la balkanisation économique de notre pays.

- Assurer, dans un cadre juste, équilibré et cohérent, la sécurité de l’ancien Président de la République, de ses membres de famille et de ses collaborateurs, ainsi que la sécurité de leurs biens. Asseoir un Etat qui protège tout le monde dans le cadre global de la justice.

- Mettre en œuvre un Programme triennal d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Mettre en place d’urgence les institutions de la transition, à savoir : le Gouvernement, le Parlement, la Constituante et les organes d’appui à la démocratie.

2.2.Durée de la transition : 36 mois.

2.3. Du Gouvernement de Transition

Sous réserve d’améliorations futures du cadre, des consultations menées depuis 2017, la formule la plus proposée est celle d’un Président de la République avec deux Vice-Présidents. Il s’agit de :

- Le Président de la Transition, Président de la République ;

- un Vice-Président chargé des Réformes institutionnelles, de la Réconciliation et de la Reconstruction Nationales ;

- un Vice-Président chargé de l’Identification, de la Défense et de la Sécurité Nationales.

Le Gouvernement de Transition sera chargé de la mise en œuvre d’un Programme d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Ce qui est le plus important, c’est le profil des personnalités qui doivent codiriger la transition. La transition exceptionnelle devra être codirigée par une personnalité de la diaspora qui sera au cœur de la vision de ladite transition.

2.4. Du Parlement de Transition

. Sous réserve d’améliorations futures du cadre, le Parlement de Transition de 500 membres devra être mis en place pour remplacer le Sénat et l’Assemblée Nationale, totalement déséquilibrés et globalement nommés, qui devraient être dissous pour éviter un grand chaos brusque. La composition sera la suivante dans un processus exigeant de justice et de réconciliation nationale :

a. 100 représentants de la Société Civile, non instrumentalisée par les acteurs politiques (mouvements citoyens, ONG des droits de l’homme, mouvements des femmes, jeunes leaders de la génération consciente, représentations professionnelles, médias engagés, personnalités indépendantes);

b. 100 représentants du CACH ;

c. 100 représentants du FCC ;

d. 100 représentants de LAMUKA ;

e. 100 représentants de la diaspora congolaise. C’est une nouvelle dimension importante. La diaspora congolaise, premier bailleur de fonds de notre pays, ne mène pas son combat pour être instrumentalisée par des partis ou plateformes politiques. La diaspora congolaise devra être considérée comme une province spéciale de la République Démocratique du Congo. La résistance, des acteurs politiques, des experts et des responsables des médias engagés doivent apporter leur contribution au Parlement de Transition. Le principe de l’irrévocabilité ou de l’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine devra être adopté. Dans un rôle prophétique, les Congolais de la diaspora ne peuvent venir travailler dans leur pays comme des étrangers.

Des critères rigoureux seront appliqués pour le choix de membres des institutions de la transition. Il sera tenu compte du critère du renouvellement politique, de la compétence, de l’équilibre régional, de l’incitation des jeunes et des femmes à la responsabilité politique, de la représentativité de toutes les couches de la société. Ce sont des fils et filles méritants du pays qui seront appelés à la responsabilité. Le Parlement de Transition devrait être dirigé par une personnalité émérite de la société civile. Il est souhaitable que sur les 500 membres du Parlement de Transition qu’il y ait 100 jeunes et 150 femmes. S’il y a un refus de se mettre autour d’une table et dans l’hypothèse d’une crise majeure qui conduit à une transition exceptionnelle, la présente configuration du Parlement de Transition va totalement changer.

2.5. De la Constituante

La mise en place d’une Constituante pour analyser à fond toutes les dispositions conflictuelles dans la Constitution. Un Pacte National de la Transition (PNT) sera pris pour couvrir les aspects de la transition exceptionnelle non prévus dans la Constitution. Ce qui contribuera ainsi à donner une nouvelle intelligence pour des réformes constitutionnelles futures. Le génie congolais et la sacralité congolaise devront être introduits par la suite dans cette Constitution. Quatre grands éminents juristes et philosophes politiques congolais sont identifiés pour diriger la Constituante.

2.6. Des organes d’appui à la démocratie

Une réforme de fond en comble s’impose pour les institutions d’appui à la démocratie, à savoir la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC) pour l’organisation des élections irréprochables à tous les niveaux. Des états généraux des élections en République Démocratique du Congo seront organisés pour évaluer objectivement le processus électoral et proposer des réformes urgentes et profondes de la CENI dans ses structures, son fonctionnement et sa composition. Il n’y a pas de vraie démocratie sans la défense des droits de l’homme et notamment de la liberté d’expression, d’opinion et d’association. La liberté de la presse est essentielle dans un système démocratique. Il faudra repenser totalement le fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC) afin de donner à tous sans exception les mêmes chances et droits d’accès aux médias tant publics que privés.

 

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3. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est avec le Peuple Congolais

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) salue le travail remarquable réalisé par toutes les forces vives congolaises dans la diaspora et au pays dans leurs propositions de voies de sortie de notre pays de sa grave crise. Il salue le travail de résistants, de différentes plateformes de la diaspora, des acteurs politiques, sociaux et indépendants engagés dans la sortie de crise de notre pays. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) appelle d’urgence le Peuple Congolais à un nouveau rendez-vous de l’histoire pour sauver notre pays, la République Démocratique du Congo, qui risque de disparaître bientôt. Mettons-nous tous debout ensemble pour sauver notre pays et notre peuple.

Que Dieu bénisse le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo sauvée.

Ainsi fait à Paris, le vendredi 15 novembre 2019

Pour le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise,

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Président Exécutif

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