Affaire Khashoggi: Agnès Callamard pointe le Crime d'Etat!

Femme courage ! Agnès Callamard ne lâche rien. Elle a chevillée au corps les valeurs des droits humains. Rien ne semble pouvoir l’ébranler. Avec Agnès Callamard on prend l'espoir que les valeurs des droits humains sont universels. Les activistes Congolais qui ont rejoint la mangeoire de Félix Tshilombo font la honte. Et Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ?

Affaire Khashoggi: Agnès Callamard pointe le Crime d'Etat!

Par Freddy Mulongo, jeudi 27 juin 2019 Radio Réveil FM International 

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Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Femme courage ! Agnès Callamard ne lâche rien. Elle a chevillée au corps les valeurs des droits humains. Rien ne semble pouvoir l’ébranler. Avec Agnès Callamard on prend l'espoir que les valeurs des droits humains sont universels. Agnès Callamard est une experte française des droits de l'homme et rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. Elle est également directrice du projet Global Freedom of Expression de la Columbia University.

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Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Contrairement aux activistes de la République démocratique du Congo qui ont rejoint la mangeoire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, par coterie tribale et souci de positionnement, alors que l'imposteur-usurpateur-faussaire Tshilombo est le masque et bouclier d'Alias Kabila, le commanditaire du crime d'Etat contre Floribert Chebeya, icone des droits humains et de Fidèle Bazana, dont la famille n'a jamais récupérer le corps, mangé par des chiens de la police. Floribert Chebeya a été assassiné à l'inspectorat général la police nationale congolaise, avant de trimbaler son corps dans la commune de Mont-Ngafula.

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Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

En rassemblant des preuves dans toute une série d’Etats (mais non en Arabie saoudite, qui ne lui a pas ouvert ses portes), l’experte de l’ONU et son équipe sont arrivées à des conclusions définitives sur le meurtre de Jamal Khashoggi, survenu le 2 octobre au consulat saoudien d’Istanbul. Ce meurtre était prémédité, il avait été décidé aux plus hauts échelons du pouvoir saoudien et, de surcroît, les responsables du royaume ont tout fait pour faire disparaître les preuves, en envoyant notamment une équipe de nettoyage sur la scène du crime.

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Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Le journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi a été «victime d’une exécution préméditée dont est responsable l’Etat d’Arabie saoudite». L’accusation sans appel figure dans un document de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard. Très attendu, le rapport de 100 pages a été publié mercredi à l’ONU à Genève. Il demande au secrétaire général des Nations unies d’ouvrir une enquête pénale contre le prince héritier Mohammed ben Salmane en relation avec ce crime.

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Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Riyad avait commencé par nier l’évidence, avant de mettre le meurtre sur le compte d’une opération de gens qui avaient agi de leur propre initiative. Mais le rapport arrive à des conclusions différentes: «Il existe des preuves crédibles justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité individuelle d’officiels saoudiens de haut niveau, y compris le prince héritier», note Agnès Callamard. L’experte de l’ONU a pu avoir accès notamment à une partie des enregistrements effectués par les services de renseignement turcs à l’intérieur même du consulat.

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Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Ces enregistrements suggèrent notamment une «lutte» entre Jamal Khashoggi et les hommes qui étaient arrivés d’Arabie saoudite pour l’attendre. Un sédatif lui aurait été administré avant que sa tête ne soit recouverte d’un sac plastique et qu’il se mette à suffoquer. «Le meurtre est le résultat d’une planification élaborée qui implique une forte coordination ainsi que des ressources financières et humaines significatives. Il a été supervisé, planifié et soutenu par des officiels de haut niveau. Il était prémédité», insiste le rapport.

 

L’experte juge aussi extrêmement «troublant» le fait que ce «crime d’Etat» ait provoqué si peu de réactions dans le monde et ne soit pas suivi de réponses «légales, politiques ou diplomatiques» plus percutantes de la part de la communauté internationale.

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