G7: Allocution d'Emmanuel Macron à Biarritz !

Au G7 de Biarritz, Emmanuel Macron s’est déployé sur tous les fronts pour tenter de contenir l’imprévisible Donald Trump et placer la France au centre du jeu. Le président Français a choisi de prendre des risques en bousculant l’ordre du jour, pour des résultats qui restent cependant difficiles à évaluer à court terme.

G7: Allocution d'Emmanuel Macron à Biarritz !

Par Freddy Mulongo, lundi 26 août 2019  Radio Réveil FM International 

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Mes chers compatriotes, je voulais m’adresser directement à vous, en ce samedi midi, quelques heures avant que ne commence ici même, à Biarritz, le G7.

Dans quelques heures, en effet, j’accueillerai à cet endroit même, devant la ville de Biarritz, les chefs d’État et de gouvernement des États-Unis d’Amérique, du Canada, du Japon, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et les institutions européennes. Ces sept grands pays industrialisés, ces sept puissances économiques et militaires que nous formons, partagent les mêmes valeurs démocratiques, et c’est ce qui fait que depuis 44 ans, une fois par an, nous nous réunissons pour échanger sur les grands sujets du monde et essayer de nous coordonner. Cette réunion, elle est utile, elle est importante, sans quoi chacun mènerait son chemin, parfois nous serions amenés à nous diviser, et je crois que ce qui est attendu de nous, c’est plutôt de savoir nous coordonner, agir utilement ensemble.

Alors quels sont, à mes yeux, les enjeux de ce G7 et au fond, qu'est-ce que je défendrai en votre nom, durant ces deux jours ? D'abord, je crois que ce que, légitimement, vous attendez de nous, tous, c'est de pouvoir assurer la stabilité et la sécurité, protéger la paix dans le monde et donc, nous allons discuter des grands conflits ou des grandes situations les plus tendues : l'Iran, la Syrie, la Libye, l'Ukraine et plusieurs autres sujets de crises à l’international. Sur ces points, nous avons parfois des désaccords, et ces sujets peuvent parfois vous paraître très loin mais ils vous touchent au quotidien. Lorsque la France a été frappée par les attentats en 2015, ils avaient été préparés en Syrie par des djihadistes. Si demain l'Iran se dote de l'arme nucléaire, nous serons directement concernés. Si le Moyen-Orient s'embrase, nous serons touchés. Si nous n'arrivons pas à régler la situation en Libye, nous continuerons de subir collectivement ce scandale d'émigration à travers la Méditerranée et le déséquilibre de toute une partie de l'Afrique. Sur ces sujets, je veux que nous puissions obtenir des accords utiles, défendre la paix, éviter les escalades et nous mettre d'accord.

Le deuxième grand enjeu de ce G7, ce sera la situation de l'économie mondiale. Et là-dessus aussi, cela vous concerne directement. Nous devons œuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d'emplois, et donc de mieux-être dans nos sociétés. J'ai deux objectifs en votre nom, durant ces quelques jours : d'abord, convaincre tous nos partenaires que les tensions, en particulier les tensions commerciales, sont mauvaises pour tout le monde. Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade, c'est-à-dire à stabiliser les choses et à éviter cette guerre du commerce qui est en train de s'installer partout. Ensuite, je crois que nous devons aussi trouver les nouveaux moyens de faire de la vraie relance, c'est-à-dire de relancer cette croissance. Regardez, nos taux d'intérêt, ils sont faibles partout dans le monde. Regardez, pourtant, cette croissance qui est de plus en plus faible, en particulier en Europe. Nous devons donc être innovants et savoir trouver des accords pour que les pays qui le peuvent puissent faire de la relance, réinvestir et investir dans l'avenir, dans l'éducation, dans la création d'emplois.

Et puis le troisième sujet, c'est comment rendre ce monde en quelque sorte plus habitable, meilleur, comment lutter contre les inégalités. C'est ce sujet que j'ai mis au cœur de ce G7. Et je veux qu'il soit utile par des actions concrètes. Alors, les chefs d'État et de gouvernement vont s'engager. Mais j'ai voulu aussi associer d'autres pays comme l'Inde, l'Australie, l'Afrique du Sud, le Chili, qui sont des grandes puissances démocratiques qui ne sont pas dans le G7, mais engagées sur ces sujets avec nous, et nous avons associé la société civile, les entreprises, les associations, les intellectuels, les ONG pour avoir des vraies actions.

Alors, nous aurons des avancées très concrètes, on les a préparées, d'ailleurs, hier à Paris, en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, en prenant des lois nouvelles, en s'engageant chacun à le faire, en investissant pour l'entrepreneuriat féminin en Afrique. Nous aurons des initiatives fortes et nouvelles pour l'Afrique parce que j'ai aussi voulu mettre l'Afrique au cœur de ce G7. L'Afrique, c'est notre voisin le plus proche, c'est notre quotidien d'aujourd'hui et de demain. Et donc, nous allons aussi investir fortement sur ce sujet avec nos partenaires africains.

Nous aurons des initiatives en matière de numérique, pour protéger l'information et les démocraties, avec cette ère nouvelle du numérique, vous en faites l'expérience chaque jour.

Nous aurons des initiatives également pour rendre notre économie plus juste. On a réussi à engager des dizaines de grandes entreprises et d’investisseurs pour que le but de l’entreprise ce ne soit pas simplement de faire du profit pour les actionnaires mais qu’elles s’engagent elles-mêmes dans leur quotidien à œuvrer pour plus d’égalité, pour préserver l’égalité entre les femmes et les hommes ou la reconstruire lorsqu’elle n’est pas là mais aussi mieux partager la valeur ajoutée.

Et au cœur, au cœur de ce G7 pour lutter contre les inégalités, il y aura le sujet du climat, de la biodiversité. Là aussi vous savez nos désaccords entre certains pays en particulier avec les Etats-Unis d’Amérique. Mais j’ai voulu que ce G7 soit utile et donc nous devons répondre à l’appel de l’océan qui est derrière moi ici à Biarritz et à l’appel de la forêt qui brûle aujourd’hui en Amazonie de manière là aussi très concrète. Donc nous allons agir pour l’océan de manière très solennel : pour la première fois nous allons nous engager : avec les transporteurs maritimes pour réduire la vitesse, ce qui est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions, c’est la première fois qu’on le fait et c’est un vrai changement ; avec les producteurs de textile — les plus grands du monde entier, presque la moitié de l’industrie — Ils vont avec nous s’engager pour là aussi pour réduire les émissions et les déchets : 30 % des déchets que vous avez dans l’océan viennent de l’industrie textile, 8 % des émissions de CO2 que vous avez dans le monde viennent de l’industrie textile. C’est plus que l’ensemble des vols internationaux et des transports maritimes. Pour la première fois ils vont s’engager à agir avec des dates, avec des objectifs. Nous allons œuvrer aussi pour la biodiversité. Et puis l’appel de la forêt c’est l’Amazonie, l’Amazonie qui est notre bien commun. Nous sommes tous concernés. La France l’est sans doute encore plus que d’autres autour de cette table puisque nous sommes amazoniens : la Guyane est en Amazonie. Et donc sur l’Amazonie nous allons lancer, pas simplement un appel, mais une mobilisation de toutes les puissances qui sont là mais en partenariat avec les pays de l’Amazonie pour investir. D’abord pour lutter contre ces feux qui sont en cours et aider le Brésil et tous les autres pays qui sont touchés ; ensuite pour investir dans la reforestation partout ; et pour permettre aux peuples autochtones, aux ONG, aux habitants de développer les bonnes activités en préservant cette forêt dont nous avons besoin parce qu'elle est un trésor de biodiversité et parce qu'elle est un trésor pour notre climat grâce à l'oxygène qu'elle émet et grâce au carbone qu'elle capture.

Voilà quelques-uns des grands sujets et des enjeux. Nous ne réussirons sans doute pas sur tout et ne m'en voulez pas si parfois nous n'y arriverons pas. La France doit faire le maximum mais nous ne pouvons pas tout, tout seul. Mais je veux que ce G7 soit utile et autour de ces trois grands sujets — la sécurité, l'économie et la lutte contre les inégalités je crois que nous pouvons en faire un rendez-vous essentiel. Notre monde est à un moment de bascule et je crois que notre vocation à nous Français c'est d'être dans la proposition, l'inspiration, d'essayer de réduire les désaccords, de ne pas céder aux faiblesses du temps présent, d'avoir cet esprit de résistance qui fait se dire “Il n'y a pas de fatalité.” On doit se battre et conduire les autres à se battre avec nous contre ces injustices ou ces absurdités. Alors je vous promets, en votre nom, de faire le maximum pour mettre mes collègues d'accord sur ces sujets, pour qu'on arrive à faire bouger les choses ensemble.

Je sais que d'autres aussi sont complètement en désaccord avec nous et font parfois des sommets alternatifs. J'écouterai aussi ce qu'ils disent comme j'ai écouté ce matin les propositions ici des villes, des départements et de la région. Mais je veux vraiment les appeler aussi au calme, à la concorde. Nous avons des désaccords, parfois il y a des caricatures, mais je pense que les grands défis qui sont les nôtres, le climat, la biodiversité, la transformation technologique, les inquiétudes dans notre société, la lutte contre les inégalités, cette insécurité qui est partout dans le monde, nous ne les résoudrons qu'en agissant ensemble, qu'en étant davantage réconciliés. Donc je les appelle vraiment au calme et en leur promettant que j'essaierai d'apporter aussi une part de leur vérité autour de cette table.

Voilà chers compatriotes ce que je voulais vous dire ce midi, je viendrai vous rendre compte de manière régulière de ce que nous arrivons à faire ou parfois de ce que nous n'arrivons pas à faire durant ces deux jours. Je voudrais aussi vous dire que j'en ferai un bilan devant vous lundi en fin de journée.

Enfin je veux avoir un mot pour remercier la ville de Biarritz, ses habitants et l'ensemble de nos compatriotes qui étaient parfois ici en vacances. Je sais les contraintes qu'on a imposé à la ville. Elles sont normales parce que la sécurité doit être là pour bien accueillir l'ensemble de ces dirigeants et le monde entier et je veux vraiment les en remercier. Mais je veux aussi vous dire que ce que nous sommes en train de faire est très important et aura des retombées positives pour notre pays, pour le Pays basque, pour la ville de Biarritz parce que nous allons montrer au monde entier la beauté de ce paysage, notre qualité d'accueil, nos traditions, nos savoir-faire et combien la France est belle, et combien nous pouvons en être fier. En tout cas en votre nom je suis très fier d'accueillir ce G7 en France à Biarritz, au Pays basque, dans cette région Nouvelle-Aquitaine. Je serai aussi fier de faire en votre nom le maximum et je serai fier de venir vous rendre compte de manière régulière. C'est à nous de faire et nous le ferons ensemble. Je vous remercie. Vive la République et vive la France !

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Le sommet du G7 a pris fin lundi soir à Biarritz, après 48 heures d'intense diplomatie. Minute par minute, les développements et les images de l'événement.

19h01. Fin de la conférence de presse du président. Le sommet du G7 est terminé.

18h55. Emmanuel Macron assure que la position des Etats-Unis sur la «taxe GAFA» reflète une véritable «avancée» en direction d'une taxation internationale. «L'engagement que prend la France, c'est de dire : dès qu'on a la taxe internationale, on arrête avec la nôtre.»

18h48. Emmanuel Macron assure qu'il annoncera mardi matin le nom du ou de la commissaire européenne française. Il indique avoir obtenu «un petit répit» auprès de la présidente de la future commission, Ursula von der Leyen.

18h39. Emmanuel Macron commence à répondre aux questions des journalistes. Il développe sa vision de la France comme «puissance médiatrice» au cœur de la diplomatie internationale. De sa relation avec Donald Trump, il affirme croire à la «relation directe». «C'est quelqu'un qui aime bâtir des accords», dit-il.

18 heures. Le Britannique Boris Johnson a fait part de ses doutes concernant la possibilité d'un accord avec Bruxelles sur le Brexit. «Je suis à peine plus optimiste», a dit le Premier ministre. «Ça va être difficile... Il y un désaccord profond», a-t-il noté. Au cœur du blocage : la question de la frontière irlandaise et du filet de sécurité «backstop».

17h55. Début de l'ultime conférence de presse d'Emmanuel Macron. La déclaration finale des chefs d'Etats et de gouvernement est dévoilée. C'est un court document, une page seulement, qui aborde cinq points : le commerce, l'Iran, l'Ukraine, la Libye et Hong-Kong.

"La Première dame a adoré le vin français", assure Trump

17h12. «Je peux vous confirmer que la Première dame a adoré le vin français», plaisante Donald Trump à la fin de la conférence de presse commune. Melania Trump avait dégusté des vins locaux lors des visites organisées par Brigitte Macron. L'épouse du président des Etats-Unis a salué Emmanuel Macron au moment de quitter la salle.

17h04. Emmanuel Macron a-t-il demandé à Donald Trump la «permission» de rencontrer le ministre iranien dimanche? «J'en ai informé le président Trump. Je lui ai dit que c'était mon idée de ne pas impliquer les Etats-Unis ou de le faire au nom de tout le G7», explique Emmanuel Macron en anglais.

16h55. Question d'un journaliste sur l'Iran et une éventuelle rencontre entre Donald Trump et le président iranien Hassan Rohani. Emmanuel Macron propose un «accord beaucoup plus ambitieux» à condition d'offrir à Téhéran des «compensations économiques». «Je ne peux rien vous dire publiquement», balaie-t-il toutefois à propos du rôle de la France dans une éventuelle médiation entre les Etats-Unis et l'Iran. Donald Trump, lui, brocarde à nouveau l'«accord ridicule» de 2015. «Nous ne cherchons pas à changer le régime (...) cela ne fonctionne pas», precise-t-il cependant, en contraste avec la ligne conservatrice de certains de ses conseillers. Donald Trump ne s'engage pas à rencontrer Hassan Rohani et répète qu'il était «un peu trop tôt» pour une rencontre dès dimanche. Le président des Etats-Unis semble ici faire une confusion entre le dirigeant iranien et le ministre des Affaires étrangères du pays, qui s'est rendu à Biarritz dimanche. «J'ai un bon sentiment en ce qui concerne l'Iran», avance-t-il toutefois.

16h52. Le président Trump assure à nouveau que la Chine «veut absolument conclure un accord» commercial et défend sa méthode dans la guerre commerciale. «Ils n'ont pas le choix», dit-il. Donald Trump ne rebondit pas, en revanche, sur la question de la réforme de l'OMC soutenue par son homologue français.

Macron, "leader spectaculaire" selon Trump

16h45. Donald Trump prend la parole et salue un «leader spectaculaire» en Emmanuel Macron.

16h40. En pleine commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, Emmanuel Macron plaide pour une réforme de l'Organisation mondiale du commerce. Il affirme également avoir «trouvé un très bon accord» avec Donald Trump à propos de la «taxe GAFA», dénoncée par l'Américain. «Ce que la France, ce n'est pas mettre en place cette taxe, c'est régler le problème international», affirme le Français, qui souligne un travail bilatéral avec les Etats-Unis. «Le jour où on a cette fiscalité internationale, la France supprime tout projet de taxe et tout ce qui a été payé au titre de cette taxe sera déduit», ajoute le président de la République. «On modernise le système fiscal international ensemble», se félicite-t-il.

16h30. Lors d'une conférence de presse commune avec Donald Trump, Emmanuel Macron annonce qu'«une seule page» de déclaration va être diffusée à l'issue du sommet. Le président français a de nouveau souligné les convergences entre Paris et Washington sur l'Iran, alors même que les Etats-Unis ont pris l'initiative d'abandonner l'accord conclu avec Téhéran en 2015. «Ce que j'ai dit au président Rohani par téléphone, c'est que s'il acceptait une rencontre avec le président Trump, ma conviction c'est qu'un accord peut être trouvé», a dit Macron, plaidant pour un «entretien au sommet entre les deux dirigeants» et vantant le «tempérament» du milliardaire, qui aime à se présenter en «dealmaker».

15h53. Jair Bolsonaro répond à Emmanuel Macron. Sur Twitter, le président brésilien d'extrême droite affiche à nouveau son mépris pour son homologue français et pour l'initiative du G7 en faveur de l'Amazonie. «Nous ne pouvons accepter qu'un président, Macron, lance des attaques déplacées et gratuites contre l'Amazonie, ni qu'il déguise ses intentions derrière l'idée d'une "alliance" de pays du G7 pour "sauver" l'Amazonie, comme si c'était une colonie», a écrit Jair Bolsonaro sur son compte Twitter. «D'autres chefs d'Etat se sont solidarisés avec le Brésil», poursuit le populiste dans un second tweet, «le respect de la souveraineté de quelque pays que ce soit est le minimum qu'on puisse attendre dans un monde civilisé». Plus tôt, le président brésilien s'était moqué de Brigitte Macron dans un message sur Facebook. Emmanuel Macron lui a répondu à la mi-journée en dénonçant des propos «extrêmement irrespectueux».

13h30. Le chef Raoni, qui mène de longue date un combat pour la sauvegarde de l'Amazonie et des peuples autochtones, est présent «dans la région» mais «il n'est pas un invité du G7», a indiqué la présidence française. Emmanuel Macron, lui, se dit «tout à fait disposé à le rencontrer si il le demande», même si «ce n'est pas à l'invitation de la présidence française qu'il est là».

13h25. Emmanuel Macron répond aux moqueries de Jair Bolsonaro contre son épouse Brigitte. Le président brésilien avait plaisanté en commentant sur Facebook une image comparant sa propre épouse à Brigitte Macron. Le ministre brésilien de l'Education avait également insulté le président français en le qualifiant de «crétin opportuniste». «Sur les propos de monsieur Bolsonaro ou de ses ministres. Je ne ferai pas tellement de commentaire. Vous savez, moi je respecte chaque dirigeant élu par son pays parce que je respecte tous les peuples (...) Maintenant, je suis obligé de constater qu'il y a sans doute eu trois malentendus avec le président Bolsonaro. Je l'ai vu une première fois, il m'a dit la main sur le cœur je vais tout faire pour la reforestation et l'engagement des accords de Paris pour pouvoir signer le Mercosur. Quinze jours après il faisait le contraire en limogeant des scientifiques... Bon. On peut dire qu'il ne m'a pas dit la vérité. Quelques semaines après il a eu rendez-vous urgent chez le coiffeur quand il devait recevoir le ministre des Affaires étrangères. Et puis il se trouve qu'hier, il a considéré que c'était une bonne idée que son ministre -ça n'arrive jamais en France qu'un ministre de la République insulte quelque dirigeant que ce soit- profère des insultes à mon endroit et puis qu'il tienne des propos extraordinairement irrespectueux à l'égard de mon épouse. Qu'est-ce que je peux vous dire? C'est triste. C'est triste, mais c'est triste d'abord pour lui et pour les Brésiliens et donc moi je pense que les femmes brésiliennes ont sans doute honte de lire ça de leur président. Je pense que les Brésiliens, qui sont un grand peuple, ont un peu honte de voir ces comportements et ils attendent quand on est président qu'on se comporte bien à l'égard des autres. Et comme j'ai beaucoup d'amitié et de respect pour le peuple brésilien, j'espère très rapidement qu'ils auront un président qui se comporte à la hauteur», a déclaré Emmanuel Macron.

13 heures. Emmanuel Macron s'exprime. Il promet un soutien du G7 de 20 millions de dollars pour combattre les incendies dans l'Amazonie, avec l'envoi d'avions bombardiers d'eau Canadair basés dans la région. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a préféré éviter la réunion.

11h30. La France et les Etats-Unis «approchent» d'un accord sur le taxation des géants américains de l'Internet, a déclaré Donald Trump, hostile au vote par la France d'une taxe sur le chiffre d'affaires des groupes américains. "On s'en approche", a-t-il répondu à une question sur un éventuel accord avec la France sur cette délicate question, et alors que le président américain avait menacé de taxer le vin français en représailles à la taxe française.

11 heures. Brigitte Macron et les conjointes des participants au G7 ont assisté depuis la plage de Biarritz à des démonstrations de surf et des exercices de sauvetage en mer.

Au programme lundi. Depuis 9 heures, des entretiens bilatéraux se déroulent. De 10 heures à 11h30, une session de travail intitulée «Climat, biodiversité, océans» est prévue. Peu avant celle-ci, le gouvernement britannique a promis une aide de dix millions de livre pour aider la reforestation au Brésil.

D'autres entretiens bilatéraux précéderont un déjeuner de travail à 13 heures. La clôture du sommet doit intervenir dans l'après-midi.

Dimanche 25 août - deuxième journée du sommet

21 heures. Photo de famille en deux temps : les chefs de délégations et officiels, ensuite rejoints par leurs épouses. Le cliché a suscité un commentaire de l'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal, qui souligne la quasi-absence de femmes. Les dirigeants et leurs épouses ont ensuite dîné ensemble.

19h55. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a publié un tweet et des photos indiquant qu'il a rencontré le président français Emmanuel Macron en marge du G7 à Biarritz. Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, était également présent. La rencontre a eu lieu dans le bureau du maire de Biarritz, Michel Veunac. L'Allemagne et la Grande-Bretagne avaient été associés à cette initiative, organisée selon l'Elysée en «toute transparence et en accord avec les Etats-Unis».

19h40. A l'issue d'une réunion consacrée à l'Afrique, l'AFP rapporte que la chancelière allemande et le président français ont exprimé la nécessité de «changer d'échelle et de méthode» au Sahel, selon Emmanuel Macron, car «la situation ne cesse de se détériorer» dans la région, selon Angela Merkel.

16h48. L'Elysée précise les circonstances de la venue de Mohammad Javad Zarif. «Aucune rencontre [du ministre iranien] n'est prévue à ce stade avec les Américains», a indiqué à l'AFP la présidence française. Donald Trump a toutefois été prévenu de l'arrivée du ministre iranien. «Le président s'est entretenu deux heures avec Donald Trump à déjeuner samedi. Nous travaillons en pleine transparence avec les Etats-Unis. Et le président a eu des conversations avec tous les leaders du G7. Evidemment l'information circule», a ajouté l'Elysée.

16h31. Donald Trump annonce un accord commercial entre les Etats-Unis et le Japon. Le président américain a assuré qu'il s'agissait d'un «très grand accord», qui couvre les secteurs de l'agriculture et du commerce en ligne, note l'AFP. A ses côtés, Shinzo Abe, le Premier ministre japonais a confirmé : «Nous sommes parvenus à trouver un consensus» après «d'intenses négociations», a-t-il confirmé. «Mais il nous reste un peu de travail (...) notamment pour finaliser la formulation de l'accord», a-t-il ajouté.

15h55. Une source diplomatique (et non l'Elysée comme annoncé plus tôt, ndr) indique que le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif est en entretien avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian.15h10. Un avion officiel iranien a atterri à Biarritz à 14h13, selon l'AFP qui s'appuie sur le site de suivi du trafic aérien Flightradar24. D'après l'historique de l'appareil fourni par le site, cet avion s'est rendu ces derniers jours dans les capitales européennes visitées par le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Son éventuelle présence à Biarritz serait un coup de tonnerre, note l'agence de presse. L'Airbus A321 avait effectué un vol Paris-Téhéran vendredi, jour où le ministre iranien avait rencontré Emmanuel Macron. Les jours précédents, il avait été localisé dans des capitales scandinaves où se trouvait Mohammad Javad Zarif. Aucune source interrogée par l'AFP ne confirmait ou même commentait l'arrivée de cet avion à Biarritz. Les données collectées par le site ADSBExchange montrent le trajet présumé de l'appareil, enregistré par des passionnés d'aviation qui captent les transmissions des appareils en vol et partagé en ligne.

14h30. Donald Trump n'a pas d'hésitations sur la Chine. C'est ce que la Maison-Blanche a martelé dimanche pour clarifier les propos du président américain, qui avait paru assouplir sa position sur la guerre commerciale qu'il a initiée avec la Chine. «J'ai des hésitations [second thoughts, en anglais] sur tous les sujets», avait-il lancé aux journalistes qui l'interrogeaient sur l'escalade face à Pékin lors d'une rencontre bilatérale avec Boris Johnson. En fait, a précisé la présidence américaine, Donald Trump voulait dire qu'il regrettait de n'avoir pas été plus sévère encore. «Il a été demandé au président s'il avait "envie de se raviser sur l'escalade de la guerre commerciale avec la Chine". Sa réponse a été très mal interprétée», a affirmé Stephanie Grisham, sa porte-parole. «Le Président Trump a répondu par l'affirmative car il regrette de ne pas avoir encore plus relevé les droits de douane.»

14 heures. Les questions économiques sont une fois de plus centrales dans ce G7. Après avoir abordé la question du commerce international, les Sept devaient se pencher sur les inégalités lors d'un déjeuner de travail réunissant les dirigeants du G7 et les représentants de six organisations internationales. Les anti-G7 sont critiques sur le choix de la présidence française de faire de cette question un des thèmes du sommet : interrogé par Match, Sébastien Bailleul, porte-parole d'une des organisations ayant orchestré le contre-sommet d'Hendaye, y voit un «incroyable cynisme». La première session d'échanges entre dirigeants, samedi soir et dimanche matin, avait par ailleurs déjà permis d'aborder d'épineux sujets : l'Iran, la Russie, l'Amazonie.

13h30. Après Espelette, Brigitte Macron et les conjointes des participants au G7 ont gagné la commune de Cambo-les-Bains où elles visitent la villa Arnaga, maison d'Edmond Rostand et musée dédié à l'écrivain.

13 heures. S'exprimant devant des caméras de télévision, Emmanuel Macron rejette ce qu'il appelle le «spin» autour du malentendu entre Trump et les autres membres du G7 à propos de l'Iran. «On a eu hier une discussion, qui a dégagé deux lignes de force communes. Aucun membre du G7 ne veut que l'Iran puisse avoir l'arme nucléaire. Tous les membres du G7 sont attachés à la stabilité», assure-t-il. «Le G7 est un club informel, il n'y a pas de mandat», insiste-t-il. «Je parle au nom de la France, mais je parle à la lumière de l'échange d'hier», précise le président français.

12 heures. Premières frictions apparentes. Alors que des sources diplomatiques indiquaient à l'AFP que le président français Emmanuel Macron a été désigné pour adresser un message à l'Iran par les autres pays membres du G7, Donald Trump a nié avoir «discuté» d'un tel message. L'Elysée indique dimanche à la mi-journée que «au titre de la présidence du G7, le président de la République poursuit ses efforts pour trouver une voie de désescalade». «Il adressera un message aux Iraniens sur la base des échanges en format G7 hier soir», ajoute la présidence. Selon la même source, «le président de la République a fait converger les positions des membres du G7 sur le dossier iranien». 

11h20. Brigitte Macron et les conjointes des dirigeants présents au sommet du G7 visitent la commune d'Espelette, célèbre pour son piment. La Première dame est en compagnie de Melania Trump, Akie Abe, Cecilia Morel, Jenny Morrison et Małgorzata Tusk.

11 heures. A Bayonne, une nouvelle manifestation rassemblait dimanche matin quelques centaines de manifestants anti-G7, cette fois "pour le climat et la justice sociale", brandissant des portraits du président Macron décrochés depuis des mois dans des mairies. Sous le slogan «Climat et justice sociale: Macron décroche, décrochons-le !», cette «marche des portraits», est organisée par les mouvements alternatifs et écologistes ANV COP 21, Alternatiba et Bizi, ces deux derniers d'origine basque. Elle se veut «100% non-violente et à visage découvert», selon les organisateurs.

10h30. De source diplomatique, les dirigeants du G7 se sont entendus pour «renforcer le dialogue et la coordination» sur les crises actuelles avec la Russie, exclue du groupe en 2014, mais estiment qu'il est «trop tôt» pour la réintégrer dans un G8. Les sept dirigeants ont pris cette position au cours du dîner d'ouverture du sommet samedi.

10 heures. Les dirigeants du G7 sont réunis dimanche matin au centre Bellevue, qui offre une vue imprenable sur la grande plage de Biarritz totalement vidée des baigneurs et surfeurs. La discussion sur les crises, entamée au dîner de la veille, devait se poursuivre puis devait suivre celles, prévues à l'agenda, consacrées à l'«Economie et agenda stratégique de la sécurité.

9h50. Boris Johnson et Donald Trump se sont rencontrés pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre britannique. La rencontre s'est déroulée à l'hôtel du Palais à Biarritz et s'est achevée vers 8h30. Les deux dirigeants ont fait une déclaration au pied de l'escalier. «C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail», a déclaré Donald Trump, promettant de nouveau à la Grande-Bretagne un «très grand accord commercial, rapidement, plus grand qu'il n'y a jamais» après le Brexit. Avec une accolade chaleureuse à son homologue américain, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays concluront un «fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés», selon des images officielles de la rencontre.

9h30. 68 personnes ont été interpellées samedi dans le cadre du dispositif de sécurité du G7 de Biarritz, et 38 d'entre elles ont été placées en garde à vue, a indiqué la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, sans préciser le lieu ou le contexte des interpellations. «Les gardes à vue sont intervenues notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, possession d'objets susceptibles d'être utilisés comme arme par destination, dissimulation de visage et jet de projectile», a encore précisé la préfecture.

9h15. Renaud Muselier, président de la région Paca - «première région» productrice de rosé dans le monde, selon ses dires - a envoyé deux caisses de vin à Donald Trump en réponse aux menaces du président américain d'imposer des droits de douane supplémentaires sur les vins français. «Président Trump, buvez notre rosé, ne le taxez pas !», écrit-il dans un communiqué. «En menaçant de surtaxer les vins rosés français, il (M.Trump) commet une grave erreur. Il met en péril une filière économique d'exception et s’attaque à l’art de vivre à la française», déplore l'élu. «Monsieur Trump, notre rosé, plutôt que de le taxer avec excès, il faut l’aimer avec passion et le déguster avec modération !», ajoute Renaud Muselier.

9 heures. Emmanuel Macron sera lundi soir l'invité du JT de France 2. Le président de la République, interviewé par Anne-Sophie Lapix, «viendra restituer les résultats du G7 aux Français, comme il s'y est engagé dans son allocution samedi», a précisé l'Elysée.

Samedi 24 août - première journée du sommet

23 heures. Le dîner et l'échange qui a suivi sont terminés. Les chefs d'Etats et de gouvernements ont quitté le phare de Biarritz à bord de leurs voitures respectives. Reprise dimanche à 9h30, avec une session de travail en «format G7» intitulée «Économie internationale/Commerce et poursuite des discussions sur l’agenda de sécurité internationale».

20h15. Après un cocktail auquel étaient conviés les conjoints des dirigeants, le dîner «informel» entre chefs d'Etats et de gouvernements débute. Au menu : un dîner réalisé par Cédric Béchade, chef du restaurant L'Auberge basque à Saint-Pée-sur-Nivelle, qui a pour l'occasion accompagné en cuisine le chef de l'Elysée, Guillaume Gomez.

19h45. Emmanuel et Brigitte Macron accueillent les dirigeants étrangers au phare de Biarritz. Donald Tusk et son épouse Malgorzata sont arrivés les premiers, suivis de l'Italien Giuseppe Conte et du Britannique Boris Johnson.

19h10. L'Elysée livre des éléments sur la teneur de l'échange entre Trump et Macron à la mi-journée. Lors d'un déjeuner de travail «improvisé», selon la présidence citée par l'AFP, Emmanuel Macron «a créé les conditions pour un bon niveau de convergence au sein du groupe (du G7) en obtenant des clarifications de Donald Trump» sur les principaux sujets, «accords et désaccords compris». A l'issue de ce premier échange, Donald Trump avait quant à lui tweeté : «Viens de sortir de déjeuner avec le président français @EmanuelMacrone», avant de corriger l'erreur en «@EmmanuelMacron». «De nombreuses bonnes choses arrivent pour nos deux pays. Grand week-end avec d'autres dirigeants du monde», avait-il ajouté.

19 heures. A Bayonne, la police utilise des canons à eau et tire des grenades lacrymogènes sur un groupe de manifestants qui a bravé l'important dispositif de sécurité.

17 heures. Les sept dirigeants des puissances du G7 sont à Biarritz, l'Italien Giuseppe Conte étant arrivé le dernier à l'hôtel du Palais. L'échange entre Macron et Merkel a pris fin peu de temps avant.

16h10. Début d'un entretien bilatéral entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, en présence du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Une réunion avec l'ensemble des Européens doit suivre, afin de coordonner la position des membres de l'UE avant le début officiel du sommet. 

16 heures. Brigitte Macron n'accueillera officiellement les conjoints des chefs d'Etats et de gouvernements conviés au G7 que dimanche. Mais la première dame est déjà présente à Biarritz, où elle a été photographiée en compagnie de son équipe, samedi après-midi.

15h40. Angela Merkel est arrivée à l'hôtel du Palais, à Biarritz. Au menu de son tête-à-tête à venir avec le président Macron : l'avenir de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, qu'Emmanuel Macron a fortement menacé de combattre si le Brésil de Jair Bolsonaro n'agit pas contre la destruction de l'Amazonie. Favorable au texte, Berlin s'est montré réticent à le remettre en cause. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui jugé samedi qu'un accord était «difficile» à envisager «tant que le gouvernement brésilien permettra la destruction du poumon vert de la Terre».

15h01. Dans un communiqué de presse, Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France et ancienne ministre, répond aux ambitions affichées par Emmanuel Macron en matière d'environnement dans son allocution de la mi-journée. «Notre système économique mondial est brisé et faussé, et est à l'origine des incendies qui ravagent la planète, alors que nous voyons l'Amazonie en flammes. Les pays du G7 ont encouragé et perpétué une économie centrée sur la maximalisation du profit aux dépens des plus pauvres, et le Brésil s'engouffre dans cette brèche», souligne l'écologiste.

15 heures. Le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui va participer à son premier G7, est arrivé à Biarritz. Le conservateur, qui a rencontré Emmanuel Macron cette semaine à l'Elysée, a répété juste avant l'atterrissage de son avion qu'il était opposé au mécanisme du «filet de sécurité» souhaité par l'Union européenne dans le cadre de l'accord sur le Brexit. «Je ne veux pas qu'il n'y ait pas d'accord. Je dis à nos amis dans l'UE, s'ils ne veulent pas un Brexit sans accord, alors il faut que nous laissions tomber le backstop (filet de sécurité, ndlr) hors du traité», a-t-il déclaré, selon l'AFP. Une exigence que les européens ont jusqu'à présent toujours rejetée. Le «filet de sécurité» permet d'éviter le retour d'une frontière «dure» entre l'Irlande (qui appartient à l'UE) et l'Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni). Les propos de Johnson semblent contredire l'optimisme timide du milieu de la semaine quant à la possibilité d'une issue favorable à la crise.

Trump devant les journalistes : "Jusqu'ici, tout va bien"

13h57. Emmanuel Macron et Donald Trump déjeunent ensemble avant l'ouverture du G7, annonce la présidence française. Emmanuel Macron prononce une déclaration préliminaire en anglais, devant la presse. Les deux présidents sont attablés sur la terrasse de l'hôtel du Palais, où séjournent les chefs d'Etats et de gouvernements. «Nous avons beaucoup en commun, Emmanuel et moi. Nous sommes amis depuis longtemps. De temps en temps on se chamaille un peu. On s'entend très bien, on a une très bonne relation. Je crois que je peux dire que c'est une relation spéciale. Jusqu'ici, tout va bien. On va faire beaucoup ce week-end», s'est enthousiasmé Donald Trump.

13h34. Geneviève Legay, gilet jaune, est présente à la marche anti-G7. Cette femme de 73 ans avait été blessée en mars dernier, lors d'une manifestation de gilets jaunes à Nice. Militante de l'organisation altermondialiste Attac, elle avait été blessée à la tête après avoir été bousculée. Une enquête visant un policier a été ouverte.

13h14. Donald Trump est arrivé à l'aéroport de Biarritz.

13 heures. Allocution d'Emmanuel Macron. Depuis Biarritz, le président de la République a posé les enjeux du sommet. «Ces sept grands pays (...) partagent les mêmes valeurs démocratiques. (...) Cette réunion, elle est utile, elle est importante», a-t-il assuré. «Nous allons discuter des grands conflits ou des grandes situations les plus tendues : l'Iran, la Syrie, la Libye, l'Ukraine», a-t-il indiqué. «Le deuxième grand enjeu de ce G7, ce sera la situation de l'économie mondiale», a poursuivi le chef de l'Etat, assurant aux téléspectateurs que «ça vous concerne directement». Prônant une «désescalade» dans la guerre commerciale, il a également défendu «des accords pour que les pays qui le peuvent puissent faire de la relance». Le «sujet du climat» sera «au cœur de ce G7», a-t-il souligné, avant d'inviter à répondre «à l'appel de l'océan», «à l'appel de la forêt qui brûle». «L'Amazonie, c'est notre bien commun, nous sommes tous concernés. La France l'est sans doute encore plus que d'autres (...) puisque la Guyane est en Amazonie», a-t-il encore rappelé. S'adressant aux anti-G7 qui manifestent à quelques kilomètres de Biarritz, il a lancé un appel au «calme». «J'essaierai d'apporter aussi une part de leur vérité autour de cette table», a-t-il promis.

12h30. La marche des anti-G7 passe en Espagne. La manif' anti-G7 traverse la frontière vers l'Espagne. Difficile de dire combien ils sont : 3000 ? 4000 ? Sébastien Bailleul, porte-parole d'une des organisations à l'initiative de la marche, revendique "autour de 10 000".

12h20. L'avion de Donald Trump a atterri à Bordeaux. Il devait embarquer ensuite à bord d'un avion plus petit pour rejoindre Biarritz, souligne l'AFP.

Midi. Emmanuel Macron a justifié son offensive sur la question des incendies en Amazonie. Après avoir directement accusé le président brésilien Jair Bolsonaro et menacé de faire capoter l'accord de libre-échange avec le Mercosur vendredi, il a rappelé que le président français avait vocation à s'exprimer sur ces sujets. «La France est une puissance amazonienne», a-t-il noté samedi devant une caméra de BFMTV.

11h45. A Hendaye, les contre-manifestants sont déterminés à se faire entendre. Anti-capitalistes, indépendantistes basques, gilets jaunes se retrouvent dans la rue.

Emmanuel Macron, lui, a remercié les élus locaux engagés dans l'organisation du G7 à la Halle d'Iraty de Biarritz. Dans des propos diffusés par BFMTV, notamment, il a vanté le bas coût de ce sommet. «On est 10 à 15 fois moins cher que les précédents G7. Donc on peut faire en étant économe et c'est souvent en étant économe financièrement qu'on l'est aussi sur le plan des émissions», a-t-il affirmé.

10 heures. Biarritz, ville morte. La grande plage est désormais vidée de ses touristes en attendant l'arrivée dans la cité balnéaire des dirigeants conviés au sommet du G7. Emmanuel Macron, Donald Trump, Angela Merkel, Boris Johnson, Giuseppe Conte, Shinzo Abe et Justin Trudeau y seront réunis jusqu'à lundi. Le président français, lui, est déjà sur place. Arrivé vendredi en début de soirée à Biarritz avec ses collaborateurs et son épouse, Emmanuel Macron a fait le tour des lieux du sommet. Il s'est rendu au Bellevue, le centre des congrès de style Belle Epoque, où se tiendront les réunions entre dirigeants, pour vérifier les installations. Il est prévu qu'il s'adresse aux Français à 13 heures samedi. «Juste avant l'ouverture du sommet, le président souhaite expliquer ses enjeux et les objectifs recherchés pour la vie concrète des Français», a précisé l'Elysée à l'AFP. 

Brigitte Macron, elle, accueillera les conjoints des chefs d'Etats et de gouvernements, y compris ceux des pays invités. Sont attendues Melania Trump, Akie Abe, Cecilia Morel (épouse de Sebastian Piñera, président du Chili), Jenny Morrison (épouse de Scott Morrison, Premier ministre d'Australie), Malgorzata Tusk (épouse de Donald Tusk, président du Conseil européen), Adele Malpass (épouse de David Malpass, président de la Banque mondiale) et Begoña Gomez (épouse de Pedro Sanchez, président du gouvernement d'Espagne).Le président des Etats-Unis, Donald Trump, s'est envolé vendredi soir pour la France, accompagné de son épouse Melania. Alors qu'il vient de relancer brutalement la guerre commerciale avec la Chine, le milliardaire pourrait peser lourd sur ce G7, comme il l'avait fait l'an dernier en dénonçant le communiqué commun après son départ du Canada. A la Maison-Blanche, avant d'embarquer dans son hélicoptère, Donald Trump a répété son hostilité à la «taxe GAFA», votée en juillet. «Je n'aime pas ce que la France a fait», a-t-il lancé selon l'AFP. «Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos sociétés. C'est très injuste.» Il a répété qu'il était prêt à sanctionner les vins français : «S'ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins», a-t-il ajouté. «Des tarifs douaniers comme ils n'en ont jamais vu», a-t-il insisté, tout ajoutant qu'il avait de «très bonnes relations» avec son homologue français Emmanuel Macron.

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