Rwanda: Le Président Macron "Négationniste" pour son hommage à Pierre Péan?

Paris n'est pas Kigali ! Le Rwanda mono-ethnique du régime dictatorial de Paul Kagamé n'a rien à voir avec la France éternelle, diverse et multiculturelle. Quel toupet ? Comment l'association Communauté Rwandaise de France a-t-elle pensé un instant, que le Président Emmanuel Macron était un "Négationniste" pour avoir rendu un hommage à Pierre Péan, grand journaliste-enquêteur?

Rwanda: Le Président Macron "Négationniste" pour son hommage à Pierre Péan?

Par Freddy Mulongo, vendredi 29 novembre 2019  Freddy Mulongo-Réveil FM International 

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Lorsque le président Emmanuel Macron s'exprime, c'est au nom du peuple Français et toujours au nom de la France. Cela mérite du respect. Du toupet, de l'outrecuidance et du culot, cela est inadmissible ! Une nébuleuse, la fameuse Communauté Rwandaise de France (CRF), le faux nez du régime mono-ethnique de Kigali, vient de franchir le Rubicon, en qualifiant le Président Macron de "Négationniste" pour avoir rendu un hommage à Pierre Péan ! Ce dernier n'était-il pas un Grand Français ? Pierre Péan n'était-il pas un journaliste d'investigation de renommé international ? Diabolisé à outrance, Pierre Péan avait gagné son procès contre le négationnisme professé par les membres de la Communauté Rwandaise de France, soutenus par des Français qui ont épousé des Tutsi-rwandaises. Ses accusateurs qui se clamaient tous comme rescapés du génocide du Rwanda (IBUKA), n'avaient pas hésité à ramener des "femmes pleureuses" de Kigali à Paris pour pleurer devant les juges Français. Homme de vérité, analyste des faits, journaliste d'investigation engagé, Français universel, Pierre Péan n'était pas un "Négationniste"!

La Communauté Rwandaise de France, qui n'est Rwandaise que de nom, puis qu'elle ne défend exclusivement que des Tutsi, et comme Paul Kagamé, elle fait du génocide rwandais son fonds de commerce. La Communauté Rwandaise de France voudrait-elle museler le président Macron ? Au Rwanda, tout Hutu est génocidaire, c'est cette dérive que la Communauté Rwandaise de France veut instaurer en France ? Comment une association fut-elle instrumentalisée par le régime pro-Kagamé-Kigali peut-elle penser un instant prendre en otage la République française ? La France est-elle encore la France ? La France n'est pas le Rwanda avec ses trois tribus: Hutus, Tsutis et Twas. La France bientôt transformée en "Goulag" pour des journalistes et libres penseurs.

Le CRF qui a ses tentacules menace et on peut lire: "LBS-CRIAEAU : IL semble bien que la boucle soit bouclée : et les négationnistes bientôt aussi, en prison. Les nouveaux Faurisson, tous admirateurs de Péan, s'étalent donc en France, de l'extrême droite à la FI et le Monde Diplomatique, en passant par la Présidence de la République, de Védrine-Macron à Mélenchon-Ramonet donc ...et jusque Sciences Po..." Diversion et manipulation. Alors que le journal belge le Soir titre: "La Belgique, terrain de jeu des espions rwandais". En France, le CRF fait pleuvoir une pluie de plainte sur des journalistes et médias pour intimidation. La France, c'est la République avec sa devise: Liberté, Egalité, Fraternité ! La France, c'est des valeurs et idéaux. Pays des droits de l'homme, la France a accueilli des milliers et millions d'exilés sur sol: Arméniens, Vietnamiens, Italiens, Espagnols, Chiliens, Colombiens, Algériens, Brésiliens, Ivoiriens, Russes, Chinois, Congolais...Elle a intégré tout le monde et c'est cette diversité qui fait sa force. Les Arméniens n'ont-ils pas connu de génocide ? Pourquoi la fameuse CRF estime le génocide rwandais est particulier ? Le CRF croit vraiment museler le Président Macron ? C'est le monde à l'envers.

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Voici l'hommage du Président Emmanuel Macron à Pierre Péan publié le 26 juillet 2019, qui révulsent la Communauté Rwandaise de France: "Pierre Péan, l’un des plus grands journalistes d’enquête français, nous a quittés hier. Il incarnait la grande tradition du journalisme d’investigation quoiqu’il ne goûtait guère ce mot dans lequel il décelait des accents inquisitoriaux. Cet amoureux de Tintin était, comme son idole, toujours en reportage. Il menait de longues enquêtes avec patience et passion, avec le souci constant de l’expertise et de la justesse. Puis il publiait le fruit de ses recherches dans des ouvrages qui furent régulièrement de grands succès de librairie, d’autant que son écriture les rendait aussi haletants que des romans policiers. Pierre Péan avait signé sa première grande révélation dans les pages du Canard enchaîné : c’était l’affaire des diamants qu’aurait offert le dictateur centrafricain Bokassa à Valéry Giscard d’Estaing. Spécialiste de l’Afrique, il publia aussi Affaires africaines sur les relations entre la France et le Gabon et Noires fureurs et Blancs menteurs au sujet du génocide contre les Tutsi au Rwanda dans lequel il remettait en cause les accusations portées contre le gouvernement français. Pierre Péan s’intéressait également aux coulisses des médias, enquêtant aussi bien sur TF1 que sur Le Monde. Il n’hésitait pas non plus à sonder les parcours des personnalités politiques les plus éminentes. C’est avec Une Jeunesse française, son enquête sur le passé trouble de François Mitterrand durant l’Occupation, qu’il connut son succès le plus retentissant. Il y révélait que celui qui était encore Président de la République avait d’abord frayé avec le Régime de Vichy avant de rejoindre le chemin de l’honneur et de s’engager dans la Résistance. Mais jamais Pierre Péan ne cherchait à s’ériger en procureur, encore moins en moraliste. Il lui importait trop de restituer toute la complexité des êtres et des situations. Sa boussole, c’était la vérité des faits. Son cap, la vérité tout court. Farouchement libre et indépendant, rétif aux sujets en vogue et aux modes médiatiques, il n’avait jamais peur de soulever les couvercles qui recouvrent parfois les événements du passé, la marche des Etats et la vie des puissants. Mais il avait aussi le respect du secret défense et savait que la transparence absolue pouvait devenir une tyrannie. Lui qui exerçait un journalisme aussi exigeant que patient, qui menait des enquêtes au long cours, craignait la servitude de la vitesse qui s’est abattue sur nos sociétés contemporaines et s’inquiétait de la dérive des temporalités médiatiques qui tendent à clouer toute information à ce qu’il avait appelé le « pilori de l’instantané ». L’œuvre de journalisme qu’il a bâtie en plus de 50 années de carrière a révélé des trésors d’informations. Elle constitue aujourd’hui un héritage plein de leçons pour les temps présents. Le Président de la République salue la quête inlassable de vérité de Pierre Péan et adresse à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont travaillé avec lui ses respectueuses condoléances.

La Communauté Rwandaise de France croit que les journalistes ont une pensée délinquante. Lorsqu'elle n'entre pas dans le rang de la pensée hégémonique pro-régime Kagamé-Kigali. Paul Kagamé est le bourreau du peuple congolais (12 millions des morts), pillard et receleur des ressources en République démocratique du Congo. Le dictateur Rwandais commet des crimes contre l'humanité en toute impunité en RDC. Il foule aux pieds toutes les conventions internationales sur le respect des droits humains. Paul Kagamé qui fait sa loi et terrorise tout le monde, espère faire la loi en France ? La Communauté Rwandaise de France estime que ceux qui critiquent la dictature de Kigali, sont des délinquants! Pour la Communauté Rwandaise de France, il est inacceptable que la France Libre et tolérante absolue dans lequel nous vivons ne peut se permettre un son de cloche dissident sur le régime de Kigali. Oui, la pensée dissidente. Elle aussi, la dissidence, existe. Il faut en tenir compte et la respecter. La Communauté Rwandaise de France doit en tenir compte. Cette association rwandaise, faux nez du régime pro-Kagamé et intolérante ne tolère pas la pensée libre, dont le caractère non-formaté est trop dangereux, la Communauté Rwandaise de France ne fonctionne que par la répétition de slogans, bien estampillés sur le Rwanda.

A Réveil FM International nous disons "NON" ! Un "NON" de convictions et valeurs républicaines. Un "NON" de la liberté d'expression et de la presse. Un "NON" de la déclaration universelles des droits de l'homme de 1948.

Certes, il y a des "NON" qui ne sont que des postures, des conforts ou des lâchetés. Il suffit de se mettre à l'écoute du discours dominant pour s'en convaincre: les lynchages à répétition, les bouffées de nihilisme de la bourgeoisie compradore, les défis lancés à des adversaires virtuels ou fantasmés, les assauts donnés à des ennemis déjà à terre, les hallalis et les aboiements, autant d'alibis gesticulatoires destinés à justifier l'acceptation de tout, y compris du pire.

Nous prenons exemple de ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont dit "NON" tout en connaissant au préalable ce que ce NON leur coûterait.

Un "Non" qui n'induit pas ou qui ne sous-tend pas un "Oui" n'a aucun intérêt. C'est un "Non" inconsistant parce qu'irresponsable, médiocre parce que sans danger ! La force et la richesse d'un "Non" dépend à la fois de la nature du "Oui" qu'il implique et du risque que l'on prend en le proférant.

-Le "NON" du général de Gaulle fut un "OUI" à la France. L'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 à la radio Londres de la BBC est historique. Depuis sa retraite en Angleterre, De Gaulle avait appelé les Français et Françaises à la résistance contre l'occupation allemande.

-Le "NON" de Zola fut un "OUI" à la démocratie. Le NON d'Emile Zola est cathartique- il crie dans son article "J'accuse " que le capitaine Dreyfus n'est pas coupable. Zola assène qu'il y a eu forfaiture de la part des hauts placés de l'armée. Zola dit non à la nomenklatura sacralisée. Par son NON Zola sauve la crédibilité de l'Etat, l'image de la patrie, l'âme de la République et peut être aussi l'honneur de l'armée.

- Le "NON" de Mirabeau à Dreux-Brézé fut un "OUI" au droit du peuple. Le 23 juin 1789, alors que Louis XVI décide de disperser l'Assemblée. Devant le refus des députés du tiers et de quelques députés. Dreux-Brézé vient rappeler l'ordre du Roi à Bailly, le doyen du tiers. C'est alors que Mirabeau s'avança et dit " Allez dire à votre Maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes".

Il y a aussi le " NON" de ceux qui se mettent en travers d'une oppression, d'une répression ou d'une régression. Ces "NON" emblématiques comme de Galiléé: tout le monde voit bien que le soleil se lève à l'est pour se coucher à l'ouest, tourne autour d'une terre qui ne bouge pas, sans quoi nous nous retrouverons la tête en bas. Qu'un kilo de plomb tombe plus vite qu'un kilo de plume, que l'immobilité est l'état naturel des choses et que seul un choc peut mettre en mouvement, avant que tout naturellement, elles s'immobilisent de nouveau. que les choses tombent parce qu'ils ont tendance à se diriger du haut vers le bas.

Michel Servet, théologien et médecin, fut brulé vif pour ses idées NON conformistes à l'égard de l'Eglise le 27 octobre 1553 à Champel Banlieue de Genève. Sa théologie anti-trinitaire fut comparée à l'adoptianisme, au sabellianisme ou encore au modalisme qui étaient des anciennes hérésies du christianisme. Michel Servet fut victime d'un crime de la Réforme.

La publication des "Versets Sataniques" de Salman Rushdie en septembre 1988 a déclenché immédiatement une vive réaction dans le monde islamique en raison de sa description jugée irrévérencieuse du prophète Mahomet. Le 14 janvier 1989, le roman a été l'objet d'un autodafé à Bradford au Royaume Uni. Et le le 14 février 1989, une fatwa réclamant l'exécution de Rushdie a été proclamé par l'Ayatollah Khomeini sur la Radio Téhéran.

Les "NON" emblématiques eurent au moins en commun de leur valoir le martyr ou la proscription dès lors que se déchaînèrent contre eux les foudres conjuguées de l'inquisition et de la raison d'Etat. IL faut dire Non à l'absolutisme clérical, à la dictature militariste, à la tyrannie féodale, au fanatisme intégriste, à l'oppression oligarchique. Dire NON à Paul Kagame et sa dictature sans frontières. Et de ses crimes et pillages de ressources en République démocratique du Congo.

Paris n'est pas Kigali ! La Communauté Rwandaise de France n'a pas à faire sa loi dans la République. Il est inadmissible que le CRF ait pensé qu'il va museler tout le monde par des intimidations judiciaires.

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