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Billet de blog 9 déc. 2022

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Mélanie Levy-Thiébaut (I)

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Orchestre Manifesto, Mélanie Thiébaut - Adagio pour cordes © Classicool

Souvenez-vous des engagements secrets de l’enfance. Au creux d’un hiver, au soleil écrasant des espérances, n’avez-vous jamais fait, pour vous-même (et le très Haut peut-être) le pari de devenir… ? Eh bien Mélanie Levy-Thiébaut, pourrait nous dire : « Toute petite déjà…»  Oui, puisqu’à l’âge de quatre ans, se juchant sur un tabouret de cuisine, elle prétendait conduire un orchestre. Pourquoi ? Comment ? Mystère. Enfin presque un mystère. Devenue femme chef d’orchestre, Mélanie Levy-Thiébaut publie un livre initiatique formidable, « Une histoire vivante de la musique » (Flammarion, 487 p. 24,90 €) et le billettiste est heureux de vous faire partager l'histoire et les points de vue de cette artiste talentueuse.

« Je suis née à Casablanca et j’ai vécu jusqu’à mes treize ans au Maroc, nous explique Mélanie Levy-Thiébaut.  Le plus incroyable, c’est que je n’entendais pas la moindre note de musique classique occidentale, j’étais bercée par ma mère, compositrice, de musique contemporaine, et que cependant je piquais en douce des disques de Mozart et Beethoven afin de diriger leurs symphonies. »

Chacun sait que, pour réussir un parcours d’artiste, adage d’Arthur Rubinstein, il faut dix-pour-cent de dons et quatre-vingt-dix-pour-cent de travail. « Quand ma mère m’a dit que je devais, pour devenir musicienne, aller moins souvent à la plage et apprendre sérieusement le solfège, la pratique d’un instrument, je me suis demandée pourquoi, reconnaît Mélanie Levy-Thiébaut. Je ne voyais pas le rapport entre ce programme et mon désir de diriger des orchestres. Disciplinée, j’ai pris des cours de piano ; dès mon arrivée à Paris, j’ai suivi des études musicales, en parallèle des cours au lycée – lesquels étaient fort heureusement réduit à mi-temps. Mais ce ne furent pas des années joyeuses. »

A l’adolescence, appétit de vie, Mélanie rejeta le piano. « Ma grand-mère a eu ce que l’on appelle une idée de génie, sourit la musicienne. Elle m’a suggéré d’apprendre le clavecin. Cette bifurcation m’a permis d’acquérir une nouvelle la technique, d’ouvrir de nouvelles fenêtres sur le monde musical… et de  gagner ma vie en interprétant la basse continue des pièces baroques !»  La suite ?  Eh bien la suite est à suivre…

A lire et à offrir:

« Une histoire vivante de la musique », de Mélanie Levy-Thiébaut (Flammarion, 487 p. 24,90 €)

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