L'ami Bach

Johann Sebastian Bach Suite No.2 BWV 1067. part 2.wmv 4 © FallenAngel6000bis
Cet homme, le dimanche, en famille aimait les plaisirs de la table- une volaille rôtie souvent, du vin blanc de Moselle et d'autres friandises, modestes mais joyeuses. Quand il est mort, à cause d'une opération des yeux qui a mal tourné, sa femme et ses enfants durent quitter Leipzig, disséminés, ceux-ci comme maîtres de musique à leur tour, Magdalena loin de tout le monde. Ils ne se revirent jamais ou presque et l'on a le cœur serré d'y songer. Bach avait aussi le culte de la famille.

Neville Marriner a su porter les lumières de la musique baroque avec à la fois de la rigueur et de la bonne humeur. Il était sans doute un peu trop classique pour les partisans d'une archéologie de l'interprétation, mais il ne jouait pas non plus le jeu des formations symphoniques, écrasantes, que les années soixante-dix autorisaient toujours. Une passerelle? On aime ses concertos Brandebourgeois, pour toutes ces raisons. Plus une, que l'on glisse au passage: "Nul ne guérit de son enfance" dit le poète. C'est  aussi vrai de son adolescence...

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