témoignage d'un sdf volontaire

réflexion sur ma façon de vivre et sont implication

Je ne sais que pensé, j’ai fait le choix de la pauvreté. Un choix contraint incapable que je suis de me plier au règle commune. J’entends les bruits de bottes. Je perçois la limitation de nos liberté loi après loi, et ce depuis des années. Je vis comme une insulte a ma propre intelligence que l’on me juge incapable de me contraindre pour le bien commun. Que la seul solution de ceux qui nous dirigent soit répressive. La réponse législative privilégiant l’interdis et la répression plutôt que l’éducation.

Ce qui me dérange le plus c’est d’une part l’inintelligence de la réponse, d’autre part sinon le consensus voir l’apathie général. Il ne faut pas se tromper sur la loupe des réseaux sociaux. Sont dans la rue ceux: qui peuvent l’être , qui n’ont rien a perdre et tous les autres, militants , révolté . Je ne vais pas dans la rue : 400 euro par mois , mes ‘obligations familiales ’et, je ne suis pas un militant, je ne l’ai jamais été.

Je n’ai pas peur de manifester a proprement parler même si cela en a la couleur, pourtant une petite voie me dit qu’il faudrait . Une autre me parle de mes responsabilités.

Ma révolte à moi ce situe dans mon quotidien. Ma résistance serais ma façon de vivre, en dehors d’un monde que je ne reconnais pas comme miens. J’ai parfaitement conscience de faire partis de cette société que j’exècre et, même, faire partis des privilégiés. Je revendique le droit à la différence. J’en assume les conséquences.

Il ce trouve que de plus en plus de loi, règles, décret, édicter pour la plupart au nom d’état d’urgence: terroriste, sanitaire , au nom de lutte contre la drogue , ou plus directement contre des personnes comme moi me rende la vie de plus en plus dure. Je refuse de me servir d’un système que je ne cautionne pas donc , pas de sécurité social, pas de RSA. La encore je suis un privilégie, je peu gagner de l’argent assez facilement et comme je vie avec 300 à 400 euro par mois voir moins quand c’est nécessaire, je suis a l’abri du besoin. Je vis au jour le jour, dans mon camion sans chauffage sans eau courante (quand je ne suis pas chez mes filles ni chez mes clients). Je vis seul. Et pourtant j’appartiens à ce monde. Je ne vis pas en dehors. j’ai internet, un pc, un téléphone, je communique par facebook, instagram, gmail et watsapp. Je suis la preuve que la contradiction est humaine. Je fait avec ,mais cela ne veux pas dire que je ne peux remettre tout cela en question.

Je pense que l’on a le droit, le devoir, de toujours s’interroger, de perpétuellement remettre en question . Non pas pour ce justifier mais pour évoluer, tendre vers un absolu que je sais inaccessible.

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