Séparatisme catalan, quand va-t-on sonner la fin de la récréation pour Diplocat ?

La boutique Diplocat qui dépend directement du président de la Generalitat séparatiste dilapide depuis près d’une décennie les deniers publics en actions de guerre de la communication et en achats d’influences. Alors même que l’autonomie catalane a besoin d’investissements dans le domaine sanitaire et dans le social.

*Au début de l'année, la ministre socialiste María Jesús Montero, a déclaré sur la chaîne de télévision « La Sexta » que les délégations de la Generalitat de Catalogne à l’étranger se consacraient uniquement à l'obtention d'une représentation commerciale. Rien n'est plus faux ! Il est par ailleurs impossible que Montero l’ignore. Les rapports sur les activités douteuses de Diplocat sont nombreux. 
Les délégations de la Generalitat, dirigées par l'appareil de propagande Diplocat ont prioritairement deux missions : 1) Détruire continuellement l'image de l'Espagne à l'étranger. 2) Faire croire que tous les Catalans sont séparatistes. Alors qu’en réalité les sécessionnistes n’ont jamais obtenu la majorité sociale. Les activités déstabilisatrices de Diplocat contre la jeune démocratie espagnole n'ont pas cessé en 2020. Le 21 janvier, Elena Jiménez, à la solde d’Òmnium Cultural, a rencontré la fugitive Marta Rovira (ERC) au siège de l'ONU à Genève pour fustiger, une fois de plus, l'Espagne, lors d'une conférence sur les droits de l'homme. Plus tard, c'est le suisse Mathieu Crettenard, vice-recteur de l'Université de Genève - cela veut dire avec les impôts des genevois - qui a rejoint Jean Bardolet de l'Assemblée nationale de Catalogne (ANC : organisme de propagande encourageant régulièrement les CDR à la confrontation dans les rues catalanes) au Danemark. Pour participer à une conférence organisée par le plus grand syndicat danois de juristes et d'économistes, le Djøf, qui compte 80 000 membres. Pour Crettenand l’occasion d’insister sur la difficulté des autorités espagnoles, selon lui, à mener des discussions institutionnelles sur des questions de droit fondamental tel que celui de choisir de sa destinée. Et d’ajouter que le peuple catalan était uni sur le projet de la sécession. Mandaté, à l’hiver 2019, par ITW (filiale d’Òmnium Cultural), pour discréditer l’Espagne et son institution judiciaire, il est resté dans sa posture de lobbyiste et «loyal » à l’organisation séparatiste. C’est fort de café. Des membres académiques de l’Université de Genève couvrant une tentative de coup d’État dans une démocratie européenne. Appelons les choses telles qu’elles sont. Il n’est ni question du droit de manifester ni d’un autre droit politique mais bien d’un putsch avorté financé sur la base de malversations. Que d’ailleurs aucun des 195 États composant le concert des nations unies n’a soutenu. Ce qui est on ne peut plus explicite. 
Jeudi 23 janvier, plusieurs élus jurassiens ont reçu Manuel Manonelles (ex chef de la "délégation" catalane à Genève) dans la ville de Delémont. Le but étant le même. Disqualifier l’image de l’Espagne. Le pire est que le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez le sait éperdument mais ne siffle pas la fin de la recréation, pour autant. Le point positif est que l'exécutif du canton du Jura a rejeté les demandes du locataire de la délégation de la Generalitat, sise à la rue Rousseau 38, à Genève. L'association suisse et apolitique "Catalunya Peuple d'Espagne" était déjà intervenue à
en août de l’année précédente auprès du gouvernement du Jura. Cela a été utile. Plus que jamais, il semble que personne ne viendra sauver la majorité sociale catalane et espagnole du sinistre projet séparatiste, suprémaciste et totalitaire. Il est temps que les constitutionnalistes se mobilisent massivement, avec lucidité et conviction.

*Publié une première fois en espagnol dans « elCatalan. »

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.