Catalanisation forcée des Pyrénées-Orientales, des Français réagissent

Alors que se discute les contours et surtout le fond d’une nouvelle loi contre le séparatisme, la contamination idéologique du catalanisme politique se poursuit à marche forcée dans les Pyrénées-Orientales. Le clientélisme et les intérêts particuliers occupent l’arrière-plan. Aussi, nous donnons la parole à ceux qui l’observent et qui en souffrent

Constats de Michel S. et Andrés D, des observateurs locaux de premier plan*

(*Identités connues de l’auteur) 

Au sujet du séparatisme catalan :

Le « Séparatisme catalan » n'a pas pour but, au sens littéral du terme « politique » d'administrer la cité mais de d’imposer un environnement propice pour obtenir des postes dans un cadre législatif. Exercer un pouvoir quelconque. Surtout, avoir accès à un budget permettant de manipuler beaucoup d'argent. Pour pouvoir en détourner le plus possible au passage. Tout le reste... ce ne sont que d'inutiles bavardages pour amuser la population catalane qui fait semblant de n'y rien comprendre...

Au sujet de l’article 155 de la Constitution espagnole (l’équivalent de l’article 37 de la Constitution allemande) :

Rappel de la Constitution de l'Espagne, article 155.        
Si une Communauté autonome ne remplit pas les obligations que la Constitution ou les autres lois lui imposent ou agit de façon à porter gravement atteinte à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après avoir préalablement mis en demeure le président de la communauté autonome et si cette mise en demeure n’aboutit pas, pourra, avec l’approbation de la majorité absolue des membres du Sénat, prendre les mesures nécessaires pour la contraindre à respecter ces obligations ou pour protéger l’intérêt général mentionné.

Pour mener à bien les mesures prévues au paragraphe précédent, le gouvernement pourra donner des instructions à toutes les autorités des communautés autonomes.

À propos de la solution ; 

La solution viendra d'elle même et plus rapidement qu'on ne le croit car la crise va accélérer le mouvement... D'ailleurs elle commence a se dessiner : Tabarnia, qui a l'origine était une élucubration est en train de devenir une réalité. Il suffirait que quelques personnalités sérieuses décident de créer un parti politique de centre droit en bonne et due forme pour entrainer les catalans anti indépendantistes de Barcelone et de Tarragone pour que la Generalitat s'oriente enfin vers des chemins un peu plus constructifs...

Au sujet de Nicolas Garcia, maire communiste d’Elne, qui  fait l’apologie des putschistes catalans et exprime sur les réseaux sociaux toute l’administration qu’il voue au régime castriste :

Il y a des ressemblances entre le régime castriste et le régime des séparatistes catalans.
En effet, il y a une certaine logique à cette double admiration envers le régime castriste et le régime nationaliste catalan en place. Il y a des ressemblances et des affinités entre ces deux régimes.

Un régime de parti unique, le pouvoir sans contrainte, l’étouffement d´une opposicion réelle, la répression de la dissidence, le controle absolu de l´éducation et des moyens de communication, la propagande omniprésente, une presse au service exclusif de régime, le manque de liberté, une éducation conçue comme un système d’endoctriment idéologique, une nomenklatura qui detient tous les ressorts du pouvoir, une caste qui a tous les droits et qui ne se soumet qu´à la seule loi de ses popres intérêts, un messianisme fanatique qui ne tient pas compte de la simple réalité et qui justifie tous les abus et toutes les injustices, une vocation totalitaire commune...

À propos de l’unique journal de Perpignan «L’Indépendant » qui ne cesse de faire la part belle aux séparatistes, régulièrement en s’éloignant volontairement de toute réalité. Comme, par exemples, d’attribuer la Communauté de Valence à l’autonomie catalane ou encore illustrer systématiquement les thématiques catalanes avec la bannière sécessionniste en lieu et place du drapeau officiel de l’autonomie catalane : 

"L´Indépendant"  ou "L´Indépendantiste" ?

Tant que les nationalistes catalans auront le controle de la "caisse" ils auront des sympathisans et des collaborateurs en quantité non négligeable. Le soutien à la cause indépendantiste est une source de revenus (plus ou moins importante) pour certains, ce n´est aucun mystère. Ce journal ne doit pas être une exception. On dirait la feuille paroissiale des séparatistes catalans.
Si l´on accède au lien signalé on a droit à une interview du représentant de la Generalitat à Perpignan. Il est intérressant de constater que celui-ci et le journaliste communiquent en français et pas en catalan. Tiens donc.
Au sujet de sa maîtrise de la langue française, je me suis souvenu d´une expression de mon temps, pas très aimable envers mes compatriotes : "Parler le français comme une vache espagnole."
En tout cas, si la politique linguistique en Catalogne continue son chemin, à terme, les catalans parleront la langue de Cervantes comme cet individu parle celle de Molière: comme una vache catalane.

Au sujet du collectif de députés français qui soutiennent les putschistes et délinquants catalans : 

Mesdames les Députées et Messieurs les Députés n´ont vraiment rien d´autre à faire que de se mêler de ce qui ne les regarde pas. L´ennui, le désoeuvrement, la paresse, l’ignorance... Un peu de tout ça et la séduction pour l’exotisme des grandes causes, lointaines (ou pas tant). On assiste à une sorte de syndrome de Byron.
On a dit à ces dames et à ces messieurs qu´il ya un peuple opprimé à leur porte, un peuple sympathique, propre, poli et économe, et sourtout démocratique, brimé et spolié par un autre peuple, celui-là grossier, malpropre, fainéant, gaspilleur, et passablement fasciste au passage, et ils se sentent soudain pris du besoin irréfrénable de porter secours à ces malheureuses victimes de la méchanceté humaine.
Remarquez, ce n´est pas nouveau. Les Français, tout particulièrement, sont des spécialistes diplomés (pour ne pas dire de véritables enragés) de la solidarité envers les peuples opprimés. Ils desservent mêmes des titres et des certificats de peuples opprimés à leurs favoris. Les peuples opprimés ne manquent pas (des vrais et même des pas vrais), mais certains d´entre eux sont déjà "pris" (les Kurdes, les Palestiniens, les Bosniaques, les Tchétchènes, les Ouïghours, les Rohingyas - les deux derniers étant  actuellement à la mode - et bien d´autres encore. Mais pas les Blancs d´Afrique du Sud, ni les Russes de l´est de l’Ukraine, ni les Serbes du Kosovo, allez savoir pourquoi. Il y a une certaine confusion là dedans, des polémiques, des controverses sans fin, etc...
Ces Mesdames et ces Messieurs sont des petits joueurs. Ils ne sont pas très exigeants. Ils se contentent avec des Catalans.
De toute façon, en cas de doute il faut consulter Bernard-Henry Lévy pour savoir si tel ou tel peuple est asservi, humillé et exploité par un autre et a droit au titre de peuple opprimé, peuple souffrant, peuple martyr, etc...  
Curieusement, je crois que les Catalans ne figurent pas dans le catalogue des peuples opprimés de BHL. Je suis confus de coïncider avec lui.
Je suis donc désolé pour Mesdames les Députées et Messieurs les Députés que BHL ne soit pas de leur côté. Si jamais il changeait d´opinion, alors ce serait formidable!
On pourrait alors rêver d´une petite révolution de couleur de l’autre côté des Pyrénées. Un bordel télévisé en direct du monde entier (pas trop sanglant quand même) à la Plaça de Catalunya et notre merveilleux BHL chauffant la foule depuis son podium olympique, nous innondant tous de son verbe unique et divin. Un rêve, quoi !

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