Le séparatisme n’est pas que confessionnel

Le séparatisme - appelé à tord indépendantisme - est avant toute chose un fonds de commerce. Seuls quelques protagonistes s’enrichissent pour beaucoup d’endoctrinés et d’abusés. Le point avec les exemples de l’autonomie catalane et du Jura suisse.

*Le « séparatisme » est un réel danger pour la sécurité de notre continent. Il produit des dommages durables. En 2021, on trouve encore des farfelus qui vont revisiter des événements historiques qui se seraient déroulés en 1815 ou même en 1714 pour construire leurs thèses sécessionnistes. Dans le mépris de la cohésion sociale et du vivre ensemble. À une époque où les défis majeurs sont globaux. 
*Cet article a été repris par OpenKat.eu

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Le séparatisme est un fonds de commerce. Son objectif est toujours de constituer une ère de jeux dans laquelle seuls les instigateurs et autres principaux protagonistes trouveront leur compte. Le séparatisme permet des zones de non droit s’accompagnant de toutes sortes de trafics et d’activités illicites. C’est le cas, par exemple, dans l’autonomie catalane : clientélisme; trafic des tutelles; détournement des subventions européennes; malversations etc et etc
Plus près de nous, le séparatisme permet aussi de faire diversion sur une mauvaise gestion cantonale ou communale. Il permet à quelques « leaders » politiques de se profiler et d’exister. 
Par exemple, à Moutier (BE), un maire sans envergure trascendente qui qualifie publiquement de babouins les administrés de sa commune qui ne sont pas sécessionnistes a vraisemblablement surfé sur la vague séparatiste pour être élu et réélu. 
Parce que le séparatisme - aussi appelé à tort indépendantisme - est tendance. C’est romantique. C’est porteur médiatiquement. Il fait vendre. Pour preuve, la faillite morale de nos médias sur la crise catalane en 2017-2018. L’idée d’une minorité qui serait opprimée par un État ou même par un canton oppresseur est masturbatoire pour quelques « bien pensants » en quête de sens existentiel. Les quelques bien pensants qui pensent avoir la légitimité de penser ce que nous on devrait penser. Vous l’aurez compris. On nage en pleine décadence sociétale. Époque où une gauche moraliste stérile et assoiffée d’apparence fusionne avec les modes imposées du consumérisme sans foi ni loi. Bien entendu le séparatisme est aussi un employeur. Il paie. Ce n’est pas avec son argent mais il rétribue. Pour ne pas employer le verbe soudoyer. On pensera naturellement à la caisse noire pour la réunification du Jura. Bizarrement dissoute en catimini en décembre dernier. Alors  qu’elle a fonctionné durant des décennies dans la plus grande opacité. Elle fut même longtemps alimentée par ce qui s’apparente à un impôt révolutionnaire prélevé sur chaque habitant du canton du Jura par le biais des communes. Ceci sans aucun contrôle institutionnel sur l’emploi des fonds. On est bien en Suisse et non dans une république bananière. 
À l’autre bout de la Suisse Romande, à l’Université de Genève (UNIGE) si l’existence d’un mandat rémunéré de la part de la Generalitat séparatiste de Catalogne en faveur du professeur Nicolas Levrat pour qu’il arme la thèse sécessionniste catalane n’est pas un secret, on peut s’interroger sur la nature de la relation qu’entretient son collègue le professeur Mathieu Crettenand avec International Trial Wach (ITW) qui est une officine du propagandiste catalan Òmnium Cultural. C’est sous l’égide d’ITW que Crettenand a systématiquement disqualifié la justice espagnole dans nos médias. Le séparatisme est un employeur et il paie. Certes toujours avec l’argent des autres. 
Malheureusement, le séparatisme génère des divisions; de la haine et de la violence; des drames familiaux et professionnels. C’est un vecteur de chaos. Son coût pour la collectivité est colossal. Le séparatisme consiste toujours à imposer un point de vue au voisin, quelqu’en soient les méthodes jusqu’aux plus perfides. 
C’est un poison pour la cohésion sociale. Seuls quelques uns s’enrichissent. Ce ne sont ni les « endoctrinés » ni leurs adversaires. Tous sont abusés par les quelques tireurs de ficelles avides de pouvoir. 

François Meylan

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