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Billet de blog 12 janv. 2011

ISRAËL: Michel WARSCHAWSKI en tournée à Strasbourg

fxavier
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

WARSCHAWSKI en tournée à StrasbourgL’Union Française de Juifs pour la Paix présidé par Jean Claude Meyer avait invité Michel Warschawski pour présenter son dernier livre : Au pied du mur.

Ce soir du 11 janvier 2011, nous nous attendions à une intervention flamboyante pour stimuler les militants qui seraient dans le doute, les appeler au « boycott d’Israël », à « militer » pour l’avènement de nouveaux dirigeants israéliens plus conciliants et à une bien vigoureuse condamnation de des dirigeants actuels et de verser sa « petite larme » sur le passé lointain des années 90 où la paix, porté par des manifestations de quelques centaines de milliers d’Israéliens, se profilait à l’horizon !

Avec une certaine amertume et un étonnement sans feinte, (mais qui nous surprend quelque peu), Michel Warschawski nous apprend qu’à peine quelque milliers d’Israéliens s’étaient rassemblés pour protester contre, la si bien nommée « Opération plomb durci ». En mai/juin 2010 Netanyahu, a fait ce qu’aucun dirigeant israéliensn’a osé faire avant(sic) : Il s’est opposé frontalement à Obama en levant le moratoire sur le plan de colonisation des territoires occupés et en s’engageant dans des fouilles archéologiques, condamné par l’UNESCO

Ce soir, dans la Maison des Syndicat Michel Warschawski semblait être taraudé par le doute sur l’avenir démocratique d’Israël, puisque d’emblée, il nous annonce l’air un peu tristounet que depuis 2009 ISRAËL est devenu un Etat fasciste, certes ça le gêne de devoir nous annoncer cette « bien mauvaise nouvelle », mais bien d’autres personnes éminente avant lui en ont porté, ces derniers temps, témoignage. Il nous cité : Avram Burg , ancien président du Fond National Juif, qui écoeuré par la tournure fasciste que prenait Israël a quitté son pays pour s’installer en France (1), Gideon Lévi,(2) un journaliste réputé qui écrit dans le Haaretz pour dénoncer les dérives fascistes d’Israël qui peut se constater non seulement parmi les dirigeants actuels qui renforcent la ségrégation « ethnocentrique » et le comportement raciste des Juifs israéliens en faisant voter de nombreuses loi dans ce sens, mais aussi dans la majorité d’une population qui vit dans la peur de « l’autre »(palestinien) Et de conclure ce exposé, assez sobre et bref par un aveu touchant, « moi et mes quelques amis « d’extrême gauche », nous sommes depuis presque deux ans , après l’opération « plomb durci » contre la bande de Gaza plongés dans le doute et le désarroi » et une note d’espoir quand il évoque ces jeunes israéliens qui de l’autre côté du « MUR » s’indignent face à cette situation fait aux palestiniens, certes, mais aussi à eux-mêmes qui se sentent enfermés, et en souffrent. Et de terminer par une remarque qui se voulait, sans doute, ironique : « Ne me demandez pas ce que fait Ehud Barak »

Remarques Cet aveu découverte de Michel Warschawski nous a quelque peu « attristé » de voir tant de naïveté politique chez ce militant ardent et sans doute de bonne foiComment a-t-il pu ignorer à ce point le PROJET SIONISTE basé sur le transfert et que Israël Shahak dénonçait il y a déjà plus de vingt ansL’IDEE DU TRANSFERT DANS LA DOCTRINE SIONISTE Ses rapports avec les mythes bibliquesPréambule (cf. Revue d’études palestiniennes N° 29 Automne 1988)Dans un article paru dans la « Revue d’études palestinienne », automne 1988, Israël Shakak, Président de la Ligue israélienne des droits de l’homme s’interroge sur les dangers de l’idée de transfert de la population palestinienne dans la doctrine sioniste, avec beaucoup de lucidité il en souligne les dangers non seulement parce qu’une très forte minorité déclare favorable mais parce qu’il n’existe guère d’opposition de principe de la part de personnalités influentes.Avec une incontestable pertinence, Israël Shahak analyse les présupposés du projet sioniste :

« Les aspects uniques du sionisme qui, né au sein même de la communauté juive – elle même unique -, ne sont pas réducteurs à d’autres régimes coloniaux, à d’autres sociétés de colonisateurs ; ceux – ci n’ont pratiquement jamais tenté d’expulser, mais plutôt d’asservir et d’exploiter….Pour bien comprendre la gravité du projet, il faut le rapprocher du plan officiel du parti nazi, le plan de la « solution finale de la question juive », exposé même avant la prise du pouvoir de 1933, et qui porte le nom « transfert » jusqu’en 1939, où il devient extermination des juifs….Pourtant ils avaient exposé leurs projets au grand jour, mais on y avait prêté trop peu d’attention. La même chose risque d’arriver au plan de « transfert » des Palestiniens, plan digne des nazis, si le monde extérieur à Israël ne le prend pas au sérieux alors que certains Israéliens, eux, le font ! ….»

La préhistoire de l’idée de « transfert » :

« Bien des gens oublient, parfois par « bienveillance », parfois par ignorance ou par opportunisme, que le sionisme est un mouvement juif et qu’on ne peut le comprendre sans une étude de l’histoire juive. Si l’on prenait en compte que les seuls concepts généraux de « société des pionniers », de « colonialisme »etc. sans y ajouter le passé spécifique du peuple juif, on se ferait une idée totalement fausse de la réalité, et en particulier de celui du « transfert ». Il faut donc considérer que l’expulsion des non - juifs de la terre d’Israël à la lumière des textes sacrés pour les juifs, ceux qui du moins influencent actuellement la société juive israélienne.

Pour Israël Shahak, ce qui fait autorité auprès de la grande majorité des Israéliens, c’est la Bible qui trace la conduite à tenir à l’égard des populations non juives : « Il est dit que Dieu lui-même enjoint aux enfants d’Israël de ne laisser aucun non juif vivant sur la terre d’Israël, mais de les exterminer »..

Pour Shahak la lecture de : le Deutéronome et du livre de Josué est, comme nous l’avons souligné plus haut, édifiante. Si les villes éloignées des terres que Yahvé destine à son peuple peuvent profiter d’une certaine mansuétude à conditions qu’elles se soumettent et que se habitants consentent à être « coupeurs de bois et porteurs d’eau », il n’en est point de même pour les villes que l’Eternel donne en héritage à son peuple :

« Mais quant aux villes de ces peuples que Yahvé, ton Dieu, te donne en propriété tu n’y laisseras la vie à rien de ce qui respire, car tu dois les vouer à l’extermination » (Dt 7verset 16 et 17)

Après avoir écouté sagement cet exposé, nous étions invités à poser des questions.

Pour ma part, comme Jean Claude Meyer, le « maître de cérémonie » qui s’était permis il y a quelques années (entre 1968 où je présidais l’association Justice et Paix en Palestine jusqu’en 2004) de me traiter d’antisémite notoire parce que dans la Revue Ecole Emancipée (entre 1980 et 94) je m’étais permis de dénoncer les dérives fascistes et ethnocentriques d’Israël qui s’est constitué en porte à faux avec la Charte de Nations Unie. Ce « Monsieur » s’était même fendu avec ses amis Pierre Stambul et d’autres « amis trotskistes qui se disaient « sionistes de gauche » un article intitulé Basta Ya YA !

Comme je ne pensais n’avoir ni le temps, ni le loisir de faire quelques rappels et poser à Warschawski les questions sur le F.P.L.P et du sionisme comment un « mouvement de Libération Nationale Juif », je me suis réservé le temps et l’espace (mon blog) pour poser le débat, (en attendant une éventuelle publication de mon « Essai »

Je me permets donc de procéder à quelques rappels utiles

Quelques réflexions préliminaires, pour situer clairement notre parti pris sur : le PROJET SIONISTE de COLONISATION DE LA PALESTINE

Mon parcours militant 1) Présidence au Comité J.P.P

La « miraculeuse victoire », selon bon nombre de Juifs croyants, de la guerre des SIX JOURS JUIN 1967, le temps que selon la Bible Dieu a mis pour créer le monde, a été le début de notre action militante en faveur des Palestiniens qui s’est traduite dès octobre 1967 par la création à Strasbourg d’un Comité Justice et Paix en Palestine que j’ai présidé d’avril 1968, après la démission du professeur Jean Gaulmier, jusqu’en novembre 1969. !

Il me paraît important de rappeler de rappeler les options prises par l’Association J.P.P après plusieurs assemblées générales tenues à l’aumônerie protestante de Strasbourg et mon bref parcours dans cette association jusqu’à mon « éjection » par les camarades trotskistes.

Manifeste de l’Association Justice et Paix en Palestine.


Le sionisme vit dans un cauchemar, celui du développement fulgurant du Mouvement de la Libération Nationale Palestinien. Toutes les organisations sionistes, tant aux U.S .A qu’en Europe Occidentale ou au Proche Orient, sont à la recherche désespérée d’un moyen de sortir de ce cauchemar

ISRAËL, le Congrès Juif Mondial et l’Impérialisme U.S, leurs alliés naturels, se sont unis en une « Sainte Alliance » pour se défendre contre la Mouvement Populaire Palestinien et contre tout Mouvement de Libération Nationale dans le monde ; il n’est pas un seul journal, une seule publication sioniste qui ne tente de coller l’épithète infamante de raciste et antisémite à tous ceux qui soutiennent la Lutte palestinienne ou s’en réclament.

Il en résulte un triple enseignement :

1) Le Peuple palestinien s’affirme comme une force importante qui ne pet être ignorée.

2) Il lutte les armes à la main pour réintégrer sa patrie, la Palestine.

3) Il est plus nécessaire que jamais de porter à la connaissance du monde les raisons, la nature et les objectifs de sa lutte et de répondre à la mobilisation impérialo – sioniste par la mobilisation de toutes les forces progressistes et démocratiques dans ce monde.

C’est à cette fin que l’Association de Strasbourg »Justice et Paix en Palestine » entend poursuivre son action, convaincue que la justesse de la lutte d’un peuple opprimé contre l’oppression impérialo- sioniste.I° La colonisation sioniste

Depuis plus d’un demi siècle l’histoire de la Palestine se caractérise par des luttes sanglantes entre une peuple opprimé qui veut se libérer et un colonisateur oppresseur et expansionniste.

C’est dans les mêmes conditions qui ont permis l’expansion coloniale que le sionisme prend naissance et se développe. Allié privilégié de l’impérialisme, il utilise ses moyens idéologiques et matériels, les uns justifiant et complétant les autres.

Le sionisme exporte au Proche-Orient le racisme qui sévissait en Europe. Il fait des victimes du nazisme et du fascisme en Europe les bourreaux du peuple palestinien. Il utilise à ses fins politiques le sentiment religieux des citoyens de confession juive des pays d’Europe et d’Amérique.

Le sionisme amasse des fortunes collectées par le Fonds National Juif, met sur pied une redoutable force militaire et poursuit inlassablement dans la terreur et le sang l’implantation en Palestine de colons aux dépends du peuple palestinien. Il exproprie et expulse les citoyens palestiniens non juifs et fait éclater tout un peuple en plus de deux millions de réfugiés éparpillés dans les pays limitrophes et vivant dans des conditions inhumaines.

En cela, le sionisme est la forme la plus hideuse d’un colonialisme qui ne recule devant rien : il tente de rayer un peuple de la communauté internationale des peuples.

L’année 1948 demeure, après le Plan de partage inique de 1947, celle de la dispersion du peuple palestinien obtenue par les massacres et la terreur ; elle demeure celle de l’occupation de sa patrie : la Palestine, par des immigrants dont le seul lien entre eux est d’être des étrangers et d’appartenir à la religion juive. L’ère des croisades n’est décidément pas terminée.
L’année 1948 demeure donc celle de la création d’un Etat sioniste en Palestine. Israël, qui s’est autoproclamé comme étant l’Etat du Peuple Juif, entend poursuivre par tous les moyens perfectionnés sa politique de colonisation raciste et militariste de la totalité de la Palestine inscrite dans le PROJET SIONISTE

Les sionistes créent un Etat sur des terres qui ne leur appartiennent pas. Il s’y installent par la forces des armes, chassent et massacrent leurs propriétaires : les palestiniens non juifs. Un tel Etat ne peut être que colonialiste.


Les palestiniens non juifs qui ont le courage de rester sur le sol de leur patrie sont regroupés dans de ghettos qu’ils ne peuvent quitter sans autorisation spéciale. Ils ne peuvent aspirer à aucune vie digne. Dans l’Etat sioniste, il suffit d’être arabe pour être condamné soit au chômage, soit aux travaux les plus pénibles et les plus mal rémunérés ; mais par contre il suffit d’être juif pour avoir des chances au travail et à une vie digne. Un tel Etat ne peut être que raciste, comme la Rhodésie de Smith et l’Afrique du Sud de Vorster

Depuis 1948 l’Etat sioniste est l’auteur délibéré des trois agressions contre les pays arabes.

Après 1948, les jeunes palestiniens intègrent en masse certains partis politiques arabes, espérant trouver là les moyens de libérer leur patrie. Se laissant aller à une propagande pernicieuse qui présentent les pays arabes frères comme leurs libérateurs réels, ils attendent jusqu’en 1954 pour s’organiser d’une façon indépendante.

La Palestine étant aux palestiniens, c’est à ceux-ci avant tout de la libérer, tel est le mot d’ordre des organisation de libération de la palestine. Aucun moyen ne politique ne pouvant les réintégrer dans leur patrie, ils s’engagent dans la lutte armée

S’inspirant des luttes de libération nationale d’autres peuple : Algérie, Vietnam, ils envoient dès 1954 les premiers commandos sur le territoire détenu par l’ennemi sioniste. L’intensification des raids contre les installations stratégiques de l’ennemi est prise comme un prétexte par l’Etat sioniste pour agresser, en 1956 et surtout en 1967 : la République Arabe Unie, la Syrie, la Jordanie et le Liban.

L’ennemi sioniste considère qu’il n’existe pas de peuple palestinien et que les responsables des raids sont tout simplement des arabes.

Son slogan : 80 MILLIONS d’ARABES contre 2 MILLIONS DE JUIFS lancé en 1967 traduit non seulement une volonté d’enterrer le peuple palestinien après avoir tenté de l’enterrer vivant, mais aussi la dimension paranoïaque du peuple juif d’Israël

La multiplication actuelle, après le « Blitzkrieg » des raids des commandos palestiniens en plein cœur du territoire occupé par l’ennemi, l’augmentation incessante des embuscades, les tirs aux roquettes, des sabotages des centres stratégiques infligent des pertes de plus en plus lourdes à l’Etat sioniste

Le développement fulgurant de la guerre populaire que mène le peuple palestinien pour libérer sa patrie constitue une première victoire contre le colonialisme sioniste et l’impérialisme.
Avec l’aide que lui fournissent les peuples frères et amis le peuple palestinien ira de victoire en victoire jusqu’à l’édification en Palestine avec tous les palestiniens –arabes, musulmans et chrétiens, et juifs – d’un Etat démocratique, laïque et socialiste.

III° Appui total à la lutte de libération nationale palestinienne !

La lutte héroïque que mènent les organisations révolutionnaires que le peuple palestinien s’est donné pour récupérer sa patrie est juste.

· Elle est celle de tout peuple opprimé contre ses oppresseurs.

· Elle vise à libérer la Palestine du colonialisme, du racisme et de l’exploitation de l’homme par l’homme

· Elle renforce le combat de tous les peuples, et en particulier des peuples arabes et des peuples du tiers monde contre l’impérialisme

· Elle contribue à affaiblir et à abattre l’impérialisme

Il est du devoir de tout progressiste de lui prodiguer son appui total

Il faut appuyer le peuple palestinien en portant à la connaissance de l’opinion publique internationale l’origine, la nature et les objectifs de sa juste lutte.

Il faut l’appuyer en dénonçant le caractère colonialiste et raciste de l’Etat sioniste.

Il faut appuyer le peuple palestinien en refusant avec lui toute solution négocié qui ne tiendrait pas compte de ses droits souverains sur la Palestine.

Il faut l’appuyer en portant à la connaissance du monde toutes les actions qui montrent que le peuple palestinien est plus vivant que jamais et qu’il mène une lutte de libération nationale

Vive la lutte de libération nationale du peuple palestinienNote :

Ce texte a été adopté par l’Assemblée générale du 5 avril 1968, date à laquelle j’ai été élu président de l’Association J.P.P après l’adoption du « Manifeste »

En mai 1968, notre position sur le problème israélo-palestinien a suscité de vives débats aux assemblées du palais Universitaire de Strasbourg. Il a tout particulièrement suscité l’hostilité des « camarades « trotskistes qui considéraient que Israël ne pouvait être considéré comme une entité colonialiste et que nos analyses étaient donc fondamentalement fausses et avaient un relent d’antisémitisme inacceptable.

Nous avons pris contact avec le G..R.A.P.P (Groupe de Recherche et d’Action Pour la Palestine) qui dans l’année scolaire 1968/69 nous a envoyé trois conférenciers : Maurice Buttin, Jacques Berque et Jean Baubérot.

Durant ce laps de temps nous avons donc organisé aussi plusieurs manifestations et débats dans le cadre de l’aumônerie protestante de Strasbourg.

Mars 1969, nous avons aussi publié une revue :: PALESTINE LIBERATION où nous expliquions nos objectifs : soutien à l’O.L.P !

Pendant toute l’année universitaire, nous avons eu aussi, chaque mois à l’aumônerie protestante des débats passionnant et passionnés, tout particulièrement avec les étudiants sionistes, sur : la « nature coloniale d’Israël, l’existence d’un peuple palestinien, les mythes bibliques….

Je tiens à préciser que débats étaient politiquement structurés de part et d’autre, et les accusations personnelles « d’antisémitisme » étaient rares, contrairement à ce qui s’est passé par la suite !

A la rentrée universitaire de 1969, les militants trotskistes ont organisé une opération d’entrisme pour discréditer notre action et imposer leur point de vue énoncé par le Matzpen auquel appartenait déjà Michel Warschawski.

Ces « Messieurs », opposés à notre soutien à l’O.L.P., préconisaient le soutien au F.P.L.P. et au F.P.P.L considérés comme des organisations de résistance « révolutionnaires », alors que l’O.L.P n’était, pour eux, qu’un « Mouvement de Libération Nationale », perspective relativement peu intéressante, à l’époque pour la gente trotskiste qui rêvait d’un Etat d’Israël progressiste, « socialiste »

(cf. Manifeste de l’Organisation socialiste israélienne (« Matzpen) Mai 67) dont nous citons quelques extraits significatif

« L’Organisation Socialiste Israélienne qui compte dans ses rangs aussi bien des juifs que des arabes, est d’avis que le problème palestinien et le conflit israélo-arabe peuvent et doivent être résolus d’une manière socialiste et internationaliste, en tenant compte des particularités uniques de ce problème complexe ; Nous estimons, par conséquent, qu’une solution du problème requiert la désionisation d’Israël. L’Etat d’Israël doit subir une transformation révolutionnaire de sorte que cet Etat sioniste (c’est à dire Etat des juifs du monde entier) devienne un Etat socialiste représentant les intérêts des masses qui s’y trouventBien sûr s’il est question de contrôler les flux migratoires des juifs et d’envisager le droit au retour des Palestiniens, on admet que les immigrants juifs n’ont pas à être expulsés .L’argument que cette nation s’est fondée artificiellement et au dépend de la population arabe indigène ne change rien au faite que cette nation hébraïque existe à présent. Ce serait une erreur désastreuse que d’ignorer ce fait. La solution du problème palestinien doit non seulement redresser les torts dont les arabes de Palestine ont été les victimes mais également garantir l’avenir national des masses hébraïques. Ces masses arabes ont été amenées en Palestine par le sionisme, mais elles ne sont pas responsables des actions du sionisme .Tenter de punir les travailleurs et les masses populaires d’Israël pour les péchés du sionisme, ne peuvent résoudre le problème palestinien, mais seulement occasionner de nouveaux malheurs. Ceux des dirigeants nationalistes arabes qui en appellent à un jihad pour la libération de la Palestine, ignorent le fait que même si Israël était vaincu militairement et cessait d’exister en tant qu’Etat, la nation hébraïque existerait encore.Il faut comprendre que les masses israéliennes ne seront délivrées de l’influence du sionisme et lutteront contre lui, qu’à moins que les forces progressistes du monde arabe ne leur présentent une perspective de coexistence sans oppression nationaleL’Organisation Socialiste israélienne estime par conséquent qu’une solution véritable du problème palestinien requiert la reconnaissance du droit de la nation hébraïque à l’autodétermination… Il s’ensuit que la seule solution conforme aux intérêts des masses arabes, autant que des masses israéliennes, est l’intégration d’Israël en tant qu’unité dans une union économique et politique du Moyen-Orient sur la base du socialismeOn peut donc résumer la solution que nous proposons : désionisation d’Israël et son intégration dans une Fédération socialiste du Moyen-Orient.(Le Sionisme contre Israël Nathan WEINSTTOCK Cahiers libres François Maspero)

Mis en minorité par l’Assemblée générale, j’ai donné ma démission et assez brutalement interrompu toute activité militante pour me consacrer à d’autres problèmes, me contentant d’écrire de temps à autre des articles sur ce problème au fur et à mesure des « évènements »

Quant à J.P.P, l’association ne s’est plus jamais manifestée après « cette prise de pouvoir des trotskistes », préoccupés, sans doute, par d’autres activités militantes plus porteuses, et ce n’est qu’une vingtaine d’années après que j’ai retrouvé certains d’entre eux, dont un certain Jean-Claude Meyer, ( qui à plusieurs reprises m’avait fait le coup de me traiter d’antisémite pour mes prises de positions et écrits dans la Revue Ecole Emancipée ); dans les associations militant pour la Paix, plus particulièrement dans : UJ.F.P (Union Juive Française pour la Paix)RemarquesEn mai 1968, sur les marches du Palais universitaire, notre motion pour dénoncer le colonialisme sioniste a non seulement été rejetée, mais nous avons été accusés, tout particulièrement par les trotskistes locaux d’antisémitisme. En 1993 la Ligue Communiste Révolutionnaire a viré partiellement sa cuti, en reconnaissant que le sionisme avait des prétentions colonialistes sur la Palestine,et s’est engagée résolument à militer pour les « accords » en tous genres, par contre, les accusations de pourvoyeurs de l’antisémitisme ont pu être proférées à l’égard du sionisme, elles se sont bien maintenues, en toute logique politique, à l’égard de ceux qui osent remettre en cause « le droit à l’existence d’Israël » en dénonçant les exactions et l’arrogance des colons juifs dans leur grande majorité, soutiennent les actes de résistance du peuple de Palestine dirigés contre Israël,cet « Etat voyou ».qui peut tout se permettre !

A y voir de plus près tout en causant de « désionisation » qui naîtrait à partir de la mise en place d’un « projet socialiste », les acquis de la colonisation sioniste ne sont pas vraiment remis en cause. Cette notion de « nation hébraïque » existant en Israël sous-entend l’existence d’un « peuple juif » qui aurait, à priori, un droit quelconque sur la terre de Palestine, pratiquement au même titre que les palestiniens

Cet amalgame entre les « deux peuples » et une certaine compassion pour les « colons juifs trompés par les dirigeants sionistes », nous apparaissent bien spécieux, on oublie, en quelque sorte que la quasi-totalité des colonisation se sont faites par une « importation » , souvent de pauvres gens ou de gens à la recherche d’aventures dans les pays à coloniser !

De fait, la question fondamentale qui se pose au regard du Droit international est bien celle-là : Pour quelles raisons, les colons, plus particulièrement les colons juifs israéliens venus coloniser la terre de Palestine pourraient-ils revendiquer un droit quelconque à l’autodétermination ?Aujourd’hui,, je ne puis m’empêcher de remarquer, avec un certain amusement, que ces mêmes « camarades » revenus à leurs anciennes amours, soutiennent les différents « processus de paix » et appellent à la « réconciliation » des deux peuples en fustigeant les actes du « terrorisme » palestinien que j’ai la faiblesse de considérer aujourd’hui comme hier comme des « actes de résistance »nécessaires pour faire entendre raison à Israël, alors que ces « Messieurs » pensent, après avoir soutenu ardemment les « Accord d’Oslo », que toute résistance armée face à Israël n’est qu’un impasse, que certes les différents « accord de paix » ont fait long feu, mais qu’il ne faut pas pour autant y renoncer.

Je ne puis m’empêcher de remarquer, avec un certain désappointement que,dans le cadre de cette « réconciliation » énoncée plus haut, depuis des années,ces militants soutiennent les différents « processus de paix » et appellent à la « réconciliation » des deux peuples en fustigeant les actes du « terrorisme » palestinien que j’ai la faiblesse de considérer aujourd’hui comme hier comme des « actes de résistance »nécessaire pour faire entendre raison à Israël, résistance absolument nécessaire pour peu qu’on prenne en compte l’ampleur prise par le processus de colonisation juive de la Palestine qui est sur le point d’aboutir à l’édification du GRAND ISRAËL avec la complicité de tous ces « bon apôtres » qui prêchent paix et réconciliation entre les peuples

CORRESPONDACES AVEC LA « REVUE ECOLE EMANCIPEE »

Après une interruption momentanée de mes activités militantes sur ce sujet, je me suis remis à écrire et à participer à diverses manifestations en faveur de la Palestine, en dénonçant tout particulièrement le « colonialisme sioniste », ses racines bibliques.

La plupart de mes premiers textes écrits à partir de 1972 que nous avons repris pour l’essentiel, dans cet essai, ont été publiés dans la Revue : L’ECOLE EMANCIPEE jusqu’en 1996 /97 où il nous a été impossible de faire paraître nos « écrits », suite à un changement de direction., la « Revue » étant contrôlée par des camardes trotskistes, en particuliers Jean-François Pelé et Pierre Stambul qui en juin 1997 se sont fendus un article intitulé : Antisémitisme, négationnisme et confusion des genres. Ces « Messieurs épinglent des militants libertaires d’origine juive comme Jean-Gabriel Cohn-Benditou Noam Chomsky qui, selon eux : « sous prétexte de « radicalité » ou d’antisionisme ont écrits des horreurs, ils ont brisé le mur infranchissable qui nous sépare de l’extrême droite. Ils sont infréquentables. Les Eichmann en papier ne seront jamais des nôtres. » (L‘Ecole Emancipée N° 12 -15.06.97).

Plus particulièrement, pour ce qui me concerne, après la publication de la série d’articles sur : « Réflexions sur la politique de l’Etat d’Israël et le Judaïsme » (textes que je développerai dans cet « Essai ») Stambul et Pelé ilssont allés, comme il se doit, jusqu’à stigmatiser violemment « mon antisémitisme» dans la « Revue » dans un article intitulé : « Basta Ya Ya », allusion des plus subtiles à mes origines alsaciennes !

Remarques actuelles

Ces derniers temps, nous avons eu le « plaisir » de lire dans le Courrier du C.V.P.R (Bulletin du Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient : Juillet Août 2009, un entretien avec Pierre Stambul, Juif antisioniste qui condamne, dans la foulée, sans doute, d’Av ram Burg, le sionisme et appelle les « héritiers du sionisme de Martin Buber à s’emparer des rênes du pouvoir et à un rassemblement des tous les « anti- impérialistes »

Nous aurons l’occasion d’analyser les récents écrits et actions militantes « exemplaires » de Pierre Stambul dans le cadre des associations des amitiés judéo arabes. Ce « Monsieur » s’est spécialisé, hier comme aujourd’hui, dans la dénonciation de l’antisémitisme, plus particulièrement celui de l’extrême gauche qui irait, selon lui, à l’encontre des intérêts du peuple de Palestine ! Se définissant comme étant du côté des « sionistes de gauche » , et plus particulièrement des militants israéliens du Mouvement la paix maintenant, qui étaient hier sans réserve favorable aux « Accords d’Oslo », alors que nous y étions radicalement opposés d’entrée de jeu. (cf. Accords d’Oslo, capitulation en rase campagne de l’O.L.P) et aujourd’hui encore, ils continuent à soutenir tous les « accords de paix » qui se pointent à l’horizon, tout en regrettant que ceux-ci fassent long feu et que Israël poursuive la colonisation de la Palestine

Au delà de ces cas particuliers, il nous a paru assez intéressant de comprendre pourquoi, nombre de militants qui, malgré les échecs patents de tous les « projets d’accords », prétendent « militer ardemment pour la paix », dénoncent « l’antisémitisme » de tous ceux qui, comme nous, soutiennent, toute forme résistance armée et doutent d’une possible réconciliation entre les deux peuples par les simples effets d’une « bonne volonté mutuelle ».

Ces « Messieurs » épinglent plus particulièrement le Hamas en Palestine et le Hezbollah au Liban, qu’ils accusent, à l’instar des militants israéliens du Mouvement la paix maintenant, d’être grandement responsables de la situation catastrophique actuelle, où les perspectives d’une paix durable sont non seulement bien lointaines mais « obligent » Israël à se livrer à des représailles, certes dommageables pour le peuple de Palestine, mais politiquement logiques et même « nécessaires ». Pour cette raison, face aux impasses de tous les processus ou propositions de paix, mis en route depuis 1993, nous nous attacherons à analyser les raisons de ces échecs. Tous ces « troubadours qui chantent la paix » pensent que le préalable d’une reconnaissance d’Israël comme étant « l’État du peuple juif » est justifié, ils condamnent donc, sans appel, la Résistance palestinienne accusée d’entraver la longue marche vers la paix, dans laquelle Israël s’était engagée sous l’égide d’Itzhak Rabin. Donc pour nous résumer, depuis les « Accords d’Oslo » en 1993, envers et contre tout, nos « hommes de bonne volonté » échafaudent des plans de paix en tous genres. Ils s’appellent principalement, après le constat de décès des Accords d’Oslo, Accords de Genève, Feuille de Route. Pour faire bonne mesure, ces « Messieurs » se font une vertu en dénonçant les « extrémismes de part et d’autre ». Si, la condamnation des « extrémismes » aussi bien du côté d’Israël que du côté des Palestiniens est proclamé vertueusement par nos « humanistes pacifistes », on ne peut que constater, qu’on est nettement plus indulgent pour Israël dans ses actes de représailles, qui sont souvent minimisés ou même justifiés que pour « les attentats terroristes » .Selon certains de ces « Messieurs », Israël serait vraiment en danger , sa disparition étant programmée par les « terroristes », hier ceux du Fatah et aujourd’hui ceux du Hamas, alors que dans nos analyses politiques, nous démontrerons que si quelqu’un est vraiment menacé de disparition, c’est bien la peuple de Palestine.

Il est particulièrement intéressant de noter, qu’en juillet 2006, le quasi totalité des Israéliens, dont ceux du « Mouvement la paix maintenant » approuvaient l’intervention au Liban, présentée comme un acte de « simple police », une salutaire éradication des « terroristes » du Hezbollah. Ce n’est que quand les choses ont viré au vinaigre qu’il y a eu quelques réactions hostiles, dont celles de David Grossman qui venait de perdre son fils, officier tankiste.

Peretz, sioniste de gauche, y a laissé son « tablier » de ministre des Armées pour le céder à Barak.

Avec sa constante façon de dramatiser, de mettre en exergue le Danger de destruction d’Israël pour justifier leurs multiples interventions criminelles, les dirigeants israéliens et leurs « complices » de tous bords ont pu jusqu’à présent sauver la mise, en fait poursuivre sans désemparer leur bonhomme de chemin dans la mise en place du Projet sioniste de colonisation de la Palestine.

Autres remarques actuelles

On peut noter qu’après l’expédition « Plomb durci », il y a bien eu quelques remises en questions, dont celle de Michel Warschawski qui reconnaît ses erreurs d’analyse, écrit un texte franchement émouvant, presque convaincant (cf. Revue AFPS)

Pendant qu’Israël empêche les livraisons d’aide humanitaire à Gaza, l’UE veut renforcer les relations d’Israël avec la Communauté européenne.

“Gaza brûle”, écrit la militante française Liliane Cordova Kaczerginski, en citant les paroles d’une célèbre chanson racontant l’histoire d’un village juif détruit par les nazis. Comme il y a 60 ans, Gaza brûle et le monde se tait, attendant l’issue d’un processus de paix inexistant. « Une entité hostile », c’est la façon dont les dirigeants israéliens ont définie il y a un an, un territoire dans lequel 1.500.000 de civils, de femmes, de vieillards et d’enfants essayent de survivre. En tant que tel, l’Etat d’Israël a le droit, en fait le devoir, de lancer contre lui une guerre d’annihilation.

Il y a quelques années, la défunte Tanya Reinhart utilisa le mot “génocide” pour décrire la féroce répression exercée sur les Palestiniens dans les territoires occupés par Israël. J’ai fait partie de ceux qui l’ont critiquée pour avoir utilisé un concept trop fort. De là où tu es maintenant, pardonne-moi Tanya, parce que tu avais raison, tu voyais la vraie nature du projet israélien et moi j’avais complètement tort : l’Etat d’Israël mène un génocide rampant contre le peuple de Gaza en utilisant l’arme de la famine, des coupures d’électricité, de la privation d’eau potable, en provoquant des épidémies et en empêchant les soins médicaux essentiels.

Gaza est en état de siège et le criminel de guerre Ehud Barak vient juste d’ordonner la réduction de moitié de l’aide humanitaire d’urgence envoyée par les Nations Unies.

Cf. : Tanya Reinhart Détruire la Palestine Ou comment terminer la guerre de 1948

Constat terrifiant par ce professeur israélien de linguistique pour qui les politiques israéliens se classent en deux catégories : les ”faucons”, qui veulent détruire totalement la société palestinienne, et les ”colombes”, partisans d’un ”apartheid tranquille sous le couvert de négociations éternelles”.

Remarques

L’indignation de Michel Warschawski, ancien militant du Mouvement la paix maintenant, militant trotskiste avéré, pose justement le réel problème d’une prise de conscience de ce qu’il en est du Projet sioniste, de la volonté de « purification ethnique » qu’il sous tend.
Ardent défenseur des « accords de paix » en tous genres, cette intervention épistolaire n’est qu’un premier pas, quant à la prise de conscience d’une nécessaire mise au pas d’Israël par la communauté internationale.

Comme nous avons pu le constater, ce genre de prise de position arrive souvent un peu tard, parfois trop tard, quand les carottes sont cuites, et que Israël a fait un pas de plus dans la réalisation de son Projet., avec la complicité objective des « militants de la paix »

Dans le cadre de notre réflexion sur « les militants de la paix » nous parlerons plus longuement de ce « Monsieur » avec qui nous avons eu quelques « problèmes »évoqués brièvement ci –dessus, et surtout nos nous aventurerons dans une interrogation essentielle

Comment a-t-il pu se faire qu’Israël soit sur le point d’apporter un « touche finale » au Projet sioniste ?Tous ces soutiens qui fustigent « la résistance armée du peuple de Palestine » et qui ne cessent d’appeler au « dialogue et à la réconciliation », nous font, en ces jours de printemps 2010, l’effet de la corde qui soutient le pendu

Je ne puis aujourd’hui en mai 2010 que constater les dégâts produits par la « posture trotskiste » qui prônait déjà la nécessaire « réconciliation des deux peuples » basée sur l’abandon par les palestiniens de leur lutte de libération nationale avant d’avoir obtenu des garanties quant au respect de leurs droits sur la terre de Palestine.

En ce sens nous ne répèterons jamais assez que la signature des « Accords d’Oslo « aura été de la part de Yasser Arafat un acte de capitulation et une promesse de collaboration

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