Covid-19 et violation des libertés - L'État français bientôt devant la CPI ?

Une plainte vient d’être déposée auprès de la CPI (Cour Pénale Internationale) par un collectif de syndicats européens contre des dirigeants français qu’ils accusent d’avoir imposé des mesures liberticides lors de cette pandémie.

https://lecourrier-du-soir.com/covid-19-et-violation-des-libertes-letat-francais-vise-par-une-plainte-dun-collectif-europeen-a-la-cpi/

macronveran

L’Etat français au banc des accusés. Alors que le gouvernement veut accélérer la vaccination afin d’immuniser le plus grand nombre de Français, certains voient dans cette démarche une violation totale des libertés individuelles avec la mise en place du passeport sanitaire.

C’est du moins l’avis du CSAPE (Collectif des Syndicats et Associations Professionnels Européens) qui a annoncé ce 02 juillet une plainte contre des dirigeants français auprès de la CPI (Cour Pénale Internationale). Lecourrier-du-soir.com a pu consulter la plaintesignée par Raphaël Cohen, directeur juridique du CSAPE et Patrice Lepillier, secrétaire général du Collectif.

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https://www.francesoir.fr/politique-france/plainte-contre-les-dirigeants-francais-aupres-de-la-cour-penale-internationale

Le CSAPE (anti-corruption Collectif Syndicats et Associations Professionnels Européens) a déposé une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre les dirigeants français.

L'organisme a pour but "de fédérer toutes personnes physiques ou morales pour combattre toutes les formes d’oppressions qui s'opposent au plein exercice de la citoyenneté et à l'avènement d'une véritable démocratie afin d'assurer l’égalité devant la loi."Ils demandent une ouverture d'enquête pour "crime contre l'humanité, atteinte à la dignité humaine, servitude et génocide".

Dans leur lettre, la plainte en question est introduite comme suit :

"À défaut d’avoir favorisé tout débat en regard de la réalité et d’une abondante littérature scientifique internationale pour n’autoriser sur la scène publique que l’intervention et les avis de professionnels de santé en conflit d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, L’État Français, par des lois liberticides qui se sont substituées à une véritable politique de santé publique mesurée et adaptée à un virus, a basculé dans un régime totalitaire, voire dictatorial au nom du Covid-19, par une généralisation de l’extorsion au consentement sur le test RT-PCR, sur le « VACCIN », par l’imposition du masque, la contrainte à résidence surveillée, en violation de tous les Traités et codes internationaux.

Nous rappelons avec force que l’État français ne peut se soustraire au droit international applicable en raison de la situation sanitaire."

Une procédure annoncée avec fracas mais qui suscite un profond scepticisme chez des professionnels du droit comme Maître Di Vizio :

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Certes certes, mais...

ONU, Covid et liberté fondamentales

Le secrétaire général de l'ONU António Guterres a déploré lundi 22 février que l'épidémie de Covid-19 soit utilisée par certains pays, qu'il n'a pas cités, pour faire taire les "voix dissonantes" et les médias - Dessin de Cartooning for Peace.

Covid-19 Pandemic used as 'pretext' to crush dissent says UN's Antonio Guterres | AFP © AFP News Agency

Oups !... L'AFP censurée par l'AFP ?... Non mais allô quoi !

Qu'à cela ne tienne, ↓ voici la version longue, en anglais, plus traduction de deux extraits du discours ↓

António Guterres UN Secretary General, address at the Human Rights Council, 22.02 2021 © UN BELARUS

(3:11) « Le virus s’attaque aussi aux droits politiques et civils, et réduit davantage encore les espaces civils d’expression. Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et adopter des mesures d'urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations gouvernementales. Des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des militants, et même des professionnels de la santé, ont fait l'objet d'arrestations, de poursuites et de mesures d'intimidation et de surveillance pour avoir critiqué les mesures – ou le manque de mesures –  prises pour faire face à la pandémie. Les restrictions liées à la pandémie servent d'excuse pour limiter les processus électoraux, affaiblir les voix des opposants et réprimer les critiques. L'accès à des informations vitales a parfois été entravé, tandis que la désinformation mortelle  a été amplifiée, y compris par quelques dirigeants. »

(6:20) « Je veux me concentrer sur deux domaines où les impératifs d'action sont importants et où l'ampleur du défi est considérable. Premièrement, le fléau du racisme, de la discrimination et de la xénophobie. Et deuxièmement, la violation des droits de l'homme la plus répandue de toutes : l'inégalité entre les sexes. Ces maux sont alimentés par deux des plus profonds puits d'injustice dans notre monde : l'héritage de siècles de colonialisme et la persistance, à travers les millénaires, du patriarcat. Les liens entre le racisme et l'inégalité des sexes sont également évidents. Certains des pires impacts de ces deux phénomènes se situent dans les chevauchements et les intersections des discriminations subies par les femmes issues de groupes raciaux et ethniques minoritaires. Alimenter les feux du racisme, de l'antisémitisme et la bigoterie anti-musulmans. »

https://blogs.mediapart.fr/gabas/blog/230221/onu-covid-et-libertes-fondamentales

Je m'interroge sur le silence (OMERTA) de la presse hexagonale dite "mainstream" à ce propos. Que les médias de Poutine ou de Kim Jung-Un censurent le secrétaire général de l'ONU quand il s'exprime sur les atteintes aux droits humains et libertés démocratiques est dans l'ordre des choses... Mais ici, en France ??? undecided

Sans devoir d'informer, le droit de savoir n'est qu'illusion (la Charte de la presse qui se respecte)

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