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Billet de blog 15 nov. 2020

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RFI, 28/07/2016 - Chine : les citoyens autorisés à filmer les policiers en exercice

En revanche, la chose est strictement interdite en Corée du Nord. Et au pays de Kim Jong-Macrun... FRANCE | ARTICLE 24 : APPEL À SE RASSEMBLER LE 17 NOVEMBRE

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RFI - Publié le 28/07/2016 à 17:00

En Chine, une nouvelle réglementation donne aux citoyens lambda le droit de prendre en photo et de filmer des policiers en exercice. Une annonce des autorités qui fait suite à la mort mystérieuse d'un jeune père de famille en détention.

Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Lei Yang est mort dans un commissariat de Pékin, le 7 mai dernier, à peine 50 minutes après avoir été interpellé par des policiers qui voulaient contrôler son identité. Sa famille a récupéré son corps, avec des hématomes aux bras et au front.

En avril, une journaliste de la télévision d'État avait été battue par un fonctionnaire de police - après avoir refusé de lui céder son téléphone avec lequel elle venait de filmer des scènes de violences dans un commissariat. En juin, une fille de 20 ans a osé publier les images de son interpellation musclée. La vidéo avait suscité la colère des internautes.

Voici les cas les plus récents qui illustrent les excès de zèle de la police chinoise. Le ministère de la Sécurité publique veut y mettre un terme.

Dorénavant, chaque citoyen a le plein droit de filmer des policiers en exercice. En effet, les ONG des droits de l'homme pointent régulièrement du doigt les brutalités de la police chinoise, qui n'hésite pas à recourir à la force pour extorquer des aveux à un suspect.

Les internautes ne sont d'ailleurs pas dupes : « l'administration cherche à faire plaisir aux masses, lance un jeune homme sur les réseaux sociaux, mais pour vivre tranquillement, il vaut mieux s'abstenir de filmer la police ».


ACRIMED - 13 novembre 2020

ARTICLE 24 : APPEL À SE RASSEMBLER LE 17 NOVEMBRE

Nous publions un appel commun, cosigné par Acrimed, à se rassembler les 17 et 21 novembre contre les dispositions liberticides de la loi « relative à la sécurité globale ». Son article 24 prévoit en effet de sanctionner la « diffusion du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de police ».

Appel à se rassembler les 17 et 21 novembre 2020

Pour la liberté d’informer et d’être informé !

Pour la liberté d’expression contre une loi liberticide !

Mardi 17 novembre 2020, le groupe LREM présentera en séance publique sa proposition de loi sur la sécurité globale. Ce texte s’inscrit dans la foulée du Schéma national du maintien de l’ordre promulgué le 16 septembre par le ministre de l’Intérieur.

En son article 24, il interdit à toute personne de diffuser « l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale, autre que son numéro d’identification individuel, lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police » et que cette diffusion a pour « but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

En réalité, le fait de diffuser l’image notamment en direct serait donc, de fait, quasiment impossible.

Le seul fait de filmer ou photographier conduira à des interpellations et des violences par les forces de l’ordre comme c’est déjà trop souvent le cas aujourd’hui.

Clairement, ce sont non seulement les journalistes, reporters-photo, reporters d’images, documentaristes, membres d’observatoires citoyens qui sont visés, mais quiconque, qui avec son téléphone portable prendra des photos, notamment lors de manifestations ou mouvements sociaux.

Comment caractériser l’intention ? Comment prendre le risque que quelqu’un d’autre se serve des images pour nuire ? L’auto-censure sera massive dans les médias et sur les plateformes.

En revanche, les membres des forces de l’ordre pourront tout à loisir filmer ou photographier la population comme cela est prévu à l’article 21 du projet de loi.

Clairement, la démarche des député.e.s LREM porteurs-euses de cette proposition relaie la volonté du gouvernement qui entend museler la liberté d’informer, de s’exprimer et par là-même de manifester.

Aussi, les organisations syndicales de journalistes SNJ, SNJ-CGT, CFDT journalistes et SGJ-FO, les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ/FEJ), ainsi que la Ligue des droits de l’homme et un grand nombre d’organisations professionnelles et collectifs appellent à un rassemblement mardi 17 novembre à partir de 16h Place Edouard-Herriot (derrière l’Assemblée nationale).

Un second rassemblement citoyen avec les associations humanitaires, de défense des droits de l’homme, collectifs, partis et syndicats est déjà envisagé samedi 21 novembre sur le Parvis des droits de l’Homme.

Premiers signataires (à compléter) : SNJ, SNJ-CGT, CFDT, FO, Fédération européenne des journalistes (FEJ), Fédération internationale des journalistes (FIJ), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Collectif REC (Reporters en Colère), Acrimed, Collectif Les Plumé.e.s, Collectif Tu piges, Collectif We Report, Divergence-Images, La GARRD, LaMeutePhotographie, SDJ de LeMédiaTV, Ras la plume, Reflets.info...

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