Le petit paradigme de l'existentialisme.

Transmettre à tous , c'est important, aucune vérité n'existe tant qu'elle n'est pas universellement reconnue, je rêve que ma vérité puisse devenir la vôtre.

Une telle question soulève des hauts le cœur, tellement que celle-ci est vertigineuse, pire vous constaterez à la fin de cette lecture, qu’elle soulève un problème qui est très difficilement résoluble et écoutable, car elle remet des principes dit “fondamentaux en cause”.  Vous êtes cordialement invité à le critiquer et à démonter chacune de ses lignes avec des propos scientifiques abouties et sans propos fallacieux ou sophisme. Ainsi, vous participerez indirectement à l’amélioration de ce constat, à la condition que cela soit empirique et méthodologique. 

 

1- Le sens de la vie ou la vie à un sens. 

 Le corps scientifique s'accorde à dire que la vie sur terre est dû au hasard (1), ce qui l'a défini sans aucun sens, mais comme une conséquence, car le hasard n'a de sens que notre propre spéculation en lui donnant un ou non. En somme, la vie n'a pas de sens, mais notre existence et notre faculté intellectuelle nous pousse à mûrir un sens, car même si la vie est une conséquence du hasard, elle s'est adaptée en fonction de son biotope, donnant ainsi, une matérialisation d’un sens à la pérennité de son existence (2). En définitive, la vie n'a pas de sens, elle en donne un par sa présence conjuguée à notre existence, puisque nous sommes les seules à ce jour à pouvoir lui en définir un (3) 

2- La vie humaine est-elle censée ? 

Le sens de la vie l'humaine est unique en soi, car, l’être humain est le seul qui se pense, et par conséquent se croit libre de se donner un sens, en fonction de ses convictions personnelles et pas pour l’intérêt universelle de sa propre espèce. Cette croyance aboutissant inexorablement à l'extinction anticipée d'une partie de la vie sur terre car cette espèce se développe essentiellement par égocentrisme ou spécisme (4). Ce qui en définitive donne un sens à la vie humaine, c'est l'extinction d'une partie de la vie qui existe pour son propre compte. Tant que cette philosophie de vie, n'évoluera pas, elle tracera un cap sur la planète qui sera de nettoyé une grande partie de la vie. Finalement deux courants d'idées peuvent se créer en fonction de cette pensée : Soit l'humanité fait fausse route et contredit son potentiel à protéger la planète ce qui donnerait un sens salutaire à la vie, soit au contraire sa raison d'exister est mortuaire et vit pour purifier toutes vies qui la précèdent jusqu'à l'extinction même de l'humanité, elle-même. 

 

 

3- Nos paramètres propres 

 ‌A présent qu'on a défini que la vie n'a pas de sens, mais que c'est notre existence qui lui en donne un. C'est donc à nous de définir les paramètres qui lui donne un sens salutaire ou néfaste par rapport à notre présence. ‌Nous avons une capacité naturelle à imposer notre existence dans des lieux où nous n'avons pas les prédispositions à survivre en nous adaptant sans modification et sans contrôle finalement de cet environnement. Ce qui donne un sens modificateur et pas de protecteur. Pourquoi ? car nous sommes la seule espèce qui modifie son environnement au lieu de s'adapter à lui. Ce qui fait au final des protecteurs de l'existence naturelle et de son biotope, une contradiction naturelle de notre propre existence. En définitive, aujourd’hui notre espèce modifie l'environnement pour sa prolifération et non pour sa pérennité et la protection de son environnement, il suffit de se référer à la misère sociale pour s’en faire un constat (5) et établir une synthèse sur un territoire pour voir à qu’elle point la place d’une civilisation affecte directement l’écosystème qui s’y trouvait à l’origine. Ce qui fait de l’humain, une présence mortuaire, qui amènera la terre à un nouveau cycle. Donc, le plus grand filtre(A) de l'humanité est sa propre conscience à travers son existence. En résumé, sans contrôle de notre prolifération, nous modifierons la terre jusqu'à notre extinction et celui d'une partie de la vie sur terre. 

 

4- Quel est le sens de notre vie ? 

Si, nous souhaitons que la vie est un sens, il va de soi qu’il faut la protéger, car nous sommes l’espèce qui lui en donne un et sans nous, elle n’aurait de sens, cependant elle existerait, comme elle a pu exister des milliers d’années avant nous. L’humain à des qualités redoutables, qu’elles soient intellectuelles ou émotionnelles, ce qui lui donne les prédispositions utiles pour se rendre compte qu’il est le détenteur du sens de la vie et qu’il est naturel de la protéger pour s’assurer que la vie puisse demeurer en état. Nous dépendons de cette réalité, car si nous ne la protégeons pas, c’est notre espèce même que nous éteindrons. Nous avons démontré depuis la prise en compte des enjeux environnementaux, voir l’INPN (B), que les ingénieurs écologues étaient en capacité de déplacer des biotopes en les reproduisant plus loin, c’est bien intéressant, mais, c’était une erreur fondamentale, car toutes motivations amenant à la modification de l’environnement pour notre propre existence vont à l’encontre de nos intérêts finaux. Car, même si, on arrive à terraformer un lieu, nous avons détruit la vie en place ou déplacé ailleurs sans garantie de résultat qu’elle s’y réimplante, affectant parfois des milliers d’hectares de vie et bouleversant son écosystème et sans ce dernier, c’est notre vie qu’on ampute peu à peu.  

 

5- Adopter la planète. 

Pour terminer sur ce constat court, mais concis, finalisons, sur nos points de vigilances qui doivent être toujours aux rendez-vous de la discussion des enjeux environnementaux. A ce jour, nous faisons de la régulation animale, dû en grande partie à notre existence et à ses dérives sur le sens que chacun se donne de la vie. Nous devons faire en sorte de sortir de ce carcan étroit et enfin, nous préoccuper de notre prolifération et d’engager un dialogue sur la répartition et régulation de la démographie mondiale, pour éviter de concentrer une population dans un lieu, mais de permettre de nous étaler équitablement sur la planète. Cela permettra d’avoir une présence moins néfaste, il est indispensable de préserver les cultures dans leurs lieux d’origines, ce qui permettra, une économie circulaire entre pays, sur le principe d’échange alimentaire. Cesser la compétitivité (8) , c’est le produit du fascisme et détermine une domination et une compétition, ce qui donne un sens destructeur de la vie, ce qui amène à des dérives et des catastrophes économiques et sociales au nom d’une dualité insipide, car, nous sommes de la même espèce, et elle est sociale et redoutable quand elle coopère. 

 Les matières reproductibles doivent être régulées sur le temps de repousse à l’échelle mondiale, pour s’assurer de la prise de Co2 contenu grâce aux arbres. Que chaque pays si possible, puisse avoir des spécialités propres pour s’assurer qu’il ne manque pas le cercle vertueux de l’économie circulaire. Enfin, l’essentiel, nous devons consommer autant que la terre est en capacité de nous donner par année et d’arrêter la surconsommation, idéologiquement, c’est incessant quand on voit le nombre de crise de famine qui existe sur la planète, en soi, c’est quasiment remettre une grande partie du modèle économique. Il faut entretenir tout le monde justement et sans privilèges autoproclamé sur un facteur d’autorité de richesse ou de supériorité quelconque. J'ajouterai que toutes ressources épuisables, doivent être utilisé dans la seul garantie que sa transformation sera quasi indestructible et recyclable ou réparable. 

La planète a adopté notre présence parmi d’autres espèces, mais nous, nous avons la responsabilité d’en faire de même, si on tient à la vie et son sens, en dehors de notre existence propre. 

J'espère que vous apprécierez cette lecture à sa juste valeur, c’est à dire que vous êtes les seuls en lui en donner une et je la préfère morale qu’économique ! 

 

 

Ouvrages : 

(1) - Nicolas Gauvrit, un psychologue et mathématicien français spécialisé en science cognitive. 

(2) -Sylvie Debray, Rémi Battinger, “Chaîne alimentaires et écosystème”, édition Educagri. 

(3) - Charmetant Eric, « Le propre de l'homme et l'évolution », Études, 2008/7 (Tome 409), p. 51-60. URL : https://www.cairn.info/revue-etudes-2008-7-page-51.htm 

(4) - Aymeric Caron Don Quichotte éditions, 14 sept. 2017 - 480 pages 

(5) - Franceries Franck, « P. Bourdieu, dir., La misère du monde », Politix, 1994/1 (n° 25), p. 160-166. DOI : 10.3406/polix.1994.1831. URL : https://www.cairn.info/revue-politix-1994-1-page-160.htm 

(8) Paul Krugman, Competiveness - A dangerous obsession, Foreign Affairs, March/April 1994 (volume 73, number 2). 

 

Définitions : 

(A) https://www.astronomes.com/les-planetes-et-la-vie/le-grand-filtre 

(B) https://inpn.mnhn.fr/programme/natura2000/presentation/objectifs 

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