Ecrire, partout

« Si je raconte à l'extérieur que pour moi, c'est un bonheur d'aller en prison, certains me croient folle. Mais non. Je suis vraiment heureuse de pouvoir venir, et heureuse de toute la sympathie que je reçois ici. » M. R.

Les ateliers d'écriture de Marguerite Rodenstein à la prison de Colmar Les ateliers d'écriture de Marguerite Rodenstein à la prison de Colmar

Durant ce quart de siècle, elle a côtoyé des détenus accusés de tous types de délits, jusqu'au crime. Son atelier est ouvert à tous, elle ne veut pas "savoir qui a fait quoi". Mais certains le lui disent spontanément, ou elle l'apprend par la suite. Lorsqu'ils quittent la maison d'arrêt, elle garde le contact avec eux, s'ils le souhaitent. Leur rend visite s'ils sont transférés ailleurs, et conserve des liens amicaux avec certains, libérés depuis longtemps. "Ce sont des personnes comme nous" répète-t-elle avec un grand sourire.

"Nous aussi nous pourrions être un jour dans ce genre de situation. Il ne faut pas l'oublier. Personne n'est à l'abri." dit Marguerite Rodenstein

Extrait de  

Colmar : après 25 ans, l'atelier d'écriture pour détenus prend fin avec la fermeture de la maison d'arrêt

Les ateliers d'écriture de Marguerite Rodenstein à la prison de Colmar © France 3 Grand Est

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