Quand on a le ciel

Que demander de plus ?

C’est gratuit c’est cadeau, il suffit de lever les yeux…

Je sais ça ne fait pas manger la enfants et les adultes malgaches qui mâchent des peaux de cuir tannées en guise de repas quotidien depuis plus de huit mois…

Je sais ça ne donnera pas un abri pour reposer leur tête à tous ceux qui vivent à la rue…

Je sais que ça n’empêche pas les naufrages de tous les réfugiés climatiques, politiques, économique, nos concitoyens du monde qui veulent simplement vivre.

Je sais que ça ne suffit pas à donner de l’espoir au peuple palestinien qui se bat depuis si longtemps pour vivre sur sa terre.

Je sais que ça ne donnera pas du travail à ceux qui n’en trouvent pas, que ça ne donnera même pas de courage à tous ceux qui se battent depuis trop longtemps déjà pour simplement obtenir leur droit de vivre.

C’est pas à tous ceux qui n’ont rien ou si peu que je les adresse ces images, c’est à tous les autres qui sont comme moi, nantis, puisque nous avons un toit, à manger, des soins quand nous en avons besoin, des ressources financières et relationnelles qui nous permettent d’envisager demain sans nœud dans le ventre, en un mot comme en mille, nous avons de l’espoir que les choses changent en mieux pour tous. Et aussi parce que c’est nous autres qui nous plaignons le plus. Ceux qui manquent de tout n’ont pas la force.

 

samedi 3 juillet juste avant le lever du soleil © GTK samedi 3 juillet juste avant le lever du soleil © GTK

« L’état de nos affaires est d’une criante évidence, il ne s’agit pas d’une lutte entre deux existences, comme aimerait le montrer le gouvernement israélien : eux ou nous. La question est d’en finir avec une occupation. La résistance à l’occupation n’est pas seulement un droit. C’est un devoir humain et national qui nous fait passer de l’esclavage à la liberté. Le chemin le plus court pour éviter d’autres désastres et accéder à la paix est de libérer les Palestiniens de l’occupation, et de libérer la société israélienne de l’illusion d’un contrôle exercé sur un autre peuple.

L’occupation ne se contente pas de nous priver des conditions élémentaires de la liberté, elle va jusqu’à nous priver de l’essentiel même d’une vie humaine digne, en déclarant la guerre permanente à nos corps et à nos rêves, aux personnes, aux maisons, aux arbres, en commettant des crimes de guerre. Elle ne nous promet rien de mieux que l’apartheid et la capacité du glaive à vaincre l’âme.

Mais nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. Espoir de libération et d’indépendance. Espoir d’une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l’école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d’amour et de paix. Merci pour porter avec nous le fardeau de cet espoir. » Mahmoud Darxish 25 mars 2003

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