8 mai 1945

En France on commémore la libération. En Algérie on se souvient du massacre. Et toujours et partout, la guerre des mots…

Le 8 mai 1945, tandis que la France fêtait la victoire, son armée massacrait des milliers d’Algériens à Sétif et à Guelma. Ce traumatisme radicalisera irréversiblement le mouvement national. Il s’agissait de massacres. Officiellement, même si en France, on a appelé cela des troubles.

Comme aujourd'hui, en France  quand l’extrême droite prépare un attentat terroriste certains parlent de l’ultra droite qui projetaient des actions violentes.

Ou quand en Palestine, la police israélienne blesse les Palestiniens qui essaient de se défendre contre les expropriation forcées à Jérusalem de leurs maisons au profit des colons, la communauté internationale parle de tensions et d’affrontements entre force de l’ordre et manifestants.

Questions de mots ? Pas seulement. Les mots servent à communiquer et communiquer, c’est manipuler…

Vive la résistance. Il arrive qu'au printemps, même les tulipes refusent de se ranger et préfèrent se promener librement dans l'allée.

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