Un président qui résiste même au temps...

« François Hollande n’est-il pas la victime consentante d’un monde épuisé par la transparence, l’impuissance et le désenchantement ? » dit la voix dans le documentaire diffusé hier soir sur France 3 « François Hollande le mal aimé »

hollande-fr3-1

« Les Français peuvent se tromper. Ils peuvent injustes, ils peuvent être cruels. Ils peuvent parfois être dans l ‘erreur collective. C’est arrivé, dans l’histoire. La démocratie il faut la respecter, mais elle n’a pas toujours donné le résultat qui était souhaitable pour le pays. Ce qui m’est dit « ne nous décevez pas ». F. Hollande, candidat

« Les problèmes de notre pays ne vont pas disparaître avec le candidat sortant. Ce serait trop simple. La croissance ne repartira pas d’un bond dès lors que les Français auront voté. Je préfère les prévenir. Et même les plans sociaux qui ont été reportés, nous serons obligés là aussi d’y mettre bon ordre, d’en fixer les limites, mais ils seront là. Je ne veux rien dissimuler, rien cacher des difficultés qui nous attendent. En même temps je veux aussi que les Français retrouvent le goût de l’espérance, de la confiance. » avait prévenu François Hollande au Bourget.

« Qui se souvient de ces avertissement martelés comme la supplique d’un condamné. De ce verbe éraillé, qui avec fermeté prévient des lendemains incertains ? » dit le commentateur dans le film. En ajoutant qu’ils ne se souviendront que d’un seul mot, mon adversaire n’a pas de nom, pas de visage et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Cette phrase sera son boulet dit le commentateur.

François Hollande a confiance en lui et fait confiance aux autres.

Il fait confiance aux ministres, aux journalistes et au peuple. Il a eu tort de faire confiance à Cahuzac qui a trahi.

Il a tort de faire confiance aux journalistes, notamment aux deux du Monde qui regrettent peut-être (c’est moi qui espère qu’ils regrettent...) de ne pas avoir  attendu la fin du mandat pour publier leur livre...  Dans ce livre les deux rapportent que Plenel est allé voir le président en catimini pour lui parler de ce qu’il sait sur Cahuzac. Et Plenel de reprocher à Hollande de l’avoir dit aux deux qui l’ont rapporté dans leur livre, alors que ça devait rester secret et en même temps de ne pas avoir dit aux deux tout ce qu’il lui a dit. Ben oui c’était secret, alors il a pas dit. Par contre il a créé « le Parquet financier, une haute autorité, totalement indépendante sur la transparence de la vie politique, et que Bercy, enfin, s’attaque à l’évasion fiscale au point que des milliards sont rentrés dans les caisses de l’Etat » dit E Plenel dans le documentaire.

Il a tort de faire confiance au peuple. Le peuple était habitué à recevoir des cadeaux quand la gauche arrivait aux affaires, et là à par la possibilité de partir à la retraire à 60 ans si les travailleurs ont les anuitées, rien. Pas de coup de pouce pour le SMIC alors ils sont mécontents. Il n’y a pas que le fric dans la vie. Mais voila, même à gauche, pour la plupart, c’est la seule chose qui compte. Et Hollande pensait que le peuple, notamment le peuple de gauche est moins vénal que ça.

Les Français ne l’aiment pas.

Pas tous les Français. Nous sommes nombreux à être fiers de lui. « Je pense que l’impopularité de François Hollande est plus lié à un problème de communication de cafouillage au niveau de l’équipe gouvernementale, plus que le bilan général parce qu’il fait partie des présidents qui ont fait une bonne partie des choses qu’il avait promises » dit un berger.  « Il est trop humain, trop sympa » dit un autre Français. A savoir qu’il est un grand président sur lequel on peut compter aux heures graves. « La mort habite la fonction présidentielle » a dit le président.

A 47 ‘ : « Il a un bilan social très bon. Florange est une réussite à l’arrivée. Pas un licenciement sec. Peugeot il l’a sauvé aussi ; il n’y a pas que ça. Il y a le tiers payant, universel. Le bilan social est important. Ce bilan, personne ne lui en sait gré. Aujourd’hui c’est l’histoire d’un quinquennat raté, or en cinq ans il aura peut-être plus fait que Mitterrand ou Chirac en douze ans ou en quatorze ans. C’est assez surprenant et paradoxal et ça nous renvoie aussi nous, media, à notre propre responsabilité ». Gérard Davet, journaliste au Monde

A suivre...

François Hollande, le mal aimé France 3 - documentaire complet © Documentaires Politiques

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.