Il était une fois...

Un vrai guignol…

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Il était une fois un chat de ville. J’avais ouvert la porte de l’immeuble et il est venu vers moi. D’un pas décidé. Je me suis dit qu’il habitait dans l’immeuble, qu’il faisait partie de la fratrie au-dessous de chez moi.

Je suis remontée chez moi, il m’avait précédé et s’est effectivement arrêté devant la bonne porte… Il ne miaulait pas, ne disait rien du tout.

Puis j’ai oublié.

Et tout à coup j’ai entendu quelque chose de lourd tomber. Et je l’ai vu, dans mon couloir, à l’intérieur de chez moi. Comme il fait chaud, toutes les fenêtres étaient ouvertes, même celles dans le couloir de l’immeuble. J’habite tout en haut, quand même. De le fenêtre du couloir, il a sans doute sauté sur le toit d’en face qui est tout près, même pas peur… Puis à nouveau le retour en se trompant de fenêtre… Et il est entré chez moi… Et il était bien là. Il est entré dans toutes les pièces, comme pour visiter et j’ai bien compris et lui aussi, qu’il ne reconnaissait rien. Il a grimpé partout, j’avais oublié que les chats sont si agiles… Il miaulait à tue-tête, très fort. Manifestement il réclamait quelque chose.

Et il est allé se jucher sur le rebord de la fenêtre. Les moineaux qui étaient en train de picorer se sont enfuis en vitesse bien sûr. Et il me regardait, inquiet. Il a regardé en bas aussi, trop haut pour lui sans doute…

Alors je l’ai appelé, tsss tsss, bssss bsss, en claquant la langue sur le palet aussi, et il m’a suivi. En chemin nous avons rencontré un membre de la famille de la maîtresse des chats du bas, qui nous a confirmé que non, celui-là elle ne le connaissait pas.

Nous sommes redescendus et je lui ai ouvert la porte d’entrée de l’immeuble et il est sorti…

Je me suis demandée ce qu’elle aurait dit, si elle avait vu ça…

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« Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit c’est comme ça. »

« C’est pas vraiment de ma faute si il y en a qui meurent de faim. Mais ça le devient si on n’y changeait rien. »

« Il y a quand même moins d’étrangers que de racistes en France. »

« Pour critiquer les gens il faut les connaître. Et pour les connaître, il faut les aimer. »

« Avoir l’air con peut être utile mais l’être vraiment serait plus facile. »

Coluche

Michel Collucci est né le 28 octobre 1944 à Paris 14ᵉ et mort le 19 juin 1986 à Opio. Fils d'un immigré italien et d'une Française, Michel Colucci grandit à Montrouge. Il adopte le pseudonyme « Coluche » à l'âge de 26 ans, au tout début de sa carrière.

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