Benjamin Netanyahu menace le Hamas de lui donner « une leçon »

Les incidents se sont multipliés ces derniers jours à la frontière entre Israël et la bande Gaza. Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyanhu, a averti que le Hamas recevrait une « leçon très bientôt », si ces derniers ne mettaient pas un terme aux tirs de roquettes sur Israël.

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Les accrochages entre Israéliens et le Hamas a fait monter la tension d’un cran, faisant planer, selon des commentateurs israéliens, la possibilité d’une nouvelle incursion militaire d’Israël dans l’enclave palestinienne.                                             

Donner « une leçon » au Hamas

« Nous répliquons à ceux qui nous attaquent. Si le Hamas et d'autres organisations ont oublié cette leçon, ils l'apprendront de nouveau à leurs dépens et très bientôt ».

En pleine conférence de presse avec son homologue canadien Stephen Harper, le chef du gouvernement israélien a menacé le Hamas de recevoir « une leçon très bientôt », si le pouvoir à Gaza ne mettait pas un terme à l’intensification des tirs de roquettes à partir du territoire palestinien. 

Un peu plus tôt, le ministère de l’Intérieur du gouvernement du Hamas avait annoncé le déploiement de ses forces de sécurité à la frontière avec Israël afin de « préserver la trêve » – entrée en vigueur il y a un an à peine, le 21 novembre 2012 – pour empêcher les tirs de roquettes en direction d’Israël.

Au total, 13 roquettes ont été lancées de Gaza depuis le début de l’année. Cinq ont été interceptées par le système antimissile israélien Iron Dome, a précisé l’armée. Selon les médias israéliens, une batterie mobile antimissile a été installée lundi dans la région d'Ashdod, non loin de la frontière avec Gaza.

L’arrêt du nucléaire iranien

 Lors de la conférence de presse, la question du nucléaire iranien a été abordée. Le Premier ministre israélien réaffirme que le programme « doit être stoppé et il sera stoppé ». Benjamin Netanyahu a dénoncé l’accord international de Genève sur le nucléaire iranien, signé le 24 novembre dernier et entré en vigueur ce lundi 20 janvier, qui selon lui, n’empêchera pas Téhéran d’accéder à l’arme atomique.

« Un Iran doté de l'arme nucléaire ne mettrait pas seulement en danger Israël. Cela menacerait la paix et la sécurité de notre région » a-t-il rappelé, avant d'ajouter que cela donnerait aux « terroristes de l'Iran un parapluie nucléaire et lancerait une course multilatérale aux armements nucléaires au Moyen-Orient ». « Ce qui détermine aujourd'hui beaucoup des grands pays du monde arabe sont la quête d'armes nucléaires de l'Iran et les desseins agressifs des Frères musulmans », a-t-il estimé. « En faisant face à ce double challenge, ces pays ne voient pas Israël comme leur ennemi mais comme appartenant au même camp dans un conflit difficile », a assuré Benjamin Netanyahu.

Malgré ses dénégations, l’Iran est accusé par Israël de vouloir acquérir une capacité nucléaire sous couvert de son programme civil. Afin d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, une opération militaire n’est pas à exclure, affirme Israël.

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