De vélo et de vent

Il disait Vent de Galerne. Il voulait dans ses cheveux l'Alizé, en crinière blonde et rousse comme lumière de septembre. Il voulait être char, cheval de fer, être la corde tressée de nerfs qui dirige la ronde. Il voulait échapper à la nuit.

 

Il se voulait la Bise et l'Aurisse et aussi le noroît. Il se voulait Dret-vent, Ecorche-ville cousin du Bolon. Il se disait Blizzard, Aquilon.

 

Il disait sautons, collines clochers et ravines, et filons. Il filait.

 

Jeudi 30 août. La caresse et la gifle, soufflet, frisson, la giroflée de sa gomme sur la joue de la terre, et sa roue qui tournait comme un fouet sur ta peau, Tarmacadam. Sur ta peau qui tremblait, filandre, un peu rude, au pied d'un tourment de feuillus et dont la tête aujourd'hui encore, aux quatre vents frémit.

 

Niederwind, Soulaire, Aberwind, Joran.

 

Que d'air. Que d'air.

 

Et que de vent !

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