Respect des engagements sur les avancées démocratiques.

Comme la majorité de nos concitoyens qui se sont exprimés à l'occasion de l'élection Présidentielle j'ai voté pour que le « changement ce soit maintenant ».

Non pas en croyant à l'avènement d'un « grand soir» qui serait suivi de « lendemains qui chantent », car la triste réalité est là et, malgré leur implication dans la responsabilité de la crise mondiale et les rodomontades des soit-disant chef d'Etat des grandes nations, ce sont encore et plus que jamais les milieux financiers qui gouvernent le monde et qui nous proposent tel le Dr Knock de jeûner pour lutter contre notre anémie.

Il m'apparaissait au moins, que sans prétendre à nous seuls a « renverser la table », nous pouvions au moins, dans une période particulièrement critique sur le plan économique, montrer qu'une politique, fut-elle de rigueur sans le dire, pouvait se mettre en place tout en faisant progresser la justice sociale et avancer nos pratiques démocratiques.

Mon propos aujourd'hui n'est pas à ce stade de juger le gouvernement sur l'efficience ou la justesse de ses décisions économiques ou fiscales, je note des avancées, des reculades, des incohérences, voire des approches inéquitables, mais il me semble qu'il faille laisser du temps au temps et attendre l'ensemble des mesures à venir pour un bilan d'ensemble.

Il me semble cependant qu'il est un domaine, celui de l'avancée de nos pratiques démocratiques, où les engagements ne sont en rien soumis à un diktat de l'environnement économique. Rien, pas même l'opinion publique ne nous empêche aujourd'hui de mettre en vigueur les engagements sur le non cumul des mandats ou sur le vote des étrangers en situation régulière aux élections locales.

Les reculades et les tergiversations des élus de la république sur ce champ ne sont pas acceptables.

Elu socialiste en charge d'un mandat d'un exécutif local j'appelle tous ceux qui se sentent bafoués et déshonorés par les revirements sur ces points de nos camarades élus nationaux en charge de légiférer, de créer un collectif d'élus prenant l'engagement, si ces lois ne sont pas votées au plus tard au printemps, non pas de démissionner de leur mandat, mais de se mettre en « sommeil »  d'appartenance au PS jusqu'au respect de l'engagement politique pris par le PS après un vote massif de ses militants et par son représentant élu à l'élection Présidentielle.

Je sais qu'à quelques encablures des élections municipales ma proposition relève sans doute de l'utopie, mais rien n'empêche d'essayer.

N'étant ni blogueur, ni twitter, je jette cette bouteille à la mer et je souhaiterais, si cette action peut avoir un sens et un retentissement capable « d'émouvoir » nos élus nationaux qu'un pratiquant aguerri des réseaux sociaux s'en saisisse pour lui donner toute l'ampleur souhaitable.

Le honteux renoncement à ces engagements n'est pas certain, mais cependant...

G. Desdoutes.

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