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Billet de blog 13 juil. 2022

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2 - 3 et 4 juillet : camp climat furtif en Auvergne sur une ZAD à Orcet

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Le village d'Orcet vu de la zone à défendre, dernier point de vue direct © Georges-André Photos

Port-folio 2 juillet : installation de la ZAD éphémère à Orcet rue des vergers

et : 3 juillet : Camp climat - Manifestation à Orcet - carrefour des collectifs

Comme sur plusieurs sites en France, un camp climat furtif est organisé en Auvergne du 2 au 4 juillet par les groupes locaux d'ANV-COP-21/ Alternatiba/ La Furtive. Il est proposé en ces termes : « Les objectifs de ce camp : grossir les rangs de la lutte écologique en Auvergne, agir concrètement pour protéger une zone menacée par l’artificialisation des sols et organiser sa défense sur la durée. Après deux Camps Climats Auvergne, en 2020 et 2021, qui auront permis de former plus de 300 activistes puydomois·es à l’urgence climatique et sociale, au militantisme et à la désobéissance civile non violente, nous proposons donc cette année un nouveau format pour passer à l’action ». Ce premier camp furtif est le troisième "camp climat" après celui de 2020 et à Sauxillanges l'an dernier comme dans 17 camps répartis sur l'hexagone qui ont réuni alors 2100 personnes pour se "former aux techniques de lutte non violente, à la communication de mobilisation, à la fabrication de banderoles…"

Qu'est-ce que ce premier camp climat furtif en Auvergne ?

«Qu'est-ce que c'est un Camp Climat Furtif ?... 72 h d'occupation d'un lieu dans la désobéissance civile non violente, avec des formations, rencontres et moments conviviaux. Il s'agit de créer une zone à défendre (ZAD) contre un projet d'artificialisation inutile et destructeur (bétonisation) et pour sensibiliser les élu.e.s, et médias et les habitant.e.s de l'urgence de conserver les zones naturelles et agricoles dans un contexte d'effondrement climatique et environnemental sans précédent pour l'Humanité. »

Règles communes pour ZAD. D'aucuns les trouveront ascétiques pourtant bien nécessaires © Georges-André Photos

Arrivé·es en convoi au matin du 2 juillet peu avant 9h sur l'« OAP rue des vergers » (opération d'aménagement programmée) à Orcet en Puy-de-Dôme, les activistes se sont mis au travail immédiatement pour installer leur camp pour trois jours et d'abord la visibilité de cette action avant d'organiser l'installation personnelle : apprendre la nécessité et la pratique de la désobéissance civile pour inciter les pouvoirs publics à prendre les mesures et la mesure des mutations à engager ou accélérer afin de lutter réellement contre le dérèglement climatique d'origine anthropique (dû aux activités humaines) et la chute de la bio-diversité qui de deux questions n'en font plus qu'une dans l'extinction de millions d'espèces vivantes en raison du réchauffement climatique qui bouleverse nourriture, habitat et site de développement complétant les méfaits délétères de l'agrochimie et de l'agriculture intensive.

Une banderole explicite qui synthétise l'objectif © Georges-André Photos

Cette année, l'action épaule donc par ce temps fort celle de « StopUrba63 », collectif local, qui dénonce la destruction voulue par son maire et quelques personnes d'une zone à préserver et à défendre comme joyau communal pour construire et bétonner sur ces jardins privés, vergers, champs cultivés et espace offert à la promenade dominicale au bord de la rivière Auzon. C'est, de plus, développer l'urbanisation dans un des derniers secteur non urbanisé de la commune qui ne manquera pas de s'étendre au fil des ans comme une plaie sur un corps malade. Bref, un projet du passé. Il renvoie à une époque révolue de développement économique cancéreux qui a engendré les dérèglements actuels comme autant de défis majeurs à relever pour garder un avenir vivable à nos enfants et générations suivantes, ce à quoi la politique macronienne tourne le dos en nous gonflant de sa rhétorique de menteurs, de faussaires et d'imposteurs, expression du mépris aux "demeurés".

Zone à détruire = la zone à défendre

Le joyau d'espaces à détruire pour bétonnage et business, vieux schéma du passé © Georges-André Photos

A peine arrivé·es donc, ils et elles se transforment en bâtisseurs pour installer ce camp : des barnums pour abriter de la chaleur et ateliers, briefings et débriefings, banderoles, calicots et structures-bois diverses pour visibiliser cette action, bar-infirmerie de campagne et pôle média pour les réseaux sociaux mais aussi installer les lieux de vie (tentes, toilettes sèches, lieu-cuisine de plein-air...). Le verger en arrière du terrain occupé est prêté par son propriétaire lui-même opposant au projet destructeur. Il assure également une relative sécurité des personnes hors du terrain communal.

L'organisation du camp a été pensé et les fonctions remplies par volontariat pour ce début d'implantation (en toute discrétion du lieu exact avant le jour J) afin de réagir avec pertinence à toutes interventions extérieures, bien ou mal venues qui ne manqueront pas et l'installation pour trois jours. Ces fonctions seront remplies au long des jours par chacun·e qui s'investit dans telle ou telle fonction toujours à sa convenance et sa curiosité.

Installation de la cuisine dans le verger bien au frais © Georges-André Photos

« Hébergement et repas : la vie du camp se déroulera en nature et en auto-gestion. En dehors de quelques nécessités de base (eau potable, toilettes ...), c'est à chacun·e de prendre ses intérêts et ceux du collectif en charge. Nous vous demandons de venir autonome en couchage (tente, fourgon, belle étoile ..) et en nourriture pour votre première journée de présence sur le camp. » telle était la présentation avant camp. Un vélo est mise à disposition pour aller aux toilettes, confirmé bien utile en assemblée, témoin d'une attention et d'une organisation pratique quasi professionnelle. Oui chacun·e met la main à la pâte : vider les sceaux, faire la vaisselle, préparer la cuisine, installer divers dispositifs... partage égalitaire d'allure spontanée.

Le pôle communication tout à sa concentration © Georges-André Photos

Tandis que le camp se met en place, très vite une voiture de gendarmerie avec trois fonctionnaires arrive pour prendre contact et s'enquérir de la situation. Les activistes chargés de l'accueil s'avancent et précisent le cadre, les conditions, les objectifs, discutent longuement avec ces fonctionnaires qui, finalement repartent.

Dominique GUELON, maire d'Orcet, Praticien Hospitalier Anesthésie Réanimation au CHU Gabriel Montpied © Georges-André Photos

Peu après, une voiture blanche s'arrêtent juste devant la voiture siglée commune d'Orcet conduite par un ASVP. Un homme se présente comme maire de la commune sur un ton pour le moins "remonté" menaçant de porter plainte pour occupation illégale de ce terrain communal. Soit. Pas une menace à faire pâlir ces activistes déterminé·es. La communication non-violente calme le jeu et le maire repart avec son ASVP. Il reviendra à quelques reprises sur ces trois jours tourner en voiture non loin du campement "pour voir".

Marianne Maximi députée de la République, NUPES-LFI en discussion avec Valéry © Georges-André Photos

La nouvelle députée Nupes-LFI de Clermont 1, Marianne Maximi, bien connue des manifestations clermontoises se présentent sur le terrain après une semaine-découverte à l'Assemblée Nationale. Au départ, dans cette assemblée, les sièges sont attribués par ordre alphabétique. Elle a été encadrée par deux barbons du RN. Elle nous révèle que ses oreilles ont fait plus que siffler sur les propos sexistes provocateurs de ses voisins du moment. Elle dit bine réaliser à quel point une large partie de ces député·es vivent hors-sol à l'écart de la vie des gens. La Nupes, avec Rachel Kéke en particulier apporte le vent du peuple des gens réels dans cette docte et lointaine assemblée. Bref Marianne députée est restée une bonne heure sur le terrain, découvrant son organisation, son fonctionnement et l'action locale en discussion avec de petits groupes, après quoi elle s'en est allée à la manif « solidarité IVG » place de Jaude.

Une installation organisée © Georges André

Le camp Climat Auvergne c'est à la fois l'autogestion et une organisation structurée avec des fonctions précises. L'autogestion c'est la prise de décisions par des assemblées plénières pour faire le point des informations et prendre des décisions après discussion comme des assemblées thématiques plus restreintes. L'organisation structurée répond aux besoins de la désobéissance civile non-violente : Peacekeepers (gardiens de la paix), médiactivistes, bloqueurs, médiatrices etc.. sont des fonctions pour tenir une action dite illégale ou vite déclarée illégale. Des formations ad hoc sont organisées durant le séjour pour pouvoir faire face aux violences possibles, agressions et démarches agressives, au dégagement policier et, plus généralement, aux situations imprévues par des réactions pertinentes dans le calme et un stress le plus bas possible sans paniquer. Ces actions de formation outillent l'action non-violente et ses militant·es d'une détermination et d'une capacité d'action croissante qui peut être réinvestie dans d'autres actions à venir.

Une action de formation qui posent des questions pour réponses collectives sous le verger au frais © Georges-André Photos

Dès son installation et tout au long du camp, plusieurs membres du "collectif StopUrba63" sont sur ce terrain et assistent aux discussions et assemblées ce qui a permis à chacun de comprendre plus encore la dimension locale de cette lutte et ses enjeux dont ces citoyen·nes se sont emparé·es pour garder à ce territoire sa valeur tout en proposant une solution alternative non destructrice. C'est aussi pour ces jeunes militant·es de la lutte climatique, l'occasion de rencontrer des citoyens plus âgés qui eux, habitent sur le territoire de la lutte qui ne prend pas fin avec le camp, bien au contraire.

Sous le barnum, un groupe en pleine discussion © Georges-André Photos

Cette journée d'organisation avait aussi en ligne de mire la journée du lendemain avec sa manifestation citoyenne d'ampleur. Il faudra accueillir sur le camp et proposer le repas à chacun, une ou deux centaines de personnes voire davantage. Ce fut 200 manifestant·es dûment comptabilisées au passage étroit d'une ruelle.*

Le camp bien installé vu de la route © Georges-André Photos

Le 3 juillet, jour de la manifestation

Sous un ciel uniformément bleue, une partie des campeurs s'est acheminé place de la liberté derrière la mairie, départ de la manifestation, tandis que l'autre restait sur ce terrain. Le long circuit du cortège à travers le village, ses rues et ses places, à travers les quartiers plus récents de maisons individuelles a été ponctué d'arrêts pour des déclarations ajustées. Près du terrain alternatif, au milieu d'une zone urbanisée de services publics, une déclaration à deux voix de Valéry et Aline explicite l'alternative et ses avantages sur le projet du maire. Le cortège rejoint la route du bas, passe devant la maison de son maire, occasion de crier un « Non à la bétonisation » énergique. Sur cette route, la Marseillaise de Greame Allwrigt est chantée par un jeune manifestant local reprise par la foule : « Aux actes citoyens » et non «  Aux armes citoyens ». Les armes sont un échec, les actes citoyens réparent le présent pour un avenir possible. Bien évidemment, la mobilisation citoyenne n'est pas aisée à organiser, pour ce qui est possible d'organiser. Pourtant sans une mobilisation citoyenne massive, l'avenir est plié et nous le subirions racketté·es dans les pénuries et la chaleur étouffante. Le défaitisme est enfant de la lâcheté et de l'indifférence pour se réfugier dans la seule solution individuelle illusoire comme si rien ne pouvait être fait pour changer le destin. Le destin n'est que fatalisme de ceux/celles qui ne veulent pas se bouger pour de multiples raisons certes compréhensibles mais non pertinentes.

Lâcher de pigeons

Lâcher de pigeons : aux actes citoyens © Georges-André Photos

Un lâcher de pigeons-voyageurs dont certains mis dans des mains tremblantes de jeunes participant·es a eu lieu pour le plus grand plaisir des yeux, lâcher symbolique autant que réel. Nous apprendrons que ces pigeons sont d'infatigables voyageurs volant le plus souvent à 200 mètres d'altitude environ à une vitesse de 80 à 90km/heure perdant peu de poids sur des distances considérables (exemple Espagne-Belgique) mais s'ils croisent un autre vol de congénères (œil vif du pigeon qui voit à quelques dizaines de kilomètres) peuvent le suivre pour une nouvelle destination vers un nouveau pigeonnier quand ils volaient pour revenir au pigeonnier initial et s'en trouveront un autre. Le pigeon-voyageur n'a en effet qu'une « préoccupation » : revenir à son pigeonnier et vite.

Deux pigeons, une heureuse et un pas vraiment .... à cet instant © Georges-André Photos

Carrefour des collectifs Auvergne en lutte

Jacky Chabrol anime le carrefour © Georges-André Photos

Dans l'après-midi un carrefour des collectifs Auvergne s'est tenu dans le verger. Une occasion d'exposer et de diffuser les luttes dans ces territoires et d'organiser les solidarités. Les collectifs présentés le sont sur la base de "projets contestables et imposés", à chacun·e d'apprécier l'argumentaire. La disparition des surfaces agricoles dans une concurrence avec une urbanisation galopante est un vrai enjeu, une question de survie, rappelé par Jacky qui mène le carrefour.

Des projets évoqués, nous aurons retenu :

Le projet Gergovie du président du conseil régional (Laurent Vauquiez) et du département (de même couleur politique)  qui veut amener des masses de touristes sur ce plateau déjà bien fréquenté (allez-y un dimanche !) quand on sait que le tourisme de masse est particulièrement destructeur y compris par les routes à aménager pour y accéder.

La méthanisation agricole : sa dénomination de "bio-carburant" est usurpé (biowashing). Les résidus sont épandus incognito. Souvent la mise à disposition d'installation de ce type est non préparée faisant craindre accidents et pollution.

Lire sur Reporterre : Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux
mais aussi : Méthanisation : la fuite en avant de l’agro-industrie

La ferme de Sarliève, "initiative collective de paysan·nes et de citoyen·nes, va permettre l’installation d’agriculteur·rices bio aux portes de Clermont-Ferrand" soit développer de grandes cultures près du zénith d'Auvergne et la halle du même nom.

 La déviation dite "route des sucs" en Haute-Loire, route à 2 X 2 voies: "Ce projet impacte 29 fermes, et plus de 140 hectares de terres  dont 80 hectares de terres agricoles, et 20 hectares de zones humides). Laurent Wauquiez attaque l’agriculture paysanne depuis son investiture à la région, il a retiré un grand nombre de subventions à des associations qui travaillent depuis des années à l’aide à l’installation et l’accompagnement des petits paysans, non « conventionnels ». Rassemblement à Ouillon (Saint-Hostien) les 30 et 31 juillet.


Comme à toutes les époques dramatiques, ce sont les peuples qui inventent un autre avenir que celui qui est tracée par les circonstances et les pesanteurs du moment. Qu'aurions-nous fait en 1940 ? Il fallut que des femmes et des hommes se dressent pour dire NON à l'Europe nazie. Sur cette période d'Histoire, Edgar Morin a depuis longtemps posé la question de l'utopie en 1942 : il était utopique de voir les puissances de l'axe vaincue... et pourtant ! Le tropisme du moment historique demande un sursaut d'imagination et d'actions pour bifurquer et aujourd'hui bifurquer d'un avenir de plus en plus dramatique et invivable à commencer par les vieux, les plus faibles, les plus pauvres, les peuples équatoriens et tropicaux en tête (et après, on se plaindra de l'immigration !!!) Quel âge aurez-vous en 2050 ? Il dépend de chacun·e de démentir les tendances d'aujourd'hui pour un autre 2050, un autre 2080 pour les enfants, dont les plus petits, vivront 2100 et les conséquences de l'inaction et des fausses solutions. Sinon c'est préférer râler dans son coin en rendant un peu tout et tous responsables en s'exonérant de toute responsabilité et un fatalisme en réalité désespéré. L'espoir n'est que dans la lutte (chacun sa part) qui construit un autre avenir un peu moins dramatique, un peu plus joyeux et solidaire, en somme vivable dans des conditions plus satisfaisantes.


Le lundi 4, dernier jour du camp, le débriefing des participant·es est organisée pour amorcer aussi quelques idées pour un accompagnement non ponctuel de cette lutte. Il faut aussi remballer et tout remettre dans les fourgons pour laisser l'espace propre avec le seul tableau d'affichage permanent en bois, construit et érigé en deux jours avec son esthétique et sa solidité particulièrement réussis avec quelques plantations diverses en front près de la route. Des services inconnus l'auront fait disparaître bien vite comme j'ai pu le constater en me rendant sur place à vélo.

Et dire au revoir au verger magnifique qui nous apportait fraîcheur, beauté et abri. © Georges-André Photos

L'enjeu me semble être là pour ces organisations et ces luttes  : dépasser l'action ponctuelle surtout réussie, coup de poing qui sensibilise, visibilise efficacement pour une action plus durable pouvant sur la durée amener des victoires, certes partielles mais dont chacun·e a besoin pour garder espoir durablement et s'ancrer dans une résistance citoyenne qui, sauf fuite en avant, n'a pas d'alternative. Elle appelle chacun·e, pas seulement les plus jeunes parce que plus longtemps concernés, à tester ces actions comme ces camps. D'autres camp climat furtifs, d'autres actions hors été seront organisées. Bien d'autres luttes en cours et à venir pour dégager une autre issue que la gestion individuelle des conséquences des politiques au service des plus riches qui ne cessent de poursuivre leur profit maximal sans aucune considération - autre que des paroles vides - pour la destruction des éco-systèmes dont nous sommes et dont ils sont responsables, finalement de la planète entière et de l'avenir quand tout est ressources bonnes à exploiter et dilapider, dont il faut se gaver, ressources humaines en tête.

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* Départ : rassemblement Place de la Liberté → Place Henri Romeuf / Rue du Midi / Place St Roch / Rue des remparts / Rue du monastère / Rue Saint Mary / Rue du Général d’Orcet / Rue des Percèdes / Voie romaine / Avenue Alexandre Rouel / Chemin des chanvriers / Rue du Breuil / Rue de la Croix de l’arbre / Rue des Vergers / Rue de la Barrère / Arrivée : Chemin des Queuilles

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