Rassemblement pour les libertés - Manifestations contre violences faites aux femmes

Le combat contre les lois liberticides en cascade conditionne tous les combats à venir et à brève échéance. Nul n'est à l'abri ni aucune organisation. Tous concerné.es comme jamais. A Clermont, ce 25 novembre, le rassemblement devant la préfecture contre la politique anti sociale et liberticide du gouvernement puis, à la nuit, contre les violences sexistes et sexuelles à l'égard des femmes.

Deux manifestations pour ce 25 novembre :

  • 11h Rassemblement devant la préfecture contre la politique anti sociale et liberticide du gouvernement
  • 18h Contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes

1 - Rassemblement devant la préfecture du Puy-de-Dôme

Ce samedi 21 novembre, comme dans toute la France, de nombreuses manifestations ont été organisées pour l'abrogation contre la loi de sécurité globale votée en procédure accélérée pendant le confinement. A l'appel de la L.D.H ( Ligue des Droits de l'Homme), de la Libre Pensée et au-delà, de syndicats, collectifs et associations, un rassemblement a eu lieu devant la préfecture du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand réunissant plus de deux cents personnes.

Ce mercredi 25 novembre, c'est à l'appel des syndicats Solidaires et UNEF, des associations LDH, Libre Pensée, France Palestine Solidarité, ATTAC, Chom'actif, Justice pour Wissam, Gilets Jaunes63, qu'un nouveau rassemblement était organisé contre la politique anti sociale et liberticide du gouvernement mais surtout pour se mettre au point pour les prochaines manifestations les samedi 28 novembre et 5 décembre prochain comme élargir ce mouvement. Toutes les organisations pour sauver les libertés, sauver les possibilités de contestation sont les bienvenues.

Ajout du 27 novembre : se joignent à ce rassemblement :  UD FO 63, CGT éduc'action63, FSU 63, La France Insoumise, NPA, PCF, Osez le féminisme, Parti de Gauche, LICRA63, DAL63, LDH Billom, Le Temps des Cerises, Planning Familial, LP63,

Sur les marches de la préfecture, Patrick du syndicat Solidaires débute les interventions.

Première intervention: Patrick du syndicat Solidaires © Georges-André
La suite de son intervention reprend le texte d'appel à la manifestation du 5 décembre. Il dénonce " la cacophonie gouvernementale et l'accélération des mesures antisociales...Aucune mesure budgétaire véritable n’est prise à la hauteur de la situation.... Au-delà des difficultés de vie qu’imposent la pandémie c’est bien l’idée que ce sont toujours les mêmes qui doivent payer qui est insupportable." Il poursuit sur la deuxième question, le climat : "La question climatique est devenue centrale. C’est un véritable procès en carence climatique contre la France, jugé qui plus est par une cour suprême [ la récente décision du Conseil d'état ]. Enfin il traite longuement de cette loi liberticide "Sécurité globale" qui introduit une rupture démocratique  : " Ce gouvernement utilise la crise pour accélérer ses projets de démantèlements mais profite aussi lâchement de cette période de pandémie pour entraver toute contestation de sa politique... C’est dans cette logique là qu’intervient la loi de « sécurité globale » qui s’ajoute à plus de trente lois en vingt cinq ans...  La vérité de ce projet de loi c’est : « cachez ces violences policières que je ne saurais voir ». Au-delà de cet autoritarisme d’état qui se manifeste dans tous les conflits sociaux, la répression syndicale, contre le mouvement social s’accentue."

Il lance un vibrant appel  à cette manifestation du 5 décembre, place de Jaude à 15h. Les signataires de l'appel et les soutiens politiques au 22-11 : Union syndicale Solidaires, UNEF, CGT Educ'action63, Syndicat des Avocats de France, France-Palestine Solidarité, MNCP-Chom’actif, Ligue des Droits de l’Homme, Libre Pensée, Vérité et Justice pour Wissam, , R.E.S.F63, Osez le féminisme63, ATTAC63, Gilets Jaunes, Alternatiba-ANV 63, manifestation soutenue par Greenpeace, L.F.I, NPA, Parti de Gauche.

Rappelons que ce 5 décembre est la date-anniversaire de la première manifestation massive contre le projet de loi retraite du 5 décembre 2019. Une bonne et double occasion de réunir toutes les organisations syndicales qui ont mené ce combat.

A l'issue de ce rassemblement, les organisations présentes se sont mises d'accord pour manifester sans attendre pour une Marche des Libertés contre les lois liberticides, le samedi 28 novembre : " Après le rassemblement du 21 novembre 2020, pour la liberté de la presse et contre le projet de loi sécurité globale, suite aux violences d’état du lundi 23 novembre, place de la République contre les réfugiés, les organisations rassemblées devant la préfecture le mercredi 25 novembre 2020 condamnent cette répression et exigent le retrait de la loi « sécurité globale ». elles appellent toutes les organisations démocratiques à participer à un nouveau rassemblement, samedi 28 novembre à 11h devant la Préfecture",  à l'image de celle de Paris, le même jour à 14h.

Peu à peu, la France des quartiers, du travail et ses organisations saisissent la rupture démocratique qu'introduisent ces lois successives dont "Sécurité globale", cerise anti-démocratique sur la gâteau de la répression sauvage et cachée, qui  font  basculer la possibilité même de luttes à venir sans être la dernière, "séparatisme islamique" est en vue.

Ce combat contre ces lois liberticides absolues conditionne tous les combats à venir, toute la diversité des combats nécessaires à venir et à brève échéance. TOUS CONCERNE.ES n'a jamais été aussi vrai.

 © Organisateurs de la manifestation © Organisateurs de la manifestation
Nul n'est à l'abri.

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2 - Manifestation sur la place de Jaude contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes.

Plusieurs centaines de personnes, surtout des femmes, sont venues place de Jaude ce 25 novembre pour la Journée Internationale contre les violences sexistes et sexuelles à l'appel du collectif  "8 mars toute l'année" qui regroupe associations féministes ou non, syndicats et soutenu par certains partis politique? Les déclarations plurielles, les chants, notamment l'Hymne des femmes, les slogans affûtés et les danses protestataires désormais familières enfin de retour ont ponctué la soirée et, au dire de mes oreilles, ont largement satisfait les protestataires.

Best off slogans : "Ras le viol", "Main au cul, poing dans la gueule", "Darmanin, violeur, démission", "Féministes en colère, on va pas se laisser faire", "So-so-so-solidarité avec les femmes du monde entier"... 

Echos et images de la manifestation © Georges-André

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Hymne des femmes revisité © Georges-André Photos

Les déclarations

Dans le monde

Dit par des militantes du collectif "8 mars toute l'année" © Georges-André Photos

Les femmes et la crise sanitaire

La crise sanitaire © Georges-André Photos

A l'université

A l'université © Georges-André Photos

 

 

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