Contre toutes les casses, à LUXFER et à l'Education Nationale

Ce 22 janvier, deux actions syndicales : à Luxfer de Gerzat contre la casse de l'outil industriel, à l'Education Nationale qui se bat contre la réforme Blanquer et le projet Retraite de Macron. Deux actions qui se dressent contre la casse violente ou progressive avec les salariés qui luttent pied à pied.

A Luxfer, les ex-salariés occupent l'usine de Gerzat contre la casse de l'outil industriel

Occupation contre la casse de l'outil de travail © GeorgesAndréPhotos

« LUXFER nous trahit et l'état s’en rend complice. Celui à qui nous avons tant donné, nous assassine. » sont les premiers mots du tract intersyndical CGT- CFDT de l'entreprise fermée depuis juin 2019 malgré la lutte syndicale menée depuis ce 26 novembre 2018 aboutissant à 136 licenciements et la disparition de cette production (et du savoir-faire) en France. Ils donnent le ton de cette si longue lutte.

Revenant sur ses engagements, la direction anglaise de Luxfer a bloqué la constitution d'une SCOP viable réclamée par les ex-salariés. La semaine dernière, des engins de chantier aux ordres de la société sont venus commencer à détruire l'outil de travail pour éviter une revitalisation du site. C'est pour éviter cette casse industrielle que les salariés de Luxfer ont décidé l'occupation 24h/24. Ils sont sous la menace imminente de milices patronales dès cette nuit.

Une bataille juridique s'est engagée sur le motif du licenciement reconnu non économique par l'Inspection du travail qui, pour cette raison, a refusé le licenciement des délégués au mois d'août 2019. La société a fait appel et un nouveau jugement doit être rendu par la Direction du travail (DIRET) qui confirmera ou non la décision de l'Inspection du travail début février. Le ministre du travail devra ensuite prendre une décision pour le refus ou l'autorisation du licenciement des salariés protégés. Les autres salariés sont aussi aux Prud'hommes avec une indemnisation maximale définie par la récente loi travail.

Une conférence de presse s'est tenue ce 22 janvier avec le secrétaire national de la CGT Métallurgie. Nous y étions et avons parlé ensuite avec des délégués sur le site.

A la suite de ce rendez-vous, lire l'article du média clermontois indépendant  Médiacoop : http://mediacoop.fr/luxfer-la-victoire-ou-la-destruction/

Pour mieux comprendre ce très long conflit, lire le tract intersyndical CGT-CFDT qui synthétise cette longue lutte : http://www.cgt63.fr/joomla3/images/udcgt63/tracts/Tract_LUXFER_mobilisation_contre_destruction.pdf

L'info de la CGT 63 : http://www.cgt63.fr/joomla3/ mais aussi : http://www.cgt63.fr/joomla3/index.php/publications/19-actualite/luttes-professionnelles/1461-luxfer-ils-nous-ont-laisse-mourir-ils-ont-laisse-l-usine-pourrir

Manifestation devant le Rectorat de Clermont : Plein la vue !

La première fois, c'était le 14 janvier avec le mur de livres pédagogiques périmés. Ce 22 janvier, plus de 80 militants de l'intersyndicale se sont retrouvés devant le rectorat, rue Vercingétorix en début d'après-midi pour décorer ses grilles aux slogans et expressions diverses protestant contre la loi Blanquer, ses E3C improvisées et contre la réforme des retraites. Ambiance détendue avec enfants.

Les E3C sont les Epreuves Communes de Contrôle Continue mises en place par la loi Blanquer (réforme du bac) en classe de Première : "Deux séries d'épreuves de contrôle continu sont organisées en classe de première à partir de l'année 2019-2020. Ces épreuves portent sur des enseignements communs et l'enseignement de spécialité suivi uniquement en classe de première". Le calendrier va du 20 janvier au 21 février.

Face aux manifestants le 18 janvier, ces épreuves E3C ont été annulées au lycée Blaise Pascal.

Devant le Rectorat © GeorgesAndréPhotos

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