Départementales : l’Aisne et l’Essonne sous le feu des projecteurs.

D’après un sondage réalisé le 12 mars, l’Aisne pourrait bien être un Département en passe de tomber dans le camp de FN. Avec 41% des intentions de vote, loin devant l’union UMP-UDI avec 24 % et avec plus de deux longueurs d’avance sur le PS et ses alliés (20%) le parti de Marine Le Pen regarde avec attention l’évolution de la situation dans ce département tenu par la gauche. Si la mobilisation ne grimpe pas en flèche, ce département pourrait bien devenir un laboratoire pour le Front National et un pourvoyeur important de conseillers généraux FN.

L’Essonne : terre de tous les dangers pour la gauche


Berceau de nombreuses personnalités politique de gauche d’envergure nationale, l’Essonne a vu les Mélanchon, Dray, Lienemann, Hamon, Placé, Mandon, Bouthi, Guedj et Valls y faire leurs premières armes. Idem à droite où cette terre accueille de fortes têtes comme Dassault, Tron, Dupont-Aignan, Kosciusko-Morizet… Comment alors ne pas voir dans ce qui va se passer en Essonne une forme de symbole.
Le premier ministre ne s’y trompe pas et vient prêter main forte au frondeur Jérôme Guedj pour tenter de conserver le département à gauche. Il a choisi Evry, son fief, pour venir soutenir ses troupes. Manuel Valls sent le danger que représenterait la perte par la gauche de son département, mais plus encore de son canton. Car rien est gagné à Evry où le Front de gauche avait déjà réalisé une percée aux municipales. Il faut dire que la situation locale ne tourne pas en sa faveur. Le député de la circonscription, Carlos Da Silva, un proche de Valls, jusqu’alors 3ème vice-Président du Conseil général et candidat sur le canton de Corbeil-Essonnes pourrait terminer bon dernier de la bataille qui le confronte au FN, à Jean-Pierre Bechter (un proche de Serge Dassault), à Xavier Dugoin (ancien président du Conseil général de l’Essonne).
On surveillera aussi le résultat de Jérôme Guedj à Massy. Même si la gauche perd le Conseil général, un bon résultat de sa part le légitimerait pour mener la liste PS aux régionales.


Et pendant que la gauche se réunit à Evry pour conjurer le sort de la défaite que les médias se plaisent à annoncer, toujours en Essonne, la ville de Palaiseau accueille le même soir un certain Nicolas Sarkozy.

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