Carlos Da Silva, entendu par la police judiciaire

La PJ de Versailles a entendu Carlos Da Silva sur demande du procureur de la République. L'enquête concerne Vivr'Essonne dont l'élu essonnien était aussi le président. Soupçons d'emploi fictif, passation des marchés publics... La police cherche à faire la lumière sur le rôle exact de Da Silva et sur les soupçons qui ont attiré l'attention des enquêteurs.

Carlos Da Silva, entendu par la police judiciaire Carlos Da Silva, entendu par la police judiciaire
Le début de l'enquête remonte au temps où Carlos Da Silva était vice-président du Conseil général de l'Essonne. C'est la police judiciaire de Versailles qui a entendu l'élu essonnien qui cumulait aussi le rôle de président de Vivr'Essonne et de patron des socialistes essonniens.

A la suite du début de cette enquête, Carlos Da Silva fait disparaître Vivr'Essonne en opérant un rapprochement avec LOGIAL-OPH. Le directeur de Vivr'Essonne devient alors directeur de la Maison Départementale des Personnes Handicapées du Conseil général de l'Essonne, dont le vice-président en charge du personnel n'est autre que Carlos Da Silva !

Par ailleurs, en regardant de plus près la déclaration d'intérêts ci-jointe et signée par le Député Da Silva en 2014, on s'interroge sur la justification des rémunérations versées à ses proches collaborateurs. Par exemple, Julien Pfeiffer'ova, responsable du groupe socialiste au Conseil général et donc rémunéré à plein temps par l'administration départementale, est dans le même temps employé du Député Da Silva. Ceci n'a sans doute rien à voir avec le fait que Julien Pfeiffer'ova ait été responsable pour le compte de la Fédération du Parti Socialiste de l'Essonne de la coordination de la campagne du candidat Da Silva aux élections régionales...
On notera au passage qu'une salariée de l'agence de communication ELEB & CAMPANA, en charge de l'organisation de plusieurs meetings dans le cadre des élections municipales à Evry compte aussi parmi les salariés de Carlos Da Silva.

Da Silva déclarait à la suite de l'affaire Cahuzac : "En cette période difficile pour la crédibilité des responsables politiques, j’ai souhaité m’exprimer et réaffirmer mon attachement aux valeurs essentielles qui m’ont conduit à m’engager en politique: la séparation des pouvoirs, le respect de l’appareil judiciaire, la transparence et la responsabilité qui doit être celle de toute personne à qui les françaises et les français ont souhaité confier un mandat".

Rappelons que Carlos Da Silva jouit actuellement de l'immunité parlementaire en tant que député.

 

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