Le président, le banquier et le péril Mélenchon

François Hollande au nouvel obs à propos de Mélenchon: "Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun[..]" Et le gars s'y connaît en falsifications et en discours tribuns : je vous rappel ses mots il y a 5 ans "Mon ennemi c'est monde de la finance ...."

Après un quinquennat où il a massivement suivi les recommandations du MEDEF et placé un banquier d'affaires au plus hautes fonctions.... On comprend bien que la falsification, c'est son rayon.

En d'autres termes Hollande se permet de caricaturer un discours de gauche qu'il était encore pas loin d'incarner il y a 5 ans.
A cette époque, il était suivi et porté par son parti. Maintenant qu'il a fini de le torpiller, il invite à voter la droite encore plus libérale de Macron...

Il appel au renouvellement, au changement, je vous rappel son slogan d'il y a 5 ans : "Le changement c'est maintenant !"

2 guerres en Afrique, des appels à la guerre en Syrie (monsieur joue le lieutenant zélé de Trump ...), un état d'urgence qui n'en fini plus, un dialogue social accueilli par des CRS et le 49.3, des meurtres et des sévices commis par les forces de l'ordre, des paysans et des militants pacifistes en prison ... Voila quelques éléments de bilan du "changement" à la Hollande et à la sauce Macron...

Si tout ça se passait au Chili ou au moyen orient, on aurait déjà rappelé nos ambassadeurs et appelé au respect des droits de l'homme !

(Bon ok, il y a quand même le mariage pour tous. Qui a permis en plus d'accroitre les libertés des Français et -last-but-not-least de diviser massivement la droite.)

Mais tout va bien en Hollandie ...

Le gars doute de rien et pense même nous faire un court d'éducation politique: Il essaie de discréditer la seule gauche qu'il reste en France, en essayant de nous faire croire qu'elle est "extrême".

La gauche c'est radicalisée, c'est vrai, mais c'est en grande partie la conséquence des politiques de droites dures et néo-libérales qu'il a appliqué lui et le PS depuis longtemps.

Et puis être radical, ce n'est pas être extrême... C'est défendre ardemment des positions franches. Comme pour défendre notre souveraineté face aux banques et à la finance internationale par exemple.

Bref, c'est un acteur majeur de la destruction du partie qui l'a porté au pouvoir et de la radicalisation de la gauche. Et voila qu'il invite au changement et soutien à demi-mot un banquier d'affaire...

Il dit que "cette campagne sent mauvais" ... Et il pète juste avant de sortir de l'ascenseur...

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