Brice Laccruche Alihanga - La cible d'un mercenariat journalistique

Apparemment, si l’on en croit le redoublement d’activité d’un certain mercenariat journalistique, notre Directeur de Cabinet, Brice Laccruche Alihanga, perturbe la sérénité d’une somme d’individus habitués à un certain laisser faire. Mais illustrons nos propos par l’exemple, avec un article publié dans un Média du nom d’Info241, le 6 septembre 2019, et titré : « Que cache Brice Laccruche Fargeon à travers cette tournée en l’absence d’Ali Bongo ? ».L’exercice auquel je vais me livrer ne m’enchante pas, mais il est nécessaire pour une certaine compréhension et pour certaines constatations en rapport avec ce mercenariat journalistique aux articles quasiment bâclés. Voici comment commence cet article, que l’on présente comme étant le fruit de la rédaction du Média susnommé, ce qui implique donc une notion d’autorité, et un gage de qualité.

« Depuis 2009, le Gabon est la terre de toutes les singularités. Comme pour enfoncer un peu plus le clou, voilà qu’un directeur de cabinet du chef de l’État s’octroie depuis ce lundi une tournée nationale avec des pouvoirs que nul autre de ses prédécesseurs sous feux Léon Mba et Omar Bongo ne s’étaient jamais offerts ».

Déjà, on voudrait faire croire au lecteur, que le Directeur de Cabinet pourrait, sans l’accord de notre Président ou de son entourage, ou pire, en désaccord avec ces derniers, n’en faire qu’à sa tête, sans que ses actions ne soient corroborées par Ali Bongo Ondimba ? De plus, l’article évoque la « singularité », comme étant une preuve de ce déséquilibre, mais, en toute logique, ne devrions-nous pas y voir plutôt une preuve de la volonté de notre Président, de moderniser la gouvernance, et de rompre avec une certaine attitude ?

Voyons la suite

« À mesure que la situation socio-économique et politique du Gabon reste des plus confuse, accentuée qu’elle est, depuis qu’Ali Bongo Ondimba a été foudroyé par un impitoyable accident vasculaire cérébral (AVC) en octobre 2018 à Ryad en Arabie Saoudite, le Gabonais lambda est de plus en plus préoccupé par les agissements de l’entourage de ce dernier ».

Alors déjà pour commencer, on ne peut qu’être édifié devant ce genre de formule « « À mesure que la situation socio-économique et politique du Gabon reste des plus confuse ». C’est-à-dire que le « A mesure », qui donne une idée de progression, est associé au  « Reste des plus confuse » qui donne l’idée de stagnation. Cette association malheureuse empêche la phrase d’avoir un sens. La suite du paragraphe nous apprend que le Gabonais lambda est confus ? En proie à ce genre de phrase, qui ne le serait pas.

Suite :

« Après le triste épisode du sulfureux Maixent Accrombessi Nkani, du nom de ce Béninois récemment consacré Roi coutumier dans son pays après avoir fait la pluie et le beau temps au Gabon, s’est directement ouvert celui de Brice Fargeon qui se présente comme le nouveau messager d’un président malade. Longtemps inconnu du grand public avant qu’il ne sorte de nulle part à la tête de l’Association des jeunes volontaires émergents (AJEV), les choses sont parties en vrille au sommet de l’État »

Dans une phrase du même acabit que la précédente, on nous invite à croire par un parallèle douteux, que Mr Brice Laccruche Alihanga ne serait qu’une continuité en ce qui concerne le style, de Maixent Accrombessi Nkani, ce qui est tout de même cocasse, quand on pense que Brice Laccruche Alihanga, a été aussi nommé pour mettre fin aux errances de ce dernier. Nous apprenons ensuite que le Directeur de Cabinet ne sort de nulle part, mais sort de l’AJEV, alors qu’il occupe des postes clefs depuisplus de 15 ans… et le paragraphe se termine par une formule qui laisse pantois : « les choses sont parties en vrille au sommet de l’État »….

Bon, certains diront que, comme ont dit parfois « je chipote avec les détails », mais soyons sérieux et entendons nous bien. Pensez-vous qu’une telle absence de rigueur dans la forme et le contenu, soit la preuve d’une volonté d’informer ce Gabonais lambda, dont on dit qu’il est confus aujourd’hui, ou bien plutôt pour alimenter à la va vite, notre traditionnel Kongossa ?

On apprend ensuite pèle mêle dans ce qui est difficile de nommer« un article », que Mr Brice Laccruche Alihanga, serait un « virus infiltré » , qu’il ferait une « boulimie de pouvoir », que sa visite dans le Nyanga serait « une sortie de trop »,  et que le fait de se déplacer dans tout le pays comme il le fait en ce moment, serait considéré par certains « observateurs politiques » comme « pousser le bouchon trop loin »…Bref, n’est-il pas plus logique de simplement y constater que ce que Brice Laccruche Alihanga nous répète depuis deux ans, il le met simplement en pratique ? A savoir, donner l’exemple pour les jeunes, d’un individu qui s’active sans attendre pour cela le miracle ? De faire le tour des régions pour y trouver les compétences nécessaires à un désenclavement ? De rompre avec une inertie qui parasite notre Gabon ? etc.

Détrompez-vous, je suis pour une totale expression de toutes les oppositions. Je fais partie de ceux qui pensent que le jour où tous les individus de la terre, penseront de la même manière, c’est que quelque chose ne tournera plus rond. Mais au-delà de ça. Si nous voulons redevenir constructifs, doit-on pour cela s’écharper sur la base de milliers de pseudos-articles, basés sur quelques formules sensationnalistes, elles-mêmes élaborée sur des rumeurs de bas-étages, et par lesquelles pour le coup, le Gabonais lambda n’y trouve plus rien à penser ? Doit-on accepter de continuer à être victime de ces « divertisseurs » de l’info autoproclamés journalistes, qui prennent les Gabonais pour des idiots, tout en capitalisant leur salaire, sur la confusion de ces derniers ? Certainement pas…

 

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